It's a kind of magiiiic | Andrestan strikes back

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MessageSujet: It's a kind of magiiiic | Andrestan strikes back   Sam 16 Juil - 1:57

Cette fois c'est l'heure, du moins avec une légère avance due à l'impatience. Toute ma mauvaise humeur de la journée semble s'envoler au profit d'un enthousiasme difficile à dissimuler. Je suis décidément lunatique et incapable de contenir l'adrénaline qui se dissémine dans mon système nerveux. J'ai presque envie de rire de l'état larvaire et un tantinet dépressif dans lequel j'étais cloitré il y a quelques heures encore avec mes airs sombres et torturés. L'existentialisme prend fin alors que je erre sur les quais de la gare de St Pancras à la recherche du train que j'ai laissé filer il y a trois jours. Plus que quelques minutes, une pluie de messages que j'envoie. J'ai l'air idiot, et je m'en fiche. Je sors une sucette de ma poche, je n'ai décidément pas renoncé à l'accessoire ultime d'un Tristan Faure stressé et agité. Je sautille presque oubliant pour un peu tous mes efforts en matière de démarche parfaitement maîtrisée et virile. J'ai l'air d'un gosse et j'aime ça. Les minutes filent, le train apparaît, mon rythme cardiaque lui, s'accélère agréablement. Les voyageurs descendent et se perdent en une masse plus ou moins informe. Lorsque je l'aperçois, je manque un battement. Un sourire s'étire malgré moi sur mes lèvres, je jette ma sucrerie à terre et m'avance vers lui en courant non pas au ralenti parce que techniquement impossible mais presque. Mes lèvres se saisissent des siennes sans la moindre gêne, il faut croire que je ne sais définitivement plus me tenir. Je le bouscule un peu manquant de lui faire perdre l'équilibre. « T'as pas fait de conneries avec Valentine hein ? » Je le regarde sérieusement une minute avant de rire, conscient de l'énormité de la chose. Lui répond sur le ton de la plaisanterie, et je ne prend même pas la peine de jouer le coup de la fausse vraie crise de jalousie plus ou moins réprobatrice, j'ai confiance, il le sait. Je consent à regret à rompre le contact et soupire. Je lui tape cependant sur le bras avant de saisir sa main libre, l'autre trainant sa valise. « Je suis sûr qu'elle a pioché dans ton paquet de pop corn pendant l'avant première. Mais je comprends tout à fait. » Référence à Harry Potter, la sortie cinéma de la semaine. « Et j'ai décidé qu'on rentrerait à Oxford en train en passant par King's Cross, pour rester dans l'ambiance mais avant je t'invite prendre un verre. » Ma bonne humeur est affreusement communicative et également affreusement risible, si Arabelle me voyait, elle m'enverrai ut directement consulter. Je ris un peu lorsqu'il avoue la faute de cette très chère Valentine, tout en affichant un sourire figé, je ne l'ai jamais aimé, et je me demande encore parfois pourquoi il ne traine pas plutôt avec des gens intéressants. Lorsqu'il me pose la question inversement, je fais mine de réfléchir avant de déclarer. « Rose. Elle aimerait bien qu'on sorte tous les trois d'ailleurs. Rencontrer enfin mon copain pour qui je laisse tomber tous mes amis comme un enfoiré, en tant que tel. » Je lui souris, il est vrai que je mérite clairement ces reproches, le fait qu'une autre de mes amies soit prête à accepter ma relation avec Andrea est tout de même un signe d'espoir notable. « Mais va falloir que je fasse un effort social. » Il hausse les sourcils et avoue n'être pas réellement décidé à me laisser faire ça avant qu'on ait eu le temps de se retrouver j'adhère foncièrement à l'idée. « Ma socialisation peut attendre un peu effectivement. » Il dépose ses lèvres sur mon cou et je souris le trainant avec moi vers un taxi qui nous dépose devant un bar du quartier de français de Londres ou déjà des anglaises nous observent du coin de l'œil. Nous nous installons au bar, sommes très vite rejoins par deux filles particulièrement intéressées et sensible au charme de l'accent français. Je jette un coup d'œil amusé à Andrea. « Vous êtes frères? » lance la première en nous détaillant avec une moue aguicheuse. Je hausse un sourcil, mais Andrea prend très vite la parole assez amusé, avouant nos liens de sang et débutant un jeu dans lequel je le suis bien évidemment. La seconde se présente, je lui offre mon plus beau sourire et je réponds. « Echanté Stacy, moi c'est Tristan. » J'accentue volontairement mon accent et me tourne vers Andrea, cherchant avant tout sa complicité dans la démarche plus ou moins bancales lancée. La blonde agite ses cheveux et bat des cils comme Carolyn pourrait le faire en s'installant sur le siège vacant à coté d'Andrea. « Et moi c'est Sandy, c'est quoi ton petit nom à toi ? » Elle rit un peu, j'ai envie d'éclater de rire moi aussi autant que de me délecter du spectacle d'Andrea répondant à de telles avances. Elle joue avec un mèche de ses cheveux et commande un martini.

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Dernière édition par Tristan W. Faure le Sam 16 Juil - 14:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: It's a kind of magiiiic | Andrestan strikes back   Sam 16 Juil - 2:15

Le cauchemar prend fin au fur et à mesure que le train défile et se rapproche de mon point d’attache. Londres sera bientôt à moi, Saint Pancras m’attend et m’appelle. Mon cœur bat la chamade dans un rythme effréné, et je sens mes membres s’engourdir dans l’impatience générale qui m’anime. Les derniers jours passés à Paris sont déjà oubliés, je n’ai en tête que les jours à venir et particulièrement les instants qui vont me permettre de le retrouver. On réalise avec la distance ce qu’on perd, c’est la vérité. Je ne pensais à la fin plus être capable de tenir. Mais nous y sommes, je vais le retrouver, l’avoir à moi pour les heures à venir. Nous serons à Londres, en territoire inconnu, et cela signifie beaucoup. Je réponds à ses messages autant que faire se peut, passe un coup de fil à ma mère pour la remercier et lui confirmer que je suis bien arrivé, et finalement, le train s’ébranle, finit par s’arrêter dans la très célèbre gare londonienne. Je récupère ma valise, guette le quai, marmonne, puis finis par enfin descendre du train. Comme promis, il est là, bien évidemment. Je laisse tomber ma valise par terre, vrai cliché, pendant qu’il s’approche à pas rapides. Nous pourrions jouer dans un film, mon cœur accélère sa course déjà fastidieuse, je souris sans m’en rendre compte. Je suis limite capable d’un quelconque mouvement, alors je m’abstiens, le laissant prendre les devants. Nos lèvres se cherchent une demi-seconde avant de se lier de nouveau, mes mains enserrent sa taille. Nos cœurs battent ensemble, à l’unisson. Je vais tomber si on se sépare si vite, je veux le garder contre moi. Je n’arrive pas à croire que j’ai réussi à tenir à Paris sans son contact, je dois être plus fort que je ne le crois. Je ris à sa remarque suivante, hoche la tête. « Si bien entendu, tu la connais, impossible de lui résister. » Valentine a été fidèle à elle-même, toujours amoureusement idiote. Mais je m’en fiche, il fallait bien que quelqu’un se charge de me changer les idées, et elle m’a suffisamment sorti de chez moi pour que ce soit le cas.

« Effectivement, je te le confirme. Mais bon, je n’allais décemment pas la laisser mourir de faim en la narguant avec mes pop corn. » Je souris, serrant sa main lorsqu’il s’empare de la mienne, le laissant honteusement se charger de ma valise. « Qui a piqué dans le tien ? » L’avant première de Bercy, la rétrospective du Grand Rex, autant d’évènements auxquels j’ai assisté, m’échappant partiellement de la vie parisienne mais surtout de mon père que je ne tenais pas particulièrement à voir. Je me suis donc contenté d’errer avec ma mère à droite à gauche. « Si tu l’as décidé, je préfère ne pas te contrarier, je te suis. » Je souris un peu, sans lâcher sa main, et dépose un baiser dans son cou sans m’arrêter de marcher. « J’ai vu ça oui, j’ai eu une conversation avec elle l’autre soir… Et elle m’a proposé de sortir. J’apprécie ses efforts à mon égard même si j’ignore plus ou moins d’où vient sa méfiance initiale… » Des efforts sociaux ? J’hausse un sourcil douteux, peu appréciateur. « Je ne suis pas sûr d’être disposé à te laisser faire ça, pas avant au moins que j’ai suffisamment profité de mon retour ici. » Je secoue la tête catégorique, hors de question que je sois privé de sa présence une journée de plus, tel un accro je suis en manque. Tout semble profondément plus simple maintenant que nous sommes réunis, et cette sensation là, aussi, me manque. Finalement, nous montons dans un taxi, filons à vivre allure dans les quartiers français de Londres. Il connait les lieux, je suis nettement moins expert. Nous entrons dans un bar, nous installons, rejoints rapidement par un duo d’anglaises à l’air aguicheur. Je souris un peu, retenant le rire qui menace sérieusement de m’échapper. « Pas frères non… Cousins. » Je fronce le nez, peu importe qui elles sont de toute façon elles seront probablement oubliées dès demain matin. La seconde fait une moue, comme si la réponse lui déplaisait. « Nous par contre, on est sœurs… » Sourire colgate, elle tend une main manucurée bon marché. « Stacy. »Parfait. Plus cliché, tu meurs. La dénommée Stacy s’installe auprès de Tristan, visiblement peu intéressée. Je souris un peu, feu vert, game on. J’hausse un sourcil, j’écoute d’une oreille distraite leur conversation en tâchant de me concentrer sur… Sandy, qui s’est armée de sa voix la plus mièvre pour me demander « mon petit nom à moi ». Je retiens avec difficulté un rire qui menace sérieusement de m’échapper. « Andrea. » Je lui fais un clin d’œil, joue un peu avec mon verre, frôlant le bras de Tristan sur le bar. Il discute avec Stacy, de l’autre côté, qui ma foi semble réellement passionnante. « Qu’est-ce que deux cousins français comme vous faites ici ? Ils offrent des verres à des belles jeunes femmes ? » Je tousse un peu, réavise Sandy sans me départir d’un sourire faussement arboré.

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