so raise your glass if you are wrong ♕ lucy&william

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MessageSujet: so raise your glass if you are wrong ♕ lucy&william   Mer 29 Fév - 0:27

Londres, Vendôme bar, 20 heures. J’entre et m’avance directement vers le comptoir. Un charmant barman me demande ce que je veux dans un français approximatif. « Une tequila sunrise s’il vous plait. Et une table pour deux. » Je prends mon accent toulousain le plus traitre, histoire de tester sa compréhension. Il hausse un sourcil, me sourit et me demande en anglais de répéter. J’en étais sure. Je traduis ma phrase sans problème avec un accent parfait (merci papa) et je file m’asseoir à la table qu’il me désigne. En attendant mon cocktail, je sors mon portable et envoie un sms à Lucas. « Dude, t’es où ? Je t’attends, non pas que je me sente seule dans ce bar hype et immense hein, je suis française je te rappelle, mais sérieux, le week end à Londres chez toi, c’est pas censé vouloir dire le vendredi soir toute seule dans un bar hein ! » Le serveur arrive et dépose mon verre sur la table. Je lui adresse un grand sourire. « Merci ! » Ce coup-ci, même avec mon accent exagéré, il comprend. Il marmonne un « Je vous en prie » avant de s’enfuir. Je fais donc si peur ? Je sirote doucement mon cocktail en détaillant les gens autour de moi. Des anglais en quête de sensations françaises pour la plupart. Tout fait faux et rien ne fait français, je suis désespérée. Mon portable vibre sur la table. « Hey, désolé je peux pas tout de suite, rien de grave, je t’expliquerai, je serai là dans deux heures et demi. » C’est une blague ? Je lui réponds d’un sms cinglant ce que j’en pense et me prépare à ne rien faire pendant deux heures. De toutes les façons, ce n’est pas comme si j’avais une alternative. A moins qu’un de ces jeunes anglais là-bas ne me plaise particulièrement… Je les dévisage comme des bêtes de foire, pas gênée une seconde parce qu’ils pourraient penser de moi. Il faut bien que je m’occupe d’une certaine façon. Je plisse les yeux et en repère un ou deux corrects. Rien de bien glorieux. Au fond de la salle, cependant, un grand jeune homme blond est en train de pseudo draguer une jeune fille. De dos, il a l’air bien mieux que les autres. Je fais claquer ma langue, très satisfaite. « A nous deux petit chat. On va rigoler comme des petits fous » Après ce petit encouragement personnel à voix basse, je me lève, mon sac en bandoulière sur mon épaule droite et mon verre dans ma main gauche. Je m’approche du jeune homme en question qui a toujours l’air aussi mignon. Je tapote son épaule. « Enchantée, Lucy Thompson, je ne crois pas qu’elle ait besoin de toi. Elle est moche. » Je souris à la pauvre fille en lui tapotant l’épaule et lui murmure : « Mais un jour ça ira mieux, ne t’inquiète pas, tout le monde à une âme sœur, avec ou sans boutons, roux ou non. Le tien sera pas très beau, mais gentil comme tout, j’en suis persuadée » Je me redresse et regarde mon but du soir avec un grand sourire.

Il me faut cinq secondes pour le reconnaitre. Cinq longues à sourire débilement sans savoir qui j’ai en face de moi. William Norrington. Connard. Acteur sans talent. Se prend pour un vague musicien. Ridicule. Débile. Tout ce que je pense de ce mec arrive en flèche dans mon cerveau et je laisse échapper une exclamation dédaigneuse. Norrington prend certainement cela pour de la peur. Il pose sa main sur ma taille. « Tout doux, je sais que je peux être intimidant mais tout de même, je suis un homme tout à fait normal. » Je lui jette mon regard le plus noir, enlève sa main de ma taille et lui met une des plus jolies baffes de ma carrière. « TU TE FOUS DE MA GUEULE HEIN ? » « Voyant ta réaction, j'aurais peut-être du oui. Au moins j'aurais mérité cette claque ! Il semblerait qu'on se connaît et je te fais toutes mes excuses si je te blesse en n'ayant pas le souvenir de t'avoir côtoyé auparavant. Cela ne m'arrive pas souvent. » Je secoue la tête. J’ai tenu ce genre de discours tellement souvent qu’on ne me la fait pas comme ça. « Partons sur de nouvelles bases alors. William Norrington, enchanté. » Je hausse les sourcils et ignore superbement la main qu’il me tend. « Petit un, on ne fait pas le coup du d’habitude-je-n’oublie-jamais-personne, je connais par cœur, je le fais tout le temps et je ne supporte pas qu’on me le fasse. Petit deux, non on ne repart pas sur de nouvelles bases du tout. On est dans un bar français donc on se tient correctement, tu m’offres un verre et je t’insulte parce que tu es en tord puis dans un quart d’heure tout le monde rentre chez soi. »


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Dernière édition par Lucy J. Thompson le Jeu 25 Oct - 23:29, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: so raise your glass if you are wrong ♕ lucy&william   Ven 2 Mar - 23:54


Lucy & William
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Ce soir William était venu dans le bar français très réputé de Londres. Il était un habitué, tout le monde le connaissait. En même temps, vu sa célébrité, ce n'était pas tout à fait étonnant, direz-vous, cependant avant de devenir la star qu'il était maintenant, ce bar faisait déjà parti des bars qu'il préférait et il s'y rendait souvent. D'ailleurs, c'était dans ce même bar qu'il avait été découvert comme étant un chanteur et un guitariste hors pair il y a quelques mois de cela. Et oui, il était bourré de talent, on ne pouvait rien faire à cela. Pour la petite histoire, ce soir là, il voulait juste avoir les yeux braqués sur lui une nouvelle fois et avait fait une petite apparition sur la scène. Il devait chanter une chanson pour l'anniversaire d'une de ses amies et c'était sans complexe qu'il avait relevé ce petit défi, étant sur et certain de sa fibre musicale. Pendant qu'il faisait son petit show, un paparazzi l'avait tout bonnement pris en photo et le lendemain il paraissait dans les revues people. Sa carrière d'acteur avait déjà atteint un summum et dorénavant, la voie de la chanson lui ouvrait grand les bras grâce à cette petite intervention. De nos jours, il était en plein préparation pour son premier album et d'ailleurs c'était aussi grâce à ça que les producteurs de X Factor l'avaient appelé pour faire parti des jury. Pour William il n'y avait pas de surprise, c'était normal qu'on puisse lui attribuer des mérites vu l'ampleur de son ingéniosité. Prendre le melon ? Oui, évidemment, il était une superstar. Ce bar était son endroit fétiche du moment et puis il raffolait des femmes françaises et de leur côté glamour qu'il adorait. D'ailleurs, ce n'était pas une surprise pour lui de se retrouver face à l'une d'elle à cet instant, jouant de son charme comme il savait si bien le faire. Le sourire en coin et le regard séduisant, il s'approcha de la brune aux formes généreuses qui venait tout juste de lui révéler ses origines parisiennes, pour lui susurrer quelques mots au creux de son oreille ❝ J'adore les parisiennes. ❞ Dit-il en français. Voyant la réaction de la jeune femme face à son accent anglais, c'était sûr et certain pour lui qu'elle allait finir la soirée sous ses draps. William pensait passer une soirée tranquille au bras de cette française pourtant un nouveau dessein vint apparaître soudainement sous la forme d'une jeune femme qui lui tapota à la l'épaule « Enchantée, Lucy Thompson, je ne crois pas qu’elle ait besoin de toi. Elle est moche. » et congédia avec dédain la parisienne. « Mais un jour ça ira mieux, ne t’inquiète pas, tout le monde à une âme sœur, avec ou sans boutons, roux ou non. Le tien sera pas très beau, mais gentil comme tout, j’en suis persuadée ». Cette nouvelle proie avait l'air plus sûre, plus séduisante que la première. Bien sûr William n'avait pas gardé ses yeux dans la poche et il était évident que les femmes se battent pour l'avoir. Il adorait se sentir important auprès de la gent féminine. Lorsque l'inconnue vint enfin se concentrer sur lui après avoir battu à plate couture la concurrence, William lui sourit de son éternel sourire séducteur qui faisait fondre toutes les femmes. Cependant, la réaction de la jeune femme le troubla légèrement sans pour autant le déstabiliser. Non, il le prit à la rigolade en faite. Posant une main sur sa taille, il lui répondit ❝ Tout doux, je sais que je peux être intimidant mais tout de même, je suis un homme tout à fait normal. ❞ Normal dans le sens où il était comme les autres hommes, il ressentait le même désir devant une telle femme. Parce que William n'était pas du tout comme ses confrères, lui, il était exceptionnel. Apparemment, il ne reconnaissait pas l'inconnue car sa réaction ne lui avait vraiment pas laissé présager de mauvaises choses. Non, pour lui, elle communiquait juste sa joie de l'avoir en face d'elle.

Ce qui arriva par la suite, il ne l'avait pas vu venir. La jeune femme claqua sa joue violemment. « TU TE FOUS DE MA GUEULE HEIN ? » Il écarquilla les yeux et posa une de ses mains sur la joue frappée puis tourna son visage vers l'inconnue. Parce que oui c'était une inconnue pour lui. ❝ Voyant ta réaction, j'aurais peut-être du oui. Au moins j'aurais mérité cette claque ! ❞ Il n'avait pas l'habitude qu'on le frappe, à part bien sûr Annabelle qui n'hésite pas un instant à le faire mais il savait pourquoi avec elle. Cependant avec cette rousse, il n'avait pas la moindre idée. Mais il décida de ne pas s'énerver, restant complètement gentleman jusqu'au bout sans savoir que ça pouvait encore plus agacer la belle. ❝ Il semblerait qu'on se connaît et je te fais toutes mes excuses si je te blesse en n'ayant pas le souvenir de t'avoir côtoyé auparavant. Cela ne m'arrive pas souvent. ❞ Oui tu parles, vu le nombre de femmes avec qui il s'était envoyé en l'air, bien sûr qu'un moment donné sa mémoire lui faisait défaut ! Mais bon, il préférait rester poli et sympathique comme à son habitude. ❝ Partons sur de nouvelles bases alors. William Norrington, enchanté. ❞ rétorqua-t-il tout innocemment. Voyant l'air renfrogné qu'elle venait d'afficher, elle ne devait pas être en accord avec ce qu'il lui proposait. « Petit un, on ne fait pas le coup du d’habitude-je-n’oublie-jamais-personne, je connais par cœur, je le fais tout le temps et je ne supporte pas qu’on me le fasse. Petit deux, non on ne repart pas sur de nouvelles bases du tout. On est dans un bar français donc on se tient correctement, tu m’offres un verre et je t’insulte parce que tu es en tord puis dans un quart d’heure tout le monde rentre chez soi. » William haussa les sourcils. Il ne comprenait vraiment pas pourquoi elle agissait de la sorte. Cependant, étant gentleman, il restait totalement poli face à elle. Peut-être que ça devait l'énerver en faite qu'il agisse ainsi ? Mais bon, il n'allait pas changer d'attitude et devenir agressif comme elle l'était envers lui. Ce n'était pas du tout son tempérament. ❝ Vous me voyez vraiment navré si je vous ai oublié ma chère. ❞ Le charme Anglais qui reste toujours bienveillant. William commanda à boire pour elle comme elle lui avait dit. ❝ Si cela vous fait sentir mieux de m'insulter, alors faites. Je dois le mériter après tout. Car oublier une beauté comme vous, c'est effectivement impardonnable. ❞ Quel séducteur mais il pensait vraiment ce qu'il disait même s'il avait beaucoup d'alcool dans le sang, il le pensait. Ce qui faisait enrager bon nombre de ceux qui le haïssaient à vrai dire. D'être aussi sympathique comme ça, alors qu'on ne l'aimait pas parce qu'il était aussi prétentieux... Oui, ça devait être rageant. Mais bon, William le vivait bien tout de même !

U.C
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