all by myself, don't wannabe | K-RO

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MessageSujet: all by myself, don't wannabe | K-RO   Mar 27 Déc - 0:10

Les chosent changent vite, et on s’en aperçoit que très rarement à temps. Soupesant le petit présent finement emballé, je songe à toutes ces choses que j’ai raté récemment. Quand on y pense Carolyn est tombée enceinte, Laureline et Léandre se sont presque mariés sous mes yeux, et Blair a déménagé loin d’Oxford. Ma vie elle, continue sans trop me demander mon avis, mais il faut bien reconnaître qu’il serait temps de faire quelque chose pour la reprendre en main. Je suis assis au même tables que mes amis, je déjeune avec eux régulièrement, mais j’ai trop souvent l’impression d’être un peu plus ailleurs qu’à la place que j’avais pourtant l’habitude d’occuper il n’y a pas si longtemps encore. Mes désirs changent, peut être est-ce du à l’apparition d’un semblant de maturité salutaire, je n’en sais trop rien. Dans un an je quitterai cette fac, et je me demande honnêtement ce qu’il va rester des liens que j’ai tissé alors qu’aujourd’hui j’ai l’impression d’avoir engendré moi même la fin de la complicité qui m’unissait jusque là à ma sœur jumelle. Andrea découvre les effets secondaires de notre relation, et je n’échappe pas non plus à la règle. J’ai fait des choix dont je ne réalise l’étendue que maintenant. Bien entendu je ne les regrette pas, mais c’est tout de même triste de constater à quel point mes amitiés les plus proches ont pu pâtir de mes décisions. Léandre est fidèle à lui même, mais on ne peut pas dire qu’il raffole des conversations que je pourrais tenir avec lui dans l’état actuel des choses. La seule avec qui j’ai l’impression de faire les choses correctement reste Caro, et les choses doivent honnêtement rester ainsi.

Je prends la route de son appartement et sonne. « Stowe, le père Noël se les gèle dehors! » Je glisse dans l’interphone, elle devrait logiquement ouvrir. « Le père Noël ? Hmmm je savais que je pouvais compter sur mes amies, un chippendale comme cadeau, c'est exactement ce qu'il me fallait. » J’éclate de rire et pousse la porte qu’elle ouvre de la haut. Je monte les escalier et pose une main sur ma hanche attendant qu’elle ouvre. Sourire en coin, je l’écoute poursuivre son petit numéro de charme.« Et il est magnifique, je suis aux anges. Entrez donc bel inconnu, j'ai hâte de vous déballer. Ou de vous emballer, c'est selon. » Caro se jette dans mes bras, et si je n’aurais pas amorcé moi même le geste par pudeur, je me laisse aller et la serre un peu plus fort contre moi. « Je te sers un chocolat ? » Je hoche la tête amusé, et la suit jusqu’à la cuisine. Je m’adosse contre un plan de travail gardant toujours le même sourire. « Ton cadeau est un peu plus distingué tu m’excuseras. » Je sors le petit paquet de ma poche de manteau et lui tends dignement et avec théâtralité lorsqu’elle en a terminé avec le chocolat.  « Tu es très distingué mon coeur. Mais ça me convient aussi. Tiens, on échange. »  Je laisse un sourire s’esquisser sur le coin de mes lèvres, et je lève un peu le nez en ayant l’air de replacer ma mèche d’un mouvement de tête très théâtral. « Ouhsme, mais qu'est-ce que ça peut bien être ? »  dit elle en ouvrant son cadeau. « Pas une bague Cartier je suis désolé. » Je ris un peu tout en la fixant. Elle ouvre l’écrin et mon sourire s’accentue. « Oh mon Dieu... Tris c'est superbe ! Merci ! »  Je hausse les épaules sans me départir de ma bonne humeur alors que ses lèvres viennent rencontrer ma joue. « Tu me le mets ? » « Bien sur. » Je lui prends délicatement le pendentif des mains et me place derrière elle pour l’attacher avec minutie. « Joyeux Noël Caro ! » Nous regagnons le salon et je peux constater que Caro regarde cette fameuse scène de jaune d’substances jaunes dégoulinantes, sur les cheveux de Caro écrabouillés sur la tête du sosie parfait de JGG. Elle s’installe limite sur moi et me demande. « Alors, ça fait longtemps, qu'est-ce que tu racontes ? » « Oh rien de spécial, depuis l’internement d’Andrea, toi enceinte, Paige qui enferme Andrea sans médocs dans une usine. » Je fixe l’écran pourtant statique. « Nostalgique de cet été ? »

Elle secoue ses cheveux dans un geste absolument théâtral qui la caractérise bien. « Tu manques à mes cheveux Tristan, ils n'ont jamais été aussi ternes. » Si ce n’est que ça, je lui fais confiance pour avoir de quoi faire son masque naturel dans son frigo. . « Sérieusement... oui. Je voudrais tellement revenir à juin, avant que toutes ces conneries commencent. » La conversation prends un ton nettement plus tragique, mais il ne faut pas s’étonner. Carolyn et moi sommes de ceux qui accumulent avec le sourire, se relèvent vite, parce qu’ils savent que personne ne le fera à leur place, qu’on doit faire comme si tout allait bien, parce que c’est justement le meilleur moyen d’aller bien. Parfois c’est insuffisant. « Je n'ai plus que toi en fait. » Je soupire et souris. « Ca tombe bien, j’étais jaloux que tu chantes des comédies musicales avec Camille. » Je hausse les épaules et me tourne pour la fixer. « Tu devrais lui parler. Vous avez étés amis, pas de simples amis, de vrai amis. Je suppose que les vrais amis peuvent se sortir de toutes les situations. Je vais pas te donner de conseils, je sais pas garder les miens. » Carolyn ne relève même pas les pointes d’humeur, ne cherche même pas à fuir la conversation sérieuse, j’imagine que l’heure est grave. « Je pense pas que ce soit si simple. C'est vrai on a pas été que des simples amis, on a été tellement plus. Trop. J'ai tout fait foirer, je me suis foutue de lui. » Je l’écoute, attentivement, peinant à imaginer un Camille hétérosexuel, même avec une grande concentration. « Il était amoureux de moi et j'ai joué avec ça, j'ai entretenu ce sentiment. En fait j'ai fait comme... » Je soupire, elle n’a pas besoin de formuler, je crois que j’ai compris. « Toutes ces filles qui savent pas ce qu'elles veulent, j'ai été chiante et je crois que c'est trop tard maintenant. » Elle renifle, me frappe avec son genou. « Et dis pas que tu sais pas garder tes amis, je compte pas te lâcher comme ça. Je te défie de me garder tiens. » « Il est jamais trop tard pour les excuses. Si tu veux mon avis le castrat s’en remettra... » quand il aura réalisé son homosexualité. « Il a juste besoin de savoir à quels seins se vouer. Sans mauvais jeux de mots, et surtout qu’il n’y aura rien de plus qu’une amitié sincère entre vous. Quand à notre amitié elle est à double tranchant, t’es aussi inconstante que moi. » J’éclate d’un rire presque cynique. C’est sûrement pas notre domaine d’expertise. Je me sers son chocolat et l’apporte jusqu’à mes lèvres, tandis qu’un silence s’installe quelques instants. Carolyn semble se perdre dans ses pensées et je peux en dire autant. Je n’ai pas de mal à me figurer de quoi il s’agit. « Ma famille a toujours été plus importante que mes amis. Mais maintenant que j’ai décidé de sortir avec mon cousin... » Je soupire. On ne peut pas dire qu’il n’existe pas une certaine gêne entre Laureline, Léandre & moi. Quant à ma meilleure amie en date, Calliope Von Brezen, je ne sais pas s’il est utile de la citer. « On va y arriver, je suis motivée pour rester avec toi. J'ai aucune envie de me retrouver totalement seule. En plus, moi, j'ai personne pour me distraire. » Je hausse les épaules et ingurgite une nouvelle gorgée de chocolat tiède. « Cette amitié totalement intéressée, nous ressemble plus. » Je ris, un peu triste. « J’envie parfois Andrea et January, Rose & Lemon, ils se connaissent depuis si longtemps, et sont toujours là les uns pour les autres, parfois je rêve de ça, avoir ce genre d’amitié à exhiber, tu dois au moins avoir l’impression de compter plus que les autres pour au moins une personne, à qui tu peux tout dire, sans jamais avoir peur que tout ça s’arrête brusquement. C’est surtout au milieux de gens comme eux, que je réalise que moi je fais sans. » Je soupire. « Tu as un profil intéressant. Tu pourrais devenir ma meilleure amie par intérim. » Je ris et repose la tasse sur la table basse.

« Ca serait un honneur, Ô grand Tristan Faure. » Elle se blottit contre moi et je ris un peu. Grand Tristan Faure, beaucoup de manières pour plus grand chose. « Je sais pas ce que je ferai sans toi. »  J’eclate de rire et lui pousse un peu l’épaule pour la secouer. « T’as toujours Lemon tu sais »
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Dernière édition par Tristan W. Faure le Dim 22 Jan - 0:54, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: all by myself, don't wannabe | K-RO   Sam 21 Jan - 12:52

Emmitouflée dans une couverture sur mon canapé, un bol de chocolat chaud aux marshmallow entre les mains, je fixe d'un air absent mon écran de télévision. Deux semaines que je n'ai pas mis le pied dehors. Mes amis sont venus me rendre visite pour mon anniversaire, ça a été une très belle soirée. Mais voilà. Elle s'est terminée et je me suis de nouveau retrouvée seule avec mes pensées noires. J'ai passé Noël seule, Kael étant sorti je ne sais où. Le dernier Noël de l'humanité selon les Mayas. Tant pis, je n'aurais pas pu faire mieux.
Les remords de mon avortement ont surgi avec quelques jours de retard. Moi qui pensais y échapper, c'est loupé. Je mâche un ourson en guimauve tandis que Jesse St James casse un substance jaune dégoulinante, sur les cheveux de Caro sur la tête de Rachel. J'esquisse un sourire en me disant que premièrement, il ressemble vraiment à Andrea, et que deuxièmement, Tristan me manque énormément.
L'interphone sonne bruyamment. « Stowe, le père Noël se les gèle dehors ! » Mon sourire s'élargit. Je m'approche du téléphone et, sans ouvrir, je murmure d'une voix suave « Le père Noël ? Hmmm je savais que je pouvais compter sur mes amies, un chippendale comme cadeau, c'est exactement ce qu'il me fallait. » J'appuie sur le bouton et me mets dans l'encadrement de la porte. Tristan apparaît dans la cage d'escaliers. « Et il est magnifique, je suis aux anges. Entrez donc bel inconnu, j'ai hâte de vous déballer. Ou de vous emballer, c'est selon. » J'éclate de rire et serre mon ami dans mes bras, plus fort que d'habitude. J'étais si seule. « Je te sers un chocolat ? » Sans attendre sa réponse, je vais à la cuisine, lui remplis une tasse à laquelle j'ajoute généreusement quatre guimauves.
Je lui tends sa tasse au moment où il enfonce sa main dans sa poche. « Ton cadeau est un peu plus distingué tu m’excuseras. » « Tu es très distingué mon coeur. Mais ça me convient aussi. Tiens, on échange. » Je lui donne ma tasse et prends son cadeau. Une petite boite rectangulaire enveloppée dans un joli papier doré. « Ouhsme, mais qu'est-ce que ça peut bien être ? » Je l'ouvre avec précaution et pousse une exclamation en découvrant, niché au creux d'un petit coussin, un magnifique carreau en argent incrusté de diamants. « Oh mon Dieu... Tris c'est superbe ! Merci ! » Je l'embrasse sur la joue et lui tends le collier. « Tu me le mets ? » « Bien sûr. » Je soulève mes cheveux pour lui faciliter la tâche. Une fois le collier mis en place je lui refais face et souris. « Joyeux Noël Tristan. » « Joyeux Noël Caro. » Je ris en entendant nos voix se mêler dans un joli ensemble.
Je lui prends le bras et l'entraine vers le canapé où je le force à s'asseoir. Sur l'écran de la télé, l'image est figée sur le jaune d'substance jaune dégoulinante, sur les cheveux de Caro dégoulinant sur le visage de Rachel. Je ris une nouvelle fois avant de passer mes jambes par dessus celles de Tristan, adossée contre les coussins de l'accoudoir. « Alors, ça fait longtemps, qu'est-ce que tu racontes ? » « Oh rien de spécial, depuis l’internement d’Andrea, toi enceinte, Paige qui enferme Andrea sans médocs dans une usine. » Je pince les lèvres. Certes. Les temps sont durs pour tout le monde, on se souviendra de la dernière fin d'année du monde. Je ne relève pas et le laisse poursuivre. « Nostalgique de cet été ? » Je tourne la tête vers l'écran et souris. « Tu manques à mes cheveux Tristan, ils n'ont jamais été aussi ternes. » Je secoue ma tête, faisant onduler ma chevelure. « Sérieusement... oui. Je voudrais tellement revenir à juin, avant que toutes ces conneries commencent. » Archie, Cecil, Camille, Lysander... J'aurais du être moins stupide, ne pas perdre Cecil et rien ne serait arrivé. Je soupire. C'est trop tard à présent. Cecil est avec quelqu'un d'autre, Camille et Lysander ne veulent plus entendre parler de moi. « Je n'ai plus que toi en fait. » C'est une simple constatation, dite d'un ton neutre.
Il soupire à son tour. « Ca tombe bien, j’étais jaloux que tu chantes des comédies musicales avec Camille. Tu devrais lui parler. Vous avez étés amis, pas de simples amis, de vrai amis. Je suppose que les vrais amis peuvent se sortir de toutes les situations. Je vais pas te donner de conseils, je sais pas garder les miens. » Je hausse une épaule et serre un coussin dans mes bras. « Je pense pas que ce soit si simple. C'est vrai on a pas été que des simples amis, on a été tellement plus. Trop. J'ai tout fait foirer, je me suis foutue de lui. » Enfin, techniquement non, mais c'est l'impression qu'il a. « Il était amoureux de moi et j'ai joué avec ça, j'ai entretenu ce sentiment. En fait j'ai fait comme... » Toi. J'hésite. « Toutes ces filles qui savent pas ce qu'elles veulent, j'ai été chiante et je crois que c'est trop tard maintenant. » Je renifle. M'étire. Lui donne un petit coup de genou dans le torse. « Et dis pas que tu sais pas garder tes amis, je compte pas te lâcher comme ça. Je te défie de me garder tiens. » « Il est jamais trop tard pour les excuses. Si tu veux mon avis le castrat s’en remettra... » Je hausse les épaules. Je ne suis pas convaincue, mais je peux toujours essayer. « Il a juste besoin de savoir à quels seins se vouer. Sans mauvais jeux de mots, et surtout qu’il n’y aura rien de plus qu’une amitié sincère entre vous. Quand à notre amitié elle est à double tranchant, t’es aussi inconstante que moi. » Il rit et je m'autorise un sourire.
Le fait est qu'il a raison, je n'ai pas été capable de garder qui que ce soit à part lui. De Lemon à Camille, en passant par Paige, j'ai perdu tout le monde et même si j'ai récupéré Lemon, je sens que ce n'est plus comme avant. Je prends une gorgée de chocolat désormais tiède. Erk. Je balaye le salon du regard à la recherche de quelque chose de plus fort mais ne trouve rien. Kael boit très peu et j'ai fini toutes les bouteilles durant mes longues soirées de solitude. Si je vivais encore avec ma mère, j'aurais sans doute eu de quoi me mettre la tête à l'envers. « On va y arriver, je suis motivée pour rester avec toi. J'ai aucune envie de me retrouver totalement seule. En plus, moi, j'ai personne pour me distraire. » « Cette amitié totalement intéressée, nous ressemble plus. » Son rire triste est un parfait écho du mien. « J’envie parfois Andrea et January, Rose & Lemon, ils se connaissent depuis si longtemps, et sont toujours là les uns pour les autres, parfois je rêve de ça, avoir ce genre d’amitié à exhiber, tu dois au moins avoir l’impression de compter plus que les autres pour au moins une personne, à qui tu peux tout dire, sans jamais avoir peur que tout ça s’arrête brusquement. C’est surtout au milieux de gens comme eux, que je réalise que moi je fais sans. » Je me redresse et le dévisage, malheureuse pour lui comme pour moi. Je le comprends si bien. « Tu as un profil intéressant. Tu pourrais devenir ma meilleure amie par intérim. » Il rit une fois encore. Je vais me blottir contre lui, nez dans son cou. « Ca serait un honneur, Ô grand Tristan Faure. » Je frotte mon front à sa tempe. « Je sais pas ce que je ferai sans toi. » Une phrase un peu bateau, mais je m'en moque, j'avais juste besoin de le dire.

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