The one who challenged all my dreams and all my balance | andrestan

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MessageSujet: The one who challenged all my dreams and all my balance | andrestan   Jeu 21 Juil - 21:21

Je ferme facebook, je sens l'adrénaline s'emparer de mes membres. Ma folie atteint son paroxysme, je ne sais pas moi même ce que je dois faire. Une bouteille vide est posée sur mon bureau, je ne devrais pas rester ici, pourtant je m'enivre de toutes les façon qu'on puisse imaginer. Je suis là dans son appartement tentant de contenir les tremblements qui m'empêchent de composer aisément son numéro. Je suis dans l'incapacité d'utiliser une fonction tactile, parviens tout de même à avoir la tonalité. Espoir procuré par le LA, vite déchu par son répondeur qui s'enclenche volontairement. Mon cœur s'arrête, je ne veux pas abandonner. Laureline a raison sur au moins un point, je m'accroche désespérément, consumé par ma dépendance. Sa voix s'éteint sur un bip. « Andrea il faut que je te parle, c'est important, rappelle moi... » Je dis l'essentiel, raccroche, prend ma tête entre mes mains et tente de me calmer, sans succès. Vient l'asphyxie, j'ai besoin d'aide, personne ne peut pourtant arranger ma situation. J'ai soldé son départ, il est probablement trop tard. Mon poing se serre, mes larmes menacent, j'envoie valser l'appareil au milieu de la pièce. Je suis faible, tellement faible, je me laisse tomber au sol, me replie sur moi même. Encore une fois il n'y a pas de solution, dieu seul sait ce qu'il fait ce soir, avec qui il est, pourquoi il n'est pas simplement là, ses lèvres effleurant mon cou, son parfum sur ma chemise, dieu seul sait tout ça, je suis perdu. Bientôt je pleure comme un enfant, emmuré ici, et personne n'en saura jamais rien. Ce deuil là est impossible, la plaie ne se refermera pas, les gens peuvent comparer ma situation avec Calliope ou même Apollon, je sais au plus profond de moi que cette fois tout est clairement différent, parce que bien plus complexe qu'ils ne peuvent l'imaginer. Cette relation est malsaine Tristan, tu voulais être lui, pas être avec lui. Les mots de Laureline me reviennent, ils ne font que renforcer ma conviction que ce qui est arrive entre Andrea & moi menaçait de se révéler depuis des années. Relation qu'on étouffe par la haine, incendie qu'on ne peut plus éteindre, tout brûle. Tout part en fumée.

Impulsion dans mes veines, je me lève, ramasse les éclats de mon téléphone pour les jeter violemment sur la table. Je fais les cents pas, cédant à l'appel de quelque chose que je ne peux décemment pas trouver ici. Il ne rentrera pas. Il est à Cambridge, une heure et demi de route, loin et proche à la fois. J'ai beau en être parfaitement conscient, je recherche inconsciemment sa présence. Frustration, désespoir, j'ai envie de hurler, de déchirer ma chair jusqu'à ce que le sang s'écoule hors de moi, comme si je pouvais simplement soustraire ce qui m'empoisonne. J'ai mal, il faut que ca s'arrête, mais ça continue, toujours plus fort. Mon cœur s'arrête. Mon téléphone, la batterie est étalée sur la table, il ne peut pas fonctionner. Je me presse nerveusement dans la salle de séjour et en emboite les pièces avec hâte, l'allume de nouveau mais rien. Le réseau tarde à s'afficher, j'ouvre à nouveau mon ordinateur, me fiche de ce que les gens peuvent en penser et poste un dernier message désespéré sur son mur. Je dois sauver notre relation, je ferais n'importe quoi pour qu'il me pardonne ce qui est arrivé cet après midi. N'importe quoi. Quelques minutes s'écoulent, mon téléphone vibre, mon rythme cardiaque s'accélère dangereuse. Je décroche tremblant sans même faire attention à l'émetteur de l'appel. « Andrea ? » Mais rien, il ne parle pas. J'ai l'impression que mon cœur entier va imploser, il doit répondre, je dois lui dire. Je réitère suppliant, j'ai besoin d'entendre sa voix. « Andrea... » Toujours rien, je sens mes membres se dérober, est ce que tout ça est réellement en train d'arriver ? Puis un son faible me parvient dont je reconnais instinctivement la marque. Mon était s'approche de l'euphorie, je dois lui dire maintenant, mon organisme ne supporte plus la pression. Je devrais parler, mais je ne sais pas par ou commencer. Je prend une inspiration, mais ma voix reste secouée de tremblements. « J'ai trouvé une solution Andrea, j'ai notre solution. Laureline et moi on a trouvé un compromis. Juste reviens. » Je tente de me calmer conscient que je ne pourrais pas continuer la conversation, si je ne m'autorise pas une minute pour reprendre ma respiration. Sa voix me parvient plus lasse encore, je ne crois pas être ne mesure de comprendre. « Je t'en prie pardonne moi... » La détresse déteint sur ma voix. « J'ai besoin de toi. » Je ne parviens pas à rendre mes idées claires, seule sa voix qui répond à mes suppliques m'intéresse. Je continue de faire les cents pas dans son appartement, sentant mes muscles se détendre lorsqu'il tente tant bien que mal de me calmer lui même. Les choses seraient plus évidentes, si nous pouvions utiliser la méthode habituelle, notre séparation n'arrange pas les choses. Je reste pendu au téléphone comme un drogué cherchant tous les moyens possibles et imaginables de se procurer même un peu de cette came qui lui provoque pourtant cet état de manque intolérable. « J'ai peur de te perdre, tout les jours. Et apparemment j'ai raison. Andrea j'ai jamais ressenti ca de toute ma vie pour quelqu'un. Je pourrais tout foutre en l'air, je m'en rend compte... » Je sens ma gorge se serrer une nouvelle fois. Je n'aurais pas le courage d'attendre le train du lendemain, je préfère encore prendre la route. Il faut que je lui parle, que je retrouve son parfum, nos habitudes. Il me dit qu'il compte venir. Je sens mon cœur jouer à nouveau les anarchiques. Le cauchemar va prendre fin, quelques heures nous séparent seulement, avec l'assurance d'accueillir la lumière du jour ensemble, une nouvelle fois. Il rompt le contact, je pose le téléphone. Je soupire, la tension monte une nouvelle fois. Je tourne range et aligne tous les objets que je trouve, occupe mon esprit avec des considérations symétriques pour tuer les pensées teintées d'impatiences qui me vrillent le cerveau. Très vite, l'appartement reprend forme humaine, je me laisse tomber devant l'écran de mon ordinateur en jetant un coup d'oeil à l'heure qui s'écoule trop lentement.

Puis des coups, répétés contre la porte, je me lève vivement, alerte. A t-il seulement besoin de s'annoncer de la sorte pour fouler l'entrée de son appartement ? Mes pulsations cardiaques s'intensifient soudainement. Je me pose ma main sur la poignée, puis ouvre. Alors qu'il me fait face j'ai du mal à réaliser qu'il est vraiment là. La séparation a été courte, mais suffisamment destructrice pour que je réalise avec une pleine conscience qu'une fin réelle et durable à notre liaison pourrait réellement me tuer. Je le dévisage un instant avant de me saisir de sa nuque et de l'entrainer à l'intérieur en me saisissant également de ses lèvres. Les mots me manquent, comme souvent, je ne sais pas comment j'en suis arrivé là, ni pourquoi je suis incapable de décocher un mot. La vérité est cependant révélée et ne fait plus illusion. La dépendance est évidente, l'overdose, elle, une solution enviable. Je parcours chaque parcelle de sa peau, avec une avidité certaine mais respectueuse. Je le désire autant que je l'estime. Il ne s'agit pas d'un amour vulgaire, infondé, mais bien au contraire de quelque chose d'unique, de complexe, et de précieux. Il ferme la porte et m'attire à lui, et je sens mes muscles se détendre. L'alchimie est parfaite, nos corps eux, se heurtent dans un contact électrifiant. Ma raison s'ébranle, une nouvelle fois je cède aux envies toujours plus violentes de proximité, mes mains elles, se perdent dans son dos et se débarrassent rapidement de sa veste. Alors qu'une pluie de commentaires viennent déjà illustrer mon célibat, je constate avec amusement que la validité de ma publication est déjà plus que discutable. Nos lèvres se séparent un instant, il gémit doucement mon nom, mon regard désormais fiévreux cherche à capter le sien. Un silence s'installe alors que ses mains s'attèlent à la disparation de tissus encombrants. Encore une fois je ne contrôle pas l'effet qu'on a l'un sur l'autre, me dire qu'il s'agit de mon cousin, ne change pourtant rien. Est ce que je ressentirais toujours ça en sa présence ? Je ne sais pas. J'aime sa complexité, ce qu'il est à la fois pour moi et de nature. Lorsque il susurre une nouvelle fois ces mots, je répond par un baiser plus passionné. « Moi aussi, définitivement. » Je me détache ensuite à regret pour l'entraîner dans sa chambre non sans empressement. Je ne me contrôle plus, mon corps entier semble s'embraser à son contact, me rappelant le soir de mon anniversaire ou dans une situation similaire j'avais du l'obliger à se cacher dans une penderie. Ce soir, alors que je l'attire vers moi en caressant sa chair, je songe au côté ironiquement définitif de nos sentiments. Nous allons probablement rester ensemble, peu importe les enjeux et les pertes de cette relation, c'est une évidence, que je ne peux plus nier.

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Dernière édition par Tristan W. Faure le Mar 2 Aoû - 15:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The one who challenged all my dreams and all my balance | andrestan   Jeu 21 Juil - 21:47

Je suis installé dans le canapé de January, elle est à la cuisine. Je suis tellement fatigué qu'aucune larme ne semble pouvoir sortir de nouveau de mes yeux, et pourtant, sur la table basse, mon portable vibre, affichant son image que je m'efforce depuis tout à l'heure d'oublier. Je soupire, repousse le téléphone en lui coupant le sifflet, à quoi bon en parler de nouveau, mon amour pour lui me brule les veines et m'arrache le coeur, mais je dois me seuvrer, c'est la seule solution. Mes yeux trouvent la force de couler de nouveau, je prends ma tête entre mes mains et soupire d'épuisement et de résignation. Je ne tiens plus, son harcèlement m'inquiète, son empressement aussi. Je reçois les notifications facebook d'une vague d'inquiètude, regrettant mes propres provocations éhontées sur le mur de ma cousine. J'attrape mon téléphone, j'hésite, January me conseillerait sans doute de rappeler, j'ai peur de ce qu'il va me dire. La rupture nette qui a eu lieu entre nous par texto me fait réaliser au fil des minutes que rien ne sera possible entre nous tant que tout le monde ne sera pas au courant, les gens étant un obstacle supplémentaire difficile à surmonter, Laureline en ayant été la preuve encore aujourd'hui. Je soupire, ne sais pas quoi faire. Finalement, je rappelle, anxieux, triste, dans un état secondaire proche du manque de drogue, à bout de forces. J'abandonne, je rassemble ma dernière dose d'énergie pour une dose de sa voix, peu importe quels seront ses mots. Il décroche mais je ne parle pas, incapable d'une quelconque remarque. Je veux ses bras, son corps, la chaleur de sa présence, son odeur, ses baisers, je le veux lui tout entier, j'ignore ce qui m'attend. Je pleure silencieusement, le téléphone suspendu à l'oreille comme à un dernier espoir. Sa voix, uniquement sa voix, et mon incapacité totale à décrocher un mot. Je veux lui signaler que je suis là mais la douleur me barre la gorge, je ne peux pas. Les larmes sont intarissables, je ne sais plus quoi faire. Raccrocher ? J'en suis incapable. Alors je soupire, en espérant qu'il réagisse, qu'il parle. Un sanglot m'étouffe la gorge, je tremble.

Un effort, un simple effort, une énorme dose de courage. Je voudrais appeler Jane mais elle s'affaire à la cuisine, je suis assez imposant comme ça, je me tais. Je prends des risques, la difficulté me semble insurmontable, il n'y a rien que je puisse dire, ni faire, je ne peux que me contenter de lâcher, à peine audiblement : « Je... » puis plus rien, silence radio. Je l'entend, mais l'écoute à peine, je ne comprends pas le sens des mots. Revenir ? Impossible. Je le veux maintenant, mais je ne peux pas rentrer. Quelle est sa solution, est-elle fiable, sure ? Pourquoi, comment ? Laureline aurait-elle cédé ? Je soupire de nouveau, toute motivation m'a quitté. « Je ne peux pas. Pas ce soir. » Je suis trop pitoyable, trop épuisé. Je l'aime. Je t'aime. Comment le dire ? Comment oser ? Pardonner ? Pardonner quoi ? L'inévitable, le meilleur choix, la logique ? Je ne veux plus qu'il souffre, je ne veux plus qu'il ait peur. Je ne sais pas comment répondre pour l'apaiser, j'ignore ce que je dois dire, ou faire. « Bien sûr... » Je soupire, me mors la lèvre. Bien sûr ? Prendre la route ou le train est inenvisageable, pourtant c'est tout ce que mon cerveau réclame. Une vague de larmes m'enlace de nouveau, je me sens toucher le fond, pourtant je n'ai jamais été si proche de remonter depuis le début de la soirée. « Je... » Encore une phrase en suspens, encore un arrêt de jeu. J'inspire, reprend. « J'ai peur, Tristan. J'ai peur de t'aimer autant...» Il faut que je trouve un moyen pour le rejoindre, trop de conneries nous sont ouvertes si je reste ici, trop d'attente et d'espoirs, trop de mots de travers aussi. Je soupire quand je l'entend dire, mon cœur accélère de nouveau, menace d'exploser. Je dois rentrer. Quitte à payer un taxi pour tout le trajet, je m'en fiche, je pourrais faire n'importe quoi, je veux juste retrouver l'assurance d'un lendemain profitable à nous deux. Je vais craquer, je craque déjà. Je n'en peux plus, la liberté semble tellement proche qu'il m'est impossible de la refuser. « Attend moi, je vais trouver un moyen. Je vais rentrer. » Je soupire un peu, patiente quelques minutes, finis par murmurer, avant de raccrocher : « Je t'aime Tristan. » La rupture du contact même oral est difficile, ma tête tombe de nouveau entre mes mains. J'ai besoin de quelques minutes, ensuite j'envisagerai les solutions.

La porte de l’immeuble me fait face comme une évidence indécise. Je sais très bien ce qui va se passer ici, et je suppose que je devrais en éprouver une immense joie. Mais la rapidité des évènements de ces derniers jours ne m’a pas laissé vraiment le temps de réaliser que le pire était passé, et au contraire, je prend la mesure de ce qui m’attend si éventuellement j’en viens à devoir être séparé de lui. Je n’ose imaginer quelque chose de pire. Je tape le code sur le digicode, pousse la porte. January vient de me déposer en voiture, jamais je ne la remercierai assez pour ce qu’elle vient de faire pour moi. Elle est la personne que j’aime le plus sur cette terre, a égalité avec Tris. Plus que ma propre mère. Je soupire, j’ai les clés mais je m’immobilise devant ma porte cependant. J’ai dormi dans la voiture mais l’épuisement se fait toujours sentir, lourd sur mes épaules. J’ai les traits tirés par l’angoisse et les larmes accumulées. Je soupire, lève faiblement le bras et frappe, incapable de toute autre initiative de toute sorte.

La porte s’ouvre à la volée, et nous ne tenons que quelques secondes l’un face à l’autre sans rien faire. Je l’observe, la douleur qu’on peut lire ses traits, l’angoisse atténuée, la réalisation terrible. Je soupire, déglutis. Que ferai-je si nous devions effectivement nous séparer ? Je soupire de nouveau tandis qu’il s’approche. Sa main passe directement dans ma nuque, nos lèvres se joignent, salvatrices, électriques. Je ferme la porte et l’attire contre moi en tirant son pull, me retrouvant dos à ma propre porte, refusant de lâcher ses lèvres mêmes pour quelques secondes. Je refuse également de le laisser s’éloigner, le contact est capital, presque vital. J’interromps le contact de nos lèvres un instant, mon front appuyé contre le sien pendant qu’il fait tomber ma veste. Le désir grimpe en vagues, je m’appuie contre la porte pour tenir le choc des retrouvailles. « Tris… » Mon souffle se saccade, j’ai du mal à respirer. Ma main se perd sous son pull avec un empressement certain que je tente moi-même et tant bien que mal de maitriser. « Je t’aime. » Je retourne m’emparer de ses lèvres, plus aucune raison de repousser le moment maintenant, il habite chacune de mes pensées et chacune de mes envies. J’enlève son pull pour m’en débarrasser définitivement.

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