Spice up your life (and your drink) ♦ Lucy & Denys

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MessageSujet: Spice up your life (and your drink) ♦ Lucy & Denys   Sam 17 Sep - 17:39

Assis au bout du comptoir, j'observe tranquillement les alentours. Patience, l'heure viendra. Lucy Thompson se tient prête pour sa prestation, laissant une blonde insipide chauffer la salle avant son passage. Elle commande un verre, pour se donner du courage sans doute. C'est le moment que j'attendais. Denys, barman de prédilection des étudiants, s'occupe de sa boisson et je profite d'une seconde d'inattention pour placer une petite capsule près du shaker. Il ne prend pas garde, la mêle à sa décoction et apporte le verre à la rouquine. Je lui laisse une note sur le comptoir, préparée à l'avance « Félicitations, tu viens de verser un produit un peu particulier dans le verre de Lucy Juliet Thompson. Tu en découvriras les effets dès qu'elle essaiera de chanter. Peut-être d'ailleurs ne pourra-t-elle plus jamais chanter. Denys, Denys, quel méchant garçon. Oh et tu ferais bien de tenir ta langue. Si elle venait à apprendre ce que tu lui a fais... » C'est presque trop simple, ils ne se doutent de rien. Je vais m'assoir au fond de la salle, attendant que ce soit au tour de LJT, pressé d'admirer le résultat.
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MessageSujet: Re: Spice up your life (and your drink) ♦ Lucy & Denys   Lun 7 Nov - 22:15

Je me regarde dans la glace et me sourit. Je porte un simple jean et un T-shirt gris clair, on ne peut plus classique. Mes cheveux sont lâchés sur mes épaules et je suis légèrement maquillée. Comme chaque fois que je vais au Carling, je ne me suis pas trop cassée la tête quant à mon apparence, de toutes les façons mon talent musical n’a pas besoin de ma beauté, il se suffit à lui-même. En toute modestie, bien entendu. « YANNOU, j’y vais, t’es sur que tu ne viens pas ? » J’entre dans sa chambre et le vois endormi sur son lit, tout habillé, certainement sous l’emprise de je ne sais quelle cochonnerie. Je referme la porte doucement et en conclus que ce soir, je chanterai seule au bar. J’attrape mon sac et laisse un mot à mon charmant coloc pour le cas où il se réveillerait complètement paumé. Quinze minutes plus tard, j’arrive au Carling. Je fonce vers le bar où je vois Dénys. « Coucou ! J’espère que tu vis bien le fait de ne plus avoir deux voisines géniales comme Steph et moi !!!! » Je ris, sachant pertinemment que j’ai réalisé son rêve le plus cher en quittant mon ancien appartement. « Une tequila sunrise s’il te plait. » Pendant qu’il prépare le cocktail, je m’appuie dos au bar et écoute une jeune fille blonde absolument ridicule essayer de chanter. La pauvre. Heureusement qu’elle est passée avant moi, sinon elle n’aurait eu strictement aucune chance d’être écoutée. « Et voilà, madame est servie ! Fais avec amour... du cocktail... » « Du cocktail, tu es sur ? Je suis trop déçue Dénys, je pensais qu’on était meant to be tous les deux ! » Je lui fais un grand sourire très ironique et attrape le verre qu’il me tend. « Tu me diras ce que tu penses du show de ce soir ! Je fais Balavoine et Téléphone, pour changer, je vais être géniale » Je bois mon cocktail à grandes gorgées en regardant d’un air désolée la blondasse de tout à l’heure ramasser ses affaires. Malgré un arrière-goût un peu étrange, je finis mon verre, remercie Dénys et me dirige vers la scène. J’accorde ma guitare, règle mon micro à la bonne hauteur et répète « One, two, one, two » pour tester les retours. Ma voix est étonnamment rauque mais je suppose que c’est du à la nullité légendaire du matériel musical au Carling. J’adresse un signe au public. « Enchantée pour ceux qui ne me connaissent pas, coucou à mes… » Je suis prise d’une soudaine quinte de toux. « Désolée, je disais, coucou à mes fans habituels. Je suis Lucy Thompson, dite Loussay, mais assez tergiversé, MUSIQUE ! » Je joue les premiers accords de Tous les cris les S.O.S et commence à chanter. « Comme un fou va jeter à la mer des bouteilles vides et puis espère qu'on pourra lire à travers S.O.S. écrit avec de l'air pour te dire que je me sens seule je dessine à l'encre vide un désert » Je m’arrête d’un coup. Je chante faux. FAUX. FAUX. FAUX. Le mot résonne dans ma tête. Mon dieu. Je ne sais plus où me mettre, des larmes, peut être inspirées par l’abus d’alcool, commencent à couler sur mes joues. Je m’enfuis de scène en courant, sans un mot de plus. Je me rue derrière le bar, évitant quelques serveurs qui tentent de m’arrêter. J’attrape Dénys par un bras et hurle. « Qu’est-ce que tu m’as fait boire ? HEIN ? Ton cocktail avait un goût bizarre, je n’ai rien dit par politesse et parce que c’est la première fois que ça arrive mais comme par hasard je peux plus chanter maintenant. Je chante faux, et même quand je parle j’ai une voix rauque, horrible. MERCI BEAUCOUP ! » Je m’affale par terre et pleure. Je ne sais pas quoi faire d’autre. Le chant est la seule chose que je sais faire mieux que les autres, sans ma voix, je ne suis rien. « Aller, aller, arrête de pleurer. Je te jure que c'est pas moi ! Pourquoi j'aurais fais ça ? Tiens, regarde, j'ai trouvé ça... » Je lui arrache le papier qu’il tient dans les mains. Je le lis une fois. Deux fois. Trois fois. Comment est-ce possible ? Je me relève doucement et attrape au hasard un des cocktails que Dénys a laissé sur le comptoir. Je le bois à grandes gorgées, avant que quiconque n’ait eu le temps de m’en empêcher. Au point où j’en suis. « Et qu’est ce que je fais moi maintenant ? Hein ? Dénys aide moi, je t’en supplie. Je ne sais même pas ce qu’on m’a fait boire et je viens d’apprendre qu’il existait des drogues anti chant en dehors d’Harry Potter. Je suis complètement perdue. » « Mais non, mais non. T'inquiètes, on va trouver une solution ! » Bah oui. Logique. J’ai ingurgité une drogue dont on ne connait pas le nom, noyée dans de l’alcool en plus, je ne risque absolument rien, c’est évident. Je hausse les épaules et hoche la tête. C’est cool de la part de Dénys de m’aider, j’ai très peu d’espoir mais sait on jamais, ça vaut peut être le coup. « Je crois qu'il y a un ordinateur dans la réserve. On va aller googueliser ça tout de suite ! Dois bien y avoir des trucs... » Je souris. « Ouais, on peut essayer, mais on sait même pas ce que j’ai pris… Enfin wikipedia doit bien le savoir… Comme dirait le groupe facebook, si wikipedia dit qu’un cochon vole, un cochon, ça vole ! » Alors que Dénys commence à avancer vers la réserve, j’attrape un des cocktails qu’il a soigneusement éloigné de mes mains. Au point où j’en suis, ce n’est pas un peu d’alcool qui va empirer ma situation et j’en ai réellement besoin pour affronter tout ça. « Il faut qu’on fasse quelque chose Dén. Contre les nouveaux tms je veux dire ! Ils abusent complètement là ! J’aurais pu ne pas supporter ce qu’ils m’ont donné et j’ai surement perdu toute chance de faire carrière dans la chanson ! » Je me répète ma dernière phrase. Mon dieu. Je n’avais pas vu ça sous cet angle. En plus d’un hobby, le chant a toujours été ce que je voulais faire de ma vie professionnelle. Je m’arrête un instant. « Dénys. Je. Dois. Retrouver. Ma. Voix. No matter what comme dirait l’autre. »


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Dernière édition par Lucy J. Thompson le Ven 30 Déc - 15:47, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Spice up your life (and your drink) ♦ Lucy & Denys   Mar 8 Nov - 14:41

Plus je travaille au Carling et plus je me dis que ses clients sont largement différents de ceux qui fréquentent le Moonlight. Et ce n'est pas pour me déplaire. Ça me rapelle qu'il n'y a pas que mon père et ses clubs et autres bars, dans la vie. Mais je lui dois au moins une chose : mon expérience et mon talent en matière de cocktails. Je sais au moins qu'avec ça, même si mes études ne mènent nul part (ce qui semble être bien partie), je pourrais toujours continuer mon job de barman sans problème.
Ce soir là, je passe derrière le comptoir du Carling et enfile mon t-shirt à son effigie avec bonne humeur. Ce qui est plutôt rare, c'est dernier temps. Et j'ai décidé de servir autre chose que de simple vokda-jus d'orange et whisky-coca. Alors, quand je vois la belle et sublime Lucy se diriger vers moi, je souris. « Tu déconnes ? Je le vis terriblement mal ! Je dors beaucoup trop, maintenant ! » je répond à sa pique avec une petit mimique moqueur. « Alors, qu'est-ce que je te sers, ma belle ? » j'ajoute, sachant pertinemment qu'elle vient surtout pour la consommation et non pas pour mes beaux yeux et mon sens du bavardage (qui est plus que minime). Elle me demande alors une tequila sunrise et je la remercie intérieurement en m'y attelant aussitôt.
Un autre type se pointe et demande deux mojitos, puis une nana arrive et commande une vodka-cerise. C'est toujours comme ça, il n'y a absolument personne pendant cinq minutes et ils se pointent tous en même temps. Un énième fêtard s'installe au comptoir... Je finis rapidement le cocktail de Lucy auquel il manque la rondelle d'orange et me retourne pour attraper prestement deux verres où attendent des feuilles de menthes et le décors de la tequila. Je reviens ensuite vers mon plan de travaille, ajoute la rondelle au verre de Lucy et remplis en un seul coup de main les deux tumbler de rhum. Il ne manque plus que l'eau gazeuse mais avant ça, je tends son cocktail à Lucy. « Et voilà, madame est servie ! » lui dis-je en attrapant le perrier pour les mojitos. « Fais avec amour... du cocktail... »
« Du cocktail, tu es sur ? Je suis trop déçue Dénys, je pensais qu’on était meant to be tous les deux ! » Je ris en me servant une margarita. Je ne connais pas Balavoine mais si Lucy le chante, ça ne peut qu'être bien. C'est un peu la chanteuse attitrée du Carling, comme Yan est le musicien de référence, entre les quatre murs de la bâtisse. D'ailleurs, à la réouverture du Moonlight, je pourrais peut-être les inviter à faire un show... Certes, la clientèle n'était pas la même entre les deux clubs mais parfois, les adultes du Moonlight avait des jobs vraiment intéressants. Je lèvai mon pouce vers elle alors qu'elle s'éloignait pour monter sur scène. Je savais s'avance que, pendant les prochaines minutes où elle allait chanter, je n'aurais pratiquement rien à faire. Les gens sont toujours scotchés et donc, ne commande pas durant ce laps de temps.

Pour m'occuper les mains, je décidai tout de même de m'avancer en préparant quelques cocktails prévisible, du genre Cosmopolitan ou vodka-orange. Je trouvai alors un petit bout de papier sur le comptoir. Je le dépliai avec curiosité alors que Luce faisait tranquillement ses tests. Je dus relire le mot plusieurs fois d'affilée avant d'en comprendre le sens. Un type au comptoir me parlait mais je ne l'écoutais pas. Je fronçait les sourcils, me disant que c'était probablement une mauvaise blague d'un pauvre type qui s'ennuyait fermement lorsque ma belle Loussay se mit enfin à chanter. Je n'eus pas besoin de plus de temps ni d'élément pour en déduire que, non, finalement, ce n'était absolument pas une blague... Il y avait bien eu quelque chose dans le cocktail que je lui avait servis, apparemment. Parce que Luce n'avait jamais, oh grand jamais, chanté aussi faux de toute sa vie.
Je n'eut pas le temps de réagir, en moins de deux secondes, la rousse était déjà derrière mon bar et m'attrapait par le bras pour m'engueuler. Je ne savais plus quoi faire. Je n'y étais absolument pour rien. J'avais fais comme à mon habitude, méthodique et . La seule explication était que quelqu'un ait mis intentionnellement quelque chose dans son verre. « Arrête de gueuler, arrêter de gueuler ! J'y suis pour rien, oh ! » Elle s'affala par terre et, après avoir jeter un regard noir aux quelques curieux qui regardaient encore dans notre direction, je m'accroupis à ses côtés. « Aller, aller, arrête de pleurer. Je te jure que c'est pas moi ! Pourquoi j'aurais fais ça ? Tiens, regarde, j'ai trouvé ça... » Je lui donnai la petite note que j'avais trouvé sur mon plan de travail. Elle se redressa et le lut plusieurs fois avant de reprendre la parole.

J'étais un peu dépassé par les évènements... « Mais non, mais non. T'inquiètes, on va trouver une solution ! » affirmai-je en repoussant discrètement les quelques cocktails non-distribués qui trainaient un peu trop près des mains de Lucy. Non pas que ça me gênait pour les comptes du Carling mais plutôt pour sa santé, surtout si elle se mettait à ingurgiter tout les verres qui lui tombaient entre les doigts. Je l'attrapai également doucement par la taille pour l'écarter du bar et avisai un type, assis au comptoir, qui nous regardait avec un peu trop d'insistance, un sale sourire de con aux lèvres. « Dégage de là, toi, sinon ça va te faire tout bizarre, dans deux minutes... » J’attendis que le gas déguerpisse avant de me tourner à nouveau vers Lucy. « Je crois qu'il y a un ordinateur dans la réserve. On va aller googueliser ça tout de suite ! Dois bien y avoir des trucs... » dis-je sans réelles convictions en désignant la porte, non loin de nous. J'appréciais beaucoup Luce mais, il faut avouer qu'elle pouvait déjà s'estimer heureuse : en temps normal, face à ce genre de situation, je partais en courant...

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