Oh can't you see ? You belong to me... Ϟ Laureline ♥

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MessageSujet: Oh can't you see ? You belong to me... Ϟ Laureline ♥   Jeu 26 Mai - 23:16

Soirée banalement normale, je n’ai eu vent d’aucune sortie depuis que Tristan et moi sommes officiellement en froid, bien que je doute sincèrement de la profondeur de notre animosité mutuelle. Je sais bien qu’il me suffit d’aller le voir pour que tout s’arrange, et ne peut m’empêcher de me dire, malgré ce que m’a dit Caro hier, que je me fais des idées quand au cousin des Faure. Peut être que dans quelques semaines j’en viendrais même à l’apprécier. Peut être que ce n’est qu’une mauvaise impression qu’il me suffira de balayer bien rapidement. Toujours est-il qu’après avoir passé une journée à ressasser tout ce qui a pu être dit, à tenter de trouver une raison à toutes ces histoires, je finis par me dire qu’il vaut mieux laisser tout ça de côté. Assez de préoccupations occupent nos esprits en ce moment pour rajouter en plus des crises de jalousies et des engueulades régulières. Je décide donc de remballer ma fierté et mes suspicions pour me rendre à l’appartement des Faure, ou j’espère trouver Tristan et pourquoi pas bien entendu, sa sœur. De toute façon il projetait lui-même de me voir, comme prévenu dans son message reçu ce matin, je ne risque donc pas grand-chose en allant chez lui le trouver. Je sors du boulot tardivement, de toute façon, et ne tiens pas particulièrement à repasser par chez moi. Je vire néanmoins dans la voiture la cravate infligée aujourd’hui par la présence d’un gros client, et avale un sandwich qui m’attend depuis ce midi déjà. J’envoie un texto à Tristan, au cas où, et attend qu’une réponse vienne, mais en vain. Tant pis, la surprise sera de mise.

J’arrive en bas de l’immeuble quelques minutes plus tard. Je me garde dans une place réservée aux résidents dudit immeuble, Tristan ne m’en voudra pas et de toute façon sa propre voiture est sans doute rangée étant donné qu’il déteste conduire. Une dame sort de l’immeuble au moment où j’y entre, le hasard fait bien les choses. Je monte rapidement les marches qui me séparent du troisième étage, et frappe à la lourde porte, un sourire aux lèvres. Ce dernier s’élargit lorsque je vois que c’est Laureline qui m’ouvre. Je fronce légèrement le nez, sans me départir de mon sourire. « Bonsoir… » J’ai sans doute l’air un peu con, comme ça, mais tant pis. « Je suis sorti tard du boulot et je me suis dit que j’allais passer vous voir… Comme avec Tristan, hier soir, c’était pas la joie… » Je hausse une épaule, bafouille un peu, m’auto-flagelle. Pourquoi me rend-elle si faible ? Je tiens tête aux magnats de la mode et aux diplômates internationaux quand je les croise au mariage d’une certaine nouvelle Princesse d’Angleterre, mais Laureline Faure me fait perdre l’intégralité de mes moyens. « J’espère que je ne te dérange pas, au moins. Enfin, vous. Que je ne vous dérange pas. » BIIIP. Essaye encore.
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MessageSujet: Re: Oh can't you see ? You belong to me... Ϟ Laureline ♥   Ven 27 Mai - 14:19

Mais qui êtes-vous, Jonathan Shields ? Qui êtes-vous ? Mon pouls s'accélère légèrement alors que je continue de lire, dévorant presque les mots. J'ai beau connaître la suite, la fin, je ne peux m'empêcher de ressentir l'urgence que je ressens. Je n'y peux rien si c'en est ainsi. Chaque histoire que je lis, je la vis. Et la moindre émotion du personnage devient la mienne. Une lettre après l'autre. Un jour après l'autre. Je tourne la page avec hâte. Je sens la colère monter en moi, mes yeux sont bientôt humides. Vous n'aurez plus rien de moi, Jonathan Shields. Plus la moindre bribe de mon passé. Plus moindre confidence. Je me suis toujours demandée à ce moment précis du livre ce qui peut bien pousser une personne à se confier autant à un inconnu. Par exemple ici, l'échange des lettres commence de façon professionnelle mais rapidement le côté personnelle commence à paraître. Kay se confie, Jonathan aussi. Certes, du côté de ce dernier c'est bien différent. Il aborde Kay intéressé, sachant à qui il a à faire, conscient de l'effet de chacun de ses mots, chacune de sesdites confessions sur elle. Alors qu'elle en revanche ne sait absolument rien de cette personne à qui elle écrit à part qu'il s'agit d'un amoureux des livres, tout comme elle. Il s'agit d'un client. Un client qui finit par entrer dans sa vie de par ses lettres. Et pourtant, elle n'est aucunement une personne qui s'ouvre facilement aux autres. Elle vit des livres, pour les livres et cache précieusement son passé pour le moins sombre. Mais il suffit que qu'il y ait cet homme qui lui écrit pour qu'elle se sente en confiance. Est-ce justement parce qu'il s'agit d'un étranger ne faisant pas partie de son entourage, ne connaissant rien d'elle que ce qu'elle daigne lui faire savoir ? Ou est-ce le simple fait qu'il partage sa passion pour la lecture ? Après tout, la base de chacune de leurs déclarations était une opinion sur une certaine oeuvre que l'un voulait partager avec l'autre. Mais là encore, rien ne poussait Kay à se confier, à faire preuve d'autant de vulnérabilité, à se laisser s'attacher à cet homme mystérieux qui apparaissait de nulle part. J'avais toujours pensé que ça avait été d'une naïveté sans pareille pour elle de croire à une aussi parfaite coïncidence de la vie. Ce genre de scénario ne valait que dans les films et les séries où chaque "coïncidence" était parfaitement étudiée pour lancer une intrigue, développer un personnage. Mais à présent je vois la chose un peu plus différemment. Ce genre de choses existent. Rencontrer cette personne qu'on n'aurait jamais suspecté de même exister est possible. Et si on est assez chanceux et qu'on ne fait pas tout foirer, on arrive même à la garder dans les parages. Voilà ce que représentait donc cet homme à distance pour Kay alors qu'elle apprenait à le connaître. Mais elle en revient à regretter d'en avoir trop dit, de s'être ouverte, de s'être attachée. Mais ces temps de confiance et d'innocence sont révolus, monsieur Shields. Encore quelques lettre puis vient l'aveu. Je continue de lire les mots que je connais déjà presque par coeur et l'ironie du sort me frappe. Le parallèle ne trompe pas. D'autres mots me reviennent en tête, des mots qui n'appartiennent pas à Katherine Pancol mais plutôt à mon propre frère. Je ferme le livre d'un coup sec alors que les larmes perlent. L'ai-je fait exprès ? Sûrement pas. Mais la réalité m'a rattrapée et le problème reste sans solution. Je n'ai encore rien fait ou dit à propos de cette lettre. Léandre a tenté l'approche franche mais dans une situation pareille ça ne marche jamais avec Tristan. Il sait la gravité de son acte mais ça ne l'arrête pas pour autant, le lui rappeler ne le changera pas d'avis, ce qui fait que je me retrouve dans l'incapacité de faire quoi que ce soit. Il sait que je sais, il m'a accusée de ne pas respecter son intimité et ça s'est arrêté là. Il ne veut pas comprendre. Mon frère souffre et je n'y peux rien, encore une fois. C'est à se demander à quoi je sers au juste.

Des coups sur la porte me font émerger de mon délire d'analyse littéraire, je vais ouvrir. Un Léandre souriant se tient devant moi. J'en oublie Jonathan, Kay, Tristan, Calliope, la lettre, l'espace d'un instant et je lui souris à mon tour. Il est venu me voir. Ou pas. Aoutch. « Bonsoir ! Mais non tu ne déranges personne, voyons. » Ta présence est même très appréciée. « Entre je t'en prie. » Une fois qu'il est à l'intérieur je referme la porte. « Tu l'as appelé par contre ? Parce qu'il est sorti avec, euh, des amis. » J'évite la mention du prénom de mon cousin, je ne suis pas la seule à ne pas beaucoup apprécier cette nouvelle proximité entre lui et Tristan.
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MessageSujet: Re: Oh can't you see ? You belong to me... Ϟ Laureline ♥   Lun 30 Mai - 17:46

Awkward. Je ne sais pas ce qu’il me prend, à croire que je ne peux plus être doté de la faculté de parler dès qu’elle est dans la pièce. Tristan a sans doute un peu raison, je dois être le seul homme normalement constitué de cette foutue planète à prendre autant mon temps. Et attention, même si je ne vois absolument aucun inconvénient à être patient, le temps commence tout de même à se faire long. Et si elle-même finissait par se lasser au profit de n’importe quel autre type ? A ma décharge, l’année qui vient de s’écouler n’a pas vraiment été facile non plus. Le départ de Calliope, les retrouvailles avec Helena. La soirée de la Saint Valentin avec Caroll-Ann, puis l’incendie, les blessures et la mort de Julia. Même si j’avais voulu être poisseux je n’aurais pas récolté autant d’ennuis et de contrariétés. Toujours est-il que depuis notre fameux voyage à Paris, Laureline n’avait pas quitté mes pensées mais n’était pas non plus officiellement entrée dans ma vie. Devant la porte de son appartement, j’ai l’air d’autant plus stupide que je ne sais même pas quoi dire. L’idée que Tristan puisse ne pas être là ne m’a même pas traversée l’esprit. J’entre quand elle s’écarte, déposant un baiser sur sa joue en guise de bonjour officiel. Baiser que je ne perdrais même pas mon temps à commenter : je suis d’autant plus gêné qu’elle semble légèrement déstabilisée. Je laisse passer quelques instants, me tenant là devant elle dans l’entrée. « Oh… Non, je n’ai pas téléphoné avant. J’aurais peut être dû, je ne pensais pas qu’il sortait. » Avec Andrea ? Ou avec d’autres ? Je ne suis pas sûr d’avoir envie de le savoir. Me rappelle que je dois rester calme et neutre dans l’histoire. La conversation que j’ai eu avec Carolyn m’a rappelé qu’il ne fallait pas tirer de conclusions hâtives de ce qu’on pense savoir. Mieux vaut jouer profil bas pour le moment.

« Je t’ai coupé en pleine activité ? » Je fronce un peu le nez, me demande si je dois rester et attendre Tristan ou la laisser. Maintenant que je suis là, il serait sans doute un peu bizarre de repartir sans rien dire de plus. J’évite de demander comment se sont terminés les examens ; non pas que j’en sois pas inquiet, mais je me doute que Laureline excelle dans ses études et que malgré ça, sa dose de stress doit être suffisamment importante pour qu’on la laisse tranquille avec ça, au moins jusqu’aux résultats. Je me contente d’avancer vers la salle à manger. Quand Tristan est là, cet appartement est presque le mien. Mais je n’ose pas les mêmes fantaisies avec sa sœur. Non pas parce que la proximité entre nous n’est pas existence, simplement parce que je sais mieux que personne que trop de familiarité mène souvent à l’amitié, et que quelque soit l’égard que je porte à Laureline, il est trop tard pour que je me satisfasse d’être uniquement son ami. Si nous n’allons nulle part, ce qui je pense n’est pas le cas, je serai incapable de tenir le rôle de l’ami ; je le sais, parce que depuis toutes ces années de silence émotionnel intense, depuis Helena, depuis toutes ces histoires sentimentales qui ont rythmé mes jeunes années, jamais encore je n’avais ressenti pareille attirance, que ce soit physiquement ou intellectuellement, pour personne. Tristan compense ce manque émotionnel lié à plusieurs pertes. Parce qu’il me compense, et que je pense que l’inverse marche. Laureline est celle qui a le truc en plus, celui qui me donne envie de rester encore. Sans les Faure, je serai sans doute rentré à Vienne moi-même. Mais j’ai trop d’attaches ici à présent, et trop besoin de vivre ma vie indépendamment de ma sœur. Qui continue d’ailleurs à occuper les esprits, particulièrement celui de Tristan. J’en suis arrivé au point de me demander s’il réussira à trouver la personne qui effacera ma sœur de sa mémoire, et même si je ne me permettrai par d’intervenir dans ses histoires de cœur, je suis forcé de constater que tout n’est pas au top pour lui ces temps ci. J’en étais arrivé à la conclusion que prétendre une relation avec Lemon était une bonne idée, mais les derniers épisodes avec Carolyn décrédibilisent le tout. Même si pour l’instant le mensonge tient, je ne pari pas grand-chose de cette histoire inventée qui pourtant pourrait être bénéfique, non seulement parce qu’elle offrirait une trêve sentimentale à mon ami, mais aussi parce que Lemon est tellement adorable qu’elle ne pourra que faire du bien à Tristan. « Si tu as à faire, je peux te laisser. » Je fronce le nez, nouvelle réprimande mentale. Ca n’est pas comme ça que je finirai par avoir un résultat quelconque. « Mais je n’avais rien de particulier à faire et c’est rare qu’on trouve un moment… » Ma propre histoire avec Laureline n’a rien de tragique, ce qui l’est en revanche, c’est mon incapacité totale à faire preuve de facilité orale en sa présence. « Bref ça me ferait plaisir qu’on passe la soirée ensemble… Vu qu’on est abandonnés à nos sorts respectifs. » Vraiment, haut niveau de proposition, des plus romantiques qui plus est. « Et je vais arrêter le massacre parce que je sens que je suis en train de me ridiculiser. » Je me marre un peu pour détendre l’atmosphère et me tait, fronçant le nez en guise de faible excuse à mon enchainement de mots très pathétique.
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