Cause I feel that when I'm with you, it's allright Ϟ TRISTANDREA.

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MessageSujet: Cause I feel that when I'm with you, it's allright Ϟ TRISTANDREA.   Mer 15 Juin - 0:59

Je ne me souviens pas m'être senti comme ca depuis des jours. Alors que tout augurait une soirée particulièrement frustrante et tendue, les choses s'étaient agréablement bien passées, même la présence parfois irritante de Lucy n'avait pas réussi à courir sur mes nerfs. En vérité c'est surtout pour lui que je suis heureux. Andrea n'a jamais été fait pour l'ombre et le voir ainsi rayonner a toutes les raisons de me réjouir. Et si j'ai passé la soirée à rire bêtement en buvant, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer qu'il prenait enfin sa place parmi nous, ce qui ne pourrait pas me rendre plus heureux. Pour un soir, j'ai juste envie de profiter et de ne pas me préoccuper des zones sombres qui demeurent encore. Alors que la soirée s'achève, je souris, simplement connement. Tout le monde fini par s'en aller, je jauge Andrea du regard. « On rentre ensemble ? » La question est murmurée, la réponse en suspens, personne ne semble se soucier vraiment de notre conversation, ni même de ce qu'elle implique. Un taxi est garé devant, je m'apprête à le prendre. Lorsqu'il me répond, je me sens soudainement soulagé. Je monte à l'intérieur de la berline et indique la destination, plus précisément l'appartement que j'ai pris l'habitude d'habiter seul depuis que Laureline est partie à Paris au chevet de notre grand mère. Regard sur le coté, je lui souris, j'ai envie de prendre sa main et la serrer dans la mienne, geste anodin que je n'ai pas pu me permettre de la soirée, que je pourrais m'autoriser dans le noir, avec pour seul témoin un inconnu ignorant tout de nos liens. J'hésite puis cède.

« T'étais impressionnant. Je crois que les propositions vont pulluler pour que tu rejoignes leur chorale... » Même dit sur le ton de la plaisanterie, ça n'en reste pas moins un compliment qui m'aurait tôt ou tard échappé. Je sens ses doigts s'entremêler au miens et me laisse faire, ne poussant pas le contact plus loin, profitant simplement de la proximité offerte par les circonstances. Dans quelques minutes nous aurons notre moment, un véritable et cette fois j'ai l'intime conviction que ce sera diffèrent. Je suis las de culpabilité, je n'ai pas la sensation de l'aimer salement, je ne crois pas avoir seulement respecté une personne à ce point de toute mon existence. Ce soir je me cherche des excuses, mais j'en trouve. Le trajet file à une vitesse ahurissante, nous sommes déjà en bas de mon immeuble, c'est la première fois qu'il vient ici. Après un vague regard aux alentours, je compose le code avant de m'infiltrer à l'intérieur suivit de près par Andrea. Arrivé devant ma porte, je déverrouille, puis souris avant de le laisser entrer. « Welcome ! » Je referme la porte, puis verrouille dans un geste méticuleux, la paranoïa restée présente jusque là finit par s'envoler avec le reste, je me sens enfin libre.

Je m'approche de lui et l'embrasse doucement, contact qui contraste avec tous ceux qu'on a pu avoir dans le passé. Il n'y a pas de douleur, aucune rage, ni même de tristesse, un geste simple seulement agréable. Je dépose mon manteau dans l'entrée avant de l'enjoindre de m'accompagner pour ce qui ressemble de près ou de loin à une visite guidée de notre appartement débouchant sur le salon. Le surréalisme de la soirée m'étonne moi même, mais je ne dis rien, comme si trop parler allait brusquement détruire toute la beauté de la chose, je me saisis à nouveau de son bras avant de le regarder. « Tu veux manger quelque chose ? Je pense pouvoir être en état te servir un truc correct. » Mon regard dérive sur le piano qui trône dans le salon, je n'ai pas vraiment joué depuis le départ d'Eurydice, contrairement à Andrea, ce que j'aimerai pouvoir appeler mon art a toujours été soumis au regard des autres. Personne à impressionner, pas de compétition, pourquoi continuer en fin de compte. J'aimerai qu'il joue, je sais que lui ressent les choses de façon tellement intense...Je sors deux assiettes sur lesquelles je dispose de la mozzarella accompagnée de tomates et relevée d'une vinaigrette fait à la hâte. Sans que je n'ai seulement besoin de lui dire, il semble comprendre ma prière silencieuse et se met à jouer. Instinctivement je ralentis mes mouvements, termine le plat pour aller le rejoindre après avoir préalablement posé les assiettes sur la table basse. Là je réalise, ce que j'avais autrefois nommé arrogance n'est autre que de la passion sous sa forme la plus brute. Aujourd'hui, je l'entrevois clairement, j'ai été idiot. Je m'approche de lui comme attiré, j'aimerai le rejoindre, mais ma modestie m'en empêche, je préfère l'écouter jouer avec toujours cette même admiration inaltérable dont apparemment je ne me défais pas. Jouer avec Andrea pour la première fois serait sans doute quelque chose de très plaisant, j'y songe seulement, mais n'agis pas. Lorsque la mélodie s'achève, je pose ma main sur son bras. Je me demande si cette soirée est bien réelle, ou juste de la pure imagination. Les choses sont trop simples trop faciles, nous agissons comme un couple, ça devrait m'alerter, m'effrayer, mais je me sens anormalement bien avec l'idée. Je l'entraine avec moi devant les assiettes déjà disposées. « Est-ce que toi et moi on est ensemble ? » Je cherche son regard presque inquiet, caresse son bras avant de soupirer et de coller ma tête contre son épaule. Je ne sais même pas si j'attends une réponse, peut être aurait il mieux valu que je me taise. Il se redresse pour me faire face. Lentement sa main se dépose sur ma nuque et ses lèvres rejoignent les miennes. C'est sa réponse, une nouvelle fois mon rythme cardiaque s'accélère, je n'ai pas peur de l'issue de la soirée, juste que la réalité finisse par nous rattraper. Il murmure quelques mots, restant très proche de moi, je peux encore sentir son souffle se déposer sur mes lèvres. Je suis incapable de considérer ce qui se produit ce soir comme une erreur, j'ai l'intime conviction d'être avec la bonne personne, en dépit de toute considération génétique. « Ce serait le premier réel engagement de ma vie, pas vraiment celui que j'imaginais, mais...j'ai envie d'être avec toi, et rien ne nous en empêche tant que personne ne sait pour nous deux, alors on aurait tord de se faire plus de mal... » Je soupire, gardant sa main dans la mienne, j'ai l'impression que le temps s'écoule beaucoup trop vite, demain les choses seront cependant différentes, je n'ai pas peur. Mes derniers doutes s'envolent alors qu'il formule les siens. Est ce qu'on s'en sortira ? Je ne sais honnêtement pas, j'avoue également ne pas vouloir y songer. Tout semble en dehors de la réalité ce soir. Je sais ce que je veux, le reste ne doit pas m'atteindre, pas maintenant. « Andrea, c'était inévitable, je ne peux physiologiquement pas passer ma vie à avoir honte de ce que je fais avec toi, parce qu'ensemble ou pas, c'est voué à se réitérer. Qu'on soit cousins ne changera pas non plus le fait que tu m'attires, et qu'en toute logique j'ai toujours été attiré par les garçons dans ton genre. » Sa main effleure ma joue, je ferme les yeux avant de rompre par la conversation par un baiser, pacte silencieux venu sceller l'engagement pris. Lorsque nos lèvres se détachent, je me lève sans lâcher sa main avant de l'entraîner dans ma chambre. Je souris en constatant qu'il fait un pas de plus dans mon univers. Je ferme la porte et l'entraîne sur mon lit pour nous y installer.


Dernière édition par Tristan W. Faure le Sam 18 Juin - 23:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Cause I feel that when I'm with you, it's allright Ϟ TRISTANDREA.   Sam 18 Juin - 23:06

La soirée s’est écoulée dans une perfection qui me semblerait louche si elle n’était pas si agréable. Le groupe en lui-même était soudé, et les duos enchainés au micro ont eu tout autant de succès que les boissons avalées ou les discussions engagées. Pour une fois, je me sens à ma place, entier, là où je dois être. Je n’ai que très peu envie de m’embarrasser de questionnements tortueux, juste désireux de mettre un point d’honneur à ce que cette soirée qui c’est si bien déroulée se termine bien. Et pour être franc, je ne vois qu’une seule solution pour que ce soit effectivement le cas, ce qui me tire une réponse rapide, et pour une fois, dénuée de toute forme de toute. « Oui. » Je souris, hoche la tête, profitant de l’état exceptionnellement calme dans lequel je me trouve. Le taxi garé devant nous tend les bras, ma confirmation était le seul obstacle qui pouvait encore nous retenir de monter dedans, ce que nous nous empressons de faire. Tristan prend le contrôle des opérations et indique son appartement, dans lequel personne ne vit pour le moment.
Le chauffeur file à travers les rues dans un calme impressionnant. La ville éclairée est magnifique. Je jette des regards en biais vers Tristan, jusqu’à sentir sa main qui s’empare de la mienne dans l’obscurité du taxi. Un type lambda, inconnu. Je souris légèrement, inspirant lentement pour calmer les accélérations dangereuses de mon cœur, puis entrelace nos doigts sans rien dire. « Merci… » Je souris de plus belle. Presque enfantin. « Même si les propositions pleuvent, je ne suis quand même pas prêt d’accepter. » Je serre la pression sur sa main. Lui d’abord, logique, fluide.
Nous avons laissé les interrogations à l’extérieur du taxi, ce soir tout semble beaucoup moins compliqué, beaucoup plus normal. Aucune émotion extrême ne m’envahit pour le moment à part la satisfaction procurée par une excellente soirée. Rien ne semble pouvoir gâcher le moment.
Déjà, le taxi se gare. Je découvre sans surprise la luxueuse façade de l’immeuble des jumeaux Faure. Nous sortons à la hâte pour nous précipiter, non sans appréhension, dans le hall de l’immeuble qui nous accueille, déjà rassurant. Le trajet jusqu’à son pallier se fait dans le plus humble silence, il déverrouille la porte, nous entrons. « Thanks. » Je parle anglais presque à la perfection mais mon accent français revient au galop quand je suis avec lui. Il bloque sa porte, je pousse un soupir de soulagement, la soirée sera donc parfaite jusqu’au bout.
Une fois que nous sommes réfugiés dans la tranquillité de son appartement, il s’approche et m’embrasse, le plus simplement du monde, comme un couple l’aurait fait. Je me laisse envahir par le plaisir de la sensation, qui n’est cette fois en rien entachée. Je pose mes bras sur les siens, répondant doucement à son baiser sans empressement, sans violence. Nous nous séparons pour poser nos manteaux, à la suite de quoi il entreprend de me faire visiter son humble demeure.

Il reprend mon bras, nous nous dirigeons vers la cuisine sans pour autant y entrer. Est-ce que j’ai faim ? Je n’en suis même pas sûr, mais l’intention m’emballe. Je hoche la tête avec envie. « Avec plaisir oui. » Il sourit, son regard dérive sur l’instrument qui habite la pièce principale. J’ai joué ce soir déjà, mais je sais que jouer ici serait différent. Je me demande ce qu’il attend de moi. Il sait, lui aussi, jouer du piano, peut il est-il simplement en train de se remémorer nos frasques vocales au Carling un peu plus tôt. Je fronce le nez, hésite. Il fixe toujours l’instrument, une bête de qualité évidemment, d’après ce que j’ai pu en juger. Je me détache de lui doucement pour m’y diriger, finalement plus confiant. M’assoit sans faire de bruit. Le silence est absolu mais pas pesant. Mes doigts survolent d’abord les touches sans appuyer dessus, puis je recule légèrement le siège, ferme les yeux. J’ai toujours été habité de sensations très particulières quand je jouais du piano, vérité toujours avérée aujourd’hui. Je suis transporté. Mes doigts s’affaissent contre les touches, sensibles, dans un accord majestueux que nous connaissons tous les deux. Je prends ma respiration, ne rouvre pas les yeux. La musique s’élève, mes doigts s’emballent, et un sourire ne quitte plus mes lèvres. Je joue, me laisse emporter, comme toujours. Ne pense plus, ne vis pendant de longs instants que pour le son du piano qui emplit la pièce. Lorsque les dernières notes retentissent, je m’aperçois qu’il m’a rejoint ici, plus proche. Sa main se pose sur mon bras, je me décale, pour lui laisser la place. Je ne sais pas si je suis en train de rêver ou si ce moment est réel, je sais juste que je me suis rarement senti aussi paisible. Je l’observe, jusqu’à entendre le son de sa voix posant la question difficile. Pourtant, ce soir, tout me parait clairement évident. Je me réinstalle pour lui faire face, passe ma main libre sur sa nuque. J’ai envie de le rassurer, de le protéger. Je n’ai absolument pas la position de force dans l’histoire mais ce besoin est irrésistible, inhérent. Mes lèvres se posent sur les siennes avec calme, mon front se laissant aller contre le sien. « Je veux qu’on le soit, en tout cas. » J’ai murmuré, je ferme les yeux.

Je garde sa main dans la mienne, pèse mes mots. Ce qu’il me dit me touche, j’ignore s’il prend vraiment la mesure de ses mots, ces mots que j’ai attendu pendant des années sans le savoir d’abord puis en cachant mes attentes avec honte et dégout pour moi-même et le monde. « Tu crois qu’on s’en sortira ? » Je suis empli de doutes, même si la soirée me pousse vers un positivisme latent. « Je veux vraiment qu’on soit ensemble. Peut être que si on arrêtait de croire que ce qu’on fait est honteux… Je veux dire, c’est ce que moi, je pensais. » J’espère ne pas le heurter. « Mais je n’ai plus honte. Je n’ai plus envie. » Je caresse lentement sa joue, sans retenir un sourire qui m’anime.

Ses paroles sont rassurantes, réconfortantes. Je me laisse aller à l’espoir de ne pas m’engager dans une histoire chaotique et impossible. Il m’embrasse, signature de notre propre engagement mutuel, et je me laisse aller un moment contre lui, savourant juste le moment présent qui m’emplit d’espoir et de satisfaction. Puis il se lève, gardant ma main, m’entraine dans sa chambre. Je me sens étrangement en territoire inconnu, mais sa main dans la mienne me rassure. Nous nous installons sur le lit, et je retourne prendre ses lèvres avec empressement, soldant par la même la tournure de la fin de la soirée.

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