Tell me what i'm doing. Please.

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MessageSujet: Tell me what i'm doing. Please.   Jeu 17 Nov - 20:24


Castiel&Louhan
Tell me what I'm doing. Please.
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Ouvrant les yeux, je regardais autour de moi, si Roxanne était réveillée, fixant la bosse sous les couvertures, et entendant sa respiration je savais qu’elle n’était pas réveillée et tant mieux pour moi. Repoussant la couverture d’un grand geste de jambe, je me dirigeais vers la salle de bain, et entreprenais de prendre une douche chaude qui chasserait le rêve que je venais de faire de mes pensées. Louhan. Elle hantait mes pensées, et je ne supportais plus ce mutisme dont elle faisait preuve depuis une semaine et demie. Depuis l’altercation que j’avais eu avec mon « frère », elle ne savait pas ce que j’avais vécu étant enfant, je n’avais pas vraiment la tête à lui confier cela quand nous étions tous les deux, lovés dans les bras l’un de l’autre. Sortant de la douche, j’attrapais un débardeur blanc et un jean, afin de ne pas apparaître nu devant Roxanne, parce que je savais pertinemment qu’elle voudrait que nous fassions l’amour et je ne supportais plus de la toucher. Attrapant mon sac, j’enfilais ma veste après avoir bu ma tasse de café et me dépêchait d’atteindre la voiture pour pouvoir aller devant chez elle. Peut-être qu’aujourd’hui, elle serait dehors, peut-être qu’aujourd’hui elle sortirait de son mutisme. Peut-être qu’aujourd’hui, je ne la verrais pas avec ce salopard de Flynn. Garant ma voiture en face de son immeuble, je ne pouvais que constater qu’elle était réveillée, au vue de la lumière qui émanait de l’appartement. Une ombre que je pouvais reconnaître entre mille se dessinait, puis une deuxième vint faire son apparition. Frappant le carreau, je serrais les dents pour éviter que ma jalousie compulsive ne me fasse faire quelque chose de terrible. Quelque chose que je regretterais. Redémarrant le contact, je roulais rapidement, trop rapidement vers l’université. Je devais avoir des explications et vite.

Lorsque les premiers élèves arrivèrent dans la salle, j’espérais secrètement qu’elle ne serait pas ici. Qu’elle prétexterait une maladie, un rhume ou un mal de tête, vu son mode de vie actuel. Mais lorsqu’elle arriva, fraîche comme une fleur, je ne pus m’empêcher de sourire. Je me rappelais le jour, où elle m’avait semblé si fragile et où je m’étais contenté de la réconforter, et que nous avions finis dans son lit. Je n’avais jamais désiré une femme autant que je la désiré. C’est grâce à elle que j’avais enfin ouvert les yeux sur mes sentiments vis-à-vis de ma femme. Le cours passa si rapidement, que lorsque la sonnerie retentit, j’avais peur -pour la première fois de ma vie- qu’elle me file entre les doigts. « Mademoiselle Watters ? … » Lorsqu’elle se retourna, je la fixais d’un air qui ne me ressemblait pas, je sentais sur mon visage, que j’avais l’air sévère, je ne voulais rien laisser paraître. « Veuillez rester s’il vous plaît, j’ai à vous parler. » Une fois le dernier élève parti, je claquais la porte et la verrouillais, de façon à ce que nous ne soyons pas dérangés. « Je peux savoir ce que je t’ai fais ? Je peux savoir ce qui te prend ? La cause de ton putain de mutisme ? » Je la fixais, adossé à mon bureau, je savais qu’elle n’allait pas être douce. Je savais qu’elle allait exploser d’un instant à l’autre. Je le sentais. Et j’étais moi-même prêt à exploser.
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MessageSujet: Re: Tell me what i'm doing. Please.   Dim 20 Nov - 10:21

Je ne sais pas à quelle heure je me suis endormie, mais la chose dont je suis sûre, c'est que le réveil, les jours de cours, est le plus dur. Tapotant à l'aveuglette contre ma table de chevet, je finis par arrêter cette fichue alarme qui résonne encore dans ma tête. Je m'étire, tel un félin sortant de sa sieste et m'enfonce un peu plus dans le peu de couette que Flynn me laisse lorsqu'il décide d'être généreux. Je n'ai pas envie de me lever, encore moins d'assister au cours de Castiel, pourtant, je sais pertinemment que je ne vais pas pouvoir l'éviter plus longtemps, après tout comme il aime me le rappeler, il est mon professeur, je suis donc obligée de me coltiner sa présence. « Debout, tu vas être en retard. » La voix de Flynn me réveille définitivement, ainsi que les innombrables baisers qu'il laisse sur diverses parties de mon corps. Je me tourne et me retrouve face à lui, ses mains viennent caresser mes joues rondes et il lève délicatement mon menton pour m'embrasser du bout des lèvres. C'est à mon tour de sourire et je prolonge notre baiser avant de m'enfuir dans la salle de bain, ne lui laissant pas le temps de me rejoindre.

L'eau brûle ma peau, mais aucune importance, la douleur doit être remplacée par une autre si on ne veut pas penser à la première et je n'ai définitivement pas envie de penser au manque horrible que je m'inflige en ignorant Castiel tous les jours. J'ai l'air d'une gamine qui n'ose pas affronter la vérité en face, mais quelle vérité ? Je n'en ai aucune idée, mais qu'importe soit-elle, elle m'effraie au plus au point. Je n'ai pas envie que tout devienne plus compliqué, je n'ai pas envie que notre relation dérive vers quelques choses de sérieux. Dès le début, nous aurions dû fixer des règles, comme par exemple celle qui nous donne le droit de faire ce que l'on veut avec qui on veut quand on veut. J'ai encore en tête son regard haineux lorsqu'il a vu Flynn, puis lorsqu'il m'a vu partir avec lui ma main dans la sienne. Mon poing s'écrase contre la paroi de la douche, j'en ai assez de penser à lui, de penser à ses lèves sur ma peau, de penser à ses caresses. J'en ai assez de ne pas comprendre ce qu'il me prend. Ma tête se lève d'un coup sec, mes yeux sont grands ouverts. Aujourd'hui, il va falloir que j'affronte Castiel, je ne peux plus faire autrement.

Je sors de la douche, une serviette enroulée le long de ma taille alors que mes cheveux devenus plus sombre tombent sur mes épaules. Je regarde mon reflet dans le miroir et porte une grande attention aux cernes qui soulignent mes yeux et rendent mon regard lourd. Il faut vraiment que je dorme plus et que j'arrête d'enchaîner les nuits blanches. J'ouvre la porte de la salle de bain, Flynn est dans le salon, vêtu d'un simple boxer et me regarde en souriant d'une façon très prononcée. Je lui fais non de la tête, avant d'ajouter. « N'y penses même pas, Flynn. » Il roule alors des yeux avant de regarder d'un air las l'écran de télévision. Je rigole pour moi-même et me dirige dans la chambre afin de m'habiller. Comme je suis anxieuse à l'idée de devoir affronter Castiel et de devoir assister à l'un de ses cours - oui, cela fait au moins une semaine et demie que je refuse de me rendre à son cours de musicologie - je ne sais pas comment m'habiller. Dois-je mettre ma tenue de super élève modèle ? Dois-je me vêtir d'une tenue tout à fait normal, qui prouve que de ne plus lui parler ne me fait ni chaud ni froid et que je vais bien ? Ou bien, dois-je m'habiller en la fille qui a trouvé un garçon et qui est sexuellement comblée au lit ? Je soupire. Je suis vraiment torturée comme fille pour me poser des questions aussi stupides. J'attrape au final un jean slim et un chemisier blanc, que j'orne d'accessoires différents. Je serai Lula, rien de plus, rien de moins.

À peine sortie de l'appartement où Flynn me boudait toujours, je prends la direction du métro - il est hors de question que je prenne un taxi - en augmentant le volume de mon ipod avec toujours la même chanson qui passe en boucle, celle de scorpions. Je ne sais pas pourquoi mais elle me fait penser à Castiel, peut être parce que la chanson à quasi son âge. Je descends les escaliers, battant le rythme de la musique contre ma cuisse, j'en viens même à fredonner l'air de la chanson que je compte écouter jusqu'à l'arrivée à l'université. Les gens se hâtent près du métro et je laisse la foule monter d'abord. Je déteste ce sentiment d'oppression lorsque je me retrouve collée entre des personnes qui sentent la caféine. C'est pourquoi je m'isole dans un coin, m'enfermant dans mon monde avec mes écouteurs dans les oreilles, regardant les paysages qui défilent à toutes vitesses.

« Pardon. » dis-je à un homme à la carrure carrée pour qu'il me laisse passer. Il me sourit, s'excuse et me laisse me frayer un chemin pour enfin respirer l'air de l'extérieur. La station de métro est placée à quelques pas de l'université. Tout en marchant, je décide de ranger mon baladeur dans mon sac et d'écouter les bruits de la vie urbaine. Le chant des oiseaux est recouvert par le bruit infernal d'un marteau piqueur, les klaxonnes des voitures font rages, le stress des travailleurs ayant peur d'arriver en retard est communicatif à la communauté oxfordienne. Arrivée devant les grands bâtiments de mon adorée université, je me pose sur les rebords d'un mur pour fumer ma première cigarette de la journée : la meilleure. Je fouille donc mon sac, à la recherche de ce maudit paquet de cigarettes qui joue à cache-cache avec mes nombreux cahiers. Lorsque j'arrive enfin à mettre la main dessus, j'en sors une et la porte à ma bouche, avant d'attraper le briquet que j'ai mis dans ma poche, briquet qui appartient à Flynn. Je tire une bouffée de ma cigarette. Une boule vient alors se former dans mon estomac me rappelant que dans quelques minutes, j'assisterai au cours de Castiel ou plutôt devrai-je dire, au cours de Mr Wheeler. Je vais de nouveau entendre sa voix rauque et apercevoir les formes de son corps que je connais par cœur. Tout ça me donne presque envie de vomir et de retourner chez moi me blottir sous ma couette, mais il est trop tard, je ne peux plus reculer - en plus, sa voiture est garée sur le parking des professeurs.

Je jette mon mégot dans la poubelle la plus proche après mettre assurée qu'il soit bien éteint. C'est parti. Je respire un grand coup, puis commence à marcher en direction de sa salle de classe, mon bonnet toujours sur le haut de ma tête. J'ai froid, de la fumée sort de ma bouche lorsque je respire. Mes mains fourrées dans les poches de mon jean, je prie intérieurement pour qu'il ne soit pas là, qu'il soit retenu autre part. Lorsque j'entre dans la classe, tous mes espoirs se brisent. Il est là, à quelques mètres de moi et me regarde d'un air sérieux, alors que je rejoins ma place au fond de la classe en retirant mon bonnet par marque de politesse.

Le cours se termine, enfin. Je suis enfin libre de ne plus devoir écouter sa voix mielleuse, libre de ne plus être anxieuse à l'idée qu'il m'adresse la parole, je suis lib.. « Mademoiselle Watters ? ... » Et merde, je suis libre de rien du tout. Je me retourne et le fixe d'un regard sans émotions. Il me défigure, de son visage le plus sévère. Dans quoi me suis-je fourrée, encore ? « Veuillez rester s'il vous plaît, j'ai à vous parler. » Je soupire et m'assoie alors sur ma table, pendant que lui ferme la porte et la verrouille dès le dernier élève parti. Il n'y a aucun bruit. L'ambiance est tendue, je n'ose même pas le regarder. La seule chose qui me préoccupe l'esprit est le moyen de sortir de cette classe en brisant une fenêtre. Si je réussis à atteindre les vitres sans qu'il ne me rattrape je pourrai peut-être donner un coup et.. « Je peux savoir ce que je t'ai fait ? Je peux savoir ce qui te prend ? La cause de ton putain de mutisme ? » Silence. Ce qui me prend ? Non mais il se moque de moi ? Je ris intérieurement à ce magnifique retournement de situation. C'est lui qui a lancé les hostilités et il se permet de me dire ça ! Je lève la tête d'un cou sec puis lui dit. « Ce que tu m'as fait ? Tu te fous de moi ? La question c'est plutôt, qu'est-ce que TU m'as fait ! Non mais c'était quoi cette pseudo crise de jalousie il y a genre deux semaines ? Tu te prends pour qui, putain ? » Je suis énervée, énervée qu'il veuille dicter mes moindres faits et gestes tout ça parce que je couche avec lui. « Je ne t'appartiens pas, Castiel. Je suis ton élève, tu es mon professeur. Oui, on a couché ensemble, de nombreuses fois même, mais je ne suis pas ta chose sexuelle. Je ne t'appartiens pas. » Je finis ma phrase presque à voix basse. Je ne lui appartiens pas et la vérité, c'est que d'une façon assez étrange, j'aimerai lui appartenir. « Puis merci, mais si je n'ai pas envie de t'adresser la parole c'est encore mon droit. Surtout que j'avais mieux à faire. » Dans les dents, monsieur Wheeler. Oui, je crois que je cherche à ce qu'il s'énerve définitivement contre moi.
Spoiler:
 


Dernière édition par R. Louhan Watters le Lun 12 Déc - 20:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tell me what i'm doing. Please.   Dim 20 Nov - 12:07

Je ne supportais plus, les regards de Roxanne, me demandant ce qui me prend, elle avait une façon de tout faire passer par le regard qui me rendait dingue, heureusement que je n’étais pas comme elle, parce que je crois que je me serais fait démasqué rapidement. Je ne supportais plus ses airs de petit chaton perdu quand je ne voulais pas la toucher, elle me rappelait Louhan, ses mimiques me rappelaient Louhan. Je savais que j’allais devenir dingue, si je ne lui parlais pas rapidement, je savais que j’allais faire une connerie si je la voyais encore avec mon « frère ». Restant quelques minutes de plus dans la voiture, je regardais furtivement si je ne la voyais pas arriver, si je la voyais, je n’avais qu’a lui demander de me suivre dans ma voiture, et de m’enfuir avec. Ou pas. Je n’avais qu’à lui demander des explications, faisant passer notre conversation pour une discussion professeur/élève. J’avais encore l’image de son ombre près de sa fenêtre et de l’ombre de mon frère, que j’avais aperçu plus tôt ce matin, et je savais que ce que je ressentais à ce moment-même n’était pas vraiment normal. J’étais jaloux. Et je n’avais jamais été jaloux comme cela auparavant, certains disent que la jalousie est une preuve d’amour, mais pourtant je n’avais pas le sentiment d’être amoureux. Et si, ce que je ne voulais pas le moins du monde était en train de se passer ? Fermant les yeux, je me dirigeais dans la salle des professeurs pour prendre un café et évitais de penser à la réaction que je pourrais avoir en la voyant arriver, fraîche comme une fleur dans la salle de cours, j’avais peur intérieurement d’avoir une réaction totalement déplacée. Buvant rapidement mon café, je saluais Mark et me dirigeais d’un pas rapide vers la salle de cours qui m’avait été attribuée au début de l’année.

Lorsqu’elle entra dans la salle, je regardais autour de moi si du monde était déjà arrivé, mais vu les têtes qui se présentaient devant moi, je ne pouvais rien faire. Je me contentais de la fixer , pour essayer de déceler ne serait-ce que quelque chose dans son regard. Elle n’exprimait rien, elle me décontenançait. Je me sentais perdu, comme un gamin qui vivait son premier amour. Je récitais le cours, ne sachant même pas moi-même ce que je leur disais, je leur sortais des mots, les regardaient écrire mais je n’étais pas avec eux. Je me remémorais cette soirée, où tout avait basculé. A cause de cette putain de jalousie qui me rongeait de l’intérieur. La sonnerie me tira de ma rêverie et je la voyais filer. Lorsque je l’interpelle, elle se contente de se retourner, ses yeux marrons me fixant, je ne pouvais pas perdre pied. Lorsqu’elle s’installa sur une table, des idées me traversèrent l’esprit, des idées qui n’avaient pas à être là, vu l’étendu de la situation. La porte était verrouillée, je n’avais pas cours après, je ne savais pas si elle avait cours elle, mais tant pis, je lui ferais un pathétique mot d’excuse. Je ne la regardais pas, je ne voulais pas la regarder, parce que je savais que je plierais, que j’essaierais de lever le drapeau blanc, et qu’elle me cracherait à la figure dans le sens figuré. Et je ne voulais pas avoir une tête de dépité toute la journée. « Ce que tu m'as fait ? Tu te fous de moi ? La question c'est plutôt, qu'est-ce que TU m'as fait ! Non mais c'était quoi cette pseudo crise de jalousie il y a genre deux semaines ? Tu te prends pour qui, putain ? » Je sentais qu’elle me fixer, je me retournais alors pour briser le silence qui venait encore une fois de s’installer dans la salle « Je.. » *suis désolé* « Je ne t'appartiens pas, Castiel. Je suis ton élève, tu es mon professeur. Oui, on a couché ensemble, de nombreuses fois même, mais je ne suis pas ta chose sexuelle. Je ne t'appartiens pas. » Ne répondant pas, je la laissais s’engouffrer dans sa rage, il fallait qu’elle explose. La sentant faiblir, je prenais le risque de m’avancer d’un pas vers elle. « Puis merci, mais si je n'ai pas envie de t'adresser la parole c'est encore mon droit. Surtout que j'avais mieux à faire. »

Je fermais les yeux, pour ne pas dire des choses que je regretterais après. Prenant une intense respiration, je rouvrais les yeux pour la fixer. « Je ne t’ai jamais considéré comme une chose sexuelle, Louhan. Alors arrête ta psychose parce que tu le sais très bien. Si je t’avais considéré comme un vulgaire jouet je ne … » *penserais pas sans cesse à toi* « … resterais pas à tes côtés une fois que nous avons finis de faire l’amour. Je partirais comme un voleur. » J’avais failli lui dévoiler qu’elle hantait mes pensées, mais je m’étais rétracté comme un imbécile. Tout aurait pu être plus simple. T’avais autre chose à faire ? Comme quoi ? Te taper mon … » Je ne pouvais pas admettre devant elle, que cet homme avait quelque chose à voir avec moi. Elle y prendrait une entière satisfaction. Oh puis merde. « Mon frère. Ouais. Cet espèce de … connard est mon frère. Et tu sais très bien, que je … veux ton bonheur. Mais merde, pas avec lui. Tout sauf avec lui. » Je ne voulais pas qu’elle souffre, je ne connaissais pas cet homme, et je ne le sentais pas non plus. Je savais qu’un jour ou l’autre il lui briserait le cœur, et je ne supportais pas de savoir qu’elle pouvait souffrir d’un instant à l’autre. Je la voulais, je ne voulais pas la partager. « Moi tout ce que je veux c’est toi. Et tu veux savoir ? J’arrête pas , j’arrête pas de penser à toi. T’es tout le temps dans ma tête merde. Il arrive même que je passe devant chez toi le matin, avant de venir ici, pour voir si il y a de la lumière, pour voir si tu vas bien. » *mais quel con !* Je venais de lui avouer partiellement ou même entièrement que je pensais souvent à elle. « Oublie ce que je viens de te dire. C’est … débile. » Je suis un débile, je suis un débile amoureux de son élève, mais qui ne veut pas lui avouer. Parce que je suis un débile qui a une femme qui l’attend à la maison. Me rapprochant d’elle, je venais à effleurer son bras. Je savais qu’elle allait me repousser mais tant pis.

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MessageSujet: Re: Tell me what i'm doing. Please.   Dim 20 Nov - 21:07

Avachie sur la table de cours, ma main retenant ma tête qui se fait de plus en plus lourde, mon regard est fixé sur l'horloge de la salle de classe. J'ai l'impression que le temps se fout de moi, que les aiguilles cessent de ralentir juste parce que me voir dans un état de stress total ça les amusent. Je tapote mon stylo contre mon cahier, mes yeux regardent alors le bureau de monsieur Wheeler où un tas conséquent de copies traîne. Que fait-il de ses soirées depuis que l'on ne se voit plus ? Je me pose la question sans vraiment vouloir la réponse. Je suis sûre que sa femme a retrouvé une activité sexuelle descente depuis qu'il est revenu à la maison. Je soupire, pourquoi me fais-je autant de mal à penser à une chose qui me répugne ? Je regarde toujours avec insistance le bureau de Castiel qui me rappelle des souvenirs pour le moins mémorable. Ce qui est bien avec un homme comme lui et qui est donc plus vieux que moi, c'est que je peux assouvir mes moindres fantasmes, y compris le fait de coucher avec quelqu'un dans une salle de classe. Je souris à cette pensée, me remémorant mes ébats avec Castiel. Cet homme sait y faire avec les femmes, il n'y a pas à dire. Je me demande avec combien de femmes il a couché. Question que je ne lui poserai sûrement jamais par peur qu'il me la retourne et qu'il ne s'enfuit en courant. En effet, je suis plutôt du genre à coucher avec un parfait inconnu un soir sur deux que de m'attacher à la même présence tous les jours, Castiel est l'exception qui confirme la règle.

Nous sommes à la moitié de l'heure de cours. J'ai l'impression que ça fait des heures que je suis là, assise sur ma chaise à essayer de m'intéresser à tout sauf à la présence de Castiel dans la même pièce que moi. J'ai presque envie de lui sauter dessus et de me blottir dans ses bras tellement il me manque. Putain, parmi tous les hommes d'Oxford, il a fallu que j'en pince pour mon professeur de musicologie, que je couche avec lui et que j'en devienne accroc. Je dois être la fille la moins chanceuse du coin pour ne pas tomber sous le charme d'un beau mâle de mon âge. La voix de Castiel arrive enfin à mon cerveau, moi qui me suis donnée tant de mal pour ne pas que cela arrive. Un frisson parcours mon corps et je deviens instantanément plus molle. Sa voix mielleuse est déconcertante. Je regarde mon cahier et griffonne des mots qui n'ont aucun sens alors que ma conscience se focalise à la façon dont Castiel parle, aux vagues que forme sa voix à chaque phrase qui sort de sa bouche. Je suis raide dingue de mon professeur et malheureusement, je ne connais pas de remède à ça.

« Je.. » La sonnerie a retenti depuis plusieurs minutes maintenant. Heureusement que je n'ai pas cours, car sinon je doute que j'eusse été acceptée aussi facilement. Mon regard est plongé dans celui de Castiel, des tas de sentiments passent à travers. L'envie qu'il me déshabille rapidement, l'envie de lui fracasser la figure et l'envie qu'il me laisse sortir de cette maudite classe. Je finis de parler sur une phrase lui laissant croire que je n'ai pas besoin de lui dans ma vie, que j'ai mieux à faire que de m'envoyer en l'air avec un vieux de trente balais. Lui qui s'était rapproché se stoppe net et ferme les yeux, avant de respirer un grand coup. Ai-je touché un point sensible ? « Je ne t'ai jamais considéré comme une chose sexuelle, Louhan. Alors, arrête ta psychose parce que tu le sais très bien. Si je t'avais considéré comme un vulgaire jouet je ne ... » Le fait qu'il m'appelle Louhan me déstabilise, à croire qu'il n'est pas au courant que mes amis m'appellent Lula. « ... resterais pas à tes côtés une fois que nous avons finis de faire l'amour. Je partirais comme un voleur. » Faire l'amour. Cette expression me fit frissonner. Moi qui pensais que nous ne faisions que baiser et bien non, nous faisions l'amour. « T'avais autre chose à faire ? Comme quoi ? Te taper mon ... » Je le regarde, d'un air intéressé. Son quoi ? « Mon frère. Ouais. Cet espèce de ... connard est mon frère. Et tu sais très bien, que je ... veux ton bonheur. Mais merde, pas avec lui. Tout sauf avec lui. » Mes yeux sont alors grands ouverts et au moment où j'essaie de parler, il continue sa longue tirade. Son frère ? Mais merde, c'est quoi encore cette embrouille ? « Ce n'est pas parce que tu as le même non de famille que Flynn que cela en fait ton frère ! Et puis, arrête de le traiter de connard ! De nous deux, je pense que c'est moi la mieux placée pour le juger ! » Je déteste qu'on juge les personnes alors qu'on ne les connaît pas et c'est exactement ce que fait Castiel à l'heure actuelle. Son frère. Je ne peux y croire, ils ne se ressemblent pourtant pas.. Quoi que au lit, le point de comparaison peut être proche.. Bref. « Moi tout ce que je veux c'est toi. Et tu veux savoir ? J'arrête pas, j'arrête pas de penser à toi. T'es tout le temps dans ma tête merde. Il arrive même que je passe devant chez toi le matin, avant de venir ici, pour voir s'il y a de la lumière, pour voir si tu vas bien. » Je baisse la tête, mes joues deviennent légèrement roses et je souris. Même si sa phrase lui donne un air de psychopathe, je suis heureuse qu'il se préoccupe de moi. Je ne suis pas la seule à penser à nous. « Oublie ce que je viens de te dire. C'est ... débile. » Je ne parle toujours pas, sous le choc de toutes ces déclarations. Non, je ne veux pas oublier ce qu'il vient de me dire. Je ne veux rien oublier. Je crois que je suis la fille la plus heureuse du monde à l'heure actuelle. Il se rapproche de moi, je sens alors sa peau toucher délicatement ma peau dévêtue de ma veste en cuire, posée sur ma chaise. Je pose mon front en douceur contre le sien, avant de lui dire. « T'es un vraiment psychopathe, tu sais. » Je ris légèrement, avant de continuer. « Je ne veux pas oublier ce que tu viens de me dire tu sais, mais tu ne dois pas ressentir ça pour moi. Je suis ton élève, tu es marié et je refuse de vivre une relation sérieuse et ennuyante. Je ne veux pas me lasser de toi. » finis-je par lui dire, tout bas. Oui, je ressens les mêmes choses que lui, mais j'ai bien trop peur de lui dire. Peur de quoi ? De le voir partir et d'être abandonnée. De me retrouver seule, encore une fois.
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MessageSujet: Re: Tell me what i'm doing. Please.   Lun 21 Nov - 18:21

Je savais qu’elle n’avait pas envie d’être ici, dans la même pièce que moi, je pouvais le lire sur son doux visage. Elle essayait tant bien que mal de ne pas me regarder, et j’essayais de faire la même chose, pour que personne ne remarque les regards que je pouvais avoir envers elle. Je savais que je la regardais d’une autre façon que je regardais les étudiantes si belle soit-elle, ou les étudiants qui n’avaient pas la moindre importance pour moi. Et je savais que le regard, que les regards que je lui adressais je ne les adresserais à personne. C’était elle ou personne. C’était nous contre tous.

Je ne supportais pas son regard, la porte était verrouillée depuis des minutes, et je n’avais qu’une envie depuis que j’avais tourné cette saloperie de clé, lui sauter dessus ou l’embrasser. Faire passer tout les sentiments que je taisais à travers ce baiser. Mais vu les piques qu’elle me lançait dans ses phrases, mon envie s’était rapidement éteinte. Parce que je sentais que ce n’était pas le moment de penser à cela, pas dans des circonstances pareilles. Elle n’a pas besoin de moi, sa phrase me fit l’effet d’un coup de poignard, un pincement au cœur. Je n’avais pas vraiment envie de répliquer de manière cinglante. Je n’avais surtout pas envie que notre relation glisse un peu plus dans les abîmes. Je pouvais sentir une faiblesse en elle, lorsque que je l’appelais Louhan. Je savais parfaitement que ses amis l’appelaient Lula. Je ne voulais pas qu’elle prenne la mouche, je vis sa peau frissonnait quand j’évoquais nos ébats et que je lui rétorquais que nous faisions l’amour, je me doutais qu’elle pensait que je la considérais comme un vulgaire objet sexuel. Je pouvais le lire sur son visage. Elle me blessait à penser cela, mais je me taisais. Son regard changea du tout au tout quand j’évoquais le prénom de Flynn. Ce regard passa de l’intérêt à la stupeur, puis par de la colère. « Ce n'est pas parce que tu as le même non de famille que Flynn que cela en fait ton frère ! Et puis, arrête de le traiter de connard ! De nous deux, je pense que c'est moi la mieux placée pour le juger ! » *Ah oui ?! Je ne suis pas con LOUHAN, Je sais reconnaître les connards et il en est un de première. Mais bon.* Soupirant, je me contentais de la fixer, à court de mot. Si j’avais dans l’optique de l’insulter encore, je m’en prendrais une et c’était réellement la dernière chose dont j’avais envie.

Ma fierté mal-placée me donnait envie de vomir, pris d’un élan de folie, je lui ouvrais partiellement mon cœur, même si mon esprit me hurlait de faire le contraire, ma grande bouche enchaînait les mots mon esprit lui hurlait intérieurement d’arrêter mais je ne pouvais pas. Une fois ma longue et pathétique tirade terminait, je la fixais ses joues se coloraient furtivement de rose, ce qui me fit sourire. Elle n’avait pas envie de briser le silence, alors mon subconscient le fit à sa place, pour dire quelque chose que je ne voulais en aucun cas dire. Je ne voulais pas qu’elle oublie ce que je venais de lui dire, mais qu’elle y pense souvent quand nous étions séparés. Brisant la distance que j’avais imposé dès le début entre nous, je m’approchais d’elle ma main venant caresser son bras dépourvu de vêtements, laissant tout de même un espace entre nous. Elle s’approcha alors pour venir coller son front contre le mien. « T'es vraiment un psychopathe, tu sais. » Son rire se mêla alors au mien. « Oui je sais.. Lula. » Je l’avais appelé Lula, pour qu’elle sache que j’en savais beaucoup plus qu’elle ne le pensait. « Je ne veux pas oublier ce que tu viens de me dire tu sais, mais tu ne dois pas ressentir ça pour moi. Je suis ton élève, tu es marié et je refuse de vivre une relation sérieuse et ennuyante. Je ne veux pas me lasser de toi. » J’étais muet après cette phrase, je ne savais pas quoi lui dire, parce qu’elle venait de terminer sa phrase à voix basse, comme si elle ne voulait pas que j’entende ce qu’elle avait à me dire. Manque de bol, j’avais une ouïe beaucoup plus développée qu’elle ne le pensait. Ouvrant la bouche, je la refermais aussitôt pour ne pas dire de bêtises. « Oui je suis marié, mais je pense, je suis même sûr que je n’aime plus ma femme. » J’avais réellement besoin de lui dire cela, afin qu’elle ne croit pas que j’étais un beau parleur. Depuis que j’avais couché avec Louhan, pour la première fois, je ne touchais plus Roxanne, parce que j’avais peur de dire le mauvais prénom pendant nos ébats, et je n’avais pas vraiment envie que Roxanne aille abîmer Louhan. « Et si j’étais toujours amoureux de ma femme, je ne m’amuserais pas… Enfin, je ne ferais pas sa, parce que ce n’est pas un amusement. » La main qui avait caressé son bras quelques instant plus tôt, vint doucement se poser sur sa joue, au fur et à mesure que je rapprochais mon visage du sien je pouvais sentir son souffle. Lorsque mes lèvres se posèrent sur les siennes, je prenais son visage entre mes mains, en l’embrassant comme je ne l’avais jamais embrassé. Doucement, tendrement. Même si au fond de moi j’avais peur qu’elle me rejette, j’aurais au moins pu reposer mes lèvres sur les siennes avant qu’elle ne s’en aille pour toujours. Ou pas.
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MessageSujet: Re: Tell me what i'm doing. Please.   Sam 26 Nov - 22:14

Je n'ai pas envie d'avoir mal. Je sais que c'est ce que tout le monde redoute, mais j'ai tellement peur de souffrir que je fais tout pour ne pas avoir une relation sérieuse, je fais tout pour ne pas être aimée à ma juste valeur. Je sais que je vaux mieux que tous ces coups d'un soir, je sais que je vaux mieux que tout ça, mais non, je ne peux pas faire autrement. J'ai peur de ressentir quelque chose de fort et qu'on finisse par me briser le cœur. J'ai aimé Grégoire de toutes mes forces et il est mort. J'ai aimé Archie de tout mon cœur et il m'a laissé, du jour au lendemain, sans explications. Je ne veux pas tomber amoureuse de Castiel, car je sais qu'il finira par me quitter comme tous les autres. Il voudra renouer les liens avec sa femme, se faire une autre étudiante pour se remémorer sa jeunesse passée. Je sais que souffrir c'est dans le cycle de la vie. Nous sommes heureux puis nous souffrons, sans malheur, nous ne nous rendrions pas compte de notre bonheur. J'ai peur de tomber amoureuse de lui.

Castiel me fait complétement perdre la tête, il n'y a pas un seul instant où je n'ai pas envie de lui. Je n'ai jamais eu autant envie d'une personne que de lui. J'ai envie de frotter mon nez contre le sien délicatement, j'ai envie d'embrasser chaque partie de son visage petit à petit, j'ai envie de glisser ma main dans ses cheveux et de les ébouriffer pour qu'il me regarde de cet air indifférent qu'il fait si bien. J'ai envie de poser ma tête sur son épaule et de respirer lentement son odeur qui me donne à chaque fois des frissons. J'ai envie de joindre ma main avec la sienne tout en l'embrassant. J'ai envie de m'endormir sur son torse, l'un de ses bras autour de ma taille me rapprochant un peu plus de lui. J'ai envie de me réveiller et qu'il soit la première chose que je vois de la matinée. J'ai envie de toucher du bout des doigts ses lèvres lorsqu'il me sourit. J'ai envie de tellement de choses lorsqu'il s'agit de lui.

« Oui je sais... Lula. » Je souris à sa phrase, mon surnom sonne tellement bien quand il sort de sa bouche. Sa voix rauque me fait vibrer. C'est fou l'effet qu'il a sur moi. Il me dit qu'il ne veut que moi, qu'il n'arrête pas de penser à moi. Intérieurement, je souris de toutes mes dents, je suis tellement contente d'occuper ses moindres pensées comme lui occupe les miennes. Sa main vient effleurer ma peau, je frissonne. Je peux enfin sentir son odeur et ressentir le contact de sa peau sur la mienne. Je le préviens que je ne veux pas de relation sérieuse, que je ne veux pas quelque chose d'ennuyant, de routinier. Le mode de vie que je mène est incompatible avec la fidélité et la seule chose que je redoute autant que d'avoir mal, c'est de lui faire mal. « Oui je suis marié, mais je pense, je suis même sûr que je n'aime plus ma femme. » Je ne sais pas quoi lui répondre. Je pense à sa femme, qui ne se doute de rien, qui n'a même plus le droit d'être touché par l'homme qu'elle aime, qui ne l'embrasse même plus. Je pense à cette souffrance qu'elle doit ressentir lorsqu'elle le sent s'éloigner un peu plus. Je suis une traînée blonde, une traînée qui s'en veut horriblement maintenant que le mal est fait. « Je suis désolée, tout est de ma faute... » dis-je tout bas. Ma voix est nouée et je me sens affreusement honteuse. Mes pieds se balancent d'avant en arrière, comme pour me rassurer, me détendre et me faire passer ce sentiment horrible. « Et si j'étais toujours amoureux de ma femme, je ne m'amuserai pas... Enfin, je ne ferai pas ça, parce que ce n'est pas un amusement. » Sa voix est plus proche, il bloque alors mes jambes. Je relève ma tête timidement alors qu'il vient caresser ma joue du bout des doigts. Je lui souris, nos souffles s'attirent puis ses lèvres viennent s'écraser tendrement sur les miennes. Je suis anesthésiée du monde, plus rien ne compte désormais. Il n'y a plus que lui et moi, nos lèvres réunies. Je pose l'une de mes mains sur son torse, tirant doucement sur son débardeur alors que mon autre main, elle, se cache derrière sa nuque de façon à approfondir notre baiser qui me fait vibrer de tout l'intérieur. Une fois que nos lèvres se séparent pour rester à quelques centimètres l'une de l'autre, je lui soupire. « Embrasse-moi encore, jusqu'à ce que tu n'en puisses plus. » Puis elles retrouvent ce chemin qu'elles connaissent par cœur, se dévorant. Je place mes jambes autour de sa taille et le sers contre moi, sa chaleur venant envelopper mon corps fin.
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MessageSujet: Re: Tell me what i'm doing. Please.   Dim 27 Nov - 21:43

Je l'aimais. Cela pouvait paraître con dit comme ça, mais je l'aimai. Oui. J'eus déjà aimé comme cela, Roxanne, mais cette fois-ci c'était plus fort. C'était comme si on m'arrachait les entrailles quand je devais m'en aller le matin, quand je fus obligé de quitter son lit pour retrouver une vie normale. Je n’avais plus envie de la quitter, si je pouvais je plaquerais tout et je partirais avec elle a Paris, a Rome et nous aurions une maison avec un chat ou un chien, comme elle voulait. Je savais que c’était elle que je désirais le plus au monde, mais il y avait Roxanne. Et je savais aussi qu’elle n’aimait pas Roxanne ce qui était tout à fait compréhensible, parce que quand je ne venais pas chez elle le soir, c’était qu’il y avait Roxanne à la maison et que je ne pouvais pas partir décemment, trouver une fausse excuse pour pouvoir rejoindre Louhan. Je ne pouvais pas inventer une excuse bidon chaque soir. C’était impossible.

Je ne savais pas comment me comporter en sa présence, quand elle était dans la salle de cours, qu’elle me regardait, j’avais envie de virer tout le monde de cours et de la serrer dans mes bras. J’étais obsédé. Elle m’obsédait et je ne supportais pas le mutisme dont elle avait fait preuve depuis une semaine. J’avais été obligé de lui dire de rester à la fin du cours prétextant un problème, le problème c’était notre relation, je ne voulais pas lui avouer mes sentiments, et elle n’avait pas envie d’une relation sérieuse. On se tournait autour comme deux aimants, et lorsque nous nous retrouvions seuls, nous nous collions ensemble et la difficulté pour nous décoller était de plus en plus forte au fil des semaines. Jusqu’au jour ou nous ne nous quitterons plus. J’avais peur lorsque j’avais fermé la porte de la salle de cours, qu’elle ne fuit comme une voleuse pour ne pas avoir à m’affronter. Mais non elle était resté la devant moi, assise sur sa table à me fixer avec hargne. Elle était en colère et j’ai réussi à la dérider en sortant des mots, que je ne voulais pas sortir.

J’avais envie de me coller à elle et de l’embrasser, de la déshabiller sur le champ. Mais la seule fois ou nous avions fait l’amour dans cette salle de classe, nous avions failli être attraper par des élèves, donc c’était l’un des lieux à prohiber tout comme mon appartement, parce que je ne savais jamais quand Roxanne rentrait, et je n’étais pas encore prêt à lui avouer mon infidélité, mon amour pour Louhan. Lorsque je lui avoué que j’allais la plupart du temps chez elle, elle ne trouvait rien de mieux à faire que de m’insulter de psychopathe ce qui me fait sourire. Je savais que j’étais un psychopathe et j’assumais. Je m’inquiétais pour elle, c’était uniquement cela. De l’inquiétude. Mes mains ne pouvaient pas rester à leur place et elles se contentaient de lui caresser la peau, du bout du doigt, comme timidement. Sauf que j’étais tout sauf timide mes pensées n’étaient pas timides, je l’imaginais, devant moi nue. Je lui avouais ne plus aimer ma femme, je lui avouais que je l’aimais, de façon subliminal, mais elle n’avait pas l’air de le remarquer ce mot. « Je suis désolée, tout est de ma faute... » Ce n’est pas de sa faute. C’est de la mienne, uniquement de la mienne. « Chut… » Ce que j’avais envie de faire depuis que j’avais verrouillée cette porte se présenta comme une lettre à la poste. Avec appréhension, je m’approchais de ses lèvres et l’embrassais comme jamais. Un de ses mains maltraitait mon débardeur alors que son autre main venait se placer sur ma nuque pour que nous soyons seuls au monde. Le souffle coupé je me reculais légèrement, pouvant sentir son souffle contre mes lèvres. Elle soupirait, ce qui me fit sourire. « Embrasse-moi encore, jusqu'à ce que tu n'en puisses plus. » Ma main s’attardait sur son chemisier, caressant les boutons que je me retenais d’arracher. Mes lèvres descendaient doucement le long de son cou, puis remontaient le long de sa joue. « Tu m’as manqué mon .. Lula. Vraiment. » J’avais failli l’appeler mon amour. L’une de mes mains se nichait dans ses cheveux alors que l’autre, soutenait sa jambe. Je nous levais et nous collait contre le mur. Elle était bloquée. « Plus jamais de mutisme hein… ? » Je ne lui laissais pas le temps de répondre et écrasais mes lèvres contre les siennes, nous étions à l’abri des regards, et je ne savais pas comment cela allait tourner, mais j’avais un bon pressentiment, je savais que nous allions nous réconciliés, d’une bonne ou d’une mauvaise manière. Et même si ce lieu était prohibé, je me fichais de ce que nous allions faire dans les minutes qui allaient suivre, et je ne le regretterais pas.

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MessageSujet: Re: Tell me what i'm doing. Please.   Mer 30 Nov - 21:10

Je l'aime, peut-être. C'est surement pour ça que mon cœur bat la chamade lorsqu'il est dans la même pièce que moi, c'est surement pour ça que lorsqu'il me regarde je ne peux m'empêche de lui sourire et aussi pour ça que je rêve de lui, que je pense à lui, que j'ai envie de lui, de sa présence à mes côtés jours et nuits. Seulement, la vie est toujours plus compliquée que ce qui n'y parait. Je ne crois pas en Dieu, mais s'il existe, je tiens à lui dire que c'est une belle enflure de m'avoir fait vivre cette vie-là, de m'avoir retiré mon meilleur ami trop tôt, de m'avoir enlevé mon grand amour sans raisons valables, de m'avoir fait tomber amoureuse de ce professeur marié à une femme qui, j'en suis sûre est d'une beauté à couper le souffle. La seule chose qu'il y a de bien, c'est la relation que j'ai avec mon père, la façon dont il me comprend, rien qu'au son de ma voix. Il a toujours été là pour moi, il a toujours essayé de me protéger et même si nous sommes différents, même si lui est plus intéressé par l'agent que par sa vie sociale, je sais que je peux toujours compter sur lui et qu'il soutiendra toujours chacune de mes décisions même s'il n'est pas d'accord avec ça. Il préfère que je fasse mes propres erreurs.

Bref, revenons à ce que je ressens - éventuellement - pour Castiel. Cela fait environ huit mois que pour la première fois, nous avons couché ensemble. Cela fait environ huit mois que ses délicates et tendres lèvres se sont posées sur les miennes pour que j'en devienne folle. Je ressens encore la sensation de ses mains sur ma peau, lors de notre première fois. Il a été le premier homme avec qui j'ai couché depuis qu'Archie m'a lâchement abandonné. Il m'a libéré de son emprise étouffante - enfin, c'est ce que je pensais. Chaque geste le plus anodin prend une tournure magique lorsque c'est lui qui le fait. C'est fou ça, d'être tellement accroc à quelqu'un qu'on en devient dépendante. Seulement, je ne suis décidément pas prête à lui avouer le fait que je pense ressentir certains sentiments à son égard. Non, je ne veux pas tout gâcher entre nous. Si notre relation devient sérieuse, si l'on s'aime pour de vrai, comment fera-t-on ? Je veux dire, il a une femme, je suis son étudiante. Il est évident que je ne peux rester qu'une simple amante cachée.

Mes yeux fixent les carreaux de la salle. Je me sens affreusement honteuse de ne prendre que maintenant conscience de la situation que vit sa femme, que les sentiments qu'elle ressent doivent être horribles. Son mari ne l'aime plus et ne la touche surement plus. Je suis tellement désolée, d'avoir provoqué tout ça, d'avoir aggravé mon cas. Je m'excuse auprès de Castiel, ma voix tremblante. Je ne sais pas vraiment ce que je fiche avec lui alors que sa tendre et douce épouse doit surement l'attendre au foyer. « Chut... » me dit-il. Oui, tais-toi Lula, arrête de raconter des conneries aussi grosses que toi ! Du bout des doigts, il lève mon visage et ses lèvres viennent attraper les miennes, sensuellement. Je tremble légèrement, l'excitation surement. L'excitation de pouvoir de nouveau goûter à ses lèvres onctueuses. Comment ai-je pu me passer de ce délice si longtemps ? Je réponds à son baiser, presque de façon bestiale, précipitée. Nos lèvres se séparent, je l'implore de continuer, encore et encore. Ses lèvres se nichent dans ma nuque, je baisse alors ma tête vers l'arrière. Je frissonne sous ses doigts explorateurs de mon chemisier qui donne l'impression de le gêner. Il vient embrasser ma joue, tendrement, avant de me dire. « Tu m'as manqué mon .. Lula. Vraiment. » Je souris, bien que je n'ai pas compris son hésitation. Mon quoi ? Mon cœur ? Mon ange ? Mon amour, peut-être ? Je ne sais pas, je m'en fiche un peu. Le principal, c'est que je lui ai manqué, ne serait-ce qu'un tout petit peu. « Toi aussi, Castiel.. » soupire-je en posant mon front contre le sien. Il profite de ce moment pour me lever et me coller contre le mur, sans pour autant me faire mal. Je lui souris, caresse sa joue du dos de ma main et dépose un léger baiser sur ses lèvres. « Plus jamais de mutisme hein... ? » Il écrase mes lèvres, comme s'il craignait que je lui réponde positivement. Non, je ne veux plus jamais me passer de sa voix rauque et terriblement sexy. Nos langues dansent ensemble. Elles dansent de façon à s'animer l'une l'autre. Elles jouent, se cherchent, s'excitent. Elles se trouvent pour ne plus jamais être séparées aussi longtemps. Je reprends ma respiration avec difficulté, à bout de souffle. « Plus jamais.. » arrive-je enfin à lui répondre. Je viens lui mordre la lèvre inférieure alors que la tension sexuelle de la pièce monte encore un peu plus. « Pas ici.. Castiel.. » essaye-je de placer, entre deux baisers sauvages. J'ai envie de lui plus que tout au monde. Seulement, je n'ai pas envie de me faire prendre, ni par les élèves, ni par un professeur. Bien que le jeu en vaille la chandelle.


Dernière édition par R. Louhan Watters le Jeu 1 Déc - 20:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tell me what i'm doing. Please.   Mer 30 Nov - 22:12

J’avais envie de tout lui avouer à ce moment-même au diable Roxanne, au diable l’université, au diable les élèves, au diable mon frère. J’avais envie qu’elle soit mienne dans tout les sens du terme. J’avais envie de la voir s’endormir le soir dans mes bras, avec son air de féline rassasiée, et la voir se réveiller le matin, avec ses petits yeux. J’avais envie de vivre une relation avec elle. Mais c’était tout bonnement impossible dans la mesure où je ne savais pas ce qu’elle ressentait pour moi, et peut-être qu’elle se servait de moi pour avoir des relations sexuelles régulières, je ne l’imaginais pas comme sa, mais peut-être avait-elle un double démoniaque qui ne demandait qu’à s’exprimer. Et je l’emmerdais profondément ce double. Cela faisait environ six mois que j’avais commencé à ressentir des choses sérieuses pour Louhan. Au début je pensais que tout cela n’était qu’un jeu et j’étais tombé dans le panneau comme un vulgaire débutant. J’avais toujours pensé que lorsque nous avions des relations sexuelles avec une personne inconnue ou presque, tout se limiterait à du sexe. Uniquement du sexe. Mais je m’étais étalé lamentablement, c’était tout bonnement impossible. Peut-être que d’autres personnes y arrivaient mais pas moi. J’étais devenue accroc à cette fille. Et je ne voulais pas m’en défaire, je ne voulais plus qu’elle parte.

Je savais que si un jour, nos chemins venaient à se séparer, je ne regretterais rien de ce que j’avais pu faire par le passé avec elle, et ce que je pourrais faire dans le futur. Une vie. Voila ce que l’on nous a offert et je comptais bien en profiter comme il se doit. Je n’avais pas dans l’optique de rester professeur toute ma vie et si elle me demandait de quitter ce boulot, je le ferais dans la minute qui suivaient. Mais nous n’en étions pas encore à ce stade-là. Ses lèvres sur les miennes me ramenaient durement à la réalité, je ne pouvais pas, je ne voulais pas qu’elle s’excuse pour des choses qu’elle n’avait pas fait. Tout était de ma faute, et j’en assumais pleinement les conséquences, puisque c’était moi qui avait fait le premier pas vers elle huit mois plus tôt. C’est moi qui avait posé une main sur sa cuisse, c’est moi qui l’avait embrassé sur son canapé. C’était moi qui avait le premier pas. Elle n’y était pour rien dans un sens, mais dans l’autre si. Elle m’avait envoûté et je n’avais pas eu envie de résister. Je la sentais prolonger notre baiser de façon bestial, comme quand nous étions dans son appartement à nous chauffer mutuellement, à nous chercher du regard, à nous affronter, à nous défier silencieusement. Je ne pouvais pas m’empêcher de lui dire qu’elle m’avait manqué. Elle m’avait tellement manqué que je n’arrivais plus à penser à autre chose qu’a elle, le soir, en me réveillant en pleine nuit, le matin ou encore quand Roxanne me faisait ses avances malsaines. Je n’avais pas arrêté une seule seconde de penser à elle. J’aurais dû l’appeler mon amour, tout aurait été plus simple. Nous aurions peut-être fait un pas vers l’autre plus rapidement que maintenant. « Toi aussi, Castiel.. » Je me contentais de sourire, alors que je rapprochais nos corps un peu plus l’un de l’autre en nous collant contre l’un des murs qui jouxtait la porte, si elle s’ouvrait nous serions cachés et nous aurions le temps de nous reprendre. Je frissonnais lorsque sa main s’attarda sur ma joue et quand ses lèvres se posèrent sur les miennes, je voulais avoir la confirmation, que nous ne serions plus jamais en froid. Je ne pouvais attendre sa réponse, mes lèvres s’écrasaient sur les siennes, et nos langues se livraient bataille, ma respiration s’accéléraient considérablement et mes lèvres s’étirent en un sourire alors que je repensais à ce qu’elle m’avait dit un soir après que nous ayons fait l’amour. J’allais mourir si je continuais de respirer comme cela, mais je ne pouvais rien y faire. Je ne pouvais rien y faire tant qu’elle était dans les parages.

« Plus jamais.. » Sa voix était essoufflée, elle avait eu le don de me rassurer rapidement, je ne supporterais pas de la perdre une seconde fois, je ne supporterais pas de la savoir dans les bras d’un autre. Je savais que ma jalousie me ferait faire des conneries un de ces jours, et je m’en fichais. Je préférais mourir jaloux, que mourir comme un con qui n’a jamais essayé de garder la femme qu’il aimait. Sa lèvre mordillait la mienne ce qui déclencha une série de frisson le long de mes bras. J’avais envie d’elle, ici dans cette pièce. Je me fichais des conséquences, bien qu’être viré pour avoir couché avec une de mes élèves ne devait pas être bien reçu, je ne pouvais pas ne pas avoir envie d’elle à ce moment-même. « Pas ici.. Castiel.. » Mes mains se détachaient de son chemisier, et je la reposais doucement sur le sol, collant mon front contre le sien. Ma respiration était toujours aussi rapide, et j’imaginais ce qu’elle était en train de penser, elle devait encore s’en vouloir. Ma main s’attardait sur sa joue, mes doigts passaient dans ses cheveux fins. « Je.. » Je n’avais plus le contrôle de mon esprit, tellement elle m’avait retourné le cerveau. Ma voix baissait en intensité alors que je murmurais les mots qui étaient coincés au fond de ma gorge depuis quelques temps maintenant, « Je t’aime… Lula. » Je secouais la tête, réalisant ce que je venais de dire, je me reculais d’elle et me dirigeais vers la fenêtre pour reprendre mes esprits, je venais de lui avouer que je l’aimais. Je ne voulais pas qu’elle fuit mais dans un sens je l’avais incité à le faire. Je me sentais tellement con à cette instant précis que j’avais envie de me flinguer. J’avais réussi à plomber l’ambiance, j’avais peur de ce qu’elle allait dire. Au fond de moi-même j’étais un homme qui aimait une femme mais qui avait peur de lui avouer.
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MessageSujet: Re: Tell me what i'm doing. Please.   Jeu 1 Déc - 21:40

Je me demande ce qui lui plait tant en moi. Je me demande pourquoi il a cherché à renouer le contact avec moi, car s’il n’avait pas fait le premier pas, je ne pense pas que je l’aurai fait. Qu’est-ce qu’il l’excite dans notre relation ? Le fait que je sois jeune et que je lui rappelle ses années passées ? Le fait que je ressemble à sa femme en retirant les rides qu’elle peut avoir, peut-être ? Je ne comprends pas l’intérêt qu’il porte à mon égard. Non, je ne comprends tout bonnement pas. Je n’ai jamais vu un être aussi banalement ennuyant que moi, surtout quand je sais que dans le fond Castiel mérite mieux. Il mérite une fille qui soit attentionnée avec lui, une fille qui ne passe pas chacune de ses soirées à coucher avec un inconnu, une fille qui ne le repousse pas dès que ça devient trop sérieux tout ça parce qu’elle a peur d’affronter ce qu’elle ressent. J’ai l’impression d’être le diable en personne et lui, un ange tombé du paradis. Est-il venu pour me rendre sage ?

Je crois que je n’ai jamais autant désiré une personne que Castiel et que j’aime chacun des instants passés dans ses bras. J’aime la façon dont il me regarde en souriant quand je lui raconte n’importe quoi, j’aime la manière dont il me fait l’amour, que ce soit tendrement ou bien d’une façon bestiale. Je n’aime pas me réveiller et être seule dans mon lit, sans lui. Je n’aime pas penser au fait qu’il m’ait lâchement abandonné pour rejoindre sa femme. Parfois, je suis persuadée que je ne suis qu’un simple objet pour lui, un fantasme qu’il a depuis toujours. J'ai aussi cette impression étrange qu'il lit en moi d'une facilité surprenante, car à chaque fois que je me laisse à penser ça, il me caresse la joue du bout des doigts, avant de venir coller ses lèvres sur les miennes, délicatement. J'ai alors l'impression d'être importante pour lui et le reste ne me semble pas important. Même si ce n'est qu'une impression, je m'en moque, il est parfois plaisant de se sentir importante aux yeux de quelqu'un, surtout quand il s'agit de Castiel.

Oui, c'est la vérité, il m'a manqué pendant cette foutue semaine et demie, cette semaine où mentalement, j'ai compté les jours passés sans lui. Ses lèvres viennent scellées les miennes, de façon répétitive, sans jamais pour autant m'en lasser. Qu'il est bon d'être embrassé par l'homme qui me procure des frissons à chaque fois qu'il effleure ma peau. Me voilà désormais collée contre le mur, le souffle de Castiel venant se mêler au mien. Je suis excitée et je suis certaine qu'il l'a remarqué. Chacun de ses baisers sont un moment de pur bonheur. Ma main contre sa joue, je laisse nos langues se caressaient dans cette danse sensuelle qu'elles connaissent si bien. Je le rassure en lui disant que plus jamais je ne serai muette, que plus jamais il n'y aura ce froid glaçant entre nous deux. Quand bien même cela viendrait à se reproduire, je doute que je résisterai aussi longtemps, c'est tellement bon de le retrouver et de pouvoir de nouveau inhaler son odeur.

J'ai tellement envie de lui que je ne contrôle pas mes gestes. J'ai envie d'être sienne, j'ai envie de profiter de la vision de son corps nu, j'ai envie d'embrasser chaque parcelle de sa peau, j'ai envie que ses soupirs se mélangent au mien avant cette explosion de bonheur intense que l'on se procure l'un à l'autre. Seulement, j'ai beau avoir terriblement envie de lui, je ne peux me résoudre à coucher avec lui dans cette salle alors que des dizaines d'yeux curieux peuvent nous voir. Je l'arrête donc dans son élan, en le tenant informé que je ne veux pas me donner à lui ici. Il me repose sur le sol, ses doigts s'éloignant des boutons de mon chemisier. Castiel colle alors son front au mien ce qui montre clairement à quel point je suis plus petite que lui. Je lève la tête et lui vole un baiser avant de constater que sa respiration est rapide. Je souris. Son souffle chaud vient frapper mon visage d'une manière plutôt agréable. « Je.. » Je lève alors le visage, plongeant mon regard dans ses si beaux yeux. Je lui souris timidement en accrochant mes doigts à son jean et en tirant dessus de façon à le rapprocher de moi, son corps est maintenant collé au mien. « Je t'aime... Lula. » me dit-il, tout bas. Mes doigts glissent, mes bras tombent le long de mon corps. Ce sourire autrefois sur mon visage s'éteint et je reste silencieuse alors que lui s'est reculé pour atteindre le niveau de la fenêtre. Mon cœur bat plus vite, mon cœur va faire un arrêt cardiaque. Je n'arrive pas à croire ce qu'il vient de dire. Un sentiment de colère s'empare en moi, ce même sentiment que je ne comprends pas. Comment puis-je être en colère du fait qu'il soit amoureux de moi ? Peut-être parce que je lui en veux de rendre notre relation encore plus compliquée qu'elle ne l'est déjà.

Ce mot si important change le cours de notre histoire. Nous ne sommes plus une histoire de cul compliquée, nous sommes désormais une histoire d'amour et comme tout le monde le sait, les histoires d'amour finissent mal. Or, je refuse que mon semblant d'histoire soit gâchée tout ça parce que je ne suis pas foutu de l'aimer correctement. Comme si ma vie sentimentale n'est pas déjà assez merdique comme ça. Je ferme les yeux et respire un grand coup. La vérité, c'est que je ne sais pas moi-même si je suis amoureuse de lui. Je ne veux pas le blesser, mais je ne veux pas lui mentir non plus. Il va donc falloir que je trouve le juste milieu. « Je... Je te... Je te remercie. » finis-je par lui dire en bégayant. Je suis vraiment nulle pour ce genre de choses. Les yeux clos, je soupire longuement et décide de prendre mon courage à deux mains. « Tu as vraiment le don pour tout compliquer, Castiel. C'est vraiment gentil ce que tu viens de me dire et ça me touche énormément. J'aurai aimé te dire que ce sentiment que tu ressens est réciproque mais... Mais la vérité, c'est que je n'en sais rien. La vérité c'est que mon cœur est une énigme à laquelle je ne sais répondre. Je... Je sais pas, putain. La seule chose dont je suis sûre, Castiel, c'est que je me sens bien avec toi et que je ne veux pas tout gâcher. Je ne veux pas te blesser. Je veux seulement être avec toi de la façon la plus simple possible. » Je terminé mes paroles sur un ton bas. Ma voix se brise et je ne sais comment d'écrire ce que je ressens de façon claire. Après le fait qu'il ait une femme, après le fait que je sois son étudiante, voilà le fait qu'il soit amoureux de moi. Pourquoi tout semble si compliqué ?
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MessageSujet: Re: Tell me what i'm doing. Please.   Jeu 1 Déc - 22:57

Je me sentais totalement impuissant face à cette fille, je me sentais vidé de moi-même quand je la croisais dans les couloirs, et j’avais peur que par colère, ou par un autre sentiment de frustration quelconque, elle se mette à révéler notre liaison. Nous ne connaissions jamais assez bien les personnes, et je savais qu’elle pouvait le faire, si je l’importunais. Non pas que j’attachais une grande importance à ce que notre histoire soit révélée au grand jour –au contraire- si cela pouvait arriver, mais pas d’une telle manière. Je voulais prendre le temps de préparer certaines personnes de mon entourage. Et je n’étais pas encore prêt en vérité à tout avouer. J’avais envie que notre relation reste quelque peu clandestine, on s’amusait beaucoup plus dans ces cas-là. La tension qui émanait dans la pièce, n’était pas une tension chaste, bien au contraire. J’avais envie d’elle. Maintenant, et je savais qu’elle aussi, elle avait envie de moi, vu la façon dont elle prolongeait les baisers que je lui offrais.Je me sentais entier avec elle, alors que lorsque j’étais avec Roxanne, je me sentais vide, je n’exprimais plus rien en sa présence, j’avais juste envie de la secouer pour qu’elle ouvre enfin les yeux et qu’elle s’en aille. Qu’elle me laisse en paix. Si elle voulait de l’argent je pouvais lui en donner, ce n’était pas le souci, tant que je pouvais vivre mon histoire d’amour avec Louhan. Je me fichais des conséquences –enfin pour l’instant- que cela pouvait engendrer, je me doutais qu’une fois confronter à mes problèmes, je n’aurais qu’une hâte en sortir, mais en sortir la tête haute avec Louhan à mes côtés, ce serait la meilleure des choses. Mais je pouvais toujours me brosser pour que cela arrive. Le père noël n’existait pas, mais les problèmes oui.

Je ne pouvais m’empêcher de coller son corps fin contre ce mur, je ne pouvais contrôler mes gestes, je ne pouvais plus contrôler ma bouche, je ne pouvais plus contrôler mes mains. Mon cerveau ne répondait plus quand elle était à cent mètres de moi, c’était comme si j’étais dépossédé de mon propre corps. Je sentais le danger, mais je m’en amusais, je jouais avec le feu, quitte à me brûler. Elle me rappela à l’ordre, nous ne pouvions pas copuler ici, nous risquerions de nous faire attraper, et même si je me fichais de la suite de ma carrière qui était déjà bien tracée, elle ne devait pas se faire virer de l’établissement, je doutais fort que son père n’apprécie pas cela, dans la mesure où elle avait couché avec un professeur. Je ne savais pas comment il réagirait, peut-être la retirerait-il de l’établissement, peut-être l’interdirait-elle de me revoir, même si il ne devait pas se douter de mon existence, je savais qu’il existait parce qu’elle m’en avait parlé une seule et unique fois, et je n’étais pas du genre à avoir une mémoire de poisson rouge. Uniquement pour les courses insignifiantes que me faisait faire Roxanne. Son sourire me fait vibrer. Je la sentais tirer sur mon jean pour que je me rapproche d’elle et je me laissais faire comme un pauvre morceau de chiffon. Un pronom personnel sort de ma bouche. Je ne pouvais pas contrôler ce qui sortait de ma bouche et ce qui venait de sortir m’obliger à redescendre sur terre. Fixant le dehors, je fermais les yeux avant de les rouvrir pour la fixer, me rapprochant d’elle, laissant encore une distance comme j’avais instaurée avant que je ne la brise pour la sentir près de moi. J’aimerais tellement qu’elle parle à ce moment-même, qu’elle brise le silence qui s’est lourdement imposé entre nous. « Je... Je te... Je te remercie. » Je la fixais en fronçant les sourcils. « Ba .. de rien… »

Je soupirais, il fallait que je fasse de l’humour alors que ce n’était pas vraiment le moment. Elle gardait les yeux clos, ce qui me déstabilisa quelque peu. L’avais-je blessé ? « Tu as vraiment le don pour tout compliquer, Castiel. C'est vraiment gentil ce que tu viens de me dire et ça me touche énormément. J'aurai aimé te dire que ce sentiment que tu ressens est réciproque mais... Mais la vérité, c'est que je n'en sais rien. La vérité c'est que mon cœur est une énigme à laquelle je ne sais répondre. Je... Je sais pas, putain. La seule chose dont je suis sûre, Castiel, c'est que je me sens bien avec toi et que je ne veux pas tout gâcher. Je ne veux pas te blesser. Je veux seulement être avec toi de la façon la plus simple possible. » Elle se sentait bien avec moi. C’était en quelques sortes le principal. Mais elle devait se sentir bien avec tout les garçons avec qui elle couchait. Un malaise venait de s’installer en moi. Je fermais à mon tour avant de les rouvrir. J’avais envie de claquer des doigts et qu’elle oublie ce que je venais de dire, qu’elle se blottisse contre moi et que nous restions la, lovés l’un contre l’autre dans un silence qui voudrait dire énormément de choses. Mais ce n’était pas si facile que cela. « Je sais que j’ai le don de tout compliquer Lula, je le sais. Mais tu vois , quand je me réveille le matin, je pense à toi. C’est dingue, mais c’est comme si tu avais pris le contrôle de mon esprit. Tu sais, je serais prêt à quitter l’université, à vivre de petits boulots pour que nous soyons enfin ensemble. Heureux. Mais je ne veux pas te forcer, je ne veux pas que tu te sentes forcer de vivre une putain de routine avec moi si tu ne le veux pas. Alors tu sais quoi ? Si tu veux, tu peux tirer un trait sur nous… » J’attrapais sa main dans la mienne, pour qu’elle ne parte pas, mais je l’incitais à le faire. Elle n’avait qu’à choisir. « … Ou tu peux aussi rester ici. Mais si tu veux partir, je ne t’en empêcherais pas, parce que je sais que tu seras heureuse. Tu dois me prendre pour un putain de romantique à la mord-moi le nœud. J’en suis peut-être un. Mais moi tout ce que je veux c’est ton bonheur. En tout cas, quoi que tu fasses, quoi que tu dises, je ne regretterais jamais ces huit derniers mois. » J’avais essayé tant bien que mal de la convaincre de partir, pour ne pas souffrir, pour ne pas avoir à réfléchir, même si je savais que je souffrirais, je m’en contrefichais, parce que j’avais envie qu’elle soit heureuse. Que je sois avec elle ou non. Je ne lâchais pas sa main et la fixais. La tension qui était présente dans la pièce quelques minutes étaient retombées comme un soufflé. Les masques étaient baissés. La vérité allait peut-être enfin triompher. Ou pas.
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MessageSujet: Re: Tell me what i'm doing. Please.   Dim 4 Déc - 19:56

Je t'aime. Je l'aime. Je nous aime. Aimer. Amour. Ce sentiment qui fout tout en l'air, ce sentiment qui vous retourne en quelques secondes. L'amour, cette machine à broyer le cœur. On aime puis quelque jour plus tard, on déteste. Pourquoi l'amour est-il si important ? Pourquoi sommes-nous obligés de nous sentir important aux yeux de quelqu'un ? Je remercie l'abruti qui a inventé ce sentiment qui ronge l'être, un peu plus à chaque fois que le cœur se brise. Comment peut-on aimer lorsqu'on a peur de s'aventurer dans quoi que ce soit de sérieux ? Je ne sais même pas tenir en vie un Bonzaï, comment voulez-vous que je vive une relation amoureuse durable ? Je ne veux pas m'engager, je ne veux rien de sérieux. Non, je ne veux rien de tout ça, pour la simple et bonne raison que la routine n'est vraiment pas faite pour moi. On est fous amoureux, on se lasse, on se quitte. Voilà les trois étapes d'une relation amoureuse et je ne veux plus jamais ressentir ce sentiment d'abandon lorsque l'être aimé claque la porte de l'appartement pour la dernière fois.

Et même si ma relation avec Castiel devient sérieuse, qu’est-ce qu’on fera ? Il devra divorcer, cela durera un an, peut-être plus, peut-être moins. Je devrai définitivement arrêter de coucher avec n’importe qui, de prendre des drogues qui me foutent dans un sale état si justement je veux changer de mode de vie et me ranger. Je devrai le présenter à mes parents, mon père essayera surement de l’acheter pour qu’il s’en aille dans des îles tropicales et me laisse en plan, ma mère lui fera peut-être du rentre dedans dans la cuisine pendant que j’aurai le dos tourné. On emménagera, on partagera tous les jours le même lit, on fera l’amour dans la même position chaque nuit, on deviendra le couple le plus emmerdant de la planète. Non, ce n’est définitivement pas ce que je veux pour moi, ni pour lui d’ailleurs. Je ne veux pas qu’il s’ennuie avec moi, je ne veux pas qu’il aille voir ailleurs comme il le fait aujourd’hui avec sa femme. Je veux le surprendre à tout moment, je veux le faire vibrer à chaque fois que son regard se pose sur moi. Je veux qu’il me désire éternellement mais tout le monde sait que dès que la personne qu'on convoite nous appartient, elle ne nous intéresse plus et on part à la recherche d'une autre proie.

Il est là, près de moi, le regard fuyant après ce qu'il vient de m'avouer. Castiel m'aime et je suis à la fois heureuse et confuse. Heureuse, parce que dans le fond c'est ce que je veux, je veux qu'il m'appartienne. Confuse, parce que je ne sais pas ce que je ressens à son égard, si ce n'est que de l'envie égoïste ou bien, de l'amour et je refuse de le blesser en lui faisant croire des choses fausses. Je ne sais pas quoi dire, la seule chose que je trouve à lui dire c'est que je le remercie. Comment passer pour une conne en une seule leçon seulement. Je soupire, son regard se noircit légèrement et son ironie prend le dessus. « Bah... De rien... » Un long silence gênant prend le dessus de la situation. Je prends mon courage à deux mains et lui dit ce que j'ai sur le coeur, je lui dis que je ne veux rien de sérieux, mais que je suis bien avec lui. Si seulement il pouvait savoir ce que je ressens à l'heure actuelle, si seulement il pouvait ressentir les battements affolés de mon coeur. Après ma longue tirade, c'est lui qui ferme les yeux. J'ai presque envie de profiter de cet instant pour l'embrasser, mais je me retiens. Ses yeux se rouvrent, me fixant. Il décide finalement de prendre la parole. « Je sais que j'ai le don de tout compliquer Lula, je le sais. Mais tu vois, quand je me réveille le matin, je pense à toi. C'est dingue, mais c'est comme si tu avais pris le contrôle de mon esprit. Tu sais, je serais prêt à quitter l'université, à vivre de petits boulots pour que nous soyons enfin ensemble. Heureux. Mais je ne veux pas te forcer, je ne veux pas que tu te sentes forcer à vivre une putain de routine avec moi si tu ne le veux pas. Alors, tu sais quoi ? Si tu veux, tu peux tirer un trait sur nous... » Mon cœur se sert, j'ai envie de pleurer. Je n'ai pas envie de tirer un trait sur nous, je n'ai pas envie de tirer un trait sur lui. Depuis que Archie m'a abandonné, il est la plus belle chose qui me soit arrivée sur cette foutue terre. Il attrape délicatement ma main et je me laisse fondre sous son regard, incapable de lui répondre pour le moment. « ... Ou tu peux aussi rester ici. Mais si tu veux partir, je ne t'en empêcherai pas, parce que je sais que tu seras heureuse. Tu dois me prendre pour un putain de romantique à la mords-moi le noeud. J'en suis peut-être un. Mais moi tout ce que je veux c'est ton bonheur. En tout cas, quoi que tu fasses, quoi que tu dises, je ne regretterai jamais ces huit derniers mois. » Ma main toujours dans la sienne, je reste silencieuse. Comment puis-je répondre à cette déclaration ? Je baisse le regard, me mords la lèvre inférieure. Je suis vraiment mal à l'aise quand il s'agit de sentiments. Je ne sais pas quoi lui répondre, je ne sais pas quoi dire. Je lève mon regard et lâche alors sa main, pour qu'elle vienne effleurer la joue de Castiel du bout des doigts. Je la pose définitivement, mon pouce vient caresser ses lèvres adorées. Montant sur la pointe de mes pieds, je viens déposer un baiser sur sa bouche. Un baiser chaste, un baiser long, un baiser qui clôture cette conversation pour le moment. Mes lèvres se séparent des siennes et à quelques centimètres des siennes, je murmure. « Je ne suis heureuse que lorsque tu es là alors mon bonheur, c'est toi seul qui le fait. Et même si t'en viens à me laisser seule comme une malpropre, jamais je ne regretterai ce qui se passe entre nous, comme jamais je ne partirai. » Cette phrase est un début d’engagement et je n’en reviens pas d’avoir prononcé ces mots. En soupirant, je réalise alors que Castiel me fait définitivement perdre la tête.
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MessageSujet: Re: Tell me what i'm doing. Please.   Dim 11 Déc - 11:45

J’essayais de m’imaginer ce que je serais en train de faire si Lula avait continué son mutisme malsain. Je serais très certainement devenu l’un des clients habituel du bar miteux du bout de ma rue, le genre de type accoudé au bar, mes lunettes de soleil sur le nez pour que personne ne voit ma tête de panda défoncé qui n’a pas d’autre choix que de se réfugier dans l’alcool parce qu’il a fondé tous ses espoirs dans une relation qui était impossible à vivre dès le départ. Ou je serais en train d’essayer de ravoir des relations sexuelles décentes avec Roxanne, et elle me saoulerait tellement avec ses paroles de sainte-nitouche que je partirais en voiture vers une destination totalement inconnue et je changerais de vie en me faisant passer pour un anglais en quête d’aventure avec rien en poche à part sa carte de crédit.

Mais cela avait été tout le contraire, elle était restée lorsque que je lui avais intimé de rester comme un professeur à son élève, la tension qui régnait entre nos deux êtres s’était transformée en accolade, en baisers plus fous les uns que les autres. Je n’étais pas réellement sûr des sentiments que j’avais au fond de mon être mais je savais qu’elle était beaucoup plus importante qu’une vulgaire histoire de cul pour moi. Je le sentais. Elle était plus qu’une élève avec qui je risquais de perdre mon boulot, puis je me fichais un peu de perdre mon boulot, je pouvais vivre de petits boulots, ce n’était pas cela le problème, j’avais toujours l’appartement que ma mère m’avait offert pour mes vingt et un an, mais je m’étais installé chez Roxanne depuis quelques temps, alors j’avais toujours gardé cet appartement en cas de pépin dans notre couple. Et … j’avais toujours la clé sur moi. Cela pouvait être très utile en ce moment-même. Roxanne devait partir pour Paris, pour un défilé quelconque ou pour une séance de photos –voyez comme je me soucie d’elle- et je n’avais pas envie que cette fouine de Providence prenne des photos volées de Lula et moi pendant que nous serons en train de nous rejoindre subtilement dans mon appartement, ou dans le sien. Intérieurement, je remerciais ma mère de m’avoir offert cet appartement.

Le silence qui s’imposait dans la vaste pièce me faisait froid dans le dos. Dans un sens le silence est d’or mais dans ce cas-là, j’avais peur que nous n’ayons plus rien à nous dire et cela me faisait vraiment peur. Tout cela est de ma faute, je n’avais pas à lui dire que je l’aimais, j’avais fait sortir ses mots de ma bouche, je ne le regrettais pas mais si je ne les avais pas prononcé tout aurait été plus simple, je pouvais la sentir gênée et je l’étais aussi. Je ne voulais pas qu’elle le soit. Pendant qu’elle entamait son discours, je pouvais sentir mon cœur se pincer. Elle n’avait que vingt et un an, j’en avais trente-cinq, je ne voulais pas qu’elle est une vie totalement chiante avec un vieux croûton comme j’étais, j’étais un vieux croûton et pourtant je voulais l’avoir rien que pour moi, comme un connard égoïste. Je savais qu’elle couchait avec d’autres hommes, qu’elle se droguait, qu’elle foutait sa vie en l’air parce que j’étais avec Roxanne, peut-être que je devais simplement l’aider à se remettre dans le droit chemin, mais j’avais envie de plus. J’avais envie qu’elle soit mienne, dans presque tous les sens du terme. Je ne peux m’empêcher après son discours, de lui proposer de partir, elle pouvait ouvrir la porte et partir sans se retourner. Ou je lui propose aussi de rester, rester ici, rester avec moi le temps que tout se goupille avec Roxanne, et que nous fassions comme d’habitude. C’était une sorte de routine, mais elle se cassait quand je ne pouvais venir, et j’essayais par tous les moyens de me rattraper. Lorsque ma tirade fut terminée, je la voyais baisser le regard, puis se mordre la lèvre inférieur, ce qui eut le don de me faire avoir une petite grimace, je n’aimais pas quand elle faisait cela. Sa main fine, vient s’attarder sur ma joue, pour enfin se poser définitivement pendant que ses doigts caressaient mes lèvres. Un sourire s’étendit sur mon visage. Ses douces lèvres vinrent se poser sur les miennes, m’offrant un doux baiser, comme nous n’avions jamais eu . A chaque fois, cela commençait doucement mais cela finissait la plupart du temps très mal, sans vêtements, dans mon lit ou le sien. Alors qu’elle se reculait doucement, je posais mes mains sur sa taille, pour qu’elle ne puisse s’éloigner. « Je ne suis heureuse que lorsque tu es là alors mon bonheur, c'est toi seul qui le fait. Et même si t'en viens à me laisser seule comme une malpropre, jamais je ne regretterai ce qui se passe entre nous, comme jamais je ne partirai. » Elle ne partirait jamais. Cette phrase étira un peu plus le sourire qui était sur mes lèvres, mes lèvres vinrent se poser sur son cou pour l’embrasser lentement, alors que je la collais plus à moi. Je n’avais pas envie de coucher avec elle maintenant, je n’avais pas envie qu’elle ait des problèmes si une fouine passait dans le coin. Me reculant lentement, je me dirigeais vers ma veste en cuir, pour attraper la clé du fameux appartement inhabité, elle allait en prendre possession. Revenant près d’elle, je prenais doucement sa main et déposait la clé dedans. « Cette clé, est une clé que ma mère m’a donné quand je venais tout juste d’être majeur, je sais que cela fait un petit bout de temps mais j’y vais très souvent quand je n’ai pas envie de supporter les dialogues chiants de Roxanne. Quand tu voudras, tu pourras y aller, et si des fois, tu te sens seule tu pourras m’appeler et tu peux être sûre que je te rejoindrais rapidement,même si il est à Oxford, je me dêpecherais. » Je ne savais pas si elle allait accepter, mais le temps qu’elle me réponde, je posais mes lèvres sur les siennes, pour lui rendre ce baiser chaste qu’elle m’avait donné quelques instants plus tôt. Je savais que c’était une sorte d’engagement que je lui faisais prendre, mais je m’en fichais. Si elle était heureuse, je l’étais, si elle ne l’était pas, je l’étais aussi.
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MessageSujet: Re: Tell me what i'm doing. Please.   Lun 12 Déc - 20:40

La seule et unique relation sérieuse que j'ai eu auparavant fût avec Archie. Je me souviens encore du premier baiser qu'il m'a donné. J'étais dehors, sous la pluie et lui m'ordonnait de rentrer, il me criait que j'étais folle de faire ce que je faisais, que je risquais de mourir. Je me souviens de lui avoir dit que ma vie n'avait aucun sens sans Grégoire. Des larmes chaudes roulaient sur mes joues et il a accouru vers moi, me serrant dans ses bras un peu plus fort à chaque fois que je sanglotais de nouveau. Je me souviens l'avoir entendu murmuré au creux de mon oreille : et sans toi, c'est ma vie qui n'a aucun sens. Sous la pluie, alors que des milliers de gouttes s'écrasaient sur nous, il a pris de ses doigts délicats mon menton et l'a levé vers le ciel, pour poser ses lèvres sucrées sur les miennes, scellant son amour naissant, l'inscrivant pour toujours comme mon premier grand amour. Notre relation a duré deux ans. Deux ans de bonheur pur, j'en avais presque oublié ce que c'était d'être malheureuse. Il m'a quitté sans aucunes raisons valables et le soir même, ses affaires étaient à la porte de mon appartement. Il m'avait brisé le cœur et la seule chose dont j'avais réellement envie, c'était de l'oublier d'une façon ou d'une autre, comme lui avait atténué la souffrance que j'avais ressenti suite à la disparition soudaine et déchirante de mon meilleur ami.

Deux ou trois mois plus tard, j'ai rencontré Castiel. Enfin rencontré, c'est une façon de parler, je voyais Castiel tous les jours en cours, mais la nuit où il m'a raccompagné chez moi, je l'ai définitivement vu sous un autre angle. Ses mains retirant mes vêtements avec hâte, ses lèvres cherchant les miennes tel un animal affamé, mes mains plaquées contre le mur alors que lui tenait mes hanches fermement et nous soupirs qui s'alternaient, nos gémissements qui se complétaient. À chaque fois que je repense à cette nuit, je frissonne de la tête aux pieds et c'est cette fameuse soirée que j'ai pris conscience que si je voulais arrêter de souffrir quand un garçon me quittait, il fallait que soit, je ne tombe plus amoureuse et que mes relations ne soient que purement sexuelles ou bien que soit, je sois la première à quitter l'autre et tout se déroulent bien jusqu'à aujourd'hui.

Castiel m'aime et ça sonne dans ma tête comme un tintement de cloche. Tellement de choses ont changé depuis la première fois où nous avons couché ensemble. Jamais je n'aurai cru craquer pour mon professeur de musicologie qui en plus se révèle être marié. Jamais je n'aurai cru finir si dépendante de lui, de ses gestes, de ses caresses, de ses baisers. Je suis tombée sous le charme de Castiel et il n'y a rien à faire, je suis raide dingue de lui. Dès que je ne sais pas quoi faire, je pense à lui, quand j'entends une chanson qui parle d'amour, je pense à lui. Le problème, c'est que nous ne sommes pas en couple et par conséquent, je n'ai pas le droit de penser de cette façon à lui. Il a une femme ce qui signifie beaucoup aux yeux des autres. Il me dit que je peux partir si je le souhaite, il me dit que je peux le quitter. Loin de lui, j'ai l'impression que c'est la fin du monde, la fin de mon monde et je ne peux me résoudre à vivre sans lui éternellement. Je lui caresse la joue, ses lèvres du bout des doigts avant de venir déposer mes lèvres dessus chastement. C'est à mon tour de lui faire part de mes sentiments, mais d'une partie seulement, car je ne veux pas lui faire mal et lui faire espérer des choses impossibles, je ne veux pas le blesser plus que je ne le fais déjà. Alors que mes lèvres sont proches des siennes et qu'il me tient les hanches, je lui promets que jamais je ne partirai - certes je ne suis pas devin et il est vrai que je peux partir à tout moment, mais ce n'est pas ce que je désire, non, ce que je veux, c'est resté dans le creux de ses bras le restant de mes jours, voir un peu plus. Son sourire s'agrandit ; ce qu'il est beau quand il sourit. Mes lèvres s'étirent timidement. Je déteste dire ce que je ressens réellement. Castiel vient blottir ses lèvres dans ma nuque et je ferme les yeux, pour mieux en ressentir l'effet. Son souffle chaud est tellement agréable sur ma peau. Il s'éloigne de mon cou et j'ouvre les yeux, mon regard posé sur lui, interrogateur. Je le vois sortir quelque chose de sa veste, qu'est-ce que cela peut être ? Quelques secondes plus tard, j'ai ma réponse. Castiel dépose une clef dans ma paume. « Cette clé, est une clé que ma mère m'a donné quand je venais tout juste d'être majeur, je sais que cela fait un petit bout de temps mais j'y vais très souvent quand je n'ai pas envie de supporter les dialogues chiants de Roxanne. Quand tu voudras, tu pourras y aller, et si des fois, tu te sens seule tu pourras m'appeler et tu peux être sûre que je te rejoindrais rapidement,même si il est à Oxford, je me dépêcherai. » Je souris. Je me demande à quoi ressemblait Castiel lorsqu'il avait mon âge. Était-il aussi beau qu'aujourd'hui ? Il faudra à l'occasion que je lui demande des photos de lui, plus jeune. Il embrasse mes lèvres, me faisant revenir sur les mots qu'il vient de sortir. Un appartement, notre futur lieu de rendez-vous. Je dois avouer que c'est assez excitant de le retrouver en cachette et puis, de sa bouche, on dirait presque qu'il s'agit de notre appartement ce qui agrandit mon sourire encore plus. Nous allons avoir notre espace à nous, bien que nous n'y habiterons pas tous les jours. « Toi, moi, nous, un appartement... Intéressant... » dis-je en regardant la clé de plus près et en finissant par la prendre par le pouce et l'index, la glissant entre nous deux. « Tu me ferais visiter disons... Maintenant ? » Il ne peut dire non avec mon regard qui pétille l'envie ; l'envie de me prendre pour un vrai couple avec lui et de partager le même abris sans avoir peur que Denys arrive sans frapper ou bien que sa femme rentre de voyage à l'improviste. J'ai envie de pouvoir crier à quel point il est bon d'être avec lui au lieu de devoir taire mes gémissements, j'ai envie de lui, tout simplement.
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MessageSujet: Re: Tell me what i'm doing. Please.   Jeu 15 Déc - 21:04

Quand nous étions tous les deux, soit dans son appartement, soit dans le mien, je me sentais prisonnier de quelqu’un, nous ne pouvions pas rester dans les bras l’un de l’autre durant trop longtemps parce que Roxanne pouvait débarquer ou parce qu’un de ses bons amis pouvait arriver sans prévenir et si il nous voyait ensemble, il serait du genre à le dire à tout le monde, et quand une relation clandestine est sue, le bouche à oreille met étonnamment pas énormément de temps à se savoir. Je ne voulais qu’elle ait des problèmes, je ne voulais pas qu’elle me déteste parce qu’elle avait été virée de l’établissement, ou parce qu’elle avait eu une réputation de fille qui couche avec son professeur pour faire remonter sa côte. Et personne ne savait ce qu’il se passait exactement entre nous, mais je n’avais pas envie qu’elle soit victime de rumeur futile et puérile. Les gens pouvaient être vraiment cons quand ils avaient une idée derrière la tête. Quand j’avais commencé ma carrière de professeur, je m’étais juré de ne pas faire partie de ses connards qui profitent de la fragilité –ou pas- de leurs élèves pour les séduire et tirer leur coup parce qu’ils n’avaient pas de femmes, ou parce qu’ils étaient tout simplement en manque de sexe.

Je n’avais pas encore parlé de Louhan à personne mis à part à Mark, qui avait eu vent d’une rumeur qui courait sur mon dos, -quand je vous dis que cela va vite.- et je n’avais été obligé que de confirmer cette saloperie de rumeur et je m’étais fait appeler Arthur, mais quand je fixais Lula, quand je la sentais dans mes bras, quand ses lèvres étaient sur les miennes, je me sentais enfin comme un homme, j’avais toujours aimé Roxanne d’un amour indescriptible, celui qui nous unissait avec Lula était peut-être plus fort, mais je n’en avait pas encore mesuré l’étendu. Peut-être qu’un jour je me réveillerais et cela me frapperait au visage, je n’en savais rien et je préférais vivre l’instant présent, que de prévoir des choses futures et n’être bercé que de désillusion notoires. M’écraser comme une pauvre merde qui n’aurait rien fait d’autre que de croire au véritable amour, et qui se serait fait dépasser par un jeune de dix ans de moins que moi, cela pouvait arriver à tout moment, je le savais. Mais j’avais confiance en elle. Elle venait de me promettre qu’elle ne partirait pas, après m’avoir offert un baiser qui se voulait être sans sous-entendus. Pour une fois, je n’avais pas vraiment envie d’elle, bien que quelques instants plus tôt, nous avions failli coucher ensemble, mais elle avait freiné mes ardeurs et je lui avais avoué que je l’aimais. Ce qui nous avait menés à une discussion assez invraisemblable dans la mesure où je ne pensais pas du tout avoir une conversation à ce sujet auparavant.

L’idée m’était venu quelques minutes avant que je ne lui mette la clé de l’appartement que m’avait offert ma mère, en vérité c’était le mien, vu que j’étais sous le toit de ma « femme » parce que madame n’avait pas apprécié Oxford et elle trouvait l’appartement mal situé, et cela ne faisait pas assez hype de vivre dans Oxford. Donc je l’avais suivi comme un petit toutou, mais dans un sens c’était la meilleure des choses à faire, puisque désormais cet appartement serait notre petit endroit à nous avec Lula. « Toi, moi, nous, un appartement... Intéressant... » Elle était heureuse. C’était tout ce qui m’importait, son bonheur. Je riais légérement avant de saisir une nouvelle fois ses lèvres de manière plus …. Expressive. « Tu me ferais visiter disons... Maintenant ? » Mademoiselle aurait-elle des envies particulières, un sourire malicieux se dresse sur mes lèvres , nous séparant, je lui tend sa veste , essayant de reprendre un visage neutre. Elle ne devait très certainement pas comprendre ce qu’il se passait et c’était tant mieux. Rassemblant mes copies à corriger, je les enfournais dans mon sac et rangeais tout ce que j’avais mis sur mon bureau pour ma seule heure de cours de la matinée. Saisissant sa taille, je l’embrassais tendrement avant de déverrouiller la porte et de l’ouvrir, après avoir bien pris soin d’instaurer une distance convenable entre nous. « Bien mademoiselle Watters. Nous nous verrons en cours. Je ne vous dis pas au revoir. Et tâchez de prendre au sérieux ma matière désormais » Vérifiant que personne n’était dans le couloir, je lui montrais les clés de ma voiture et lui intimais de m’attendre un peu plus loin que l’université pour que nous puissions faire une visite des lieux en bonne et due forme.


FIN DU RP.
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