Aujourd'hui, je vois la vie couleur caca d'oie

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MessageSujet: Aujourd'hui, je vois la vie couleur caca d'oie   Sam 21 Mai - 20:11

Il n'était pas si tard qu'elle l'avait cru. La française fronça les sourcils instinctivement et plissa les yeux, tandis que son regard croisait les derniers rayons du soleil qui se glissaient au dessus des toitures de la ville. Elle aurait aimé passer la journée à flâner comme la veille et toute la semaine qui l'avait précédée mais elle devait reprendre pied dans sa réalité de jeunes étudiantes étrangères. Si les élèves les plus brillants de sa filière, parlant parfaitement anglais pouvait se le permettre, elle elle devait sans cesse rattraper son retard. Certes, elle avait beaucoup de culture artistique mais les espérances de ses professeurs ne s’arrêtaient pas à ça, elle devait sans cesse prouver qu'elle valait quelque chose dans cette filière. De plus, elle espérait pouvoir faire un grand road trip autour de la méditerranée pour peaufiner certaines de ses études, l'année suivante. Cela signifiait qu'elle devait à tout prix avoir son semestre, vu qu'elle était arrivée en milieu d'année. Elle étouffa un bâillement dans sa main tandis que son regard suivait quelques taxis qui passaient. Elle n'avait aucune envie de rentrer si tôt chez elle. Si seulement Drew n'était pas si distant avec elle, elle aurait l'impression que sa vie était idéale. Mais non, tout dégringolait. Elle ne comprenait rien à ce qui était en tarin de se passer. Certes, il avait des problèmes familiaux, mais elle était sa petite amie, celle qui devait être là pour l'aider et pas une simple connaissance. Elle était partie loin d'Oxford, loin de la foule, loin des ragots pour se changer d'air. A peine avait-elle mis pied à Oxford qu'elle avait été de nouveau assailli par tous les bruits de couloirs. Une de ses meilleures amies sortait désormais officiellement avec Tristan, la grande asperge de français qu'elle aimait bien. Ils étaient beaux. De plus, elle avait eu vent du retour de son amie Paige, avant même de la revoir en vrai. Et puis Drew qui était parti sans donner de nouvelles. Pourquoi la vie était si compliquée à démêler ? La rouquine passa sa main dans ses longs cheveux et les noua en les tortillant. Il lui fallait retrouver son énergie d'antan, sa folie ! Elle n'aimait pas être aussi maussade, il lui fallait des rires, des sourires mais aussi peut être quelques calins. Lemon lui avait remonté le moral comme une amie savait le faire, mais dès qu'elle s'était retrouvée seule avec son chat dans son appartement, elle avait sentie toute sa fragilité revenir. C'était mauvais, voire très mauvais pour sa santé mentale. Elle était une fille forte, il fallait qu'elle tourne la situation à la dérision, mais en quoi pouvait-elle faire de ce mal d'amour une chose cocasse ? La français s'élança vers la grande avenue et héla un taxi. Plusieurs lui passèrent devant sans s'arrêter, elle était loin d'être une grande star, elle était juste une étudiante vêtue d'une robe rose flashi et d'un veston noir. Une simple étudiante un peu loufoque parmi tant d'autres. Voilà exactement ce qu'il lui fallait. Voir d'autres jeunes aussi loufoques qu'elle. Il était hors de question qu'elle reste seule ce soir. Mais avant tout un petit apéritif s'imposait pour elle. Elle se glissa dans le premier taxi qui s'arrêta à sa hauteur et lui indiqua l'adresse d'un pub irlandais qu'elle aimait beaucoup. Dans le même temps elle glissa sa main dans son sac et partir à la recherche de son portable parmi toutes ses bricoles. Dès qu'elle retrouva son Iphone, elle checka les quelques messages qu'elle avait reçu durant son après-midi révision. Toujours aucune nouvelle de Drew. Elle chassa cette pensée de son esprit et entreprit d'envoyer un message commun à quelques uns de ses amis, les conviant à les rejoindre chez elle dans quelques heures pour une grande virée nocturne bien alcoolisée. Elle en avait besoin. Elle avait le temps de passer une heure au pub puis de rentrer chez elle se détendre un peu, se changer et attendre de pied ferme ses amis, un verre à la main. Elle remercia le chauffeur de taxi en lui tendant les livres attendues, et sauta gaiement du taxi. Bien, enfin un endroit qui lui paraissait toujours chaleureux et accueillant. Elle était sure qu'ici elle ne ferait que de bonnes rencontres, et pourrait papoter un peu avec Aaron. Elle ne l'avait pas vu depuis quelques semaines, étant trop occupée pour sortir comme elle l'aurait voulu. Dès qu'elle passa les portes du pub, elle retrouva son grand sourire et salua quelques uns des habitués du pub. Elle se glissa entre les tables et s'approcha du bar où elle s'installa sur un des tabourets, cherchant Aaron du regard et le retrouva parlant déjà chaleureusement avec quelques hommes. Elle fit pivoter son tabouret et inspecta la salle. C'était ici notamment qu'elle piochait la plupart des fausses aventures de Denys. Il ne mettait que très rarement les pieds ici, quelques fois avec elle, mais bizarrement dès qu'elle montrait sa photo à une fille du bar, il se trouvait que la fille en question semblait le connaître. Sembler, mouais, c'était justement ça qui la faisait rire. A cause d'elle, Denys se retrouvait empêtrait dans des histoires dont il ignorait le début, il connaissait juste la cause de ce début. Mais il méritait bien ce qui lui arrivait. Elle jeta de nouveau un coup d'oeil vers Aaron qui rigolait toujours et pianota sur son téléphone.
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MessageSujet: Re: Aujourd'hui, je vois la vie couleur caca d'oie   Jeu 2 Juin - 0:08

« Madame. J'ai terminé de classer vos dossiers, le 439 est fin prêt, je l'ai posé sur votre bureau il y a près d'une heure, vous pourrez ainsi l'étudier à tête reposée. Passez une bonne après-midi et à lundi ». Complaisance, bonnes manières, respect d'autrui et plus particulièrement de son supérieur, voilà quelles étaient les règles à suivre. Quelles conneries, oui ! Plus j'y repensais, plus je me trouvais stupide et tellement pas en phase avec la Bella que tout le monde connaissait, tellement différente de celle que j'étais, avant. Depuis ma rupture, avec celui dont je me suis interdit de prononcer le nom, j'avais beaucoup changé; pas forcément du bon côté d'ailleurs. J'avais certes pris un peu plus d'assurance, je m'étais rebellée, affirmée au niveau sentimental; mais mon caractère d'ordre général, lui, avait beaucoup changé. Aussi m'arrivait-il désormais de m'écraser, là où auparavant j'aurais tenté d'exposer ma manière de penser. Comme avec cette horrible sorcière qui me servait à la fois de professeur et de maître de stage par exemple. Alors que j'aurais dû lui faire comprendre que je n'étais pas son chien et que patronne ou non, il y avait une façon de parler à ses employés; je me contentais de l'acquiescer, haussant systématiquement la tête, comme un chien agiterait la queue devant son maître, en fait. A longueur de journée, je me sentais ridicule, demeurant pourtant la plus réservée possible. Il fallait dire que cette femme avait beaucoup d'influence dans le métier et puis, obtenir ce stage n'avait pas été facile, j'avais mérité ma place c'était un fait; mais si je venais à faire un seul faux-pas, je serai bien vite remplacée. Des dizaines d'étudiants en droit, n'attendaient que ça ! J'avais une chance inespérée, je le savais parfaitement et c'est peut-être pour ça au fond, que je me taisais. Il n'empêche qu'il y a quelques mois j'aurais été capable de trouver une façon diplomate, d'exiger un peu de respect, enfin bon... la journée était terminée de toute façon.

Sortant du cabinet avec précipitation j'entrepris ensuite d'emprunter un taxi, en direction d'un bar du centre de la ville, où je devais rejoindre une amie. Nous ne nous étions pas vu depuis plusieurs semaines, mon stage de fin de cycle me dispensant de me rendre à la faculté. Ainsi donc avions nous décidé de prendre un verre dans un pub irlandais, qu'elle affectionnait particulièrement. Ravie de la retrouver, je n'avais pas cherché midi à quatorze heures et je l'avais suivi; ce n'était qu'un pub après tout. Malheureusement une heure et demie passa bien vite et il fut bientôt l'heure pour elle de partir. M'adressant une mine attristée, elle m'expliquait qu'il était tant pour elle de s'en aller, tandis que je la saluais à mon tour, ajoutant que j'allais rester encore un peu. J'avais eu une journée particulièrement éreintante; je m'étais levée à l'aube, j'étais sur les nerfs, je devais me calmer. Quoi de mieux pour se faire qu'une petite soirée, alcoolisée, voir même quelques rencontres ? Ce jeune homme au fond de la pièce, me faisait de l’œil depuis tout à l'heure, j'avais peut-être une ouverture qui sait ?

Dix bonnes minutes passèrent et après avoir liquidé plusieurs verres, une envie pressante vint bientôt m'importuner. Jugeant nécessaire de la soulager, je me rendais naturellement aux toilettes, où j'entrepris ensuite de me "repoudrer le nez". Regagnant ensuite mon lieu de départ et croisant le chemin du mystérieux jeune homme qui ne cessait de m'observer depuis que j'étais entrée, j'échangeais avec lui quelques paroles avant de finalement rejoindre ma table, que bien trop ennuyée par l'énergumène en question. Enfin et tandis que je migrais en direction du comptoir, bel et bien décidée à commander une bouteille, j'écrabouillais le pied d'une jeune femme. Confuse, je balbutiais alors : « Ce que je peux être maladroite, parfois. Je suis vraiment désolée. Ce n'est pas trop douloureux, j'espère ? ». Obnubilée par ma bourde, je ne vis d'abord pas à qui je m'adressais, mais quand je relevais finalement la tête et faisais face à mon interlocutrice, je ne savais étrangement plus où me mettre. Il fallait dire que je n'avais pas particulièrement envie de la croiser cette Candice Gautier, surtout qu'elle, me détestait.
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MessageSujet: Re: Aujourd'hui, je vois la vie couleur caca d'oie   Ven 10 Juin - 14:40

« Putain...ahhhh shit ! » Pesta la rouquine en grimaçant de douleur, mélangeant les deux langues qu'elle parlait. C'était un vieux réflexe, jurer en français, puis elle se souvenait qu'elle n'était plus en France et qu'ici les gens ne la comprenaient pas toujours. Elle tourna brusquement la tête pour voir qui était le ou la maladroite qui avait osé lui piétiner ses ballerines, se détachant du regard d'Aaron. Elle détestait ce genre de situation, elle se souvenait d'une de ses dernières soirées parisiennes lors de laquelle une potiche lui avait écrasé les pieds avec son talon aiguille , Candice lui avait vidé son verre de rosé sur la figure, avant d'aller se resservir. Le problème de la française, était ses sautes d'humeur. Elle détestait justement ce genre de situation parce qu'elle ne savait jamais comment elle allait réagir, suivant la tête du client. Avant même qu'elle est identifié Bella, celles-ci s'empressa de lui faire des excuses. « Ce que je peux être maladroite, parfois. Je suis vraiment désolée. Ce n'est pas trop douloureux, j'espère ? » Un frisson traversa Candice, la situation était pire qu'elle ne l'aurait imaginé. Elle la fusilla du regard, restant muette. Elle se sentait bouillir mais l’événement précédent avait déjà été oublié. Il ne s'agissait plus d'une simple maladresse dans son esprit, elle avait en face d'elle Annabella. Elle se tenait à quelques centimètres de celle dont elle rêvait de tordre le cou. Elle ne la haïssait pas, elle n'en était pas encore à ce stade là, mais elle souhaitait au plus profond d'elle-même que cette gamine disparaisse de son existence. D'un coup sec la française reposa son téléphone sur le bar. « Putain c'est pas possible...il a fallu que je tombe sur toi ici et maintenant. Tu es vraiment la dernière personne que j'avais envie de voir ce soir. » Déclara-t-elle sèchement. Elle ne lâcha pas du regard, fronçant les sourcils. Pourquoi cette fille avait-elle été mêlée à son existence ? Qu'avait-elle fait bon Dieu, pour qu'une fille ayant l'air aussi candide vienne lui pourrir la vie, même jusqu'à son bar irlandais préféré ? Cette fille l'empoisonnait, oui c'était exactement ça, elle l'empoisonnait. La rendant ainsi plus jalouse, plus possessive et plus excessive qu'elle ne l'avait jamais été. Ca la rendait hors d'elle, elle ne se reconnaissait même pas dans certains messages qu'elle envoyait à Drew, l'accusant d'on ne sait quoi. Elle avait toujours cru qu'elle était totalement ouverte d'esprit, que la jalousie ne la frôlerait qu'à peine. Et aujourd'hui elle se retrouvait dans une situation toute autre. Cette fille avait réussi à la transformer. Candice s'était sentie attaquer, envahie, et elle répliquait à sa manière, bousillant sa vie et celle des autres au passage. De plus, la française continuant dans sa paranoïa était certaine que cette dernière s'était acoquinait à Carolyn, pour posséder Drew. C'était de la pure folie bien entendu, mais dans une telle situation même le plus risible devient possible. Candice savait qu'elle était en train de tout perdre, d'autant plus sa fierté. Pourquoi Drew voulait-il passer du temps avec cette fille aux airs de sainte ni-touche, alors qu'il l'avait elle, elle qui était si fofolle, si enthousiaste et bon vivant ? Elle ne comprenait pas. Elle n'arrivait pas à retirer cette idée de sa tête. « Attend un peu... » la retint-elle tout de même, une idée lui traversant l'esprit. Elle voulait des réponses, elle avait la personne idéale sous la main. Elle n'avait plus confiance en Drew, il était sans cesse évsaif dès qu'il s'agissait de la brune, s'emportant dès qu'elle l'accusait, clamant haut et fort qu'elle racontait des sottises, et se faisait des idées pour rien. Elle n'avait jamais fouillé son portable, ni piraté sa boite d'email, mais depuis que la rumeur avait circulé sur le réseau social facebook, elle doutait sans cesse. Elle savait que cette guerre était inutile, qu'elle pouvait tout lacher sans poser de question. Mais elle n'arrivait pas à lâcher Drew. Une boule au fond d'elle-même se faisait sentir dès lors qu'elle pensait à cette perspective. Elle était accrochée à lui. Si faible, si peureuse, elle en perdait tous ses moyens. Son expression se durcit quelque peu tandis qu'elle enchaîna sur une interrogation. « Je peux te poser une question ? » Elle savait que la jeune femme lui mentirait bien entendu, mais elle voulait lui mettre la pression, et lui montrer qu'elle était sur son terrain de jeu. Dan,s cette histoire, en fin de compte, elle risquait de tout perdre, l'homme qu'elle pensait aimer, du moins auquel elle s'était attachée, sa vie quotidienne qui lui suffisait actuellement, sa crédibilité, sa fierté et aussi quelques unes de ses connaissances voire amies. Les gens sont cruels entre eux, mais dans une telle bataille chacun doit choisir son camp. Annabella faisait partie du même monde qu'elle, ce qui signifiait mêmes soirées, mêmes connaissances. De plus, elle était là depuis longtemps qu'elle. Mais peu importe, Candice ne pouvait plus accepter cette situation, elle voulait savoir, elle ne pouvait plus laisser son existence moisir de la sorte.
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MessageSujet: Re: Aujourd'hui, je vois la vie couleur caca d'oie   Mer 22 Juin - 1:03

« Putain c'est pas possible...il a fallu que je tombe sur toi ici et maintenant. Tu es vraiment la dernière personne que j'avais envie de voir ce soir. » Quand je vous disais que cette fille me détestait, je ne fabulais pas du tout ! Et quand on voyait le regard de tueuse qu'elle m'adressait désormais, mon hypothèse se confirmait d'autant plus. Le pire dans tout ça, c'est que je ne lui avais rien fait, moi. Enfin elle, elle pensait que je lui avais fait quelque chose; que j'essayais de lui piquer Drew, qui soit dit en passant n'était rien de plus qu'un ami; elle pensait que je lui en voulais et que j'essayais tant bien que mal de ruiner sa vie ou quelque chose comme ça... Vous voyez le délire ? Personnellement ses divagations et sa paranoïa m'amusaient plus qu'autre chose et bien que je fusse désolée que la situation soit compliquée entre elle et Drew, - parce que cela perturbait mon ami - je ne m'en préoccupais pas plus que ça. Je savais que, de mon côté, je n'avais rien à me reprocher - à moins que prendre un café avec un bon ami soit interdit ? - , après libre à elle de croire ce qu'elle voulait. Quoi qu'il en soit mademoiselle Gautier m'avait comme qui dirait prise entre quatre yeux et à la regarder comme ça, elle avait un petit air de Cruella. Non pas qu'elle lui ressemble physiquement hein ? La rouquine était beaucoup plus jolie, mais l'expression cruelle et machiavélique qui se dessinait présentement sur son visage contrastait totalement avec son air angélique. Il fallait croire qu'elle avait subitement sombré du mauvais côté de la force. Enfin... au pire des cas et si les choses venaient à dégénérer, je n'aurais qu'à prendre mes jambes à mon cou et rentrer à l'appartement. De toute manière cet endroit ne m'inspirait pas plus que ça, alors...

D'accord, deux minutes que je lui avais broyé les orteils, deux minutes qu'elle avait grogné d'exaspération et... rien. Rien du tout. Un rien du tout étrange, flippant voir même complètement glauque en fait. Ça tirait limite sur le film d'horreur; d'ailleurs et si cette charmante Candice avait eu des fusils à la place des yeux, je serai probablement morte à l'heure qu'il est. Et voilà que je continuais à tout prendre à la légère, alors qu'elle, elle se compliquait la vie. Beaucoup trop à mon avis. N'empêche que la perspective d'en finir, me tentais asse sur le moment; à la limite je concevais même le fait qu'elle puisse m'asséner une gifle, du moment qu'on rompe ce silence pesant et que je puisse rentrer chez moi; j'étais partante. Parce que franchement, je n'avais plus du tout envie de rire. La seule chose dont je rêvais à l'instant c'était mon lit. Mon adorable et moelleux lit; ses draps doux et soyeux; bon sang ! Allez laissons lui encore une minute ou deux et après : DE LA ROUTE ! Faudrait pas abuser non plus, je n'allais pas passer la nuit à la relooker; manquerait plus que ça tient ! [...] TOUJOURS RIEN ! Allez hop, je mets les voiles ! pensais-je tandis que je tournais les talons, bel et bien décidée à payer ma consommation et à quitter l'établissement. Il semblait cependant que mon interlocutrice ne fut pas de cet avis.

« Attend un peu... ». Elle était obligée de se décider à reprendre juste au moment où je choisissais moi-même de partir ? Oh pitié, on se serait cru dans un mauvais film ! « Je peux te poser une question ? ». Il allait falloir que je lui explique la règle des intonations, car à dire vrai sa phrase ressemblait plus à un ordre qu'à autre chose; sans doute avait-elle un peu trop haussé le ton. Mais peu importe, je n'avais pas de temps à perdre avec ce genre de sottises, puis je n'étais pas d'humeur. L'autre vieille bique - bien qu'elle ne fut pas si âgée, c'est l'énervement qui parlait - m'avait asse gonflé sans qu'elle ne s'y mette à son tour; je voulais bien être gentille, mais il y avait des limites. Et puis me poser une question ? Me poser une question sur quoi ? DREW ? de toute manière et quoi que je dise, elle ne m'écouterait pas. Alors à quoi bon ? Elle avait déjà son avis sur la question, non ?

« Bien sûr que tu peux, je suis ouverte à tout dialogue. Seulement laisse-moi t'en poser une à mon tour. A quoi bon me demander ma version des faits, parce qu'il s'agit de Drew forcément, j'ai eu vent de tes élucubrations délirantes à notre sujet. Donc, à quoi bon m'interroger sur ma version, puisque quoi que je dise, tu ne me croiras pas de toute façon ? »
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