i hate everything about you ▬ henley

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MessageSujet: i hate everything about you ▬ henley   Mer 25 Mai - 22:53

Londres, j'ai vécu ici des bons moments comme des mauvais. Il faut avouer que ces derniers temps, les bons sont plus nombreux. Il m'a fallu du temps mais je suis guéri, de tout, même des blessures de mon père. Aujourd'hui, je touche vraiment le bonheur même si entre Mathias et moi ce n'est pas encore le retour de la grande joie. Je sais que ça va venir. Quoique. Je pense de plus en plus à quitter le groupe... In Search Of The Lost Time m’a apporté beaucoup, pendant des années mais aujourd’hui j’ai besoin de voler de mes propres ailes, de quitter la dernière chose qui me fait encore penser à Lexia. Je pourrais dire des tas de choses sur cette fille, des mauvaises surtout, par simple envie de revanche. Elle a été ma vie, un temps, puis un baiser suivi d’une explosion à tout ruiné. Cela faisait près d’un an que je n’entendais plus parlé d’elle et je ne m’en porte pas plus mal, comme ça le pansement a été plus facile à arracher. Si hier je l’aimais, aujourd’hui rien que son nom me donne envie de vomir. Je n'arrive toujours pas à savoir si nous avions fait une erreur ou si elle était bel et bien la femme de ma vie. Quoi qu'il en soit, je ne l'aimais plus, pas de doute là dessus. J'avais repris ma vie de volage, allant de fille en fille comme une abeille passe de fleur en fleur. Tourner la page Lexia avait été plus facile que je ne l'avais cru. Sans doute mon retour en Irlande m'avait-il aidé.

C'était ma mère qui avait pris la décision de m'envoyer dans mon pays natal après l'attentat du Velvet. J'étais dans le coma et elle tenait à ce que je sois soigné par le meilleur des médecins, tout en me préservant. Londres était devenue dingue après ce jour et la rumeur de ma rupture avec Lexia ne m'apporterait rien de bon. À mon réveil, je me souvenais parfaitement de notre dernière soirée et je savais qu'elle avait perdu notre enfant, notre petite Johanna, celle que j'avais tant attendu, tant chérie. Si quelque me manque aujourd'hui, c'est bien ce petit bout. Elle n'aura jamais la chance de vivre et cela me fait du mal. Sans doute aurait-elle ressembler à Jameson, ma petite merveille. À mon retour en Angleterre, je me suis battu pour obtenir sa garde à temps partiel. Si je ne l'avais pas fait plus tôt, c'était à cause de Lexia. Elle avait très mal pris l'annonce de ma prochaine paternité, chose que je pouvais parfaitement comprendre. J'avais renoncé à mon fils par amour, j'avais été idiot, je m'étais privé de lui. Aujourd'hui, je jouissais de sa présence chaque jour et c'était lui qui rythmait ma vie. Je serais prêt à tout pour ce petit bout de moi. Cette semaine, il n'est pas chez moi, c'est Lou qui le garde. C'est pour ça que j'en profite pour sortir et m'amuser un peu. Cela faisait trop longtemps que je n'étais pas revenu à Londres pour ne pas passer par SoHo.

Bien sûr, cela me rappelait la demande en mariage après un repas catastrophique que j'avais fait à Lexia. Et elle avait eu la mauvaise idée de dire oui... Mais j'avais passé un grand coup d'éponge sur le mur de mon histoire, où le nom Lexia était inscrit, en lettres majuscules. Il ne faisait pas si chaud cette nuit. J'avais enfilé ma vieille veste en cuir et c'était cigarette pincée entre les lèvres que j'avançais en direction d'un bar que je connaissais et que j'appréciais. Dans la tête, j'avais des accords qui se succédait, pensant à la prochaine composition. En réalité, je devais bien quelque chose à Lexia, en y repensant... C'était notre rupture qui m'avait inspiré la chanson qui avait fait notre grand succès, toute cette haine qu'on avait chanté au festival heinkein lui était dédiée. J'ignorais si elle avait entendu le morceau, je m'en foutais à vrai dire. Je resserrais ma veste contre moi en aspirant la dernière bouffée de ma cigarette. Je jetais le mégot au sol, observant tout de même l'endroit où il avait attiré. Il finissait de brûler près de talons hauts d'une demoiselle. Je remontais mon regard sur de longues jambes, sentant une odeur familière, une odeur qui me ramenait un an plus tôt et qui faillit me tuer. « Lexia... » Ce n'était qu'un murmure, personne n'aurait pu l'entendre. Qu'est-ce qu'elle foutait là ? Elle pouvait pas finir de crever en Nouvelle Zélande ? Je m'approchais, bien décidé à la faire chier. « Tiens donc, Henley... Même le diable ne veut pas de toi... Il t'a recraché de l'enfer pour que tu viennes nous faire tous chier, quelle punition. Le pire dans l'histoire c'est que rien que ta présence est à mourir... Ton bouffon de chien n'est pas avec toi ? Après tout, c'est encore la seule personne qui veut bien de toi. Même un clodo préférerait une bouteille de bière. »
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MessageSujet: Re: i hate everything about you ▬ henley   Dim 29 Mai - 11:45


« we were once perfect you and me »

    La vie à Londres reprenait son cours. Doucement, surement. Elle reprenait ses quelques habitudes à la villa Henley, en adoptait de nouvelles, réapprenait à vivre dans la grande ville. La Nouvelle-Zélande lui manquait déjà, terriblement. Le calme, surtout, alors qu’elle avait passé ses trois premières nuits à se retourner dans son lit, ne trouvant pas le sommeil à cause du bruit de la vie de Camden. L’air frais, aussi, alors que ses poumons se remplissaient à nouveau de pollution. Mais la solitude était devenue plus forte, et les soirées devant la télé avec son père valaient bien tous les désagréments de la vie urbaine. Elle était d’ailleurs allée de surprises en surprises dès son retour à la maison. En effet, George, sachant qu’elle rentrerait, n’avait rien trouvé de mieux que de lui offrir un cadeau de bon retour. Et quel cadeau ! Spookie n’était plus seul à la maison désormais, avec une version chiot de lui le suivant partout. En bon fan de Bones, le père Henley avait trouvé amusant de nommer le nouveau chiot Hodgins, et Lexia se retrouvait donc désormais à l’appeler Hodge, pour aller plus vite. C’était ridicule. Mais amusant.

    Ce matin-là, comme elle le faisait depuis un an déjà, elle s’était retrouvée devant sa machine à écrire. Ne penser à rien d’autre qu’à la vie de ses personnages dansant devant ses yeux, les faire se mouvoir, les rendre humains. Laissant ses doigts virevolter sur les touches de la machine, au gré de ses idées, son imagination prenant le dessus sur son esprit. Cela faisait un bien fou, comme toujours, de ne penser à rien d’autre qu’à ce qu’elle était en train de créer, laissant de côté le reste de sa vie pour quelques heures. S’évader, complètement, il n’y avait rien de meilleur.
    Puis son père l’avait appelée pour manger, ce qu’elle avait fait rapidement, avant de ne retourner s’enfermer dans le bureau. Ecrivain le matin, femme d’affaire l’après-midi. Elle avait passé un moment, jonglant entre le téléphone et l’ordinateur, passant des dizaines de coups de fil, vérifiant de nombreuses informations sur internet, calculant, réfléchissant, avançant dans ses idées. Un coup d’œil à l’horloge lui annonçait déjà l’heure du thé, et elle se surprit en se rendant compte qu’elle avait passé autant de temps là-dessus. Elle était débordée, pour la première fois de sa vie. Et cela faisait un bien fou, tellement cela l’empêchait de se poser et de penser. Parce qu’elle savait que faire cela amènerait forcément plus de larmes qu’elle ne pouvait le tolérer et qu’elle ne voulait pas tomber dans ce cercle vicieux. Pas une seconde fois, pas alors qu’elle pensait avoir réussi à faire son deuil.
    Elle fit son thé en silence, manquant de se brûler avec l’eau chaude. Puis, toujours aussi muette, elle alla s’installer dans le canapé, s’enveloppant dans une couverture. George, comme à son habitude, était assis dans son fauteuil, concentré sur le jeu qui passait à la télévision en cet instant. Le but était de répondre aux questions avant le candidat, chose qu’il réussissait toujours avec brio. Lexia se contenta donc de siroter son thé, l’écoutant d’une oreille peu attentive, regardant à peine la télévision. Le regard perdu dans le vague, commençant à un peu trop réfléchir à son goût. Elle finit donc son thé d’une traite, se levant d’un bon.

    - Je sors.

    Ne laissant même pas le temps de répliquer à George, elle alla mettre la tasse dans l’évier, retournant ensuite au salon pour prendre sa veste. Deux regards canins plein d’espoir se posèrent sur elle, mais elle les ignora royalement en mettant les écouteurs de son iPod sur ses oreilles, prenant son sac à main et sortant de la maison. A vrai dire, elle n’avait aucune idée de l’endroit où elle souhaitait aller, ni même de ce qu’elle comptait faire. Juste s’aérer la tête et tout faire pour se changer les idées, pour s’occuper l’esprit. Et, quelques rues plus loin, elle se retrouva sans grande surprise dans les allées sinueuses de Camden Market, les odeurs des stands de nourriture orientale lui effleurant les narines. Elle s’arrêta au stand habituel, souriant à la serveuse qui la reconnu aussitôt à base de « Mademoiselle Lexia, vous êtes revenue ! » et de « J’ai acheté votre livre, pas tout compris mais j’ai adoré ! », le tout avec un accent thaïlandais à couper au couteau, ne pouvant que faire sourire la jeune femme. Elle acheta plusieurs sucreries et se retrouva bien vite à les grignoter en continuant son chemin dans Camden, regardant par la même occasion s’il n’y avait pas des vêtements qui pourraient lui plaire. Elle avait oublié qu’il faisait aussi froid à Londres et manquait cruellement de vêtements chauds, lui donnant une occasion de plus de faire les magasins et de se ruiner.

    Ce ne fut que lorsque la nuit commença à tomber qu’elle décida qu’il était finalement temps de rentrer chez elle. Elle tourna donc les talons et sursauta aussitôt en voyant un mégot de cigarette, et encore allumé s’il vous plait, tombant à ses pieds. Sentant la colère monter en elle aussitôt, elle releva la tête vers son agresseur, une insulte prête à être balancée à sa figure et… Et le tout s’étrangla dans sa gorge soudainement sèche, toute l’humidité partant dans ses yeux. Non, pas lui. Pas maintenant.
    Bien sur, elle n’était pas naïve et savait bien qu’il y avait de grandes chances pour qu’ils se croisent à nouveau un jour. Mais elle aurait espéré que ce ne soit qu’au détour d’une rue, se croisant en s’ignorant superbement. Pas aussi proches l’un de l’autre, pas aussi peu de temps après être revenue. Pas aujourd’hui alors qu’elle se sentait aussi mal. Le destin s’acharnait décidément sur elle, il n’y avait pas d’autre explication.
    Et pas que le destin, d’ailleurs. Elle croisa lentement les bras, alors qu’il semblait lui cracher à la figure tout ce qu’il n’avait pu dire en un an. Elle restait stoïque, immobile, attendant gentiment qu’il ait fini sa tirade d’acteur tragique. Seuls ses yeux la trahissaient, se remplissant automatiquement de larmes. Elles ne coulaient pas, restant sur ses paupières, mais montrant assez bien sa fragilité tout de même. Lorsqu’il eut fini, elle se contenta donc de s’essuyer doucement les yeux, veillant à ne pas faire couler son mascara, avant de ne répondre d’une voix morne et sans sentiment.

    - Bonjour MacNeil, comment vas-tu ? Oh, moi ça va, demain j’ai une séance de dédicace pour mon livre en ville. Oui, moi aussi ça m’a fait plaisir de te revoir, je vois que t’as pas changé, ça fait plaisir. Oui, c’est ça, à la prochaine fois sans doute.

    Et elle tourna les talons, veillant bien à tout de même lui faire un doigt d’honneur, même sans lui adresser un regard. Mais elle le connaissait assez bien pour savoir que la partie ne serait pas terminée aussi facilement.
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MessageSujet: Re: i hate everything about you ▬ henley   Dim 29 Mai - 21:52

C'est dingue comme on peut aimer une personne puis la détester. Et ce toujours avec une force inouïe. Dire que je regrette ce qui s'est passé avec Lexia serait totalement faux, dire que j'en suis heureux serait sans doute de l'excès. Je ne sais pas vraiment dire ce que représente aujourd'hui Lexia pour moi, un mauvais souvenir ou pire, peut-être mieux. Tout ça est beaucoup trop compliqué et mon récent succès musical m'avait empêché de penser à ce soucis. Et franchement, même si j'avais du temps, je faisais tout pour le repousser. Moins j'y penser, mieux je me portais. Elle avait pris la porte de sortie de ma vie et j'avais fermé la porte, à double tour, ne lui laissant aucune porte de retour. Je la déteste, de toute mon âme, cette garce qui a brisé ma vie. J'aimerais lui faire du mal, au moins autant que la peine que j'ai eu. Je sais que c'est idiot, qu'il ne sert à rien de pourrir la vie de son ex, parce qu'elle fait partie de mon passé. C'est bête mais c'est comme ça, j'ai besoin de ça pour me sentir mieux. Elle pourra me traiter de con, de faire tout ce qu'elle voudra, dire que je suis un salop, que je suis incapable de satisfaire une femme au lit, qu'importe, ses mots ne m'intéressent pas, pas plus que ce qu'elle devient ou ce qu'elle fait. Je suis injuste je le sais, après tout, ce n'est pas Lexia qui a fait explosé la boite, ce n'est pas elle qui a voulu que notre Johanna meurt, je sais que j'aurais dû faire un effort, prendre sur moi et lui téléphoner à mon réveil mais c'était accepté d'oublier cette soirée et je n'y arrivais pas. En même temps que mes blessures étaient nées une rancœur que j'étais tout bonnement incapable d'effacer. Pourquoi ? Bonne question. Elle aurait sans doute préféré que je l'appelle, lui parler, lui dire tous ces mots que je connais si bien et qui lui faisaient plaisir autre fois. Mais j'avais décidé de fuir, tout comme elle au final. Certains diront que c'est lâche mais ils n'ont pas vécus le dixième de notre peine. Je sais qu'elle a souffert autant que moi, voir plus et pourtant, je ne peux pas m'empêcher d'être acerbe quand je lui parle. Bien sûr je suis trop dur, bien sûr je suis cruel mais c'est plus fort que moi... Je vois bien que je suis trop dur avec elle, d'ailleurs elle a les larmes aux yeux. Je regrette légèrement mon comportement même si cela m'a fait un bien fou. Ses yeux contrastaient avec son attitude. Elle semblait vouloir faire comme si tout allait bien alors que c'était faux, elle se sentait mal, comme moi au fond. Sauf que moi je ne l'avouerais jamais, je le gardais au fond de moi et préférais laisser ma colère éclatait. Les années de souffrance que m'avait fait enduré mon père m'avait appris à mentir à la perfection, j'aurais pu jouer aux côtés de ma mère.

« Bonjour MacNeil, comment vas-tu ? Oh, moi ça va, demain j’ai une séance de dédicace pour mon livre en ville. Oui, moi aussi ça m’a fait plaisir de te revoir, je vois que t’as pas changé, ça fait plaisir. Oui, c’est ça, à la prochaine fois sans doute. » Je l'écoutais, froid, en colère. Je savais qu'elle avait sortie un foutu livre, j'étais passé devant une librairie qui l'avait mis à l'avant de la vitrine, de quoi me dégouter de lire à jamais. Je ne l'avais pas lu, je me foutais bien de ce qu'elle pouvait y raconter, même si j'avais toujours pensé que son talent pour l'écriture était indéniable. Je ne sais pas ce qui lui a donné l'envie d'écrire un livre durant cette année et à vrai dire je ne veux pas le savoir. Je la regardais tourner les talons, agacée. Son doigt d'honneur me fit sourire légèrement. Elle était toujours la même ou presque. La Lexia que je connaissais ne se serait pas rabaissé à cela, elle n'aurait pas fui comme ça. Si elle pensait vraiment que je la laisserais filer comme ça, elle rêvait ou elle me connaissait vraiment très mal. Je l'ai regardé faire quelques pas, le temps de me sortir une nouvelle cigarette et de l'embraser. Je l'ai suivi et ai attrapé son bras, fermement mais avec douceur. Cette scène ressemblait étrangement à celle de notre premier baiser et si j'avais été surpris par mon geste ce jour là, le répétait serait du suicide et je n'en avais aucunement envie. Je la regardais. « T'as pas le droit de fuir, c'est pas la Lexia que je connais ça. Ton père aurait honte que tu ne me tiennes pas tête. » Je ne comptais pas m'excuser par rapport à ce que j'avais dit, oh non, jamais. L'Apollon qu'on avait connu sage et doux, soumis même était mort. Fini la romance, je n'étais pas prêt à me laisser avoir une seconde fois. J'étais redevenu l'emmerdeur de service, celui qu'elle avait connu lors de mon passage à Who are they. Je la regardais droit dans les yeux. Un an, un an que je ne l'avais pas vu et au fond, si on enlevait cette mine triste, elle était toujours aussi belle. J'ai lâché son bras que je tenais toujours. « Arrête, c'est bon. Pas à moi Lex, pas à moi... Je suis désolé, j'aurais dû t'appeler, je m'excuse pour ça et pour ça seulement. Parce que toi aussi t'aurais pu téléphoner. Ça te coutait rien, au moins de me dire que la petite... » Je fermais les yeux. Cela me faisait encore du mal. J'ai tiré longuement sur ma cigarette avant de la regarder à nouveau.
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MessageSujet: Re: i hate everything about you ▬ henley   Lun 30 Mai - 1:20

    Elle se rendait compte à quel point il était facile pour elle de perdre pied à nouveau, de glisser vers la dépression sans pouvoir s’arrêter. C’était facile, en Nouvelle-Zélande, loin de tout, loin de tout le monde. Elle pensait aller mieux dans sa petite bulle de confort à l’autre bout du monde, sans personne pour la déranger. Mais c’était faux. La ville, les gens, la météo, tout lui rappelait ce qu’elle avait fui, tout lui donner envie de repartir. Elle se sentait faible. Et, plus que tout, elle le détestait pour cela. Parce qu’il l’avait faite tomber amoureuse de lui et parce qu’elle était ainsi devenue faible. Elle n’était pas comme cela avant, fière et sans attache. Il l’avait ramollie avec ses douces paroles, il avait fait d’elle la femme qu’elle n’avait jamais voulu être. Tout cela, c’était à cause de lui. Elle n’aurait jamais pleuré un enfant, elle n’aurait jamais pleuré SON enfant, s’il n’avait pas été là. Continuant sa vie de petite peste volage comme si de rien était, et étant très heureuse comme cela. Mais non, il avait massacré ses plans d’un coup de guitare et elle lui en voulait plus que tout désormais. C’était tellement plus simple, après tout, de se conforter qu’il était le coupable et non elle. Il l’avait rendue heureuse, il l’avait rendue humaine. Et les sentiments humains lui faisaient un mal de chien, désormais.

    C’est ainsi qu’elle préféra tourner les talons, de son air le plus digne possible. Deux ans plus tôt, elle aurait aidé une telle confrontation, afin de cracher son venin sur lui tant qu’il lui plaisait, vipère qu’elle était. Mais elle n’en avait plus la force désormais, moins encore l’envie. Sans doute avait-elle finalement muri, mais elle ne voulait plus le but de ces enfantillages. Quel âge avait-il pour ainsi l’agresser en public ? Elle préférait donc ne pas répliquer. Du moins, ne pas faire une scène comme on s’y serait attendu. Le doigt, lui, fut obligatoire. Juste pour lui prouver qu’elle le détestait tout de même, quoi qu’elle puisse dire. Mais elle le regretta aussitôt, car il avait du prendre cela comme un affront de plus. C’était ce qu’elle en avait déduit, en tous cas, en sentant sa main agrippant son bras. Elle se dégagea aussitôt de son emprise, n’appréciant plus le moindre contact physique entre eux. Et, en se retournant vers lui, elle le gratifia d’un regard noir. Celui des mauvais jours, qui aurait fait reculer d’un pas n’importe qui. N’importe qui, sauf lui. Il avait de l’entrainement, le bougre, habitué aux sautes d’humeur de la belle. Hermétique, même, à force.

    - Non. Mon père avait honte que je sois avec toi, et je comprends pourquoi.

    Sans doute George Henley se serait délecter d’apprendre une dispute de l’ancien couple, oui. Mais qu’elle lui raconte qu’elle l’avait totalement ignoré aurait été plaisant pour le professeur, également. Tout, sauf de nouvelles histoires niaises à souhait. Qui n’arriverait plus, désormais. Il la dégoutait tellement.
    Et, sachant parfaitement qu’elle était bloquée avec lui tant qu’elle ne gagnait pas leur dispute, elle se décida à agir, finalement. D’un geste vif, elle lui arracha la cigarette de la bouche, la laissant tomber à terre et l’écrasant du bout du talon. Elle n’avait jamais aimé les fumeurs, moins encore lorsqu’on lui crachait la fumée à la figure, et il le savait parfaitement. Elle savait qu’elle l’énerverait en agissant ainsi. C’était peut-être le but, même, en prouvant par la même occasion qu’elle avait tout de même gardé ses grands airs de princesse qui décide pour les autres, que cela leur plaise ou non. Ou alors était-ce à elle-même qu’elle voulait le prouver ? Allez savoir.

    - Que je te dise quoi, MacNeil ? Que je suis une mère tellement pitoyable que j’ai même pas été capable de tenir mon bébé en vie alors que des gamines de quatorze ans pondent toutes les semaines ? Que je me suis vidée de mon sang et que j’ai rien pu faire pour la sauver ? C’est ça, que tu voulais entendre, parfait, tu viens de l’entendre ! Ou alors tu veux peut-être de preuves visuelles ? Très bien, y’en a aussi.

    Impassible, elle releva le bas de sa chemise, laissant voir une fine cicatrice rosée lui barrant le ventre, de gauche à droite. Puis elle laissa retomber le tissu, croissant les bras sur la poitrine.

    - Maintenant, arrête de me pourrir l’existence, je me débrouille assez bien toute seule à ce niveau-là, merci beaucoup.

    Froide et implacable, comme si le surplus de larmes quelques instants plus tôt avait été son seul débordement. Comme si elle était impassible face à ce qu’elle disait, même si elle avait plutôt envie d’hurler. Mais non, pas devant lui. Elle avait beau être affaiblie, elle souhaitait tout de même garder son honneur et ne pas craquer devant. Ne craquer devant personne, d’ailleurs, et attendre d’être dans sa chambre pour cela. Les larmes avaient été une erreur, due à la surprise sans doute. Elle ne recommencerait pas, elle ne lui ferait pas ce plaisir-là. Pas aujourd’hui.

    - Et ne me parle pas de la Lexia que tu connais. Elle existe plus, celle-là, elle est morte avec son bébé. Laisse la nouvelle Lexia tranquille, parce que celle-là, elle a rien demandé à personne. Surtout pas à toi.
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MessageSujet: Re: i hate everything about you ▬ henley   Sam 4 Juin - 16:54

Je ne savais rien de ce qu'elle avait fait entre le Velvet et cette soirée. J'ignorais si elle avait su se remettre de la perte de notre enfant, comme j'y étais parvenu au bout de quelques mois. Tout ce que je savais c'est qu'elle avait fui puisqu'elle était introuvable et que personne ne savait où elle était. Enfin, il était évident que son père était au courant. Quoi qu'elle en dise elle était une fille à papa et lui ne pouvait pas la laisser partir sans savoir où elle était. J'aurais pu aller le voir et lui demander où elle était. Bien sûr il m'aurais envoyé chier mais au moins, il lui aurait dit que j'étais venu pour m'excuser et prendre des nouvelles. Peut-être que si elle avait été là, elle se serait jeté sur moi, elle m'aurait jeté tout son venin à la gueule, peut-être que ça lui aurait fait du bien. Je savais parfaitement qu'elle m'en voulait, c'était légitime dans un sens, dans le sens où moi aussi j'étais en colère contre elle. Quoi qu'on en dise, cette relation nous avait changé tous les deux. Nous étions devenus différents à la fin de notre histoire. La fille si sûre d'elle qu'elle était quelques mois plus tôt n'avait plus sa place, tout comme le fêtard chieur avait laissé sa place à un autre Apollon. Peut-être étions nous plus nous même que jamais à ce moment, peut-être avions nous été celui qu'on s'empêchait d'être. Lexia devait détester la personne qu'elle était devenue. Elle était aux antipodes de la demoiselle Henley. Je l'ai toujours pensé heureuse mais à présent avec le recul je n'arrive pas à dire si elle l'était vraiment ou non. J'espérais vraiment que oui... Sinon elle m'avait menti et je lui en voudrais encore plus pour ça que pour n'importe quoi, même le baiser qu'elle avait partagé avec Tristan. Je me suis souvent demandé ce qui ce serait passé si je ne lui avais pas jeté ce verre à la tête, si j'avais simplement exprimé ma colère et si j'avais décidé d'en parler plus tard et non pas de rompre. Peut-être qu'on serait toujours ensemble, peut-être que j'aurais été là pour l'aider à surmonter cette épreuve. Peut-être qu'on se serait marier, peut-être qu'on aurait finalement eu cet enfant. Toutes ces questions ne trouveraient jamais de réponse, pour la simple et bonne raison que Lexia faisait partie de mon passé et qu'il est impossible de vivre dans la supposition sans souffrir. Or j'avais déjà assez souffert et après l'attentat du Velvet j'avais décidé que j'en avais eu assez, je ne voulais plus de souffrance dans ma vie, basta.

Mademoiselle Henley fuyait. Je n'avais jamais vu ça. Je crois que c'est à ce moment précis que j'ai compris à quel point elle devait avoir souffert cette année. J'avais comme l'impression d'avoir une autre personne en face de moi, pas celle que j'avais rencontré sur un plateau télé, ni celle avec qui j'avais vécu une histoire d'amour. Lexia n'était plus celle que j'aimais, c'était clair, rien que sa réaction le prouvait. J'étais déçu, vraiment mais on ne peut pas changer une personne. Elle dégagea ma main, chose qu'elle n'avait jamais fait auparavant. Nous n'étions pas du genre à ne pas pouvoir se passer des bras de l'autre mais nous étions tout de même proches. Cette main sur mon bras me donnait une sensation de brûlure, quelque chose de pas du tout agréable. Son regard noir ne me fit rien. J'avoue qu'au début, elle m'avait foutu les jetons mais à présent cela ne me faisait ni chaud ni froid, parce que j'avais l'habitude mais aussi parce que je n'avais plus peur de sa colère. Qu'elle éclate, on s'amuserait un peu au moins. La Lexia fuyante était quelque peu ennuyante. Sa réflexion sur son père et sur la honte qu'il ressentait envers elle parce qu'elle était avec moi ne me fit absolument rien. Elle pouvait dire ce qu'elle voulait, comprendre pourquoi il avait honte, il n'empêche qu'elle avait quitté le repas de Noël de son père pour me courir après.

Je la regardais lorsqu'elle arracha ma cigarette avec un petit sourire. J'avais eu l'interdiction de fumer pendant qu'on était ensemble parce que mademoiselle n'aime pas la fumée et qu'il ne faut pas fumer en présence de mademoiselle Henley la chieuse... Je gardais donc mes cigarettes pour le grenier, lieu qui lui était interdit. Il m'arrivait encore souvent d'y monter avec une petite bouteille de vodka. La calme dans cette pièce était sans pareil. Si j'avais repris une nouvelle cigarette, je l'avoue, c'était un peu par provocation. Elle l'écrasa par terre alors que je venais à peine de l'allumer, elle se prenait pour qui au juste ?! Aux dernières nouvelles nous n'étions plus en couple et la rue est un lieu parfaitement publique où toutes personnes est libre de fumer. Son attitude me fatiguait... « Que je te dise quoi, MacNeil ? Que je suis une mère tellement pitoyable que j’ai même pas été capable de tenir mon bébé en vie alors que des gamines de quatorze ans pondent toutes les semaines ? Que je me suis vidée de mon sang et que j’ai rien pu faire pour la sauver ? C’est ça, que tu voulais entendre, parfait, tu viens de l’entendre ! Ou alors tu veux peut-être de preuves visuelles ? Très bien, y’en a aussi. » A ce moment là, j'ai compris que j'étais stupide. Je la regardais sans savoir que dire. J'ai regardé sa cicatrice et j'ai compris une nouvelle chose. J'avais souffert, énormément mais elle encore plus que moi. Elle l'avait porté dans son ventre, elle l'avait perdu physiquement. Notre petite ne méritait pas ce destin... Un soudain vague à l'âme me repris soudainement, comme lorsque je m'étais réveillé à l'hôpital de Dublin. Il ne fallait plus que je pense à ça, j'avais fait le deuil de notre fille. Je pouvais dire tout ce que je voulais, j'avais mal. Je regardais un instant ailleurs. Je ne lui donnerais pas la joie de me voir mal. « Maintenant, arrête de me pourrir l’existence, je me débrouille assez bien toute seule à ce niveau-là, merci beaucoup. » « Bien sûr, c'est moi qui te pourris l'existence Lexia... T'as perdu notre enfant, ça t'as pas suffit un an à chialer je ne sais où dans le monde ? Oui, ça fait mal, j'ai eu mal mais il faut passer à autre chose. » J'étais pas le meilleur placé pour donner de conseil. Et même si je la détestais sans à présent plus que mon père je n'aimais pas l'idée qu'elle aille mal, aussi mal qu'on arrivais à le voir. « Et ne me parle pas de la Lexia que tu connais. Elle existe plus, celle-là, elle est morte avec son bébé. Laisse la nouvelle Lexia tranquille, parce que celle-là, elle a rien demandé à personne. Surtout pas à toi. » La Lexia que j'avais connu et aimais été déjà sensée ne pas exister et pourtant elle était bien là au fond d'elle. Elle pouvait bien dire ce qu'elle voulait, je savais parfaitement qu'au fond, si elle le voulait elle pouvait redevenir celle qu'elle était, cette fille capable d'aimer. Je la regardais, froid. « En attendant je suis le seul à avoir donner une chance à cette Lexia, celle qui était humaine, pas ce foutu robot que t'es en train de redevenir. J'ai pas voulu ce qui s'est passé, comme tu ne l'as pas voulu, ne me rends pas coupable de ça... »
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MessageSujet: Re: i hate everything about you ▬ henley   Jeu 9 Juin - 14:47

    Elle était partie du jour au lendemain, sans prévenir, sans laisser d’indices. Bien sur, il était aisé de deviner sa destination, dès lors qu’on la connaissait assez pour cela. Mais elle n’en avait parlé à personne. Un simple baiser d’adieu sur la joue mal rasée de son père avant de ne monter dans un taxi, une valise minuscule en main. Là avait été le but, après tout : disparaitre. Mourir aux yeux des gens, ne pas être retrouvée, qu’on la laisse tranquille une bonne fois pour toute. Loin des paparazzis qui s’étaient régalés de son histoire, loin de cette ville trop remplie de souvenirs, loin de tout, loin de tout le monde. L’isolement lui avait paru une évidence, la seule solution face à son malheur. Et, là, alors qu’elle faisait face à l’autre crétin en n’ayant rien d’autre que l’envie de le gifler, elle en arrivait à se demander pourquoi elle avait cru bon de revenir. Rien n’avait changé, rien n’était effacé. Juste les mêmes problèmes, avec un an de retard. Peut-être pourrait-elle prendre le premier avion, dès le lendemain matin, et retourner s’enterrer dans sa campagne néozélandaise. Disparaitre définitivement, pour de vrai cette fois. Cela semblait tellement plus simple, après tout, que de devoir surmonter tout ce bordel. Elle n’avait plus la force de lutter contre cela, elle souhaitait la simplicité, pour une fois.

    Forte, elle se devait de l’être, pourtant. Par fierté, par orgueil. Pour ne pas qu’il croit qu’il était meilleur qu’elle, supérieur à elle. Elle ne se le serait jamais pardonné, sinon. Alors elle gardait la tête haute, durcissant autant que possible son regard, allant chercher dans ses instincts primitifs de garce pour lui répondre. Elle était ainsi depuis l’adolescence, après tout, ce n’était pas bien difficile d’aller piocher dans ses vieilles habitudes. C’en était presque naturel, même, surtout ce ton froid et cynique qui était sa signature, le ton Lexia qu’elle utilisait toujours, avant. Cela lui semblait si loin, désormais, c’était étrange. Mais le naturel revient toujours au galop, et elle se félicitait presque de tenir tête aussi bien. Elle se serait applaudie, même, si cela ne l’avait pas fait passer pour une idiote.
    Pourtant, son envie de fondre en larmes ne passait pas, bien au contraire, et elle savait exactement pourquoi. Depuis qu’elle était revenue, personne n’avait osé parler de ce qui s’était passé avec elle. Personne ne l’avait même mentionné devant elle, conversation tabou par excellence. Son père agissait comme si de rien n’était, comme si cet épisode de sa vie n’avait jamais existé et qu’elle revenait simplement de vacances à l’étranger. On la couvait, on la protégeait, comme une petite fille ayant peur des monstres sous son lit. C’était touchant, certes, mais cela ne rendait sa conversation avec Apollon que plus violente encore. Elle n’en avait parlé qu’à son psy, pour l’instant. Qu’il soit la seconde personne avec qui elle ait ce genre de discussion, c’était juste trop violent, trop douloureux pour elle. Elle n’y était pas préparée, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure.

    - Passer à autre chose ?! Elle s’étrangla presque dans ses paroles. Facile à dire, quand on a un petit bâtard pour compenser ! Il t’a fallu qu’un claquement de doigts pour oublier ? Bravo, mon petit bouchon, maman est fière de toi. Mais prends pas ton cas pour une généralité, okay ?

    Elle poussa le vice en lui tapotant la joue de la peau de la main, avec une légère moue de la bouche, pour bien prouver à quel point elle se moquait de lui. S’il était naïf au point de croire que les choses pouvaient être aussi simples que cela, grand bien lui fasse. Il se trompait, c’était tout. Mais il ne pouvait pas comprendre, il ne comprendrait jamais. Ce lien qui l’avait unie à son enfant était bien plus fort que tout au monde, indescriptible. Lui ne l’avait vu qu’à l’échographie. Elle, elle le sentait grandir, vivre en elle, avec elle. Oublier cette connexion, ces quelques semaines, c’était définitivement impossible pour elle. Autant lui demander de se couper un bras.

    - Toi, pas coupable ? Elle s’approcha de lui d’un pas, pointant un doigt accusateur sur lui. Mais t’as pas encore compris que tout était de ta faute ? Tu peux pas t’empêcher de mettre en cloque chaque fille avec qui tu couches, c’est plus fort que toi.

    Elle se sentait partir, elle sentait qu’elle n’allait plus réussir à se contrôler. Cela allait être violent, un véritable raz-de-marée, un trop plein retenu pendant trop longtemps. Il l’avait trop cherchée, à essayer de la pousser dans ses retranchements, et il allait s’en prendre plein les dents. Bien fait pour lui, il le méritait après tout. Elle se sentait bouillir, telle une cocotte-minute sur le point d’exploser. Elle était restée trop calme, trop longtemps. Cela avait besoin de sortir, et cela ferait un bien fou.

    - J’étais humaine avant de te rencontrer. J’étais forte, j’étais féministe, j’étais PARFAITE ! Tu m’as rendue faible, t’as fait de moi une loque inutile ! L’amour rend aveugle, j’étais en plein dedans ! J’me pensais heureuse, oh oui, je le pensais à l’époque. Conneries ! Tu m’as fait devenir ce que je m’étais promis de ne jamais être, et t’appelles ça être humaine ? Mais tu viens de quelle planète, MacNeil, sérieusement ? T’as même pas été capable de te rendre compte que ta pornstar d’ex petit ami me comprenait mieux que toi, parce que t’étais trop occupé à vaincre ton complexe d’Oedipe en essayant de récréer une parfaite petite famille de boite de céréales !

    Elle fulminait tellement que de la fumée aurait très bien pu sortir de ses oreilles et narines à tout moment. Pour le contrôle de soi, on repassera. Mais elle avait eu raison de croire que cela lui ferait du bien. C’était carrément jouissif, comme sensation, même. Après tant de temps, lui dire enfin ce qu’elle avait sur le cœur était la meilleure chose à faire. Si elle ne pouvait décidément pas tourner la page sur sa fille, cela lui permettait de brûler celle qui portait le nom d’Apollon MacNeil, une bonne fois pour toute.
    Elle se souvint alors des nombreuses heures de lecture qu’elle avait eue durant l’année écoulée, entre deux séances d’écriture, durant ses nuits d’insomnies. Elle lisait tout, et surtout n’importe quoi, à ce moment-là, dès qu’un livre lui tombait sous la main. C’est ainsi qu’elle s’était plongée dans une saga pour adolescents, et une citation en particulier l’avait marquée. « Il n’oublia pas ce qu’il avait appris, à savoir qu’aimer, c’est détruire, et qu’être aimé, c’est aller vers sa destruction. » Elle comprenait parfaitement cela, maintenant qu’elle était face à Apollon, essayant de lui faire exploser la cervelle par pensée.

    - Tu penses me connaitre ? Tu ne connais que ce que tu as fait de moi. Les gens changent, MacNeil, et j’en ai eu marre d’être la petite pétasse de la télévision. Si ça te pose un problème, grand bien te fasse. Maintenant retourne à ta vie de petit musicien minable, enfile toi un rail de coke et oublie-moi. Ca fera du bien à tout le monde. Surtout à moi.
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