Well, well, look who's here

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MessageSujet: Well, well, look who's here    Mar 17 Jan - 21:06

« Oh vous ne les avez pas? Et c'est vous qui allez expliquer ça à Susan peut-être? Je me fiche éperdument que vous deviez cambrioler Buckingam Palace, il me faut ces photos. Dans une heure et encore je suis d'humeur généreuse. C'est cela oui, bonne journée à vous aussi. » Je maugrée à n'en plus pouvoir après avoir raccroché, désespérée face à la bande d'incapables qui travaille avec moi. Une revue mode des Golden Globes sur le site, pour s'épancher en d'amers commentaires sur la robe de Petite Sirène trash de Lea Michele ou la beauté angélique d'Emma Stone, c'est une idée en or. Mais ne pas être capable d'avoir les autorisations nécessaires pour diffuser les photos, ça fout un peu tout en l'air. Scotchée à mon smartphone, je m'évertue à analyser point par point les fashion faux pas, à louer les réussites et trouver des tournures de phrases catchy. Qui a dit que bloguer n'était pas un métier hein? Je traverse une rue, puis une autre et me retrouve enfin au centre commercial. Je suis venue acheter du café uniquement, histoire de survivre entre mon cours d'éco et ma deadline pour le journal. Les médecins m'ont dit d'y aller plus doucement, j'ai seulement retenu que je ne pouvais sauter qu'un repas par jour. Ils sont drôles eux, ils croient franchement que j'ai le temps de prendre soin de ma santé? De ma ligne, bien entendu, de mon allure certainement mais ce qui ne se voit pas ne compte pas. Je fonce à travers les allées du Westgate Shopping Centre sans prêter la moindre attention à ce qui m'entoure, checkant mes mails et continuant à pianoter avec assiduité. Ce qui devait arriver arriva donc et je percute un passant, planté béatement devant une vitrine. Aimable comme à mon habitude, je peste entre mes dents « On a pas idée de s'arrêter au milieu du chemin comme ça !. » Je lève la tête et un sourire narquois naît sur mon visage. Cette journée ne fait que s'améliorer de minutes en minutes dites donc. « Ca alors, si je m'y attendais ! » dis-je en verrouillant mon Iphone, décidant de remettre à un peu plus tard mes tâches pour The Insider.

Tristan y va de ses grands gestes et de ses cris perçants, jouant la folle à merveille, tandis qu'Andrea se contente d'un simple « Je passe mon tour » condescendant au possible. Ah, il est presque bon de voir qu'il y a des choses qui ne changent pas.Tristan enchaîne avec une expertise fashion « Comme ça fait plaisir de te voir de si bon matin. Tu cherches une nouvelle robe, celle-ci est d’un goût discutable, laisse nous donc te conseiller! » Je fein une mine déçue, tandis que Leroy-Duchesne, qui a apparemment décidé de montrer la part la plus sociable de son exquise personne se fend d'un « Si tu veux mon avis, la robe passe encore. » suivi d'un soupir mélodramatique. Grands Dieux, comment avons-nous pu envisager une seconde que cet individu puisse être un bon parti? Je me pare de mon sourire digne d'un dentifrice spécial blancheur et il conclut sa tirade de pauvre cynique blasé « Où est-ce que tu cours, je n’ai vu personne fuir au loin pourtant. » Je ris, avec tant de fausseté que même la vendeuse de cette boutique faussement chic ne pourrait pas faire mieux, avant de finalement pouvoir en placer une « Oh tu sais, le boulot, le boulot ! Enfin, non, tu ne sais pas mais tu peux imaginer je présume. » Après tout, aux dernières nouvelles, Monsieur vit aux frais de son cousin/fiancé/sex buddy/concubin (rayer la mention inutile) J'enchaîne rapidement « Et je prends note que Calvin Klein n'a plus la côte chez la communauté gay, c'est toujours bon à savoir. D'ailleurs, si tu te sens d'humeur à distiller tes précieux conseils au reste du monde, l'offre de ma boss tient toujours. Si tu n'es pas trop occupé avec tes excursions déco. » Je fais la moue et lance un regard sévère à la boutique. « Franchement, vous devriez retourner en France pour ce type d'achats. » Notre animosité réciproque ne doit pas nous empêcher d'avoir un certain patriotisme et de préférer notre artisanat de qualité à cette pâle copie d'une boutique de luxe.

La répartie de Faure ne tarde pas, comme l'on pouvait s'y attendre. « Dis à ta boss de monter un peu l’offre, je veux être mieux payé que toi et posséder un bureau en verre, ensuite on pourra discuter, cela étant, colporter des ragots ne m’intéresse plus tellement, je peux viser beaucoup plus haut. » J'émets un bref ricanement hautain, décidément il ne comprend pas du tout ce boulot, qui lui est par ailleurs offert sur un plateau. J'ai certes était recommandée à Susan par ma mère, mais on ne m'a pas couru après pour que j'accepte. Cela dit, je n'ai pas eu la prétention de refuser contrairement à Tristan, qui se croit décidément bien au dessus du commun des mortels. La moue de dédain sur mon visage parle pour moi, Andrea se sent quant à lui obligé d'appuyer les propos de sa dulcinée. « Fais attention mon amour, Anne Mercier pourrait avoir envie de t’appâter dans ses filets une fois que tu seras entré dans leur monde. Bureau en verre ou pas, elle cherche encore activement quelqu’un à qui elle pourra refiler sa fille. » J'esquisse un sourire, c'est que ce serait presque bien envoyé. Je ne perds pas mon aplomb pour autant « Oh je croyais qu'on avait tous tourné la page et que nous agissions comme des adultes mâtures et responsables désormais. Tu vois bien que je viens en paix Andrea, j'offre la sécurité de l'emploi à ton cher et tendre. Tu sais Tristan, ce boulot ne se résume pas à du colportage c'est une véritable opportunité. Mais bon si tu crois pouvoir faire mieux, libre à toi de courir après des chimères. » Après tout le monde se bouscule pour recruter les français exilés mariés à leur cousin et même pas encore titulaires d'une licence de philosophie. Du pain béni sur le marché de l'emploi à n'en pas douter...

« Je pourrais aussi lancer ma propre boite. Mon père a des relations, moi aussi, ou devenir acteur tiens, je n’ai pas vraiment décidé, ce qui m’intéresse en ce moment, c’est plutôt ce chalet honteusement cher avec piscine et jaccuzzi que j’ai réservé pour notre lune de miel. J’aurais avoir un carton d’invitation pour toi aussi Elise, mais je crois qu’Andrea n’a pas très envie d’inviter sa promise à notre mariage. » Douce ironie du sort tout de même. Nous nous reprochons mutuellement d'être dépendant financièrement et ne trouvons rien de mieux à faire qu'exhiber les avantages de notre patrimoine familial comme contre arguments. Si j'estime me démarquer un tant soit peu de leur vie d'étudiants débauchés et sans avenir, cela ne m'empêche pas d'avoir reçu quelques coups de pouce du destin. Et de ma mère. « Oui, désolé Elise. Je doute fort malheureusement que ta présence soit nécessaire à ce mariage. Mais on t’enverra une carte de notre chalet en France, c’est promis. » vient renchérir Andrea. Nous sourions tous poliment, appliquant avec un art savant la politesse hypocrite que l'on nous a inculqué. Quel charmant trio de socialites nous formons. « Oh je ne me permettrais pas de ruiner vos premiers moments de jeunes mariés, mais j'attends cette carte avec impatience et j'espère que ce ne sera pas une de ces horreurs avec des animaux grotesques. » Nouveau sourire, les muscles de mon visage auront travaillé à feindre la bienveillance aujourd'hui. « Et la carrière d'acteur est un choix plus qu'intéressant Tristan, tu te doutes que je serai en tête de file pour admirer ton oeuvre. » Et il a plus de chance de percer comme héros de série B que comme business man.

uc


Dernière édition par Elise C. Mercier le Mer 18 Jan - 15:30, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Well, well, look who's here    Mar 17 Jan - 21:38

Je grimace en fixant la décoration proposée par l’organisatrice. Le tout est très joli, mais les cœurs, un peu tout much, si nous n’avons pas demandé à Caro de se mêler de la décoration, ce n’est pas pour rien . « Si il était possible d’enlever les cœurs, ce serait génial. » J’avise Andrea qui semble lui aussi ennuyé par certains aspects de la décoration. « Et quelques galets aussi, on se croirait sur une plage du Nord de la France. » Je hoche la tête et serre la main de mon cousin dans la mienne, pour lui administrer un soutien sans faille. Je rends son sourire commercial à la vendeuse, alors que lui ajoute. « Mais c’est parfait, sinon. Exactement ce que l’on cherchait. » Elle ne s’offusque pas et retire les cœurs et les galets pour donner une vue d’ensemble. « Je pense qu’on peut arrêter notre choix là dessus. Le tout en bleu, le mauve nous donne passablement envie de vomir. On repassera, vous avez nos portables de toute façon. » Je souris et entraîne Andrea à l’extérieur de la boutique pour déboucher, sur tiens, donc Elise Mercier. Mon sourire s’agrandit, alors qu’elle y va déjà de son petit commentaire.  « Ca alors, si je m'y attendais ! » « Eliiise » Je me jette presque sur elle et lui administre deux bises théâtrales et hypocrites.« Je passe mon tour » « Comme ça fait plaisir de te voir de si bon matin. Tu cherches une nouvelle robe, celle-ci est d’un goût discutable, laisse nous donc te conseiller! »
« Si tu veux mon avis, la robe passe encore. » commente Andrea, dont l’humeur vient tragiquement de basculer. « Où est-ce que tu cours, je n’ai vu personne fuir au loin pourtant. » J’avise Elise, qui semble analyser la situation et préparer ses futures répliques acerbes dans sa tête. J’aurais pu l’apprécier, dans une autre vie, si je ne trouvais pas Rose Foster beaucoup plus marrante dans le genre, et surtout beaucoup moins rabat-joie. Notre compatriote rit, avec autant de fausseté que je fais la bise. « Oh tu sais, le boulot, le boulot ! Enfin, non, tu ne sais pas mais tu peux imaginer je présume. » Je lève les yeux au ciel, sens déjà la réplique cinglante menacer de la bouche de mon amant, mais la française continue. « Et je prends note que Calvin Klein n'a plus la côte chez la communauté gay, c'est toujours bon à savoir. D'ailleurs, si tu te sens d'humeur à distiller tes précieux conseils au reste du monde, l'offre de ma boss tient toujours. Si tu n'es pas trop occupé avec tes excursions déco. Franchement, vous devriez retourner en France pour ce type d'achats. » Je hausse les épaules, et ne perds pas ma bonne humeur. « Dis à ta boss de monter un peu l’offre, je veux être mieux payé que toi et posséder un bureau en verre, ensuite on pourra discuter, cela étant, colporter des ragots ne m’intéresse plus tellement, je peux viser beaucoup plus haut. » Je me tourne vers Andrea et dépose un baiser sur sa tempe. « Pevers. » Je souris sans rien ajouter et centre de nouveau mon regard sur Elise.

Mais apparemment, nous n’en avons pas fini avec les sarcasmes, Andrea attaque de nouveau alors que joue avec sa main dans la mienne comme un gosse qui sort de l’école. « Fais attention mon amour, Anne Mercier pourrait avoir envie de t’appâter dans ses filets une fois que tu seras entré dans leur monde. Bureau en verre ou pas, elle cherche encore activement quelqu’un à qui elle pourra refiler sa fille. » ce à quoi la wannabe blonde rétorque avec une verve admettons le pas si mauvais que ça. « Oh je croyais qu'on avait tous tourné la page et que agissions comme" des adultes mâtures et responsables désormais. Tu vois bien que je viens en paix Andrea, j'offre la sécurité de l'emploi à ton cher et tendre. Tu sais Tristan, ce boulot ne se résume pas à du colportage c'est une véritable opportunité. Mais bon si tu crois pouvoir faire mieux, libre à toi de courir après des chimères. »  Je soupire et sors une sucette de ma poche, je n’ai plus de chewing gum. « Je pourrais aussi lancer ma propre boite. Mon père a des relations, moi aussi, ou devenir acteur tiens, je n’ai pas vraiment décidé, ce qui m’intéresse en ce moment, c’est plutôt ce chalet honteusement cher avec piscine et jaccuzzi que j’ai réservé pour notre lune de miel. J’aurais avoir un carton d’invitation pour toi aussi Elise, mais je crois qu’Andrea n’a pas très envie d’inviter sa promise à notre mariage. »
uc


Dernière édition par Tristan W. Faure le Mer 18 Jan - 0:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Well, well, look who's here    Mar 17 Jan - 22:21

Magasin de décoration. Une charmante nana refaite d’absolument partout nous propose une table et positionne d’une main de maitre les objets et décorations en tous genres qu’elle veut nous faire acheter. Elle finalise le tout, nous adresse un sourire victorieux qui est accueilli par un sceptique « Si il était possible d’enlever les cœurs, ce serait génial », de Tristan. Je ris un peu, malgré moi, et acquiesce vivement. « Et quelques galets aussi, on se croirait sur une plage du Nord de la France. » Je lui adresse un léger sourire d’excuse. « Mais c’est parfait, sinon. Exactement ce que l’on cherchait. » Elle ne dit rien, enlève les cœurs et les galets en trop grand nombre. « Je pense qu’on peut arrêter notre choix là dessus. Le tout en bleu, le mauve nous donne passablement envie de vomir. On repassera, vous avez nos portables de toute façon. » Il sourit et m’entraine en dehors de la boutique. Il faut croire que le monde est à la fois petit et fortement ironique, car nous tombons nez à nez avec Elise Mercier. Je soupire très légèrement, déjà passablement ennuyé. « Ca alors, si je m'y attendais ! », lance-t-elle d’un air presque auto-satisfait, comme si son entrée en matière était la plus superbement formulée de tous les temps. « Eliiise », réplique Tris, en se jetant presque littéralement sur elle pour lui claquer deux bises sonores sur les joues. « Je passe mon tour », je me contente de lancer en roulant des yeux. « Comme ça fait plaisir de te voir de si bon matin. Tu cherches une nouvelle robe, celle-ci est d’un goût discutable, laisse nous donc te conseiller! » J’hausse un sourcil en détaillant sa tenue et fronce le nez. « Si tu veux mon avis, la robe passe encore. » Nouveau soupir. « Où est-ce que tu cours, je n’ai vu personne fuir au loin pourtant. » Elle réfléchit un instant et se pare d’un sourire encore plus hypocrite que tous les précédents. « Oh tu sais, le boulot, le boulot ! Enfin, non, tu ne sais pas mais tu peux imaginer je présume. » Je ricane légèrement, enfonce ma main dans la poche de mon jean. Evidemment, elle a tellement de mérite. Elle qui fait soigneusement organiser sa vie par sa mère de peur que le moindre détail lui échappe. « Et je prends note que Calvin Klein n'a plus la côte chez la communauté gay, c'est toujours bon à savoir. D'ailleurs, si tu te sens d'humeur à distiller tes précieux conseils au reste du monde, l'offre de ma boss tient toujours. Si tu n'es pas trop occupé avec tes excursions déco. Franchement, vous devriez retourner en France pour ce type d'achats. » Tristan se charge de répliquer à cette dernière pique tandis que j’ignore soigneusement les précédentes. « Dis à ta boss de monter un peu l’offre, je veux être mieux payé que toi et posséder un bureau en verre, ensuite on pourra discuter, cela étant, colporter des ragots ne m’intéresse plus tellement, je peux viser beaucoup plus haut. » Il se tourne vers moi et je secoue la tête, un sourire amusé aux lèvres. « Pervers », je souffle, trop bas pour qu’elle n’entende – il ne faut pas choquer les jeunes esprits. « Fais attention mon amour, Anne Mercier pourrait avoir envie de t’appâter dans ses filets une fois que tu seras entré dans leur monde. Bureau en verre ou pas, elle cherche encore activement quelqu’un à qui elle pourra refiler sa fille. » J’adresse un clin d’œil amusé à Elise et lui rend son sourire, summum d’hypocrisie.« Oh je croyais qu'on avait tous tourné la page et que agissions comme" des adultes mâtures et responsables désormais. Tu vois bien que je viens en paix Andrea, j'offre la sécurité de l'emploi à ton cher et tendre. Tu sais Tristan, ce boulot ne se résume pas à du colportage c'est une véritable opportunité. Mais bon si tu crois pouvoir faire mieux, libre à toi de courir après des chimères. » Tristan sort une sucette de sa poche et je soupire légèrement, roulant des yeux. Cette fille s’aime-t-elle vraiment au point de croire qu’on doit lui être reconnaissant de quoi que ce soit ? Des adultes matures, hein ? Juste un détail, je n’ai jamais voulu prendre part à ses manigances d’enfant gâtée visant à m’épouser au nom de je ne sais trop quelle ascension sociale bidon. Et maintenant que ça n’est clairement plus possible, si sa meilleure option est le job de Maman, alors je lui souhaite bien du courage pour sa réussite future. « Je pourrais aussi lancer ma propre boite. Mon père a des relations, moi aussi, ou devenir acteur tiens, je n’ai pas vraiment décidé, ce qui m’intéresse en ce moment, c’est plutôt ce chalet honteusement cher avec piscine et jaccuzzi que j’ai réservé pour notre lune de miel. J’aurais avoir un carton d’invitation pour toi aussi Elise, mais je crois qu’Andrea n’a pas très envie d’inviter sa promise à notre mariage. » Je roule des yeux et acquiesce un peu. « Oui, désolé Elise. Je doute fort malheureusement que ta présence soit nécessaire à ce mariage. Mais on t’enverra une carte de notre chalet en France, c’est promis. » Je soupire légèrement et hausse une épaule distraite.

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