Tu l'as mordue la poussière, maintenant rien ne t'effraie. - christopher.

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MessageSujet: Tu l'as mordue la poussière, maintenant rien ne t'effraie. - christopher.   Dim 20 Nov - 19:42



Tout est trop facile, c'est peut-être ça le gros problème. Ignorer, passer sa vie à ne pas vouloir voir la vérité. L'ignorer, faire comme si de rien n'était. Se cacher dans le mensonge petit à petit et continuer de vivre ainsi. Facile, oui, c'est tellement facile. Le pire c'est que je le sais: je suis lâche. Oh oui, Emily Crystal Young, tu es une foutue lâche. Je passe maintenant plus de quelques jours, quelques mois à ignorer la vérité, à partir en courant. Je n'arrive pas à affronter, je n'arrive pas à l'affronter. Parce que je sais tout, parce que j'en sais justement trop. Oh oui, t'es rien qu'une foutue lâche. Debout dans Hyde Park, je regarde les personnes passer, ils ont l'air heureux. Le bonheur, ils l'ont entre les mains et moi, en solitaire, je ne fais que regarder encore et toujours. Le problème, quand on perd la mémoire pendant un temps, c'est que quand on la retrouve, on se souvient de tout. Se souvenir de tout, c'est affreux. Non, je ne parle pas de l'accident en lui-même, juste des paroles que je n'arrive pas à croire. Des paroles dites par une personne que je connais peut-être trop bien, au point de me dire que: c'est impossible. Pourtant, je devrais y croire non ? J'attends ça depuis longtemps, à en rêver presque. Sauf que: les rêves qui deviennent réalité, c'est pour les enfants qui croient aux princes charmants et aux méchants dragons. Non, je suis passé au dessus depuis bien longtemps. Une fille normale, devrait pleurer de toute ses forces. Mais, à vrai dire, je me sens ... le coeur léger de passer à côté de tout ça. Pourtant, oui je le sais qu'un jour tout me reviendra en pleine face, et cela va avoir l'effet d'une bombe, une énorme bombe. Le jour où tout éclatera, peut-être que ce jour-là, je vais pouvoir me permettre de pleurer, d'avoir mal, affreusement mal.

Passant mes mains dans mes cheveux, je pousse un simple soupir. Je ne fais plus attention à rien, je ne fais que réfléchir et j'avoue le dire sincèrement, un jour ça va me tuer de trop réfléchir. Je le sais que d'un côté je culpabilise comme pas possible, pourtant je sais que c'est la seule solution à faire. L'éviter, ignorer Christopher même si je sais tout maintenant. Je n'y crois pas, je n'y crois plus. Je n'arrive pas à y croire, ça serait digne de contes de fées. Secouant ma tête, j'essaie de plus y penser, et c'est en voyant une silhouette au loin, que je ne connais que trop bien, que mon coeur rate un bon. Je me met dos face à cette silhouette puis je marche, vite, très vite. Comme tout les jours, comme chaque semaines, j'évite la vérité et pour tout dire, je ne veux pas l'affronter, je ne veux pas connaitre la vérité. Je veux rester dans cette bulle, cette belle bulle.
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MessageSujet: Re: Tu l'as mordue la poussière, maintenant rien ne t'effraie. - christopher.   Dim 1 Jan - 15:55


La matinée avait été éreintante, les derniers mois plus encore. Enchaînant tournages et promotions en tout genre depuis plusieurs semaines maintenant, je n'avais pas eu une minute à moi. Pas même une infime seconde pour me retourner sur le travail accompli et expirer un inutile et vraisemblablement grossier « Merde Chris ! Réveille-toi ! Et souris à la vie, bordel ! Rends-toi compte du chemin accompli, putain ! Et oublies cette fille, elle n'en vaut pas la peine, en plus elle ne te cause que des soucis ! C'est pas une vie ! ». Je n'avais même pas pris le temps de souffler, de me ressourcer un tant soit peu et la vérité était que j'étais à bout de nerfs, exténué. Comme si être vulgaire et orgueilleux allait m'aider à oublier, à me convaincre qu'elle n'était pas faite pour moi et que je ne trouverai jamais chaussure à mon pied - parce que je n'étais tout bonnement pas fait pour ça - je m'efforçais depuis plusieurs semaines de la dévaloriser, de casser cette image parfaite que j'avais créé, j'essayais tant bien que mal d'apprendre à la détester, tout en continuant de feindre le parfait amour avec elle en public pour les besoins de la publicité. Alors l'oublier ? Oui. J'aurais bien aimé. C'était même quelque chose à envisager. D'ailleurs, le principe en lui-même semblait si léger, coutumier, que je pensais aisément y arriver. Par le passé, j'avais toujours réussi à passer outre les relations durables que l'on me proposait, je refusais toute implication sentimentale avec les femmes et en règle générale et depuis McKinley, je me contentais de les mettre dans mon lit et le tour était joué. Au risque de passer pour un gougea de la pire espèce, c'était une façon comme une autre de me préserver de souffrances inutiles, vous comprenez ? Pourtant, il semblerait que je me sois finalement laissé prendre à mon propre piège et, dans une faiblesse désarmante je m'étais laissé tenter. Mon cœur presque immédiatement avait chaviré et de longs mois durant j'avais refusé de l'écouter. Jusqu'à cet accident. Jusqu'à ce que l'heure du jugement dernier ne nous frôle de trop prêt. Alors oui, j'avais été faible. Croyant la perdre j'avais tout déballé, convaincu que c'était le moment ou jamais de me lancer, bêtement je lui avais dit que je l'aimais. La suite ? Lorsqu'elle s'est réveillée, elle avait oublié jusqu'à mon existence alors ma belle déclaration enflammée, vous pensez bien qu'elle aussi s'était dissipée. Coup dur. Choc Frontal. Jamais je ne m'étais senti plus bas que terre que ce jour-là, je crois. Mais après coup, cette amnésie soudaine m'avait soulagé d'un poids, d'une appréhension grandissante, bien qu'elle me laissa paradoxalement frustré de ne pas savoir ce qu'elle en pensait, ce qu'elle en aurait pensé si toutefois elle s'en souvenait. Ma réponse ? Je l'ai finalement eu. Ou pas véritablement. Du moins, sa réaction ne fut pas celle que j'avais espéré. Résultats des courses ? Emily, ayant toute sa tête désormais, se contente de m'ignorer. De m'éviter. Et, la vérité est que nous n'en avons jamais reparlé. Pourtant et au plus profond de moi j'ai toujours su qu'elle s'en souvenait, j'ai pu le lire dans ses yeux. Avait-t-elle subitement pris peur ? Comment le saurais-je ? Il faudrait pour ça qu'elle accepte d'abord de me parler. Ce qui n'est pas gagné. Et je lui en veux bon sang ! Je lui en veux de se montrer aussi lâche et bornée! Si peu fidèle à elle-même. Cette Emily là est loin de la femme drôle, légère et un chouilla exaspérante de laquelle je me suis amouraché, malgré tout je ne puis cesser de l'aimer. Par pitié, qu'on m'achève sur-le-champ ! Cette niaiserie ambiante et soudaine allait finir par me tuer !

Descendant nonchalamment Hyde Park, je m'octroyais finalement une petite pause. Le cœur lourd, j'observais du coin de l'oeil les amoureux qui n'avaient de cesse de se bécoter. Accroupis sous un chêne, deux jeunes enfants échangeaient timidement leur tout premier baiser. L'amour m'encerclait, m'oppressait, son emprise était trop forte, je ne pouvais pas lutter. L'amour était partout, à chaque coin de rue, comment de fait allais-je pouvoir cesser d'y penser ? Comment oublier dans de telles circonstances celle que j'aurais tant aimé appeler ma dulcinée? Ce romantisme dégoulinant avait beau m’écœurer, me donner la nausée, je n'avais plus la force de le réprimer. Tout ce que je savais c'est que j'étais triste et démoralisé. Que j'avais envie de la voir et à défaut d'autre chose, de retrouver ce lien étrange qui nous unissait; ce faux-semblant d'amitié. Emily me manquait. Et voilà maintenant qu'à force d'y penser, je la voyais déambuler de nouveau devant moi; voilà maintenant qu'elle se retournait et qu'elle prenait la fuite une nouvelle fois. Pinçant brièvement mes paupières, j'essayais tant bien que mal de la chasser de mes pensées, sans grand succès cependant, car bien plus qu'un songe imagé, elle se tenait bel et bien à quelques mètres de moi, refusant comme à son habitude de me parler. Seulement, cette fois-ci, je ne la laisserai pas s'échapper. Nous devions en discuter, il le fallait, auquel cas j'allais finir par en crever. J'en crevais de ne pas savoir, d'être ignoré et, avec elle de ne plus pouvoir rien partager. La simple sensation de me tenir à ses côtés me manquait. La prenant subitement en chasse, je saisissais furtivement son bras, l'obligeant à me faire face. Comme un enfant prit en flagrant délit par ses parents après une bêtise, Emily baissa les yeux; fuyant mon regard. Aucune importance, j'avais fini par m'y habituer. Qu'elle le veuille ou non cependant, nous allions parler. Et si elle refusait de me répondre, je l'obligerai au moins à m'écouter. Elle me devait bien ça. Je lui devais bien ça. Dieu ce que ça pouvait être compliqué. « Tu peux continuer à m'ignorer comme tu le fais Emily, mais ça ne va rien changer. Rien du tout. J'aurais toujours ce poids sur le cœur et nous resterons l'un comme l'autre submergés par nos doutes. T'en as peut-être rien à faire étant donné que tu filtres le moindre de mes appels, mais je suis au plus mal Em's. Je me sens plus bas que terre, comme une merde et, pour être tout à fait honnête, si tu pouvais me regarder dans les yeux quand je te parle et arrêter d'esquiver la chose, je pense que ça aiderait ! ».
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MessageSujet: Re: Tu l'as mordue la poussière, maintenant rien ne t'effraie. - christopher.   Mer 25 Jan - 21:06



Le rideau se lève, la pièce commence et tout se casse la figure. En un quart de seconde, votre vie peut prendre une tournure totalement différente. Une tournure qui peut vous apaiser, puis il y a l'autre. Celle qui fait mal, qui vous arrache le coeur jusqu'à ce que vous ne soyez plus qu'une coquille vide. Un truc tellement douloureux qu'il n'a pas de nom. Dans des moments pareils, vous aimeriez courir chez votre maman, hurler votre peine et qu'elle vous embrasse pour vous dire que ce n'était qu'un mauvais cauchemar. Sauf que rien n'est vrai, tout s'écroule autour de moi, je m'en rends compte et je ne bouge pas pour arranger les choses. Je laisse ma vie tomber, se fracasser jusqu'à ce qu'il n'y ai plus que le vide. Rien, sauf le vide. Le pire dans tout ça, est de se dire que tout les personnages dans l'histoire souffrent, moi, lui. Pourtant tout pourrait s'arranger, comme les dessins animés par une simple pardon et la scène du baiser langoureux. Sauf que quelque chose m'en empêche, cette boule au ventre, cette peur qui prend aux tripes à un tel point qu'elle ne vous fait plus bouger. Le silence parle pour vous et à ce moment là, tout disparait. La joie d'avant, laisse passer cette tristesse, tellement ignoble, qu'elle vous empêche de pleurer. Elle vous ronge de l'intérieur, jusqu'à vos derniers instants. Le regret, la culpabilité, la douleur. Un cercle vicieux, qui se referme doucement sous mes yeux. Un contact, un regard puis ce long silence. Le temps s'arrête, je pâlie face à la réalité qui se fait sous mes yeux. J'aurais tant aimé simplifier la chose, tant aimé pouvoir le prendre dans mes bras et que les choses se rétablissent aussi simplement. Sauf que rien n'est simple et rien ne le sera jamais. Parce qu'il est Christopher et parce que je le connais. Croire en lui, est une chose nouvelle, croire en des paroles profondes, est une chose que je ne connais pas chez lui. Pourtant tout se bouscule, mon coeur claque contre ma poitrine, il va éclater, imploser, brûler. Faible, lâche, je suis réduis à l'état de statue, un objet sans importance. Je fixe le sol, sentant la main de Christopher se resserrer sur mon bras. Regarder dans les yeux, hurler un bon coup, est une chose difficile. Perdue entre réalité et illusion, je réfléchis trop. L'herbe est devenue mon seul point de vue, ma seule attention. « Tu peux continuer à m'ignorer comme tu le fais Emily, mais ça ne va rien changer. Rien du tout. J'aurais toujours ce poids sur le cœur et nous resterons l'un comme l'autre submergés par nos doutes. T'en as peut-être rien à faire étant donné que tu filtres le moindre de mes appels, mais je suis au plus mal Em's. Je me sens plus bas que terre, comme une merde et, pour être tout à fait honnête, si tu pouvais me regarder dans les yeux quand je te parle et arrêter d'esquiver la chose, je pense que ça aiderait ! » Ma main tremble, mon coeur s'emporte, il ne sait plus quoi faire. Tout se bouscule, se mélange. Croire, ne pas croire. Le doute me ronge, le doute me bouffe de l'intérieur, et un jour il me tuera. Le regarder dans les yeux, est un défi pour moi. Je n'y arrive pas, je sens la colère, la tristesse et cet amour compliqué remonter. Je dois rester stoïque, je ne veux pas être réduite à l'état de victime, parce que plus le temps passe et plus je me dis, qu'il n'y a que lui qui souffre autant. Christopher. Pourquoi te rendre malade pour tel ? Tu as toute les filles à tes pieds, je ne veux pas être un trophée. Je suis méfiante, j'ai peur, cette boule au ventre et j'aimerais hurler au monde, que je n'en peux plus de cette mascarade, cette histoire de couple bidon. Non, moi je veux plus. J'aimerais me réveiller le matin à tes côtés, être dans tes bras, me sentir en sécurité. Tu es ce petit bonheur quotidien, la voix qui me fait rire comme une enfant. Pourtant, tu es aussi cette douleur qui m'empêche de bouger, d'articuler, me défendre. Je me sens comme un animal sans défense, je tombe des nues, ma carapace se fracasse pour laisser place à une toute autre personne. Une pauvre gamine qui fait juste semblant. Faire semblant est devenu un quotidien, je suis tout, je suis rien, je peux être la fille garçon manquée comme la pauvre victime de la vie. Je ne sais pas qui je suis, je ne sais plus quel genre de fille je suis. Mon poing se serre, mon bras tremble, tout se bouscule et se mélange dans ma pauvre tête. Je ne sais pas quelle réaction avoir, hurler, pleurer, mentir ? Ou alors tout simplement, dire la vérité. Celle qui fait du bien, ou du mal à entendre selon le cas. Celle que tout le monde recherche, sans vraiment la trouver.

Mes yeux se lèvent, et enfin j'ose l'affronter. J'ose me planter dans ses yeux verts, le défier du regard. Je suis perdue, je suis paumée, complètement, indubitablement. Un rire nerveux s'échappe de mes lèvres, il faut que je garde mon calme. Du moins, je crois. « Rien à faire ? » Simple murmure, alors il pense vraiment ça. Au fond, c'est ce que je cherche à lui faire croire, que de toute façon il n'est rien pour moi. Alors que tout est inversé. Tout est de ma faute, j'ai foutue ma vie en l'air, sa vie même. Je déglutis, mon bras se dégage de l'étreinte de sa main, puis mon regard s'attarde sur l'horizon un instant. Que faire ? Que faire ? Rien, quelque chose. ALLEZ EMILY NOM DE DIEU. Je secoue ma tête, le regarde à nouveau, je peux lire dans ses yeux énormément de choses, des choses qui ne me plaisent pas. L'énervement, la tristesse, et je conclus même qu'il est déçu. « Sincèrement Christopher, si j'en avais rien à faire, je l'aurais clairement dis. » Je laisse un long silence se glisser entre nous deux, je me demande si cette phrase va le faire réagir ? Peut-être ou peut-être pas. Dans les deux cas, la fin de cette histoire risque d'être mauvaise, comme un bon vieux drame des années 60. « Je sais, je suis ridicule. Lâche. C'est à croire que je ne me connais même pas assez moi-même. Mais, je t'écoutes. »
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MessageSujet: Re: Tu l'as mordue la poussière, maintenant rien ne t'effraie. - christopher.   Ven 2 Mar - 15:27


Restée longtemps interdite, peut-être même perdue dans ses pensées, Emily se décida finalement à lever les yeux et à m'affronter. Dépassée par les évènements, ou tout du moins bouleversée par mes propos, elle se contenta d'abord de rire nerveusement et de balbutier quelques mots. Pour être plus exacte, elle reprit mes propres mots. Lentement et d'un ton étrange, comme si elle voulait s'assurer de les avoir bien assimilés, comme si elle voulait me faire comprendre que j'avais eu tort de penser de cette façon et que je n'avais rien compris. Elle poursuivit ensuite en ajoutant que si elle n'en avait véritablement rien à faire de moi, alors elle se serait contentée de me le dire et, de couper les ponts. Enfin ça, elle ne l'avait pas clairement dit, mais elle me l'avait fait comprendre à demi mots. Voilà une attitude qui lui ressemblait davantage, voilà une attitude qui me laissait à mon tour totalement indécis. Si je comptais un tant soit peu pour elle, alors pourquoi se contentait-elle de m'ignorer depuis des semaines ? Pourquoi refusait-elle de me parler ? D'en parler ? Je n'étais pas complètement stupide j'aurais parfaitement compris si elle ne partageait pas mes sentiments. J'aurai eu du mal à l'encaisser certes, mais avec du temps je m'y serais fait. Ne comprenait-elle pas que seul son bonheur m'importait ? Nous avions passé tellement de temps ensemble, elle me connaissait si bien, alors pourquoi s'arrêtait-elle à tous ces faux semblants ? A tout ce que ces torchons racontaient à mon sujet ? J'aimais les femmes c'est vrai, mais je n'étais pas une ordure je... A qui voulais-je faire croire ça ? Si Emily n'avait pas confiance en moi, j'étais le seul responsable. Pour l'amour de ciel, mais qu'est-ce que j'espérais ? Qu'elle se jette dans mes bras ? Qu'elle s'abandonne simplement à moi ? Comment aurait-elle pu ? J'étais déjà mauvais en tant que petit ami fictif, alors pour de vrai...
« Je sais, je suis ridicule. Lâche. C'est à croire que je ne me connais même pas assez moi-même. Mais, je t'écoutes. » Elle marquait un point. Ces derniers mois, elle n'avait fait guère mieux que de briller par sa lâcheté. Et pour être tout à fait honnête, je commençais à en avoir assez. J'étais fatigué. Épuisé de lui courir après. D'un côté j'étais prêt à me battre pour elle, parce que je savais qu'elle en valait la peine. D'un autre côté, j'en avais assez de parler dans le vide. Parce que c'était ce dont il s'agissait. J'avais beau lui laisser de longs messages vocaux, je pouvais bien lui envoyer des sms interminables ou m'efforcer de la confronter en face à face, rien n'y faisait, elle ne répondait jamais. Elle refusait d'aborder le sujet. Qu'elle ait envie d'être à mes côtés ou non. Qu'elle ait été effrayée par ma déclaration ou non. Ou bien qu'elle m'aime ou non ? Peu m'importait réellement au fond, parce que tout ce que je voulais moi c'était une réponse, histoire d'enfin passer à autre chose. Et cette réponse elle allait devoir me la donner, qu'elle le veuille ou non.

« Alors nous y revoilà... C'est à moi de parler, encore une fois ? » articulais-je finalement, partiellement agacé « Comme c'est facile, comme c'est arrangeant. Un peu comme cette histoire d'amnésie. Elle est tombée à pic, en fin de compte. Qu'est-ce que tu en penses ? » Si j'allais trop loin? Peut-être bien oui. Mais il fallait que cela sorte, il fallait qu'elle se réveille et qu'elle me parle. Quitte même à me hurler dessus. J'étais prêt à tout entendre. « Excuse-moi, ce n'est pas ce que je voulais dire. Je sais bien que tu n'avais pas prévu tout ça, mais c'est juste que j'en ai marre Emily. Et surtout je crois que tu n'as rien compris. Tout ce que je demande moi, c'est que tu me fasses part de ton ressenti. Je veux que tu me dises ce que tu ressens pour moi Emily. Honnêtement. Je veux simplement que tu sois sincère et qu'on arrête avec tous ces faux semblants. On n'a jamais été un couple, j'en conviens et en tant que faux petit ami, je ne vaux rien. Je sais bien que j'ai merdé et que je t'ai fait souffrir même si tu ne me l'as jamais dit. Je vois bien que cette histoire de faux couple et toutes ces questions auxquelles tu as dû répondre par ma faute ça t'a pourrit la vie. Mais bordel Em's, on est plus des gamins et, si tu ne veux pas de moi... » Je marquais une courte pause, pesant bien mes mots « Si tu ne veux pas de moi, il te suffit de me le dire. Je ne ferai pas d'esclandre, je ne te pourrirai pas la vie. Rien de tout ça. Si tel est ton choix, on mettra même un terme à cette mascarade et je sortirai de ta vie. Mais arrête de jouer avec moi Emily, arrête de me faire languir, parce que je te jure que ça me détruit ».
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Tu l'as mordue la poussière, maintenant rien ne t'effraie. - christopher.
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