You'll never dream of breaking this fixation ♦ Andrestan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Invité

MessageSujet: You'll never dream of breaking this fixation ♦ Andrestan   Jeu 4 Aoû - 23:35

Andrea & Tristan
« OUR TIME IS RUNNING OUT »

« Tu sais que j'aime pas la bouffe japonaise, alors j'ai opté pour de la thaïlandaise. Ça devrait te plaire non ? » Je lance un sourire à moitié triste aux lèvres et en entrant. « T'as laissé la porte ouverte. » Je me glisse à l'intérieur et ferme soigneusement ladite porte avant de déposer le repas du soir sur la table. « Thaïlandaise, c’est parfait. Rappelle moi où j’ai trouvé un petit ami si parfaitement parfait ? » Je perd mon regard sur les nombreux sacs qui s'accumulent déjà dans l'entrée. Tout paraît déjà affreusement vide. « Ah oui, dans ma famille. Je suis bête. » Je m'approche de lui et dépose mon regard dans le sien. « Je t’espérais. Deux semaines, c’est horriblement long » Il parle, je n'ose pas l'interrompre, je sais sans avoir à intervenir, qu'il n'ignore pas que je pense exactement la même chose. Deux semaines, oui, il nous faudra plus que notre volonté éreintée cette fois-ci. « Moins long qu'une année entière. » Je lui souris avant de déposer furtivement mes lèvres sur les siennes. Lui connait le poids d'une séparation douloureuse, je suppose qu'il s'en sortira bien mieux. Je ne sais stupidement pas quoi dire, comme toujours je suis bien plus habile avec les conneries qu'avec ce que je pense réellement. Je ne suis pas certain non plus que passer la soirée à nous lamenter soit le meilleur moyen de profiter une dernière fois de l'un de l'autre. Je serais l'optimisme, pour deux. « C’est pas pareil… » « Je sais. » Je soupire, me laisse entraîner dans la cuisine.

Je déballe les sacs, et verse avec attention le contenu des plats dans deux assiettes que j'apporte et dispose avec son aide sur la table du séjour. Je m'installe en face de lui et tente de m'administrer une centaine de claques pour ne pas être capable de décrocher le flots de paroles inutiles, mais rassurantes que j'aimerai pouvoir lancer sur le ton de la conversation. « Je t'aime. Je t'aime vraiment Andrea. » Le moment est probablement mal choisi comme souvent, un plat de nouilles sautées n'étant pourtant pas réputé pour de quelconques vertus lyriques, mais je sens que c'est exactement le moment. Je ne suis ni effrayé, ni accroché à ses lèvres après une absence que j'aurais trouvé trop longue, non la jalousie et la dépendance ne font pas agir. Rien ne me pousse à parler, sauf peut être une envie sincère de m'exprimer sans qu'il ne m'y incite. Je n'ai jamais été aussi calme, ou stable. Je sens qu'au fond de moi quelque chose a changé en positif, en dépit de tout ce qui peut bien nous arriver. Je suis toujours Tristan Faure, mais je ne joue aucun rôle, je vais véritablement bien. « Moi aussi je t’aime, Tris. » Il m'approche de moi et m'enlace, je laisse mes lèvres naviguer sur son cou, je reste un moment sans bouger, tentant d'imprimer un parfum bientôt troqué contre une réminiscence. « On devrait manger, ça va refroidir. » Je caresse sa joue, puis souris avant de l'inciter à s'asseoir devant l'assiette que j'ai dressé pour lui. « Oui, allons y. »Je rejoins l'autre bout de la table et m'assois. « Tu t'imagines comment plus tard ? » Situation professionnelle, enfants ? Mariage ?

« Dans une maison. Pas à Oxford, mais pas à Paris non plus. Je crois que je préfère l’Angleterre ? Pour le métier… Journaliste ? Chanteur pour adolescentes ? » Il rit, je ne peux que le suivre. « Tout le monde s'arracherait la marque de ton shampoing, ah pardonne moi c'est déjà le cas. » Je mange un peu et secoue la tête en riant. « Je ne sais pas, c’est flippant de penser au futur… » J'acquiesce, ca ne m'empêche pas d'y penser constamment. « Je me remet beaucoup en question en ce moment. » Je lève les yeux vers lui. « Et puisque je ne vais sans doute jamais me marier... » Je sors un écrin que je fais glisser devant lui. « J'aimerai faire semblant de te demander en mariage. T'as deux semaines pour réfléchir. J'ai fait graver Andrestan Ftw dessus, ils on trouvé ça plutôt original, même si je vais devoir travailler un peu cet été. » Je souris, puis cède à l'appel du rire. Cartier, platine, je crois qu'il m'avait dit ça un soir entre deux verres. Lorsque Tristan Faure offre une bague, il offre son cœur, en quelque sorte, ce garçon a vraiment un problème. « Quand je dis original, je veux dire profondément ridicule. » Je ris à nouveau sentant une sorte d'angoisse indescriptible s'insinuer au creux de mes os. Je devrais probablement tourner ça en dérision, chose difficile à faire avec une bague Cartier.

Je ris à nouveau sentant une sorte d'angoisse indescriptible s'insinuer au creux de mes os. Je devrais probablement tourner ça en dérision, chose difficile à faire avec une bague Cartier. Il reste silencieux, mais finit par enfiler la bague, ce qui me déclenche un sourire à la fois rassuré et amusé par l'incongruité de la situation. « Tris… » Il me rejoint, et nos lèvres se mêlent une nouvelle fois. Lorsqu'elles se séparent il murmure. « Je n’ai pas besoin d’autant de temps pour réfléchir. » Je ris et réplique en murmurant moi aussi. « Zut et moi qui pensait t'occuper pendant deux semaines ! Tu devrais pas la porter par contre, ta mère se ferait des films. » J'ai ris, la soirée s'est terminée de la même manière que bon nombre d'autres, à la différence notable que je suis maintenant presque fiancé.

***
Le chemin vers la gare me laisse silencieux. Ce n'est pas la première fois que je l'y accompagne, mais je ne m'y habitue pas pour autant. Cette fois il s'agit de deux semaines et lorsqu'on voit l'état provoqué par 24 heures de séparation j'imagine qu'on peut se permettre de lever les yeux au ciel. Notre état est lamentable, une telle relation de dépendance profondément navrante. Je soupire, me convainc que je peux prendre à tout moment la décision de rejoindre Cannes de façon anticipée, mais il faut prouver au monde que nous sommes également capable de nous tenir éloigné l'un de l'autre. Notre jeu nous couvre pour l'instant, mais nous ne pouvons pas nous permettre de tout détruire par manque de volonté. Je l'aide à installer ses affaires dans le train un peu triste, avant de me retrouver face à lui. Plus que trois minutes, je ferais mieux de descendre. Je lui souris et l'attire à moi en tirant doucement sur le col de sa chemise pour déposer un baiser sur ses lèvres. Je murmure. « Dis adieu à tes soupes déshydratées préférées. Et m'oublie pas.  » Je cherche une nouvelle fois ses lèvres avant de descendre sur le quai, peinant à lâcher sa main. Je lui adresse un sourire, puis laisse le train fermer ses portes puis filer au loin.


THE END.



Dernière édition par Tristan W. Faure le Ven 5 Aoû - 16:20, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

MessageSujet: Re: You'll never dream of breaking this fixation ♦ Andrestan   Ven 5 Aoû - 3:09

Tristan & Andrea
« OUR TIME IS RUNNING OUT »

« Tu sais que j'aime pas la bouffe japonaise, alors j'ai opté pour de la thaïlandaise. Ça devrait te plaire non ? T'as laissé la porte ouverte. » Je sursaute en entendant sa voix. Bonne surprise mais qui m’arrache déjà le cœur, rien que l’idée de voyager seul et de retrouver demain l’hypocrisie familiale et la pression de mon père me donne envie de vomir. « Thaïlandaise, c’est parfait. Rappelle moi où j’ai trouvé un petit ami si parfaitement parfait ? » Je hausse un sourcil en lui rendant son sourire mi-triste. « Ah oui, dans ma famille. Je suis bête. » J’arrive à en rire désormais, l’horreur de la situation m’est légèrement passée au dessus, chose facilitée par l’accroissement du nombre de personnes au courant. « Je t’espérais », je répond simplement tandis qu’il s’approche. Mes sacs sont prêts, je n’ai plus qu’à partir. « Deux semaines, c’est horriblement long », je constate sans pouvoir me retenir.« Moins long qu'une année entière. » « C’est pas pareil… » « Je sais. » Je souris tristement en accueillant ses lèvres, mais il se détache rapidement. Je préfère éviter la comparaison entre l’année passée loin de lui et les vacances qui nous sépareront très bientôt. Rien à voir, il faut que je le pense pour en être soulagé. Le pire de notre relation est sans doute derrière moi, le pire était l’amour sans retour. Le pire est loin. « On dine ? » Je tends la main pour le décharger de son sac et l’entraine vers la cuisine de cet appartement qu’il connait trop bien mais qu’il quitte ce soir, je doute de son retour ici quand je rentrerai de vacances, et loin de jalouser cette décision, je la comprends.

Direction la cuisine, nous déballons les plats pour les poser dans des assiettes convenables. Je ne dis rien, préférant me concentrer sur l’odeur de la bouffe thaïlandaise et sur l’idée que le sud de la France n’est ni loin, ni isolé, que j’aurais des moyens de contact et que tout ira bien. Je verse la soupe dans un bol, en soupirant légèrement mais discrètement. Tris s’interrompt, et je me fige un instant, le regard interrogateur. « Je t'aime. Je t'aime vraiment Andrea. » Ma gorge se serre, je pose le plat sur le plan de travail. Ces mots ont déjà été prononcés avant, pourtant ils prennent une toute autre valeur ce soir. Sans alcool, sans dispute, juste dans la douceur de l’appartement. Ils sonnent innocents, vrais, purs. Nouveaux. Je m’approche, enlace sa taille, l’émotion palpable dans ma voix me fait sourire moi-même. « Moi aussi je t’aime, Tris. » Je l’attire contre moi, dans mes bras, juste pour savourer l’écho de nos déclarations communes qui résonne dans la pièce.

Ses lèvres se posent contre mon cou, et nous restons un instant sans bouger. Je souris, grave ses bras dans mon esprit pour pouvoir m’en souvenir dès que j’aurais passé cette porte, demain matin. Le temps file à une allure terrifiante, je soupire. « On devrait manger, ça va refroidir. » J’hoche la tête en me détachant de lui. « Oui, allons y. » J’apporte les plats sur la table et m’installe en face de lui, attrapant la soupe pour démarrer. « Tu t'imagines comment plus tard ? » Je fronce un peu le nez pour réfléchir, je ne sais pas quoi lui répondre. « Dans une maison. Pas à Oxford, mais pas à Paris non plus. Je crois que je préfère l’Angleterre ? » Je hausse une épaule en piquant un peu de nouilles. « Pour le métier… Journaliste ? Chanteur pour adolescentes ? » « Tout le monde s'arracherait la marque de ton shampoing, ah pardonne moi c'est déjà le cas. » Je souris un peu, amusé. « Je ne sais pas, c’est flippant de penser au futur… » Avec ou sans toi ? est la question qui me vient à l’esprit. Évidemment que je vois notre relation à long terme. Malgré tous les problèmes qui sont susceptibles de se poser à nous, je nous veux ensemble dans dix ans. « Je me remet beaucoup en question en ce moment. » Il me fait face, nos regards s’embrassent au dessus d’un plat de nouilles. « Et puisque je ne vais sans doute jamais me marier... » Il sort quelque chose de sa poche, que je réalise être l’écrin… sans doute d’une bague. Mon nez se fronce malgré moi, je pose la fourchette que je serrais dans ma main de plus en plus fort. « J'aimerai faire semblant de te demander en mariage. T'as deux semaines pour réfléchir. J'ai fait graver Andrestan Ftw dessus, ils on trouvé ça plutôt original, même si je vais devoir travailler un peu cet été. » J’essaye de répondre, mais plus aucun son n’accepte de sortir de ma gorge. Je ne réalise pas exactement ce qui est en train de se produire. De quoi on parle ? Je relève les yeux vers lui, réavise l’écrin. L’ouvre, ouvre la bouche tant la surprise est grande. « Quand je dis original, je veux dire profondément ridicule. » Je secoue la tête en enlevant la bague de son étui pour l’enfiler, taille parfaite. « Tris… » Je ne sais pas comment doser ma voix, ni quelle est la réaction adéquate. Je me lève de ma chaise, file droit vers lui, me plante sur ses genoux et pose mes lèvres sur les siennes pour couper court à tous les doutes qui pourraient s’avérer. Je l’embrasse tendrement, puis colle mon front au sien. « Je n’ai pas besoin d’autant de temps pour réfléchir. » « Zut et moi qui pensait t'occuper pendant deux semaines ! Tu devrais pas la porter par contre, ta mère se ferait des films. »
Revenir en haut Aller en bas
 
You'll never dream of breaking this fixation ♦ Andrestan
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Dream of Ewilan
» Hollywood Dream Boulevard
» Dream ticket :Obama/Gore
» California Dream !
» SAGA TWILIGHT- Twilight, New Moon, Eclipse, Breaking Dawn

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ticket To Ride :: flood & hors-jeu :: this train terminates at morden :: ARCHIVES 2012-2013-
Sauter vers: