Leave here before my fist lands in your face

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MessageSujet: Leave here before my fist lands in your face   Lun 28 Nov - 19:00



Je ne savais plus comment me conduire avec Roxanne, je n’avais plus envie de la toucher mais pourtant j’y étais bien obligé, elle se douterait forcément de quelque chose, et quand elle se présentait en face de moi, dans sa lingerie affriolante, je ne pouvais pas décemment refuser. Mais ce matin, je n’avais pas envie de la toucher, dans la mesure où j’aurais dû être dans les bras de Louhan, mais elle m’avait envoyé un sms, prétextant avoir beaucoup trop de révisions à faire, et je savais que c’était tout sauf vrai. Il n’avait pas encore de révision. Soupirant, je repoussais ma femme une énième fois, inventant une excuse bidon. J’étais habitué au excuses bidons, des copies à corriger, des cours à préparer, une répétition de batterie dans mon groupe imaginaire. Et le pire c’est que sa naïveté lui faisait croire tout ce qui sortait de ma bouche. Attrapant ma veste, je me dirigeais vers ma sortie, la laissant désemparée dans sa tenue d’Ève. Je n’avais pas , je n’avais plus envie d’elle. J’étais même certain qu’avec les petites pilules bleues cela ne marcherait pas. Je ne la désirais plus. Tout ce que je désirais c’était la blonde que je retrouvais certains soirs, quand elle ne couchait pas avec son … mec.

Je roulais sans but précis, ne voulant pas faire mon psychopathe, je roulais vers Oxford, la musique qui émanait des enceintes de ma voiture était si forte, que je ne m’entendais plus penser et pour une fois c’était un bon plan. Je n’avais pas envie de penser à ma vie, qui n’était rien d’autre que misérable. Je trompais ma femme avec une étudiante, qui elle me trompait avec mon « frère ». Enfin, je ne considérais pas cet individu comme mon frère, mais il faut appeler un chat un chat. Il était l’homme qu’avait procréer mon père, après avoir trompé ma mère. Je savais bien qu’il n’y avait plus d’amour entre eux, mais ce n’était pas une raison pour aller voir ailleurs. Et au fond c’était exactement ce que je faisais. Je devenais un connard chronique comme mon père. Et le pire c’était que je m’en foutais.

Onze heures. Il était déjà onze heures, je roulais depuis deux heures. Je roulais sans but précis, mais mon but se précisa quand je passais devant Le Moonlight, ce bar qui me connaissait depuis que j’avais pris ma première cuite entre ses murs, et depuis ce temps-là , j’y retournais tout le temps, et c’était aussi dans ce fameux bar, que je l’avais aperçue avec celui qui disait être mon frère. Garant ma voiture, je m’installais près des fenêtres en commandant une bière, j’avais envie de ruminé devant une bonne bière. Quitte à en reprendre deux. Même trois. La serveuse me ramena ma bière avec un air de désapprobation sur le visage. Je savais qu’elle n’aimait pas que je boive et je l’emmerdais sévérement. Elle n’avait rien à me dire. Elle ne connaissait pas ma vie. Fixant mon verre à moitié plein, ou à moitié vide, je ne l’avais pas vu arrivé. Ce mec. Il se raclait la gorge, ce qui me fit lever la tête. « Ça va ? Tu te marres bien à me suivre ? T’as vraiment envie que je te casse la gueule, parce que tu couches avec Louhan c’est sa ? J’ai même pas envie de le faire, parce que je sais que je la perdrais si je le fais. Donc taille ta route mec. » Je ne supportais pas de voir cet homme, il me répugnait, parce que je savais qu’il ne se servait de Louhan que pour le sexe. Et je ne supportais pas qu’on la considère comme un jouet. Elle était tout sauf un jouet.
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MessageSujet: Re: Leave here before my fist lands in your face   Lun 28 Nov - 22:28




J’avais toujours rêvé de vivre et de grandir avec l’amour de parents sains avec un frère ou une petite sœur. J’avais toujours préféré l’option de la petite sœur puisque je l’aurais protégé de toutes les mauvaises choses, je l’aurais immunisé de tous les vilains garçons comme moi… En effet, si j’avais eu une petite sœur, j’aurais surement été différent, j’aurais surement grandi et muri autrement. En l’occurrence, j’ai grandi seul, sans personne, avec des parents divorcés, un frère avec sa mère, résidant je ne sais où, et moi avec mon père, ici, seuls. Je m’étais toujours battu pour la vérité, pour que tout sois à sa place et que rien ne soit déformé. L’amour d’un père devait être cet amour, ce véritable amour que j’attendais depuis toujours, et pour toujours. Ce dernier, mon père, ne semblait pas très intéressé par ses enfants. De plus, j’appris très tard, vers mes vingt-cinq ans, que mon père avait un autre enfant, plus âgé que moi. Seigneur. Quand j’appris ceci, j’eus des envies de meurtre, des idées noires comme l’envie de trouver ce frère caché et de le tuer. Je commençais à croire que c’était à cause de ce garçon en trop, que mon père ne m’aimait pas comme un père normal, aime son enfant. Mon père n’aurait pas donné sa vie pour la mienne, un autre père l’aurait fait pour n’importe lequel de ses enfants. Je le trouvais méchant, cruel, sadique même.

Quand je repensais à tout ceci, à toute cette histoire qui me foutait hors de moi, il valait mieux que je me casse de chez moi, que je me barre loin de la maison de ce connard qui mène une double vie, sinon je pourrais commettre des actes irréparables. Je souris. Je souris comme un putain de taré tant que je suis nerveux de penser à lui. Quand je pense que j’ai la photo de mon frère, que je sais à quoi il ressemble et que je ne l’ai jamais vu. C’est horrible de me foutre dans la tête qu’un homme est, à 50%, identique à moi, et que je ne le connais pas. Qu’on provient de la putain de même paire de couill*s et que l’on ne se connaît même pas. Je m’étais toujours demain, depuis que mon père m’avait filé cette photo de lui, si lui aussi avait une photo de moi, si lui aussi il cherchait à me connaître. Je repensais à tout cela en me barrant de chez moi, marchant la bouteille de whiskey à la main, ne cherchant pas à rentrer sain et sauf, mais peut-être cherchant simplement à crever sous une voiture, rapidement.

J’entrais dans ce bar afin de demander à remplir ma bouteille de whiskey qui semblait me faire l’effet inverse. J’étais parfaitement serein, parfaitement moi-même, toujours pas moi, malheureusement. À peine fus-je entré qu’un jeune homme m’agressa verbalement. Bordel de dieu, c’était lui, c’était mon frère. « Ça va ? Tu te marres bien à me suivre ? T’as vraiment envie que je te casse la gueule, parce que tu couches avec Louhan c’est sa ? J’ai même pas envie de le faire, parce que je sais que je la perdrais si je le fais. Donc taille ta route mec. » Je m’approchais de lui, l’incitant à se rasseoir avec ma main, en désignant le petit fauteuil, et en fis autant. Je le regardais, étudiant son visage, me demandant quels traits pourrions-nous avoir en commun. Visiblement, nous n’avions pas grand-chose de commun, mais ce n’était que le cadet de mes soucis. Le fait est qu’il ne semblait pas ravi de me voir. « Moi aussi je suis heureux de te voir, Castiel. » dis-je impassiblement, le sourire aux lèvres. Il allait encore plus s’énervé, je le savais parce que mon père était comme ça, parce que j’étais comme ça, et qu’il devait être comme ça, s’il était mon frère. Je ne dis plus rien, attendant qu’il daigne répondre, qu’il daigne m’insulter et vider son sac.
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MessageSujet: Re: Leave here before my fist lands in your face   Mer 30 Nov - 22:45




J’avais toujours imaginé que mon frère, serait roux, avec des tâches de rousseurs et de grosses lunettes, au fond de moi, j’avais toujours voulu que mon père revienne et qu’il sonne à la maison. Mais cela n’était jamais arrivé et ce n’était pas plus mal. Si je l’avais en face de moi à ce moment-même, je lui cracherais très certainement au visage et je l’insulterais de tout les noms, il avait Sali ma mère et je faisais la même chose avec ma femme, mais ce n’était sûrement pas les mêmes circonstances. Je n'avais jamais eu vent de ces p*tains de circonstances, et je ne voulais jamais en avoir connaissance, j’avais réussi à vivre sans lui. Alors je me fichais qu’il me dise pourquoi il avait sauté une autre pétasse, pourquoi il avait eu besoin de vider ses c*uilles ailleurs que dans le vagin de ma mère. Je n’avais même pas envie de voir celui qui était mon frère, mais je ne pouvais pas nier qu’un être était né d’une relation extra-conjugale de mon père. Je ne connaissais rien de sa vie et il ne connaissait rien de ma vie, c’était la meilleure des choses à faire.

J’avais des envies de meurtre, j’avais envie de le voir rien qu’une fois en vérité, pour qu’il puisse me dire ce qu’il ressent lui aussi. S’il était comme moi, à m’haïr ou si au contraire, il cherchait à me connaître. Je savais vaguement à quoi il ressemblait parce que je l’avais aperçu avec Louhan un jour ou je guettais sa sortie et ce jour-là, je m’étais ravisé parce qu’elle était accompagné de cet homme, dont toutes ses amies parlaient quand j’étais près d’elle. A croire qu’elle le faisait exprès. J’étais dans ce bar, pour penser à autre chose qu’a Louhan et je pensais encore à elle, et à mon frère en prime, on touchait le pompon. La serveuse me regardait d’un air méchant, quand je lui commandais ma troisième bière. J’avais envie de me saouler pour tout oublier. Et je savais qu’elle appellerait Roxanne, pour lui dire que j’étais saoul et que je n’étais pas en état de conduire. Et peut-être qu’avec un ou deux verres dans le nez, je parviendrai à lui avouer que je ne l’aimais plus. Que je ne pensais plus à elle, que je n’avais plus envie d’elle et que la fameuse jeune fille a qui je donnais des cours de soutiens n’était autre que ma maîtresse. Qu’elle était celle à qui je pensais chaque jour, celle à qui je pensais que je me réveillais le matin. Mais mon programme changea, lorsque cet homme entra dans le bar avec sa piteuse bouteille de whisky. Il était saoulard comme moi, peut-être que nous allions bien nous entendre finalement. Je ne pouvais m’empêcher de lui reprocher le fait qu’il couchait avec Louhan. Je l’agressais alors qu’il ne m’avait pas vu. Peut-être aurait-il passé son chemin qui sait. J’aurais voulu qu’il parte après ma minable missive pour lui faire peur. Mais il ne fit rien. Lorsqu’il m’ordonna de m’asseoir, je le fixais avec un sourcil levé, puis me réinstallais, le regard haineux. « Moi aussi je suis heureux de te voir, Castiel. » Sérieusement ? Il était heureux de me voir ? Je serrais les dents pour ne pas exploser, mais je ne pouvais pas me contenir aussi longtemps que je l’aurais voulu. « Sérieusement ? HEUREUX DE ME VOIR ? NON MAIS… P*TAIN. JE NE SUIS PAS HEUREUX DE TE VOIR SALE MERDEUX. JE TE DETESTE, SI TU SAVAIS. JE TE DETESTE, TOI CE QUE TU ES . TU ES PEUT-ÊTRE LE FILS DE MON PÈRE, TU N’EN AI PAS MOINS UN INCONNU A MES YEUX. TU ES JUSTE UN MEC MINABLE POUR MOI. ALORS MAINTENANT DÉGAGE DE LA. » Mon poing s’écrasa sur la table, l’alcool faisait peut-être effet, mais tout ce que j’avais gagné en plus d’une future gueule de bois c’était un bon mal à la main. Mais tant pis, j’avais besoin de vider mon sac et au moins c’était fait.
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MessageSujet: Re: Leave here before my fist lands in your face   Dim 4 Déc - 22:24




Depuis que je savais que j’avais un frère, je voulais le connaître, sans trop vraiment vouloir, à vrai dire. C’était vraiment confus dans ma tête. Je l’aimais sans le connaître, bizarrement, parce que je savais qu’on avait le même sang, ou presque, mais je le détestais rien qu’en pensant que c’était lui qui monopolisait mon père, lorsque ce dernier était chez mon frère et sa mère. J’avais longtemps cherché dans mes uniques amis un peu de mon frère, un peu de lui, voire un peu de mon père, mais je n’avais jamais rien pu trouver de mon frère étant donné que je ne le connaissais pas, et quand bien même je l’aurais connu, chaque personne est unique et je n’aurais pas pu trouver de lui, en un autre. Je ne savais pas quoi faire, cependant, je ne savais pas comment prendre contact avec ce frère, ne savais pas non plus comment je pourrais faire connaissance avec lui, parce qu’honnêtement, je ne savais pas trop quoi en penser… Je ne savais franchement foutrement pas quoi en penser, ni quoi faire. Devais-je tenter de le connaître… de le rencontrer ? Non, quoi que… Oh j’étais tellement perdu.

Je savais pertinemment que le jeune homme n’était pas du tout heureux de me voir ce soir-là dans ce bar. Je savais qu’il n’était pas enchanté de me voir en vrai, et moi non plus, à vrai dire, j’étais plutôt déstabilisé, mais sa façon de m’avoir parlé à peine m’avait-il vu m’avait obligé à le remettre doucement en place, sans rien montrer niveau énervement, en restant zen, calme, et j’avais réussi tout cela grâce à mon whiskey. Bordel. « Moi aussi je suis heureux de te voir, Castiel. » Oui j’étais sérieux en lui parlant comme ceci, et lui ne semblait pas comprendre que c’était de l’ironie. Mon but n’était pas de l’énerver, mais puisque mes phrases brèves dites sur un ton aussi neutre et calme que celui-ci l’énervait, je comptais bien continuer de cette façon, et lui montrer qu’il n’aurait pas le dessus sur moi, qu’il pouvait crier aussi fort qu’il le voulait, je n’en serais pas moins déstabilisé ou triste. J’avais toujours grandit sans frère, alors que l’on soit en conflit, ou pas, cela m’était complètement égal, ou presque. « Sérieusement ? HEUREUX DE ME VOIR ? NON MAIS… PUTAIN. JE NE SUIS PAS HEUREUX DE TE VOIR SALE MERDEUX. JE TE DETESTE, SI TU SAVAIS. JE TE DETESTE, TOI CE QUE TU ES. TU ES PEUT-ÊTRE LE FILS DE MON PÈRE, TU N’EN RESTES PAS MOINS UN INCONNU A MES YEUX. TU ES JUSTE UN MEC MINABLE POUR MOI. ALORS MAINTENANT DÉGAGE DE LA. » Son poing vint violemment s’écraser contre la table. Je ne pus m’empêcher de lâcher un petit rire discret à la vision de cette scène. C’était plus fort que moi, c’était tellement pathétique et mal joué… « C’était de l’ironie mon petit, ne crois pas que tu es un rayon de soleil pour moi, j’m’en fous de te voir, de te parler, de ta vie, j’en ai rien à foutre d’accord ? » dis-je avec une voix super calme. Je ne savais pas comment il allait réagir, étant donné que je ne le connaissais pas, à vrai dire, mais je m’attendais à ce qu’il soit plutôt choqué. D’après la façon qu’il avait eu de me parler, il pensait certainement que je lui courais après et que je voulais sans cesse le voir, mais non, ce n’était pas mon but, pas vraiment du moins. « Peut-être sommes nous demi-frères, mais je ne te connais pas, et rien que le fait de te voir t’énerver comme ça ne me fait pas envie, pas du tout. Sur ce j’vais aller récupérer mon whiskey et te laisser te foutre minable comme une merde, salut. » Je me levais, ne regardant pas le jeune homme, ne disant rien. Qu’il me rappelle ou pas, je m’en fichais pas mal.
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MessageSujet: Re: Leave here before my fist lands in your face   Lun 19 Déc - 23:28



Je ne voulais pas avoir de frère, j’avais toujours grandi seul et pourtant, il était bien la devant moi. La perspective de pouvoir se foutre de la gueule de mon connard de géniteur était tentante, mais je n’en avais pas envie dans la mesure où cet inconnu avait grandi avec lui et que moi je n’avais passé que six années de ma vie avec cet homme qui avait brisé le cœur de ma mère. Je voulais pourtant savoir pourquoi il avait cherché à me rencontrer, pourquoi sa curiosité l’avait poussé à me chercher, me traquer peut-être. Non, il n’avait pas l’air d’un psychopathe, mais pourtant. Beaucoup de personnes cachaient beaucoup de choses, comme moi je cachais à ma femme que je la trompais avec une fille plus jeune qu’elle et une étudiante par-dessus le marché. Quelques bières dans le nez, et je pouvais devenir un vrai con –malgré que j’en sois déjà un- et lorsqu’il est apparu à ma table, frais comme la rosée du matin, je ne pouvais m’empêcher de l’insulter, ou plutôt d’augmenter la haine qui poussait à l’intérieur de moi.

Lorsqu’il pointa le bout de son nez à ma table, ou plutôt dans le bar, je ne pouvais pas m’empêcher de devenir agressif, je n’étais pas bourré, mais je ne me garantissait pas non plus, un réveil des plus pimpant demain matin. Ma main s’était écrasé sur la table, faisant se retourner les quelques personnes qui étaient présents pour l’apéro. Tous des saoulards. Il était heureux de me voir, sa voix résonnait dans ma tête qui était désormais prête à exploser. Je ne savais pas quoi faire, partir ou rester, fuir ou l’affronter. J’aurais bien opté pour fuir, mais mon cerveau était totalement déphasé à cause de l’alcool. « C’était de l’ironie mon petit, ne crois pas que tu es un rayon de soleil pour moi, j’m’en fous de te voir, de te parler, de ta vie, j’en ai rien à foutre d’accord ? » Bah casse toi, si cela pouvait t’enchanter, monsieur connard. Je ne l’avais tout de même pas forcer à venir me voir, enfin si, mais je ne l’avais pas forcé à vouloir venir remplir sa bouteille de whisky dans ce bar. « Bah dégage, si tu n’es pas content hein. Moi non plus j’en ai rien à foutre, de savoir ce que tu fais, de savoir que tu es un fils à papa. Mais je m’en tape profond ! » C’était la vérité, je me fichais de sa vie, de ce qu’il pouvait faire, d’où il pouvait vivre, puisqu’il n’était pour moi qu’un étranger à mes yeux. Il n’était qu’un bâtard que mon père avait procréer alors qu’il s’ennuyait et qu’il avait envie de tirer son coup sans se protéger. « Peut-être sommes nous demi-frères, mais je ne te connais pas, et rien que le fait de te voir t’énerver comme ça ne me fait pas envie, pas du tout. Sur ce j’vais aller récupérer mon whiskey et te laisser te foutre minable comme une merde, salut. » J’haussais les sourcils. Sérieusement ? Je me mettais minable ? Il était encore plus minable que moi avec sa pauvre bouteille de whisky. Je ne pouvais pas le laisser partir comme cela, je restais sur ma faim. « Ouais c’est sa, va sauter quelques nanas, et on verra qui de nous deux est le plus minable mec. » Je n’y avais pas été si fort que cela, mais si il voulait la guerre, il allait l’avoir. C’est la guerre mon coco.
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MessageSujet: Re: Leave here before my fist lands in your face   Mer 21 Déc - 14:18




Je ne voulais pas m’accrocher à quelqu’un comme lui, il me semblait juste impossible à aimer et pourtant, en le voyant, j’avais l’impression de sentir mon sang, sentir mon cœur, entendre mon âme me dire d’arranger les choses et de tenter un rapprochement. NON. Putain de merde… non, j’avais pas le droit de m’attacher à un con pareil en prétextant qu’il était mon frère. Certes, il l’était, et l’est toujours d’ailleurs, que je le veuille ou non, qu’il le veuille ou non, nous étions frères, pour la vie… à jamais. Je le regardais s’énerver. Il me foutait la gerbe. J’avais compris, j’avais tout compris. Il était jaloux sûrement du fait que son père ai passé toute sa vie avec moi, et non avec lui. Jaloux du fait qu’il ne connaît rien de son père. Quel naïf. Il croit sincèrement que son père vaut le coup d’œil ? Il se fait bien de fausses idées.

Je ne comptais pas me laisser marcher sur les pieds par un con pareil. Il me débectait, je ne comprenais vraiment pas sa façon d’être avec moi. Est-ce que j’y étais pour quelque chose, moi, si nous avions un putain de père indigne, deux mères différentes mais le même putain de sang ? Non, je n’y étais pour rien. « C’était de l’ironie mon petit, ne crois pas que tu es un rayon de soleil pour moi, j’m’en fous de te voir, de te parler, de ta vie, j’en ai rien à foutre d’accord ? » Je le regardais, me fixer, me dévisager, me balayer du regard. Je ne me sentais, bizarrement pas, comme une merde, comparé à toutes les fois où l’on me détaille et que j’me sens mal à l’aise. Il me regardait, et pris une grande inspiration avant de m’agresser, une nouvelle fois. « Bah dégage, si tu n’es pas content hein. Moi non plus j’en ai rien à foutre, de savoir ce que tu fais, de savoir que tu es un fils à papa. Mais je m’en tape profond ! » « Peut-être sommes nous demi-frères, mais je ne te connais pas, et rien que le fait de te voir t’énerver comme ça ne me fait pas envie, pas du tout. Sur ce j’vais aller récupérer mon whiskey et te laisser te foutre minable comme une merde, salut. » Je cherchais un point d’impact, une souffrance, je disais des trucs méchants pour qu’il réagisse à je ne sais quel mot qui provoquait quelque chose, mais rien, du moins, c’est ce que je pensais. Jusqu’à ce qu’il ne me réponde, alors que je commençais à partir… « Ouais c’est sa, va sauter quelques nanas, et on verra qui de nous deux est le plus minable mec. » HAHAHA. J’étais content. J’avais compris, j’avais tout compris, du moins, j’étais persuader de comprendre les raisons de sa hantise, enfin, une des raisons. « Tu sais, si tu me détestes parce que je t’ai volé ton père, y’a franchement pas de quoi. J’ai beau avoir vécu 30 ans avec lui, je ne sais rien de lui. Il rentre le soir pour se coucher, et le matin il part aux aurores. Il n’était jamais là non plus avec moi. Donc arrête de te croire le seul à avoir un putain de cœur brisé par son père, bordel de merde. Puis, si c’est à cause d’une fille que tu ne m’aimes pas, dis toi juste que je les baise, et que je m’en fous, qu’elles ne sont que des salopes pour moi.» Lui dis-je avec un sourire en coin. Si une fille était derrière tout ça, il réagirait très nerveusement, voire violemment, et à ce moment-là, j’aurais toutes les cartes en mains pour dialoguer avec lui.
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MessageSujet: Re: Leave here before my fist lands in your face   Ven 27 Jan - 22:53




Il m’avait pris mon père, mais pourtant ce n’était pas pour cela que je le haïssais. Je ne savais pas pourquoi je le haïssais en vérité, peut-être par jalousie excessive ou quelque chose d’autres, mais je savais que quoi qu’il se soit passé dans mon passé, si mon père n’aurait pas quitté ma mère, je l’aurais tout de même détesté. D’après ce que j’entendais, mon père était un manipulateur de première. Il manipulait tout le monde. Mais mon frère –oui je ne pouvais plus me leurrer, il était bien mon frère.- Je ne savais pas si il était comme mon père, j’avais peur qu’il me … brise le cœur pour se venger de la méchanceté dont j’avais fait preuve à son égard depuis qu’il était en train dans ce bar. Ou j’avais décidé de réfléchir tant bien que mal en me bourrant la gueule. Je l’avais fixé et j’avais eu envie de lui cracher au visage dès l’instant ou je l’avais agressé. Heureusement que je n’avais pas un taux d’alcool élevé , sinon je n’aurais pas eu le temps, ni la patience de lui parler. Je le fixais, et l’alcool que j’avais ingurgité commencer à me monter à la tête. Mais je ne devais pas le frapper, je ne pouvais, il avait le même sang que moi. Le même sang que moi coulait dans ses veines. Et je ne devais pas lui faire de mal –surtout que quand je frappais à cause de l’alcool, mes forces … étaient bizarrement … doublées.-

« C’était de l’ironie mon petit, ne crois pas que tu es un rayon de soleil pour moi, j’m’en fous de te voir, de te parler, de ta vie, j’en ai rien à foutre d’accord ? » Je ne savais pas pourquoi j’étais la, pourquoi je voulais rattraper le temps perdu avec ce frère qui n’avait pas l’air du tout du même caractère que moi. Il n’était pas ma copie conforme et tout ce qui allait nous arriver c’était que nous allions plus nous foncer dans le lard qu’autre chose. « Bah dégage, si tu n’es pas content hein. Moi non plus j’en ai rien à foutre, de savoir ce que tu fais, de savoir que tu es un fils à papa. Mais je m’en tape profond ! » « Peut-être sommes-nous demi-frères, mais je ne te connais pas, et rien que le fait de te voir t’énerver comme ça ne me fait pas envie, pas du tout. Sur ce j’vais aller récupérer mon whiskey et te laisser te foutre minable comme une merde, salut. » Ce n’était pas moi qui parlait, c’était l’alcool qui me faisait être agressif comme cela. Je ne pouvais pas contrôler mes paroles. Et cela en était la preuve. Si j’étais clair, je lui aurais parlé calmement, sans l’agresser, en essayant de comprendre la philosophie qu’il adoptait pour vivre. Je n’étais pas vraiment du genre philosophe, mais il était tellement différent de moi que j’avais envie de comprendre son système de vie. Mais la jalousie parlait à ma place. Lorsqu’il me faisait part de son départ, j’imaginais qu’il allait rejoindre Louhan, qu’elle allait prendre du plaisir avec lui. Et qu’elle allait partir avec lui. En somme, que j’allais me retrouver seul comme un con. « Tu sais, si tu me détestes parce que je t’ai volé ton père, y’a franchement pas de quoi. J’ai beau avoir vécu 30 ans avec lui, je ne sais rien de lui. Il rentre le soir pour se coucher, et le matin il part aux aurores. Il n’était jamais là non plus avec moi. Donc arrête de te croire le seul à avoir un putain de cœur brisé par son père, bordel de merde. Puis, si c’est à cause d’une fille que tu ne m’aimes pas, dis-toi juste que je les baise, et que je m’en fous, qu’elles ne sont que des salopes pour moi.» Je déglutissais. Mon sang venait de ne faire qu’un tour dans mes veines. Je ne pouvais rien dire, mais pourtant, j’avais vraiment envie de lui casser la gueule. J’avais envie de le frapper, parce que si Louhan s’attachait à lui, je savais qu’elle allait souffrir, et je ne voulais en aucun cas qu’elle souffre. « Mais j’en ai rien à foutre de mon père putain. Tu ne comprends pas ça ? De toutes les façons mon père n’est qu’un connard. Et pour moi t’es un connard aussi. Donc tu te la fermes. Et j’te préviens tout de suite, tu n’as plus intérêt de toucher aux cheveux de Louhan, sinon mon poing atterrira dans ta figure plus rapidement que tu ne le penses. » Je me retenais, payant ma consommation, je sortais du bar pour me calmer. J’avais cessé de fumer, mais tant pis, je devais me détendre et allumer une cigarette était la seule chose qui me détendait.
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MessageSujet: Re: Leave here before my fist lands in your face   Sam 28 Jan - 14:28

Terre brûlée, cœur en feu. Ma vie était loin d’être un rêve, c’était un joli cauchemar duquel j’avais réussi à m’extirper, en accumulant les échecs. Perdre, ce n’était rien, perdre une fois, c’était donné et destiné à être le cas de tout le monde, cependant quand la défaite arrive à maintes reprises, prendre le taureau par les cornes, se dire qu’il ne faut pas rester par terre et qu’il faut se relever, c’est trop dur, voire carrément impossible. Moi, je faisais parti de cette catégorie de gens qui, après avoir échoué, se relève et se dit que la vie ne te feras pas de cadeau, qu’il faut accepter les contraintes d’un monde empli de bonheur. Le fait est qu’il fallait trouver le bonheur, il fallait le chercher. Il pouvait se trouver n’importe où… Je veux dire par là que le bonheur, il est possible de le trouver dans un jeu vidéo, dans une personne, dans des sentiments, dans un métier dans lequel on s’épanouie… Dans tellement de chose. Se dire qu’on n’a qu’une seule vie, une seule chance de vivre des choses magiques avant d’être enterré avec tous ces souvenirs battis sur un rien… Une seule naissance, une seule mort, quoique… Il ne fallait pas gâcher cette chance et ça, cette leçon de vie-ci, je l’avais comprise lorsque j’étais chez mon père, qu’il n’était jamais là et que je me sentais comme une vie inutile, une vie donnée inutilement, qui ne mènerait à rien. Se sentir vivant, et partir loin. Je n’avais pas changé de ville pour fuir mon père, je voulais qu’il me croise de sa voiture à vitres teintées, je voulais qu’il me voit l’ignorer et le haïr comme jamais. Je voulais qu’il sente la haine dans mon regard lorsque je regardais la parfaite carrosserie de sa berline.

« C’était de l’ironie mon petit, ne crois pas que tu es un rayon de soleil pour moi, j’m’en fous de te voir, de te parler, de ta vie, j’en ai rien à foutre d’accord ? » Rattraper l temps que j’avais perdu avec ce mec qui n’était qu’un étranger après tout, ce n’était pas mon but, loin de là. J’avais toujours rêvé d’avoir un frère, depuis toujours, mais un connard pareil, je n’en voulais pas dans ma vie. Il y avait tellement de mecs jaloux de moi que je n’en voulais pas un de plus dans mon entourage, surtout pas. « Bah dégage, si tu n’es pas content hein. Moi non plus j’en ai rien à foutre, de savoir ce que tu fais, de savoir que tu es un fils à papa. Mais je m’en tape profond ! » Mes yeux s’ouvrirent alors en grand. Je n’étais pas un fils à papa, loin de là. Mon père m’avait certes toujours acheté tout ce que je voulais, jusqu’à ce que je décide de partir. J’étais peut-être riche, du moins, mon père l’était, mais il n’avait pour autant jamais compris que la seule richesse que je voulais, c’était l’amour paternel. « Peut-être sommes-nous demi-frères, mais je ne te connais pas, et rien que le fait de te voir t’énerver comme ça ne me fait pas envie, pas du tout. Sur ce j’vais aller récupérer mon whiskey et te laisser te foutre minable comme une merde, salut. » Abandonner le combat. Ouais, j’avais abandonné comme un lâche, je n’étais pas apte à me faire insulter dans ce bar miteux ou j’étais juste venu pour remplir ma bouteille de whiskey. Mettre les choses au clair était une chose à faire. Parler clairement du malaise qui pour moi était notre père que nous avions partagé toutes ces années. Ouais, c’était malheureux d’avoir un père identique et de n’avoir jamais été présente, mais ma foi, j’étais quasiment certain qu’il n’était pas le seul frère que j’avais, qui sait, peut-être avais-je même une petite sœur ou plusieurs quelque part, dans la ville… Avec un père qui découchait presque tous les soirs, toutes ces choses sont possibles, malheureusement. « Tu sais, si tu me détestes parce que je t’ai volé ton père, y’a franchement pas de quoi. J’ai beau avoir vécu 30 ans avec lui, je ne sais rien de lui. Il rentre le soir pour se coucher, et le matin il part aux aurores. Il n’était jamais là non plus avec moi. Donc arrête de te croire le seul à avoir un putain de cœur brisé par son père, bordel de merde. Puis, si c’est à cause d’une fille que tu ne m’aimes pas, dis-toi juste que je les baise, et que je m’en fous, qu’elles ne sont que des salopes pour moi.» Il semblait s’étouffer avec son verre d’alcool. Avait-il enfin compris que moi aussi je souffrais du manque de ce père ? « Mais j’en ai rien à foutre de mon père putain. Tu ne comprends pas ça ? De toutes les façons mon père n’est qu’un connard. Et pour moi t’es un connard aussi. Donc tu te la fermes. Et j’te préviens tout de suite, tu n’as plus intérêt de toucher aux cheveux de Louhan, sinon mon poing atterrira dans ta figure plus rapidement que tu ne le penses. »Nous y étions enfin. Il avait parlé, il m’avait tout avoué. Il s’en foutait donc de l’amour paternel, lui il était amoureux de cette Louhan. « Ahhhh, c’est donc ça ? dis-je avant de sourire en coin, fallait le dire plus tôt. Ce que je m’apprêtais à dire allait sûrement le rendre fou furieux, mais je voulais voir jusqu’où il était prêt à aller contre son propre frère. Tu sais, Louhan c’est juste pour me vider hein, c’est pas la meilleure salope du quartier, mais bon, on fait avec ce qu’on a hein… je souris, afin de l’énerver encore plus, puis repris, tu trouves pas qu’elle crie un peu trop toi ? Une fois qu’on a fini elle et moi, j’ai les tympans en feu, m’enfin, j’imagine que tu dois pas réussir à la faire hurler toi. M’enfin… ravi de t’avoir rencontré, on se retrouvera peut-être un peu chez Louhan, qui sait ? Allez, au revoir. » S’il croyait être le seul à savoir jouer au con, il allait vite être surpris. La méchanceté et la cruauté étaient les deux seules choses qui alimentaient mon corps. Ce n’était pas du sang mais de l’acide qui coulait dans mes veines.
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