Back to basics Ϟ MARK !

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MessageSujet: Back to basics Ϟ MARK !   Dim 6 Nov - 16:07

« Blair, s’il te plait ? » Je soupire. Non, ne cède pas, il est hors de question de retarder ton retour à Londres. « Je rentre à Londres ce soir, Papa. » Il hausse une épaule, et je sais d’avance ce qui va suivre. « Rien ne t’empêche d’y rentrer en réalité. Un peu plus tard, c’est tout. » Soirée de merde. Vie de merde. Bon sang, si les seuls liens sociaux que j’arrive à avoir en ce moment se limitent à mon père, je vais finir par devenir folle. Tout est une question de temps, et je manque cruellement de temps. Je ne rêve que d’une chose, une soirée tranquille noyée dans l’alcool comme au bon vieux temps. Pas sortir la robe Chanel pour un gala pourri. Je me laisse tomber dans le canapé, en soupirant fortement. « S’il te plait. » Doux jésus. Quand mon père sort la politesse des souvenirs lointains de son vocabulaire, c’est que l’heure est réellement grave. Je connais la date, je sais ce que les jours à venir représentent pour lui. Pourquoi faut-il que je sois aussi faible quand on en vient à parler famille ? « D’accord. Mais je te préviens, on reste deux heures maximum et je rentre à Londres après. » Il hoche la tête en haussant une épaule. « Deal. » Deal, mes fesses oui.

J’enfile une robe en fumant une cigarette sur mon ancien lit qui finalement n’est pas si ancien que ça considérant les nuits que j’ai déjà été forcée de passer ici malgré mon déménagement londonien. Je déteste avoir à faire ça, me trainer aux soirées mondaines pour qu’il ne s’y retrouve pas seul. Je préfèrerai qu’il continue à courtiser Charlotte Leroy-Duchesne pendant que je vis ma vie tranquillement, surtout que mes retours à Oxford devraient être destinés à sauver ce qu’il me reste de vie sociale ici et non pas à aider mon père dans ses entreprises foireuses. Mais il faut croire que la mère d’Andrea doit faire des allers-retours réguliers à Paris pour son divorce, et que je suis la roue de secours délibérément utilisée un peu trop régulièrement par mon père. Mon remaquillage est rapide et j’enfile des escarpins qui trainent là parce que je ne les ai pas encore ramenés avec moi à Londres. Je suis un peu nostalgique, ici, dans ma chambre. Je me mords la lèvre, mes réflexions depuis trois semaines ont consisté à me dire que j’avais pris la bonne décision en m’en allant et en m’éloignant, mais c’est difficile à admettre. Jamais encore de ma vie la solitude ne m’avait pesée. Mais il faut croire que la famille manque plus que le reste.

La salle de réception de l’évènement est superbe, je suis au moins forcée de lui reconnaitre ça. Ces petites sauteries le sont toujours, de toute façon. Etalage de richesses sous couvert d’une très bonne cause, de pauvres enfants mourant de faim ou d’animaux en voie de disparition au fin fond de l’Afrique. On nous fait venir, on sort le champagne à 150£ la bouteille, on met nos plus beaux bijoux sans prix et les petits plats dans les grands, et on vient fanfaronner à grands coups de pub perso et de cartes de visite, pour finir par glisser dans la gigantesque urne à l’entrée un chèque à 5 zéros. Je connais ces soirées par cœur, je ferai une excellente hôte d’ailleurs, si j’en avais envie. En réalité, tout ça me donne envie de vomir tant le paradoxe est énorme. Une soirée évaluée à des milliers de £, si vous voulez mon avis, on ferait mieux de s’économiser l’évènement et d’envoyer directement l’argent. Les riches sont trop drôles ; ils ont besoin d’occasions pour se réunir. Je me crispe un peu, au bras de mon père, déjà agacée par la tournure de la soirée. Des vieillards font des clins d’œil, de jeunes couples paradent avec un air coincé infiniment drôle, ne sachant trop comment on fait quand on débarque dans le cercle.

« On se fait déjà chier, ça fait même pas vingt minutes qu’on est là. » A qui le dit-il ? « Fais un chèque et on s’en va, ça me parait encore la meilleure option ». Il rit un peu. C’est définitivement dommage que cette bonne vieille Charlotte ne soit pas en Angleterre, ça m’aurait évité bien des ennuis supplémentaires. Je ronchonne un peu, il tourne et se dirige droit vers le buffet. Il s’empare de deux coupes de Champagne et m’en tend une, lorsque je reconnais quelqu’un dans l’assemblée. « Viens ». J’entraine mon père vers Mark Buckley, qui promet de nous faire passer une soirée au moins un peu plus fun que celle qui se profile à l’horizon. « Bonsoir Mark », je lance en souriant et en tendant ma coupe de champagne pour trinquer. « Monsieur », lance mollement mon père avec un sourire, en tendant sa main. Il est de tradition que l’on se foute ensemble de la tête des gens présents, et l’idée que la soirée soit au moins un peu marrante me remonte clairement le moral.
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MessageSujet: Re: Back to basics Ϟ MARK !   Mer 9 Nov - 17:08


J’étais allongé sur le lit, les yeux rivés au plafond pendant que Garance, encore en sous-vêtements, finissait de sécher ses cheveux avant de s’attaquer au maquillage. Un vieux disque des Smith servait de fond sonore et je murmurais quelques paroles de Morrisrey tout en imaginant la soirée que j’aurais rêvé avoir. Une soirée toute simple : un bon diner avec ma femme pendant lequel on se raconterait notre journée. Avec Garance pas besoin de lire les journaux ou de regarder le 20h, chaque soir elle m’annonçait les actualités du monde entier qu’elle avait appris au journal. C’était un moment de complicité avec ma femme que j’affectionnais particulièrement. Malheureusement la soirée était déjà consacrée à un gala quelconque où notre présence avait été confirmée sans mon accord –il était rare qu’on me demande mon avis pour ce genre de choses. J’aurais mille fois préféré regarder un bon film à la télé plutôt que de me rendre à cette réception pour tous les richards de Londres et des environs qui se pavanaient en costumes trois pièces Armani un verre de champagne hors de prix à la main, qui signaient de gros chèques les yeux fermés et allaient deux minutes plus tard faire l’éloge de leur maison de vacances nouvellement acquise à Key West.

« Chéri, tu peux m’aider ? » me demanda Garance qui venait d’enfiler une robe encore ouverte dans le dos. Je m’approchai d’elle et remontai la fermeture éclaire jusqu'à sa nuque. S’il y avait bien quelque chose de paradoxal avec Garance c’était ça : les dîners mondains. Habillée, maquillée, coiffée comme elle l’était maintenant, elle se fondait parfaitement parmi toutes ces femmes classieuses. Mais dès qu’elle esquissait un sourire honnête (pas le faux sourire que nous nous forcions d’afficher toute la soirée) elle perdait tout son sérieux et personne ne pouvait croire alors qu’elle appartenait vraiment au même monde que les autres invités. Garance n’avait jamais renié son nom et son milieu social et continuait à se rendre à toutes ces sauteries pour riche qui commençaient à m’exaspérer. C’était surement par habitude car je ne pense pas qu’elle y prenait un si grand plaisir. Ça ne lui était pas désagréable non plus mais disons que c’était une tradition familiale qui ne l’avait jamais quitté. J’aurais pu lui proposer mon plan de soirée parfaite, juste entre elle et moi, mais j’avais déjà négocié une précédente soirée en promettant de me rendre à la prochaine sans protester (il faut le savoir, déplacer le calvaire ne sert à rien, il nous retombe toujours dessus à un moment ou à un autre) et il fallait reconnaitre que Garance ne faisait que le minimum syndical et nous évitions donc les pires soirées.

« Tu es sûre que le buffet sera bien garnit ? » lui demandais-je avec une moue habituelle. Elle sourit et me répondit en me caressant la joue « Avec un peu de chance les Hasting-Bass seront la ! » C’est ce que j’espérais sincèrement. La seule chose pire que d’aller à une de ces soirées c’était de s’y retrouver seul. Garance me prenait évidemment sous son aile mais je préférai tout de même passer la soirée avec Bartholomew et Blair qui avaient la même vision de ce genre d’évènement que moi. Eux n’étaient pas comme les autres, ils avaient plus d’humour et de sens critique et leur compagnie était agréable. Ils ne se prenaient vraiment pas au sérieux et nos sujets de conversation étaient récurrents : les invités eux-mêmes. Entre le commérage et la critique, nous passions d’excellentes soirées.

J’enfilais donc un costume choisis au hasard, je ne voyais pas l’intérêt de faire un effort stylistique particulier, être en costume signifiait déjà beaucoup pour moi qui suis un adepte du jean-convers. Garance, elle, portait une robe noire, très simple avec de hauts escarpins. Après une dernière retouche maquillage et un changement de cravate de dernière minute nous sommes enfin partis. La salle de réception était bondée et je reconnaissais quelques têtes qui m’étaient familières. Garance était déjà en pleine conversation avec une jeune femme que j’avais vu quelquefois mais dont le nom m’échappait. Je décidais donc d’aller prendre un verre de champagne et j’aperçus dans la foule Blair et Bart Hasting-Bass qui avançaient vers moi. « Bonsoir » dis-je en serrant la main du père et en trinquant avec la fille. « Je ne sais pas ce qui est le plus catastrophique ce soir, Elizabeth Meecey qui n’a plus de gouvernante depuis deux semaines ou Charles Bruckerhoff qui a perdu une somme dite considérable au poker l’autre soir ! »







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MessageSujet: Re: Back to basics Ϟ MARK !   Dim 13 Nov - 14:32

« Bonsoir » Mon verre s’entrechoque avec celui de Mark et il sert la main de mon père, qui est déjà aux anges. Je peux presque sentir son rythme cardiaque qui connait une accélération notable, ce qui a le don de me faire sourire. Il en faut peu aux Hastings-Bass pour se sentir puissants, je le sais, mais la soirée spéciale critique autour du buffet avec champagne et petits fours équivaut bien, pour mon cher père, à une partie de jambes en l’air avec la première venue, quoi que la chose ne soit plus vraiment d’actualité, le doyen Hastings-Bass à mon bras semblant bien décidé à décrocher Charlotte Leroy-Duchesne de sa France natale une bonne foi pour tout. Cette constatation me fait, elle aussi, beaucoup rire. J’attends avec une impatience non déguisée le jour où Andrea Leroy-Duchesne pourra m’appeler soeurette, et où son fiancé et non moins Tristan Fauresque cousin deviendra mon beau-frère. Vraiment, le monde est petit et plein d’ironie. Allier Leroy-Duchesne et Hastings-Bass déclencherait le scandale du siècle – personne n’approche Bart Hastings-Bass officiellement tant il est extravagant et imbus de sa personne – surtout quand on considère l’invasion française qui a lieu en ce moment un peu partout dans nos villes anglaises. Je secoue la tête quand Mark ajoute, fortement ironique comme à notre petite habitude. « Je ne sais pas ce qui est le plus catastrophique ce soir, Elizabeth Meecey qui n’a plus de gouvernante depuis deux semaines ou Charles Bruckerhoff qui a perdu une somme dite considérable au poker l’autre soir ! » Là, je sens mon père encore plus fier que ce qu’il a pu être depuis le début de la soirée. « Charles, définitivement. » J’avale ma coupe à une vitesse légèrement trop élevée. « J’ai gagné ce qu’il a perdu, à vrai dire. » Mon père s’arme d’un sourire fier qu’il sert à Mark comme une victoire personnelle sur cet abruti de Charles au nom de famille imprononçable, auquel d’ailleurs il tend sa coupe avec un sourire crispé. « Il devrait vraiment prendre des cours, le poker, ça n’est pas son truc. » Il hausse une épaule défaitiste. « Meecey était à Londres samedi dernier. Je me demande pourquoi. » Je fronce un peu le nez, curiosité semble être un trait de famille. « Je crois qu’elle veut se faire remarquer », répond mon père. « Elle a été fortement choquée de ne pas être invitée au Gala de charité d’Anne Mercier. Auquel nous n’étions nous-mêmes pas invités d’ailleurs. » Et où il est quand même allé, cela va sans dire. « Cette très chère Anne Mercier n’a pas encore bien compris les règles des mondanités Londoniennes, je ne sais pas ce que vous en pensez, Mark », demande mon père en prenant un accent terriblement snob. J’ai cru comprend que la pauvre femme on a pris pour son grade ce soir là, mais personne n’a jamais dit que se créer une vie sociale ici était aisé.

Mes yeux effleurent les autres invités présents dans la salle d’un geste rapide. Que des bons partis, ici, je songe, amusée. Londres est moins fournie en snobinards éplorés qu’Oxford, et cette ambiance ironique et moqueuse me manque un peu, je dois l’avouer. Il est étrange voire même tout à fait inhabituel de rencontrer ici des gens qui n’apprécient pas l’étalage de richesses et de conditions financières favorables. La plupart du temps, le don de mon père pour les associations organisatrices de ces évènements dépasse les milliers de livres et de loin, et c’est sans doute la seule raison pour laquelle il est toujours invité ici, sans quoi ses différents passages en prison suffiraient très certainement à le faire rayer des listes de ce genre de rassemblements. J’attrape une nouvelle coupe de champagne tandis que mon père peine à finir la sienne. Il s’explique, sur le ton de la conversation, un peu amusé. « Il vaut mieux que je ne boive pas. J’ai déjà passé une nuit en garde à vue la semaine dernière et franchement, on a rarement vu aussi désagréable que les couchettes dont disposent les cellules des commissariats. Si vous voulez mon avis, c’est là qu’on devrait investir de l’argent. » Il rit un peu et je secoue la tête. Evidemment, il ne peut pas s’en empêcher. Je commente, un peu acerbe : « C’est sûr que vues les donations que ça nous coûte régulièrement pour te faire sortir rapidement, ils ont beaucoup à gagner à t’arrêter. » C’est toujours moi qu’on appelle dans ces cas là. Il hausse une épaule. « Vous vous êtes déjà fait arrêter, Mark ? » Grand Dieu, il va finalement peut être me falloir plus d’une coupe et quelques blagues pour survivre à cette soirée.
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MessageSujet: Re: Back to basics Ϟ MARK !   Mer 16 Nov - 14:03

« C’est sûr que vues les donations que ça nous coûte régulièrement pour te faire sortir rapidement, ils ont beaucoup à gagner à t’arrêter. » Ils me faisaient bien rire tous les deux. Leur complicité était tout à fait étonnante, un tel lien parent/enfant était rare, je ne suis pas du genre psychologue, à analyser le comportement de chacun, mais je suis sûr que leur relation en ferait bien jaser plus d’un. Moi ça ne perturbait pas du tout à vrai dire. Je les appréciais réellement, je les avais toujours vus tous les deux, comme un couple, le père et la fille, Bart et Blair. Ils étaient complémentaires tout en étant différents. J’avais passé quelques soirées avec seulement l’un d’entre eux mais je dois avouer que je préférais quand notre petite équipe était au complet. Bart avait un côté très franc qui me faisait beaucoup rire ! J’aime bien les gens qui disent ce qu’il pense, ça change de toutes les autres personnes présentent dans ce genre de soirée, même si certains sont, j’en suis sûr très gentil, ils étaient tous plus faux les un que les autres. C’est ça l’hypocrisie, c’est un mot très fort, que j’évite d’utiliser à toutes les sauces, mais pour moi, tous étaient des acteurs qui se cachaient derrière leurs rôles appris par cœur et qu’ils maitrisaient à la perfection. Blair avait beaucoup hérité de son père et pour une jeune fille, elle n’avait pas la langue dans sa poche. Elle essayait néanmoins de défendre ou de justifier les propos de son père, comme si elle était consciente qu’il y avait des limites à ne pas franchir ! A se demander parfois qui était le parent de l’autre. Et c’était plutôt une bonne chose que quelqu’un calme l’indomptable Bart !

« Vous vous êtes déjà fait arrêter, Mark ?» J’ai avalé mon verre de travers et suis resté perplexe un petit moment. Voila. C’était Bart. Je savais qu’il avait dit cette phrase sans aucune arrière pensée, il aurait pu tout aussi bien demander «Savez-vous le temps qu’il fera demain Mark ? » ou « Avez-vous déjà été au Japon Mark ? » Mais cette question avait remué quelque chose à l’intérieur de moi, quelque chose que j’essayais pourtant de cacher. Merci beaucoup Bart de remuer le couteau dans la plaie ! Cette question m’a tout simplement rappelé a quel point je n’avais pas le droit de faire ce que je faisais. Pas de quoi s’affoler pour autant, je n’allais pas me faire arrêter parce que j’avais trompé ma femme. Par contre, chose nettement plus grave, je n’avais absolument pas le droit d’avoir ce genre de relation avec une étudiante. Je risquais de perdre mon boulot si quelqu’un le découvrais. Mais Bart n’était pas au courant. Personne n’était au courant. Alors on se calme, on prend un air détaché et on répond quelque chose de pas trop bête. Mais s’il ne savait pas pourquoi poser ce genre de question idiote ? Parce que c’est Bart, et que Bart pose toujours ce genre de questions idiotes qui ont le don de mettre tout le monde mal à l’aise. Mais d’habitude ça ne me met jamais mal à l’aise. Il ne faut surtout pas qu’ils doutent de quelque chose. C’était peut être un teste ? Stop. Stop, arrête de réfléchir, tu te fais du mal pour rien !

J’ai explosé de rire et ai dit « J’évite de prendre le volant avec un petit coup dans le nez ! Mais quand je vivais à Paris, il y a pas mal de temps maintenant, j’ai bien faillit me faire arrêter plusieurs fois ! Faut dire que j’étais jeune et con et que les flics français ne sont pas du genre à rigoler. Bref, je ne sais pas si vous vous rappelez mais il y a eu de grosses manifestations en France, en 95 je crois, ça faisait à peine un an que j’étais dans ce pays et j’ai été entrainé par des amis à rejoindre le mouvement étudiant. Plus par idéologie révolutionnaire adolescente qu’autre chose, mais on déconnait pas mal et on n’est pas passé loin des arrestations ! J’aurais eu l’air malin si je m’étais fait prendre ! » Je m’arrêtais pour finir mon verre de champagne. « Enfin bon, j’ai bien changé, je suis un citoyen respectable maintenant, pas comme d’autre, dis-je en rigolant avec un clin d’œil à Bart. Et vous Blair ? Avez-vous hérité du côté rebelle et hors la loi de votre père ? »


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MessageSujet: Re: Back to basics Ϟ MARK !   Jeu 8 Déc - 19:13

Mon père et ses questions stupides. Parfois, j’aimerai juste qu’il se taise plutôt que de mettre les gens mal à l’aise. Oui parce que Mark parait clairement mal à l’aise à l’évocation judiciaire de mon père. Il réfléchit un peu et mon cerveau de psychologue tente d’analyser distraitement la situation, tandis que je sirote mon champagne du bout des lèvres. Il finit par se détendre et sourit à son tour. « J’évite de prendre le volant avec un petit coup dans le nez ! Mais quand je vivais à Paris, il y a pas mal de temps maintenant, j’ai bien faillit me faire arrêter plusieurs fois ! Faut dire que j’étais jeune et con et que les flics français ne sont pas du genre à rigoler. Bref, je ne sais pas si vous vous rappelez mais il y a eu de grosses manifestations en France, en 95 je crois, ça faisait à peine un an que j’étais dans ce pays et j’ai été entrainé par des amis à rejoindre le mouvement étudiant. Plus par idéologie révolutionnaire adolescente qu’autre chose, mais on déconnait pas mal et on n’est pas passé loin des arrestations ! J’aurais eu l’air malin si je m’étais fait prendre ! » Il determine son champagne d’un geste rapide et mon père éclate de rire, visiblement charmé par l’idée d’un Mark déambulait dans les révolutions étudiantes de Paris. Je soupçonne franchement mon père d’avoir fait l’idéaliste révolutionnaire lui aussi. S’il n’avait pas été trop jeune en 1969, il aurait sans doute été du genre à aller fumer un joint à poil dans un commissariat. Je ris, avec une tendresse non dissimulée. « Enfin bon, j’ai bien changé, je suis un citoyen respectable maintenant, pas comme d’autre, » Il adresse un clin d’œil à mon père et je soupire un peu tandis que ce dernier hoche la tête. « Je ne me sens absolument pas visé mon ami. Je suis un citoyen respectable avec un amour inconditionnel pour la garde à vue et les frais d’avocat, voilà tout ». Je ris avec mon père en secouant la tête pour déjouer ses âneries tandis que Mark se tourne vers moi avec un sourire. « Et vous Blair ? Avez-vous hérité du côté rebelle et hors la loi de votre père ? »

Rebelle et hors la loi ? Je ne sais pas. Je louche un peu sur mon Champagne, plongée dans mes pensées tandis que la musique et les jeunes femmes s’agitent. Je n’ai jamais rien fait des très légalement répréhensible, mes limites morales sont nettement plus floues en revanche. « Respectable, je ne sais pas, mais je ne passe pas ma vie à enfreindre la loi, en tout cas. » Je hausse les sourcils en jetant un coup d’œil à mon père. « Je suppose que c’est lui le vrai rebelle de la famille. » Je pose ma main sur son épaule en terminant ma coupe et en la déposant sur le buffet. « En même temps, quand on sait que le rebelle en question refuse d’assister seul aux bals de charité, il y a matière à rire, vous ne croyez pas ? » Mon père s’esclaffe, tandis que des serveurs se chargent de renouveler le buffet trop vide à leur goût.

Tout ça est risible mais je ris surtout de moi. Si ma vie avait continué comme tracée, je serai sans doute devenue une vraie femme du monde moi aussi, à sortir la rivière en diamants et les robes hors de prix, distribuant des chèques pour les bonnes œuvres comme on lance des mouchoirs. Errant de soirées en soirées dans une vie tranquille de mère ou presque, à la maison. Gigantesque manoir sur les routes de la campagne londonienne, attendant sagement un bouquin à la main qu’il rentre du boulot après une dure journée. Les amoureux au coin du feu dans un cliché romantique parachevé, des enfants partout et les longues journées passées à ne rien faire d’autre qu’attendre, attendre qu’on vous serve à manger, qu’on vous aide avec vos cheveux, qu’on vous tende votre manteau parce qu’il fait froid dehors. Je ris mais qui a le droit de dire non à une vie pareille ? Qui est en position de refuser un tel cadeau ?
Je ne sais pas. Ma vie me convient telle qu’elle est, mais parce que la Blair que j’étais s’est transformée avec les années. Je voulais, moi aussi, être une princesse à l’époque où le murmurer n’était pas trop honteux. Je voulais aussi ces belles choses, et puis toute volonté s’est envolée au moment où j’ai compris que l’humanité ne serait jamais belle.

Je soupire un peu et attrape un autre verre que je m’empresse de porter à mes lèvres. « Ca manque de jeunes couples mariés du monde ici, si vous voulez mon avis ; les nouveaux riches sont bien plus agréables à critiquer que les autres. » Je soupire en jouant avec une de mes mèches de cheveux, négligemment. Les gorgées de champagne sont avalées rapidement, et je soupire un peu, lasse. « Garance a l’air tellement dans son monde »… Je souris un peu, avec admiration. Mais le contraste est nette entre la jeune femme qui semble réellement se plaire là où elle est et notre ami Mark qui nous rejoint volontiers pour s’échapper des conversations pénibles et difficiles à supporter avec tous ces gens superficiels et hypocrites qui s’amassent ici.
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MessageSujet: Re: Back to basics Ϟ MARK !   Jeu 15 Déc - 15:16

Je finis mon verre de champagne et en attrapa un autre ; j’avais horreur de rester les mains vides dans ce genre de soirées, déguster un champagne hors de prix gratuitement était un de mes petits plaisirs et pour rien au monde je n’aurais diminué ma consommation. La bouteille à plus de 100£ faisait partie de la soirée au même titre que les décorations kitch à souhait et que ces apéritifs aux noms français. C’était une des raisons pour lesquels je n’arrivais pas à me plaire parmi tout ça, je ne me sentais pas à ma place. Toute mon éducation était remise en question et je ne supportais pas ça. Dès mon plus jeune âge, mes parents nous avaient fait comprendre à mon frère et à moi que l’argent ne tombait pas du ciel et qu’il fallait le gagner. Nous n’avons jamais manqué de rien sans être gâté pour autant, mon père était très strict à ce sujet, ses fils ne se comporterai pas en enfants rois. Et il a réussi, les dépenses d’argent superflues et inutiles ont le don de m’exaspérer et inutile de préciser que très peu de personnes dans cette salle devaient partager mon avis. Certes avoir épousé Garance qui elle est issue d’une famille très aisée parisienne est un peu contradictoire avec l’idéologie de mon père, mais même en étant maintenant plongé au beau milieu de cette faune richissime anglaise j’arrive à voir leurs défauts. Bien sûr, je profite un peu de la fortune de mes beaux-parents, mais surtout parce qu’elle m’est imposée. Sans une aide financière de leur part j’aurai quand même pu me débrouiller et Garance et moi aurions pu vivre tout à fait convenablement, pas dans le même luxe, pas dans un immense appartement au cœur d’Oxford, mais nous aurions pu très bien vivre, plus modestement. J’avais donc eu du mal à m’intégrer parmi ces gens qui étaient tous né avec une petite cuillère en argent dans la bouche –voir même toute l’argenterie pour certains- et qui étaient incapables de prendre conscience qu’un autre monde les entourait. Ce serait mentir que de dire que le monde extérieur à leur petite bulle d’affinité qu’ils s’étaient créés ne les touchait pas ; à chaque soirée des chèques étaient signés, de très gros chèque pour des associations caritatives qui leur donnaient bonne conscience. A vraie dire, j’ai passé beaucoup de soirée à m’ennuyer à mourir, l’hypocrisie et les faux sourires m’ont très vite fatigué. C’est en rencontrant Bart et Blair Hastings-Bass que j’ai pu tenir le coup et que je continue encore à venir aujourd’hui.

« Je suppose que c’est lui le vrai rebelle de la famille. En même temps, quand on sait que le rebelle en question refuse d’assister seul aux bals de charité, il y a matière à rire, vous ne croyez pas ? » Mon attention se reporta vers Blair et je répondis en me retournant vers Bart « Je comprends tout à fait que vous sollicitiez la présence de votre fille, une soirée comme celle-ci, si l’on n’est pas ou mal accompagné ce n’est pas supportable. Pour moi c’est simple, soit je vous retrouve et je passe la soirée avec vous, soit les verres de champagnes deviennent mes meilleures alliés et nous passons des soirées très agréables ! » C’était vrai, si je ne retrouvais pas les Hasting-Bass ou d’autres personnes un peu plus drôles et sympathiques que les autres, je buvais verre sur verre et Garance venait m’arrêter avant que mon état ne soit plus rattrapable, elle me prenait sous son aile et je restais avec elle le reste de la soirée à écouter la conversation et à faire des commentaires minimes si le sujet m’intéressait. « Ca manque de jeunes couples mariés du monde ici, si vous voulez mon avis ; les nouveaux riches sont bien plus agréables à critiquer que les autres. » commenta Blair avant d’ajouter dans un soupir « Garance a l’air tellement dans son monde » Je me retourne et aperçoit ma femme plus loin dans la salle en pleine conversation avec un petit groupe de personne. Ce genre de soirée la met toujours de bonne humeur et elle prend un vrai plaisir à venir. J’ai compris très peu de temps après l’avoir rencontré de quel monde elle venait, mais cela ne m’a pas gêné du tout. Elle avait du recul et un humour certain par rapport à sa classe sociale. Ses parents beaucoup moins, mais ça c’est une autre histoire. Elle n’avait pas hérité du côté très traditionaliste de sa famille et si d’un côté elle s’était beaucoup détachée de son milieu social elle continuait à apprécier ce genre d’évènement. Je ne pouvais pas lui reprocher ça, elle avait déjà renoncé à beaucoup de choses en m’épousant moi, un anglais de la middle class alors que de meilleurs partis l’attendaient sagement à Paris. Pour le coup, elle fut considérée comme une vraie rebelle par ses proches et elle s’est beaucoup éloigné d’eux et de leurs coutumes. Mais Garance appréciait ces soirées, peut être à cause d’une habitude passée, après tout c’est dans ce milieu qu’elle a passé toute son enfance et je la suivais bien sagement, pour lui faire plaisir, et seulement pour ça ! « C’est son monde ! Si vous allez dans n’importe quelle soirée mondaine parisienne, vous êtes sûr d’y voir un de Maison-Neuve quelque part. Je vous laisse imaginer le choc de ses parents quand ils m’ont vu arriver, je crois que c’était la chose qu’ils redoutaient le plus, que leur fille n’épouse pas quelqu’un de leur milieu. J’ai bien conscience de faire tâche à côté d’elle ici, mais que voulez-vous ? Ces gens je ne les supporte pas ! Et je ne vous parle même pas des nouveaux-riches»
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MessageSujet: Re: Back to basics Ϟ MARK !   Jeu 19 Jan - 19:23


« C’est son monde ! Si vous allez dans n’importe quelle soirée mondaine parisienne, vous êtes sûr d’y voir un de Maison-Neuve quelque part. Je vous laisse imaginer le choc de ses parents quand ils m’ont vu arriver, je crois que c’était la chose qu’ils redoutaient le plus, que leur fille n’épouse pas quelqu’un de leur milieu. J’ai bien conscience de faire tâche à côté d’elle ici, mais que voulez-vous ? Ces gens je ne les supporte pas ! Et je ne vous parle même pas des nouveaux-riches» Je tourne la tête vers lui, lèvre mordue, sourire franchement amusé. Mon père a les mêmes réactions, je peux presque le sentir, à côté de moi. « Nous n’avons pas ce genre de problème, étant donné que ma fille refuse toute forme d’engagement. » Je soupire, secoue la tête. « Tu es riche de toute façon, on se fond très bien dans la masse », je remarque, en haussant une épaule. Les faits sont là, les Hastings-Bass sont riches. Mais pas de la richesse que fuit Mark, la richesse des dames pompeuses et des maris propriétaires de terre dans tous les coins du monde. Mon père a de l’argent mais le prestige de celui qu’il possède est éclipsé par son horrible réputation de goujat des affaires et de libertin qui a passé l’âge. « Les gens détestent qu’on se montre à ces soirée, c’est pour ça qu’on vient », je lance, amusée. « Et sincèrement, vous êtes la meilleure chose qui pouvait arriver à Garance. Ces gens là sont impitoyablement malheureux, enfermés dans les richesses et les conventions. On se croirait presque au Moyen-âge. » Je grimace, attrape une nouvelle coupe de Champagne. Mon père hausse un sourcil curieux, hoche la tête. « Je suis bien d’accord, même si au Moyen-âge, on ne buvait pas de Champagne. Ceci dit, les gens riches se montent facilement la tête. Et les nouveaux riches, je crois qu’on est tous d’accord sur leur triste sort ». Je lui file un coup de coude en secouant la tête. « Tu n’étais pas franchement parmi les premières fortunes d’Angleterre avant de monter ton entreprise avec le salaire de Maman… » Il rit un peu, attrape une coupe à son tour.

Je soupire, ressens de nouveau cette folle envie de prendre mes jambes à mon cou pour partir d’ici le plus rapidement possible. Maman aurait été parfaite ici, avec lui. Parce qu’elle sait… savait jouer la comédie à merveille. Elle n’aimait pas plus ces soirées là que n’importe quel autre Hastings-Bass, mais je me souviens encore de son comportement quand elle se préparait à aller à l’une d’entre elle. « Ton père m’a achetée un collier en diamants pour fêter ça. » Elle enfilait une gigantesque rivière en diamants hors de prix qu’elle laissait plonger sur son décolleté et souriait de toutes ses dents, radieuse. Elle faisait tourner sa robe, enfilait son alliance et lançait systématiquement : « Un jour, tu pourrais jouer au jeu de la femme heureuse d’être riche toi aussi. C’est de famille. » Elle glissa des perles autour de mon cou, embrassait mon front et sortait de la chambre en me laissant m’endormir entre les épaisses couvertures de leur lit.

Retour à la réalité, la réalité vide de présence maternelle et bien trop emplie de présence paternelle qui se fait d’ailleurs moins discrète. « De combien de £ devons-nous nous séparer ce soir pour paraitre anormalement indécents et indispensables ? » J’hausse une épaule. Je m’en fous. Qu’il donne ce qu’il veut, du moment que l’on peut quitter l’endroit après qu’il ait décidé que faire chier le monde était une activité soigneusement remplie et un objectif largement atteint. Je soupire. « Vous comptez fonder une famille, avec Garance ? » Je la regarde toujours évoluer parmi les autres, tournant sur elle-même, riant, passant d’invités en invités avec la grâce d’une femme du monde. J’inspire un peu, termine ma nouvelle coupe sans ajouter de commentaire superflu. J’aurais pu en être, ça ne s’est pas passé comme ça. Pourquoi ruminer ce qui ne s’est pas produit ? Ca ne sert qu’à s’affaiblir. Nouvelle coupe, je freine simplement le rythme auquel je l’avale. « Je vais finir par être vraiment pompette avec tout ce Champagne », je siffle un peu, inspire. « On étouffe ici. » Je prends le bras de mon père et l’entraine au dehors, sur la terrasse illuminée qu’ont installée nos hôtes. « Vous nous suivez, Mark ? » Je ne veux pas l’abandonner dans la cage aux lions. Je lâche mon père qui rit un peu. « Ma fille devient claustrophobe quand ça l’arrange. » Je sors une cigarette de ma pochette, lui en tend une qu’il prend sans protester. « Vous fumez ? », je demande à l’adresse de Mark.


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MessageSujet: Re: Back to basics Ϟ MARK !   Sam 28 Jan - 12:19

A la fin de ma longue tirade je vis Blair esquisser un sourire et son père me répondit : « Nous n'avons pas ce genre de problème, étant donné que ma fille refuse toute forme d'engagement.» Mon regard se tourna vers Blair et effectivement, elle ne ressemblait pas à toutes les jeunes filles de son âge, rêvant d'un prince charmant possédant une fortune considérable à celle de leur famille. Heureusement pour elle, son père était loin d'être d'un traditionalisme aberrant et ne semblait pas trop s'impliquer dans sa vie pour qu'elle soit conforme aux conditions sociales de leur milieu. De toute façon même si cela avait été le cas c'était sans doute peine perdue, Blair ne semblait pas facile à caser et je la soupçonnais de profiter pleinement de sa jeunesse en assumant parfaitement son côté charmeuse et libertine. « Tu es riche de toute façon, on se fond très bien dans la masse » Il était vrai que les Hasting-Bass était bien différent de toutes les autres personnes de la somptueuse salle dans laquelle nous nous trouvions. Leur regard hautain, moquer et amusé devait précéder leur réputation, il était impossible de les rater tant ils se détachaient des autres invités. Mais Blair avait raison, tant qu'il y avait de l'argent, peu importait la personne qui le possédait. C'est peut-être aussi pour ça que je me sentais diffèrent des cens gens-là, j'avais tout de suite été répertorié comme un homme profitant de la fortune de sa femme, au même titre que ces jeunes filles vêtues des plus grandes marques au bras d'un homme de l'âge de leur père. Et pourtant la seule chose que je pouvais regretter chez Garance c'était son argent, son nom, sa famille et je ne pourrais jamais rien y faire. « Les gens détestent qu'on se montre à ces soirée, c'est pour ça qu'on vient » La provocation de cette jeune fille me faisait beaucoup rire, elle avait beaucoup, beaucoup de caractère pour son jeune âge. Elle n'avait sans doute pas été un enfant des plus facile mais vu le résultat je ne me faisais pas trop de soucis pour son avenir, elle faisait sans aucun doute parti des gens qui réussiraient dans la vie. Blair Hasting-Bass ne se laissait pas faire, elle avait tout compris et en plus de tout ça elle n'avait pas la langue dans sa poche. « Pour mon plus grand bonheur » lui répondis-je avec un sourire en me resservant un verre de champagne. « Et sincèrement, vous êtes la meilleure chose qui pouvait arriver à Garance. Ces gens-là sont impitoyablement malheureux, enfermés dans les richesses et les conventions. On se croirait presque au Moyen-âge. » dit-elle avant que son père n'enchaine « Je suis bien d'accord, même si au Moyen-âge, on ne buvait pas de Champagne. Ceci dit, les gens riches se montent facilement la tête. Et les nouveaux riches, je crois qu'on est tous d'accord sur leur triste sort » « Le champagne est une bonne motivation, avouai-je en montrant la coupe que je venais d'entamer. Je n'aurais pas pu survivre au Moyen-âge sans champagne ! » « Tu n'étais pas franchement parmi les premières fortunes d'Angleterre avant de monter ton entreprise avec le salaire de Maman... » lança gentiment Blair à son père. Je ris à mon tour avant de dire à Bart « Tiens tiens mais dites, vous et moi c'est du pareil au même, nous n'avons aucun mérite à nous trouver ici, nous devons tout à nos épouses. » Seulement Bart avait réussi à se faire un nom et je ne savais pas si c'était dû au décès de sa femme ou juste à sa façon d'être tout à fait exceptionnelle mais sa fortune était aujourd'hui reconnue comme étant sienne alors que j'apparaissais encore comme un escroc profiteur. « De combien de £ devons-nous nous séparer ce soir pour paraitre anormalement indécents et indispensables ? » demanda soudainement Bart. Blair haussa les épaules mais je répondis d'un air très, voir trop sérieux « Si vous voulez mon avis Bart nous avons vu des buffets mieux garnit que ceux-ci. Je suis un petit peu déçu voyez-vous ! » Blair regardait toujours Garance qui, plus qu'à l'aise semblait réellement apprécier la soirée. « Vous comptez fonder une famille, avec Garance ? » La question me pris quelque peu au dépourvu mais je comprenais qu'elle soit posée. Malgré nos 13 ans de mariages, notre situation financière plus que stable et nos 35 ans, nous n'avions toujours pas d'enfants. La question avait été plusieurs fois abordée ses derniers temps et nous avions pris la décision d'essayer. Après tout devenir parents était l'étape suivante sur notre liste de vie commune. Je savais qu'elle en avait très envie et je n'étais pas du tout contre cette idée. « Peut-être bien. Disons que Garance est plus qu'emballée par cette idée et moi... Je ne sais pas trop quoi en penser. Je ne me suis jamais vraiment imaginé être père mais après tout pourquoi pas, c'est maintenant ou jamais ! » Blair me sourit avant d'annoncer d'une petite voix « Je vais finir par être vraiment pompette avec tout ce Champagne. On étouffe ici. Vous nous suivez, Mark ? » Je la laisse nous entrainer son père et moi vers la grande terrasse qui, je dois l'avouer est aussi accueillante que la salle intérieure. Une fois dehors elle sort ses cigarettes et en tend une à son père. « Vous fumez ? » Je sortis mon paquet de Lucky Strike de la poche intérieure de ma veste et lui répondis en lui proposant mon briquet « Il parait oui. Ça va bientôt faire 20 ans que c'est comme ça et je ne compte pas m'arrêter. » C'était agréable de prendre un peu l'air après avoir passé une grande partie de la soirée enfermé dans un brouhaha incessant. « Je me rends compte que je ne sais absolument pas ce que vous faites dans la vie Blair. » Je connaissais beaucoup de chose sur Bart, comme tout le monde, mais la vie de sa fille, moins bavarde sur elle-même, m’échappait quelque peu.
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MessageSujet: Re: Back to basics Ϟ MARK !   Sam 28 Jan - 18:11

L’air extérieur est libérateur. Expédiée la question sur la famille, je repense à ce que Mark vient de me répondre, un peu songeuse. C’est très féminin finalement, ce besoin presque viscéral de fonder une famille pour s’occuper de gosses et les élever. Avoir une famille, se construire une vie, les hommes pourraient finalement tout à fait s’en passer. Mon père en est un exemple assez criant ; il nous aime, évidemment, Colin & moi, sans limites. Mais il aurait très bien pu vivre aussi bien, voire peut être même mieux et sans nous. J’inspire, le fixe d’ailleurs un moment sans faire attention. Il se complaisait dans la folie de Maman parce qu’elle équilibrait la sienne et lui permettait de ne pas se sentir trop irréellement accroché à la Terre. Elevé par une mère couveuse, surprotectrice mais aussi très envahissante, mon père n’a jamais vraiment su ce qu’était le concept même d’une famille normale. Mon Grand-père est morte depuis au moins quarante cinq ans, faites le calcul, vous verrez que ça ne laisse pas grande place pour un père dans l’équation. Ma Grand-mère a composé seule avec un mari mort à la guerre, un fils trop doué pour avoir un parcours scolaire digne de ce nom et des moyens plus que limités qui ne lui permettaient bien souvent pas plus que le strict minimum dans une semaine. Pourtant, elle était déjà un numéro ; en tout cas l’est-elle devenue après sa période de deuil, si j’ai bien compris les histoires qu’elle se plait toujours à me raconter quand dans son sang circulent trop de martinis. Ramener le bonheur dans une famille qui essuie la perte de son pilier n’est pas facile, ma fille, comme elle se plait à me le rappeler régulièrement. Il a fallu qu’elle fasse de nombreux sacrifices, qu’elle raye la normalité de sa vie. Qu’elle oublie les bases, efface les contours tracés soigneusement autour d’eux. Qu’elle devienne le père en plus d’être déjà la mère, qu’elle devienne l’amie, la confidente, celle à qui on raconte. Et après avoir retiré de sa vie le statut de femme d’un militaire, elle a intégré la folie, lentement. S’oublier dans les réflexions des autres pour vivre une vie plus stable, plus droite, moins complexe. Faire abstraction des gens, des murmures, des on-dit, de toutes ces choses dont on ne peut pas s’occuper toute seule si on doit en plus s’occuper d’un fils. Elle a eu une fille avec un inconnu, sur le siège arrière d’une voiture, l’a élevée comme elle a élevé mon père. Ailleurs, perdu.

Bartholomew Hastings-Bass a arrêté l’école pour le vin quand il avait vingt ans, après avoir rencontré un type tout à fait charmant qui se fit un plaisir de l’embaucher dan son entreprise. Il rêvait de société, de richesse et d’excès, il rêvait d’utiliser la folie transmise par Maman pour montrer aux riches sages que la vie pouvait être drôle, que la vie pouvait s’organiser autrement, sur une base différente, dans une dimension moins tragique. Les visages serrés aux soirées mondaines, les airs courroucés des maris goutant le vin avant leurs femmes, Bart voulait juste faire oublier au monde l’idiotie des conventions ridicules. Vivant une vie de dépravé, mais bon en affaire, il organisa un jour une livraison de Champagne chez cette actrice dont on murmurait qu’elle était schizophrène, Patricia. Elle gouta le Champagne, termina la bouteille. Rit, tourna sur elle-même, acheta d’autres caisses et demanda à ce qu’il les apporte lui-même. Il livra, encore et encore, et puis un jour il glissa une bague dans une bouteille millésimée. Il l’emmena au bout du monde, dans son pays natal, pour qu’ils se marient sans témoin, lui fit l’amour pendant des jours entiers, et ils rentrèrent. Elle lui prêta l’argent pour qu’il puisse s’installer, il rencontra un franc succès. Puis elle tomba enceinte de moi, continua à vider des bouteilles, enferma le bonheur à double tour dans son cœur pour qu’il ne s’échappe jamais.

La suite de ça n’avait été qu’un enchainement heureux d’évènements bizarres, que ce soit leur deux ou trois divorces, et les remariages qui n’ont pas tardé à suivre. Mon père était riche, elle aussi, elle avait du talent, était de plus en plus demandée, accentuait son rôle de folle furieuse pour piquer des crises sur les plateaux télé. Leur vie avait été magnifique, pleine d’incohérences, jusqu’au jour où elle m’avait retrouvée par terre, devant chez nous. Ce jour là, son cœur a laissé échapper le bonheur pour faire place à un entrainement bien moins drôle. Remonter la pente, guérir sa fille, faire grandir son fils malade, épauler son mari, et puis apprendre son cancer, les tumeurs, les métastases, phase terminale, trois mois, trois semaines, trois jours. Le pire avait alors été pour lui, parce qu’elle, elle savait déjà jouer la folle furieuse, celle qui se fiche de mourir, celle qui rit à gorge déployée en choisissant le bois de son cercueil. Lui, qui avait quitté sa folle de mère pour trouver une femme encore plus folle, lui qui avait mis tant d’amour à lui offrir une vie hors du commun, lui qui n’avait jamais rien fait comme tout le monde allait maintenant devoir vivre comme le veuf et père de deux enfants qu’il était, dernier rôle de sa vie.

Ca n’avait pas duré longtemps, et il s’est rapidement mis à devenir l’enfant plus que le père, comptant sur moi pour élever Colin, comptant sur moi pour être la nouvelle folle, créant une atmosphère semblable à ce qu’il avait toujours connu.
C’est ça ; ma définition de la famille. Si j’en veux une ? Sans doute, mais je sais déjà ce que ça implique. La folie, les engagements. Le choix sera difficile, et une partie de moi est presque certaine de ne pas en être capable. J’inspire et secoue la tête pour m’enlever de la tête toutes ces pensées qui font de la réticence et attrape le briquet que Mark me tend. « Merci. » J’allume la cigarette qui borde mes lèvres avant de tendre l’objet vers mon père qui acquiesce. « Il parait oui. Ça va bientôt faire 20 ans que c'est comme ça et je ne compte pas m'arrêter. » Je souris un peu, acquiesce, je comprends ce point de vue et ne lui opposerait pas la dangerosité de la chose. Parfois, vivre dangereusement est tout ce dont on a besoin pour s’assurer qu’on est vraiment en vie, non ? « Je me rends compte que je ne sais absolument pas ce que vous faites dans la vie Blair. » Mon père s’appuie sur la balustrade et évacue la fumée de ses poumons dans un souffle fort et inspiré, tandis que j’hausse une épaule en portant mon attention sur Mark. « Je travaille jusqu’à il y a peu dans un centre d’accompagnement pour enfants malades. » J’inspire, le boulot ne me manque pas, les enfants, si. « Mais quelques différends avec mon patron, un déménagements et plusieurs éléments assemblés m’ont poussée à démissionner il y a quelques semaines. » J’inspire lentement une longue taffe de ma cigarette qui se consume. « Je vais sans doute m’installer à Londres, dans la psychologie ou… quelque chose comme ça. » Mon père ricane dans mon dos. « Blair est psy, vous vous rendez compte ? » Je ris un peu, hoche la tête. « Mais je me laisse un peu de temps pour décider de ce que je veux vraiment faire. » Nouvelle taffe que j’inspire soigneusement, je me débarrasse du surplus de cendres. « Vous êtes professeur, c’est ça ? »
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MessageSujet: Re: Back to basics Ϟ MARK !   Sam 3 Mar - 16:31

La soirée se déroulait plutôt bien, contrairement à ce que j'aurais pu imaginer. Il faut dire que mes deux compagnons étaient agréables et qu'ils me permettaient d'échapper à tous les sourires forcés que j'aurais dû faire si j'étais resté aux cotés de Garance. Je ne sais plus exactement comment j'en étais arrivé à faire la connaissance de Bart et sa fille mais je dois avouer qu'ils étaient tous les deux de très belles rencontres. Car c'était toujours la même chose, si je ne rencontrais pas quelques personnes que je trouvais un minimum intéressante avec qui bavarder autour d'un verre, je m'ennuyais à mourir et Garance exaspérée me faisait toujours remarquer que tant que je n'essaierais pas de m'intégrer parmi ces gens, je n'y arriverais pas. Elle n'avait pas tort au fond et je le savais mais c'est si difficile lorsque l'on ne vient pas ce milieu de s'y sentir bien. Cette impression constante d'être jugée par tout le monde était absolument insupportable. Et après m'être plusieurs fois pris la tête avec quelques dandy anglais j'ai décidé de ne plus rien dire du tout, de rester neutre, sans essayer de m'intégrer, je tentais désespérément de ne pas nager contre le courant. La chose en elle-même semble simple mais en pratique cela est beaucoup plus difficile qu'il n'y parait au premier abord. J'avais un côté grande gueule non négligeable et laisser la conversation tourner autour de quelque chose avec laquelle je ne suis pas d'accord n'est pas facile du tout. Il faut apprendre à prendre sur soi et bien que Garance à mes côtés, me connaissant par coeur, sache souvent me maîtriser, il se trouve que l'ennui me gagne assez vite. Je pense que ce qui a permis à Blair et Bart de tenir toutes ces années c’est de prendre la soirée comme un jeu. Combien de fois ne les ai-je pas vu se moquer ouvertement de telle ou telle chose ou feindre l’admiration devant un bijou hors de prix absolument immonde. Forcément, lorsque l’on s’amuse, le temps passe plus vite. Je ne me rends pas très bien compte de la popularité de Bart Hastings-Bass mais Garance m’a plusieurs fois dit que passer mes soirées en sa compagnie était choisir la facilité. Peut-être mais au moins cela me permettait de tenir un temps raisonnable. Combien de fois avais-je dû supplier Garance pour pouvoir échapper à ce genre de mondanité ? Elle était finalement contente que j’arrête de ronchonner tout le chemin durant même si je l’abandonnais dès notre entrée dans les somptueuses salles.
Mon attention se reposa sur Blair qui répondit poliment à ma question. « Je travaille jusqu’à il y a peu dans un centre d’accompagnement pour enfants malades. Mais quelques différends avec mon patron, un déménagement et plusieurs éléments assemblés m’ont poussée à démissionner il y a quelques semaines. Je vais sans doute m’installer à Londres, dans la psychologie ou… quelque chose comme ça. » Je hochais la tête. Blair était décidemment une jeune fille très intelligente avec beaucoup de caractère. « Blair est psy, vous vous rendez compte ? » Ajouta son père, un élan de fierté dans la voix. « Vous devez être très fier d’elle Bart. » « Mais je me laisse un peu de temps pour décider de ce que je veux vraiment faire. » Je ne m’étais jamais posé la question de la profession de Blair et je me surpris à en être étonné. Elle était jeune et semblait très déterminée, le genre de personne qui ne laissera rien se mettre en travers de sa route. En fin de compte elle avait bien l’allure d’une psychologue, paisible, à l’écoute, elle semblait avoir la maturité nécessaire pour être très largement prise au sérieux. « Vous êtes professeur, c’est ça ? » me demanda-t-elle ensuite. « Rien de très glorieux, mais oui. » dis-je en écrasant ma cigarette dans le premier cendrier que je trouvais. « Ça va faire 7 ans maintenant. J’ai eu la chance d’être pris à l’université d’Oxford alors que j’étais complètement novice et finalement je me plais bien la bas et je ne changerai pour rien au monde. Une université de cette renommée, à deux pas de chez moi, le rêve. Garance voulait retourner en France à un moment, enfin c’est une idée qui lui à traverser l’esprit et je crois que j’en suis tout bonnement incapable. J’ai trop de repères ici. Enfin bon, son job de journaliste marche pas mal aussi, ça m’étonnerait qu’elle veuille à tout prix recommencer une vie à Paris. »


(Charlooooootte, je suis trop désolée de te laisser sur ça, je te lance sur rien à chaque fois, je suis désoooooolée)
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MessageSujet: Re: Back to basics Ϟ MARK !   Mer 14 Mar - 0:51

« Rien de très glorieux, mais oui. Ça va faire 7 ans maintenant. J’ai eu la chance d’être pris à l’université d’Oxford alors que j’étais complètement novice et finalement je me plais bien la bas et je ne changerai pour rien au monde. Une université de cette renommée, à deux pas de chez moi, le rêve. Garance voulait retourner en France à un moment, enfin c’est une idée qui lui à traverser l’esprit et je crois que j’en suis tout bonnement incapable. J’ai trop de repères ici. Enfin bon, son job de journaliste marche pas mal aussi, ça m’étonnerait qu’elle veuille à tout prix recommencer une vie à Paris. » Je secoue la tête en inspirant de nouveau une longue bouffée de tabac sur ma cigarette. « Ne dîtes pas ça. » Mon épaule se hausse pour contredire la dévaluation dont il semble vouloir se frapper, et mon père roule des yeux, je pourrais presque le sentir faire tant il est prévisible. « L’éducation c’est très important, et les professeurs jouent un rôle capital dans le processus. Et puis vous êtes enseignant à Oxford et c’est une des plus prestigieuses et des plus belles universités du monde. Il ne faut pas être modeste sur les choses que l’on fait bien ». Je lui assène un clin d’œil, cette vérité là ressemble fortement à la conversation défendue avec Foster dans des conditions parfaitement différentes quelques semaines plus tôt, c’est glauque. « Moi j’adore Paris », lance mon père, en français, avec un accent qui ferait sans doute s’étouffer un français de souche. Je ris un peu, secoue la tête. « Paris, le vin, le bon vin, la France et les spécialités du pays, les femmes aussi… J’aime Paris ». Je roule des yeux. « Tu n’as jamais passé plus de dix jours d’affilé en France et tu ne supportes pas le monde. » Il hausse une épaule peu convaincu et inspire. Je m’appuie contre la balustrade, éteignant ma cigarette dans un des cendriers qui trône dans le coin. « C’était une soirée très réussie », je commente en adoptant un ton pompeux, surjoué, surfait. « Vraiment, tout était sensationnel. Voilà un moment dont on reparlera pendant très longtemps ». Mon père acquiesce, fortement amusant par le manège instauré. « Ma chère, un moment exquis. » J’acquiesce vivement et me sépare de la balustrade pour prendre son bras, mimant un soudain enthousiasme qui est bien éloigné de mon état actuel. Il finit par soupire un peu, avise Mark qui, le pauvre, supporte nos extravagances de famille sans rien dire. « Je crois qu’il est temps d’aller poser ce chèque dans l’urne et de regagner notre humble demeure ». Sa gigantesque maison à Oxford, tout à fait.

J’acquiesce cependant, après l’apparition rapide pour faire bonne figure il ne nous reste plus qu’à payer puis à nous éclipser doucement. La soirée s’est passée sans esclandres – ce qui n’a pas toujours été le cas étant donné que mon cher père a toujours trouvé profondément amusant de faire des blagues aux divers hôtes de ces soirées prétentieux et pompeuses, et notamment des blagues variées qui mettaient en scène le buffet et les robes de ces dames, je vous laisse imaginer la catastrophe eu égard à l’âge mental de mon père – et nous allons rentrer tranquillement. Au moins pourra-t-on se targuer d’avoir réussi à survivre à une soirée de plus. Ca n’est pas qu’elles soient fondamentalement gênantes, en réalité, parce que la chose serait sans doute un peu exagérée. Quand je viens ici, je n’ai pas l’impression réelle de passer une soirée catastrophique de A à Z. Mais le regret domine sans doute les autres ressentis. Parce que finalement, moi aussi j’aurais pu agir comme Garance, devenir une femme aimante et amusée par les mondanités, captivées par ces choses très banales et très confortables de la vie. Mais non, mon chemin s’est séparé bien rapidement de cette voie là. Je soupire, m’approche de Mark pour lui faire la bise. « Mark, c’était un plaisir de tuer le temps de cette soirée avec vous. » Je souris en hochant la tête. « Vous devriez venir, vous et Garance, un jour, à la maison », lance mon père derrière moi en lui tendant sa main. « Nous vous recevrions pour dîner ». Je ris un peu avant de préciser sans utilité aucune : « Un dîner très, très éloigné des conventions, ceci-dit, pas d’inquiétude à ce sujet ». Mon père éclate de rire et entreprend de faire un commentaire sur les conventions en général, mais je le coupe immédiatement, secouant la tête avec un air de maman agacée. « Allez, vestiaires, manteaux, maison. » Il hoche la tête et salue Mark d’un signe de la main. « Bonsoir Mark, à bientôt ! »


PS : J'ai conclu, tu réponds ou pas c'est comme tu préfères, sinon tu peux le comptabiliser comme rp terminé - j'ai pensé qu'on s’essoufflait un peu - quand tu veux pour un autre btw, j'aime beaucoup ils me font rire tous les trois xD
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