another one bites the dust w/ andrianstan

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MessageSujet: another one bites the dust w/ andrianstan   Lun 9 Jan - 23:05

Je ne sais pas comment j’arrive à rester calme. Andrea, mon Andrea s’est laissé avoir à un odieux chantage et l’idée même de devoir taire ma violence me tue. Je dois le faire, parce qu’il me l’a demandé et que j’ai conscience du poids d’un tel sacrifice, mais dans le fond, j’en suis presque incapable. J’envoie un sms à Laureline, parce que je ne peux pas garder ça pour moi. Je n’arrive pas réellement à réaliser que ma présence dans cette université, ne tiens maintenant plus qu’au quasi viol de mon fiancé. Je soupire, gardant toujours la main d’Andrea dans la mienne. J’ai besoin de sa force tout comme il a besoin de la mienne. « Installe toi, je vais nous chercher deux cafés. » Je dépose doucement mes lèvres sur les siennes et lâche sa main pour rejoindre la machine à café dans laquelle j’insère quelques pièces pensif. Lorsque je me retourne cependant, je me retrouve face à un visage que je ne n’aurais jamais du croiser aujourd’hui. « Tristan Faure. » Non, ferme là. Je ne veux pas discuter, je pourrais rompre ma promesse de calme avec une facilité qui frise l’indécence. « Non. Je ne vais pas parler avec toi. » Ma main se crispe sur le café que je tiens entre mes mains. Je ne sais pas ce qu’il sait de ce que je sais, mais je ne pense pas rater grand chose en agissant normalement. « Tu as peur de la concurrence, Faure ? Je te pensais plus prétentieux. » Je ris, jaune. « J’ai peur de rien, pas même que t’aille te plaindre au doyen pour ça. » Je lui balance mon café chaud au visage en ayant presque l’impression de tromper Camille. Je jette un regard a la petite rousse qui me suit depuis le début de l’année. « D’ailleurs j’ai vraiment pas fait exprès, n’est ce pas Phoebe ? » Il faut croire que je connais son prénom depuis le temps. Elle balbutie « oh... non, bien sûr, tu... je suis désolée, j'ai laissé mon sac traîner au milieu de l'allée, je ne voulais pas que tu trébuches Tristan. » Je sors de ma poche un mouchoir que je lui tends faussement aimable. Le spectacle offert par le café dégoulinant a moins le mérite de m’apaiser. « Du café pour effacer quoi, Faure ? » Fait il partie de mes amis intimes pour utiliser mon patronyme de cette manière ? « Que je me suis tapé ton mec parce que tu es trop con pour te tenir ? » Je me saisis de son col et le claque contre la machine à café. « J’essaye rien d’effacer. Crois moi je vais m’en souvenir longtemps et c’est vraiment pas une bonne nouvelle pour toi. Tu as abusé sexuellement de mon petit ami, et tu le payeras tôt ou tard. » Je le relâche, je dois rester calme. « En attendant parle encore une seule fois d’Andrea de cette manière et je te jure que tu vas passer un sale quart d’heure. »

Il ricane, comme s’il était franchement en position de le faire. Je m’agace, tique, mais l’écoute déverser sa frustration. « Je n’ai pas abusé sexuellement de ton petit-ami, il est venu chez moi tout seul, comme un grand. Et puis, lui as-tu juste demandé s’il avait trouvé ça à ce point déplaisant ?  Parce que dans mon souvenir à moi, ça ne lui a pas été si désagréable que ça. » Je n’ai pas pris la peine de le faire, et ne m’aventurerais pas sur ce terrain. Si il croit me piéger avec ce genre de question, il n’en est rien. Aussi difficile que la chose soit à supporter, je suis le premier à savoir que le plaisir du corps seul n’a pas grand chose à voir avec les sentiments. « Je n’ai pas besoin de le faire, tu sais, certaines personnes ici, sont expérimentées et savent comment fonctionne le corps humain, cela étant je ne pense pas que ça lui ait plut au point de recommencer et force est d’admettre qu’il préfère le faire avec moi qu’avec toi.» Je jette un regard à Andrea toujours seul à notre table, mais Adrian enchaîne.« Tes menaces ne me font pas peur, Faure. Tu ne feras jamais rien qui le desservirait, après ça. Vous allez vous contenter de mourir doucement, et une fois que ce sera fait, il s’envolera vivre sa vie de gay libéré en oubliant jusqu’à ton prénom. » Je lève les yeux au ciel une minute. « Adrian on a le même sang, on fait partie de la même famille et je suis sa première fois avec un mec. En admettant qu’il veuille se taper d’autres types, de son plein gré cette fois, j’ai rien contre, mais je serais toujours son premier et c’est pas quelque chose qu’on oublie. » « Tu n’es plus l’unique, et ça,crois-moi, suffit largement à m’emplir de satisfaction » Je soupire me ferme complètement à son discours. « Par contre je suis sérieux quand je te demande de plus t’approcher de mon copain, parce qu’un seul plan de ce genre et je crois qu’Oxford ou non je te fais passer l’envie même de le mater » Notre conversation est coupée par l’arrivée d’Andrea qui est immédiatement commentée par ce connard. « Mon ange, comment ça va depuis la dernière fois ? Tristan et moi, on parlait de toi. » Mon sang ne fait qu’un tour et je le pousse violemment. « Arrête Adrian. » La main d’Andrea se saisit de la mienne, mais j’ai bien peur que ce ne soit pas suffisant. Les enjeux sont différents lorsqu’il est près de moi. « Il m’expliquait comment il allait me faire la fête si je continue à te tourner autour, un truc du genre. Je pensais pourtant que tu lui avais expliqué les termes de notre accord. Combien de fois tu vas encore devoir coucher avec moi pour qu’il puisse avoir son diplôme à la fin de l’année ? » Mon sang se glace, non, l’idée me tuerait. « Tu peux me dénoncer au doyen si tu veux, mais tu le touchera plus jamais. Jamais. Mais si tu le fais, je pense qu’Andrea n’aura pas de mal à dénoncer ton chantage sexuel lui non plus, je doute que le doyen apprécie, et je doute que tu aies fait tout ce chemin et décroché cette admission pour la perdre aussi stupidement. » Ma main serre celle d’Andrea. « Tes menaces sont inutiles, et ce serait ta parole contre la mienne. Gardons nos petits secrets pour nous. Certains sont de toute façon plus difficiles à assumer. » Je ne cille pas, le fixant avec une fermeté, c’est ça oui, garde tout ça pour toi, et oublie pas que t’auras plus jamais l’occasion de toucher Andrea de ta vie, que niveau menaces, je peux m’avérer également doué. Sa main se lève et vient effleurer la joue de mon fiancé. Je n’ai pas le temps de l’en retirer qu’Andrea l’attrape par le col avec une violence difficile à maîtriser. Tout cela va très mal se terminer. « Qu’est-ce que tu attends, cogne, Andy. Tu n’attends que ça. Comme ça tu seras toi-même renvoyé d’Oxford. » J’attrape le bras d’Andrea et l’empêche d’aller plus loin. Je fais mine de nous emmener ailleurs mais me retourne et administre mon poing dans la face d’Adrian, ne manquant pas de lui broyer le nez. « Je crois qu’on devrait rentrer. »
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