Charlotte n'a pas d'idées pour le titre.VON BREZEN (father & son)

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MessageSujet: Charlotte n'a pas d'idées pour le titre.VON BREZEN (father & son)   Mer 2 Nov - 22:06

Aujourd’hui, pour une fois, j’ai trouvé quelques minutes pour ouvrir mon compte facebook, chose rare. Facebook et internet, tout comme mon blackberry ont toujours refusé de m’ouvrir leurs portes et chaque connexion me prend un temps fou. Un message de Léandre m’attendait sur mon mur. « Papa, je dois faire des travaux dans ma cuisine et ça risque de durer quelques jours. J'peux venir faire un séjour avec Bab dans mon ex-chambre ? ». En esquissant un sourire devant le commentaire de son ami Tristan Faure, je réponds par l’affirmative. J’appelle ma femme pour lui annoncer le retour du fils prodigue et monte dans ma voiture pour être sur de pouvoir lui ouvrir, bien qu’il ait gardé un trousseau de clés de la maison. Babaorhum, notre chiot me fait la fête lorsque j’arrive à la maison et je le sors rapidement, espérant de tout cœur qu’il n’ait pas fait de trop grosses bêtises pendant la journée. Je reçois alors un sms de ma femme, que j’arrive tant bien que mal à lire. Elle ne sera pas là avant 22h, problèmes de boulot, les draps sont dans le placard de la salle de bain du premier étage. Soit. Je résiste à la tentation de faire le lit en portefeuille et me dépêche de trouver un drap housse pour lit simple. Alors que je m’apprête à donner à manger à Bab, la sonnette retentit. Je me lève pour aller ouvrir à mon fils pendant que le chiot hurle, certainement vexé de ne pas avoir eu à manger et effrayé par le bruit de la sonnette. « Bonjour ! Entre. Le chien était deux doigts d’avoir son diner quand tu es arrivé, c’est pour ça qu’il aboie. Pose ton manteau, je vais nourrir la bête. » Une fois dans la cuisine, je calme la bestiole, de plus en plus insupportable. « Ta mère ne sera pas là avant 22h ! Tu veux qu’on mange quelque chose ou on l’attend ? » J’ai l’impression d’être un grand-père isolé, heureux de chaque visite qui le tire de sa solitude irrémédiable. La maison où nous avons passé tant de temps, tous les quatre, en famille, me semble désormais vide. Évidemment, je garde contenance et explique à tout mon entourage que le départ des enfants est un bon débarras, mais ce n’est jamais vraiment le cas. Je secoue la tête, histoire de chasser ces pensées idiotes et ouvre le frigidaire. « Il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent, mais il y a des sandwiches et des bières. Enfin, toi tu ne bois pas ici, mais moi je vais en prendre une. Tu veux un coca ? »« A ce tarif là, je préfère boire de l’eau. Mais ne t’embête pas, ne sors rien de particulier pour moi. Je m’adapte. » Ah, ces jeunes. De l’alcool ou rien. Toujours. Je me souviens vaguement de Léandre il y a quinze ans, prêt à tuer pour un verre de soda et je laisse échapper un soupir nostalgique. Ils grandissent décidemment trop vite. « Je suppose que par ce ‘je préfère boire de l’eau’ tu sous-entends, ‘papa j’ai plus cinq ans, donne moi une bière en plus il n’y a même pas 5% d’alcool dans celles là’. Hein ? Eau gazeuse ou eau plate ? » Sans attendre sa réponse, je sors une bière, une carafe d’eau du robinet, une bouteille de Perrier et deux verres que je pose sur la table. J’ouvre un placard, trouve un paquet de biscuits apéro que je mets dans un petit bol qui vient rejoindre le reste. Je m’assois et pioche quelques petits machins étranges. « Je ne sais pas ce que c’est mais ce n’est ni périmé ni mauvais, sers toi. Sinon, qu’as-tu à raconter à ton vieux père ? » Il s’étale sur le canapé, un biscuit dans une main, un verre de Perrier dans l’autre. « C’est bon de revenir à la maison. » Je hoche la tête. « C’est bon de t’avoir ici un peu ! On se demandait si tu n’étais pas en train de nous oublier tu sais ! La maison est tellement vide…Enfin. Tu es là pour combien de temps ? » Je vais chercher Babaorhum, caché sous un meuble, et je m’assois en le posant sur mes genoux. Je caresse machinalement sa tête. « Et avec la petite Faure, Laureline, ça se passe comment ? » Je lui lance un grand sourire, ayant totalement conscience qu’il a à peu près autant envie de m’en parler que de passer sous un train. « Greg m’a dit. Désolé mon chat, tes secrets sont bien mal gardés. » Enfin, secrets. Etant, de tout Oxford, Londres et Cambridge réunies, le seul qui n’ait pas été officiellement prévenu, je ne suis pas certain que le terme soit bien choisi. « Mon père a appris pour ta mère et moi le jour de nos fiançailles, je comprends. » « Ca n’a rien à voir. Je pensais que tu avais compris par toi-même le jour où elle est venue acheter le chien. J’ignorais que tu avais besoin d’une annonce officielle, mais loin de moi l’idée de m’en cacher. D’ailleurs je peux même l’inviter à diner ici un de ces soirs, si tu veux. » Je le regarde avec un grand sourire. « J’avais bien compris, mais tu sais j’ai toujours du mal avec l’implicite. » Je reste pensif un instant, réfléchissant au jour qui m’arrangerait le mieux pour un diner. « On fait ça jeudi ? On invite Laureline et son papa, depuis le temps qu’on ne l’a pas vu. Tristan aussi si tu veux, vous aurez surement besoin de soutien mental tous les deux après une longue soirée entourés de vieux cons ! » Je bois une gorgée et mange deux petits biscuits en le regardant nostalgiquement. « Je me souviens de ton amoureuse de maternelle tu sais. Laura. Et oui j’en parlerai à table ».



uc
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MessageSujet: Re: Charlotte n'a pas d'idées pour le titre.VON BREZEN (father & son)   Jeu 3 Nov - 22:28

Je viens de terminer de déplacer les meubles. L’appartement n’est pas si grand que ça, pourtant, j’ai l’impression d’avoir mis des heures. En tout cas, tout est prêt. J’ai laissé un message facebook à mon père un peu plus tôt dans la journée pour lui demander s’il pouvait m’accueillir. Les travaux commencent demain matin et devraient rendre mon appartement un peu plus personnel, et surtout un peu plus moderne. Je soupire, ouvre mon ordinateur pour constater les railleries de mon ami Tristan, et la réponse affirmative de mon père. Je souris, referme l’ordinateur et termine la valise que j’ai déjà préparée, ne doutant pas réellement de la réponse de mon père à la question.
Je boucle tout ce dont j’ai besoin, attrape mes clés de voiture, et ferme l’appartement. Je dépose les clés à la concierge, c’est elle qui ouvrira aux ouvriers demain matin et tout le reste de la semaine.
Je monte et laisse mon sac sur le siège passager. Je passe un texto à Laureline pour lui expliquer la situation et démarre, direction ma maison, que j’ai quitté il y a peine quelques temps. J’aurais objectivement pu aller m’installer dans l’appartement des Faure, mais la présence d’Andrea me laisse à penser qu’ils ont pour l’instant suffisamment à gérer, et Laureline notamment, qui doit apprendre à faire avec ce qu’elle a. Si le cousin Faure a évidemment gagné ces dernières semaines au moins le droit être respecté, je ne suis pas sûr que sa relation avec Laureline soit acquise. Je préfère leur laisser le temps de régler leurs histoires familiales tous ensembles.

Je prends la route et arrive quelques minutes plus tard devant la maison que mes parents ont acheté à notre déménagement, à Cally et à moi, ici. Inutile de mentionner que j’ai toujours du mal à appréhender la maison vidée de ma sœur. Peu importe. Je n’ai pas d’autres choix que de supporter son absence silencieuse en espérant qu’elle finisse par au moins nous signaler qu’elle est en vie. Je me gare, descends et m’empare de mon sac, pour aller rapidement sonner à la porte. J’entends déjà le chiot de mon père qui aboie derrière la porte. Je ne peux m’empêcher de rire un peu. « C’est moi ! » Je crie, inutilement, derrière la porte. Mon père finit par ouvrir, un sourire accroché aux lèvres. « Bonjour ! Entre. Le chien était deux doigts d’avoir son diner quand tu es arrivé, c’est pour ça qu’il aboie. Pose ton manteau, je vais nourrir la bête. » J’entre en riant un peu, dépose mon sac dans l’entrée et me débarasse de mon manteau par la même occasion. Je suis finalement mon père dans la cuisine, qui nourrit l’animal. Une fois que ce dernier s’est jeté sur sa gamelle pleine, mon père explique : « Ta mère ne sera pas là avant 22h ! Tu veux qu’on mange quelque chose ou on l’attend ? » Je hausse une épaule indécise. « Je n’ai pas franchement l’habitude de manger tôt, c’est l’enfer au boulot en ce moment. Alors si tu veux l’attendre, on peut. On a qu’à prendre l’apéro à la place ? » Je hausse un sourcil tandis que le chiot se rue vers moi pour dire bonjour – en voilà un qui a le sens des priorités. « Il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent, mais il y a des sandwiches et des bières. Enfin, toi tu ne bois pas ici, mais moi je vais en prendre une. Tu veux un coca ? » Je roule des yeux en secouant la tête. Décidemment, en voilà un qu’on ne changera pas. « A ce tarif là, je préfère boire de l’eau. » Je hausse une épaule en souriant légèrement. « Mais ne t’embête pas, ne sors rien de particulier pour moi. Je m’adapte. »

« Je suppose que par ce ‘je préfère boire de l’eau’ tu sous-entends, ‘papa j’ai plus cinq ans, donne moi une bière en plus il n’y a même pas 5% d’alcool dans celles là’. Hein ? Eau gazeuse ou eau plate ? » Je ne peux m’empêcher de rire. En vérité, si mon père savait à quel point je ne bois jamais d’alcool, il serait sans doute profondément rassuré. Mais soit, je ne tique pas, de toute façon je n’apprécie pas particulièrement la bière, et les rares fois où je bois effectivement de l’alcool sont les grandes occasions, qu’elles soient positives ou non. Il me sort une carafe d’eau et une bouteille de Perrier, qu’il accompagne de biscuits apéro non identifiés, et nous nous installons au salon. « Je ne sais pas ce que c’est mais ce n’est ni périmé ni mauvais, sers toi. Sinon, qu’as-tu à raconter à ton vieux père ? » Je hausse une épaule en versant du Perrier dans un verre libre et en prenant un biscuit au hasard. Je me laisse tomber dans le canapé en soupirant un peu. « C’est bon de revenir à la maison. » Je hoche la tête, en réalité, il y a certains soirs où la solitude me pèse. « C’est bon de t’avoir ici un peu ! On se demandait si tu n’étais pas en train de nous oublier tu sais ! La maison est tellement vide…Enfin. Tu es là pour combien de temps ? » Il se lève pour aller chercher le chien en même temps que je lui réponds : « Comme s’il était possible que je vous oublie. Pour une semaine, si tout va bien. » J’omets tout commentaire que j’aurais pu faire en tout innocence sur Cally. Avant, je lui demandais s’il avait des nouvelles. Mais j’ai arrêté depuis, raisonné. Il caresse le chien tranquillement, et ajoute : « Et avec la petite Faure, Laureline, ça se passe comment ? » Je hausse un sourcil et secoue la tête, mais avant que je n’ai pu répliquer quoi que ce soit, il ajoute : « Greg m’a dit. Désolé mon chat, tes secrets sont bien mal gardés. » Secret ? Je n’ai pas gardé le secret, Laureline est même venue avec nous acheter le chien. « Mon père a appris pour ta mère et moi le jour de nos fiançailles, je comprends. » Je secoue la tête. « Ca n’a rien à voir. Je pensais que tu avais compris par toi-même le jour où elle est venue acheter le chien. » Il faut dire que Laureline et moi sommes assez discrets, et que les circonstances ont fait que nous ressemblions plus à deux amis qu’à un couple. Mais tout de même. « J’ignorais que tu avais besoin d’une annonce officielle, mais loin de moi l’idée de m’en cacher. D’ailleurs je peux même l’inviter à diner ici un de ces soirs, si tu veux. » Je repioche dans le bol des biscuits apéro dans un sourire. « J’avais bien compris, mais tu sais j’ai toujours du mal avec l’implicite. » Il se plonge un moment dans ses pensées, je souris en continue à manger les biscuits apéro sans broncher. « On fait ça jeudi ? On invite Laureline et son papa, depuis le temps qu’on ne l’a pas vu. Tristan aussi si tu veux, vous aurez surement besoin de soutien mental tous les deux après une longue soirée entourés de vieux cons ! » Je secoue un peu la tête, il s’emballe, je le savais. « Papa… » Je souris, tousse et me redresse pour prendre le temps de lui expliquer. « T’as entendu parler de ces histoires de Tristan et de son cousin, hein ? » Je soupire légèrement, même pour moi qui suis pourtant maintenant habitué et fait à l’idée, il reste difficile d’expliquer, particulièrement aux membres de ma famille. « Greg a un peu de mal avec ça, ils ne s’entendent pas au mieux avec Tristan. Alors tu réunis, d’accord, mais pitié, jouons-là sobre. » Je hausse les sourcils pour m’assurer qu’il comprend la technique du sobre. « Je me souviens de ton amoureuse de maternelle tu sais. Laura. Et oui j’en parlerai à table » Je soupire et me marre un peu, lui envoyant un biscuit apéro dans la figure. « Papa ! » Je secoue la tête, amusé.
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