Un petit coup sur la tête et tu oublies tout. - Christopher.

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MessageSujet: Un petit coup sur la tête et tu oublies tout. - Christopher.   Sam 21 Mai - 15:08



Dites-moi, vous avez déjà ressenti cette sensation ? Oui, cette sensation de voler. Cette sensation de sérénité divine, que tout est partit. Que tous vos soucis, ne sont plus que de la poussière, comme à l'état d'un papier vierge. Vous ne réfléchissez plus, un bonheur divin, indescriptible que seul vous pouvez connaître. Une sensation que tout le monde désire au quotidien, mais cette sensation on ne peut que la ressentir quand on est dans mon cas. Mon cas est tout simplement des plus déplorables. Je me rappelle juste être sortie de chez moi, ce jour-là il pleuvait des cordes et je devais aller à mon cours de danse. Je me souviens juste devoir traverser la route, un chauffard bourré et puis plus rien. Le trou noir et là je me sens, apaisée, comme doté d'une douce lumière qui réchauffe le cœur. Une impression que personne ne connait, si ce n'est être à l'article de la mort. Dans la réalité, mon corps est sur le sol, je ne bouge pas, je ne sais pas si je respire, peut-être mais difficilement. Une femme qui hurle, un homme qui appelle les secours. Est-ce déjà vraiment mon heure ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je ne peux plus réfléchir, ou plutôt je n'y arrive plus. Une impression de vide, de bien-être. La mort est-elle aussi agréable que ce que l'on pense ? Paradis, enfer. Est-ce que je vais vraiment retrouver tout cela ? Le paradis angélique et l'enfer cuisant. Est-ce que je vais vraiment avoir droit à cela ? Je n'y crois tellement pas, alors peut-être le vide. Oui, ce grand vide apaisant. Alors si c'est vraiment ça, mourir, je dois dire que c'est beau oui. Tellement beau, tout est blanc, fluide et on se sent tellement bien. Les soucis ne vivent plus, plus rien ne vit. Heureuse, je me sens pour une fois dans ma vie, plongée dans la joie, dans le calme et dans l'apaisement. Peut-être qu’au bout du compte, j'étais destinée à finir comme telle. Mourir sur une route, écrasée par un chauffard, peut-être que oui, ma vie devait s'arrêter à vingt ans. Pourtant, j'aurais tant voulu dire au revoir à certains. Mais, la vie est sœur du hasard et on ne peut rien y faire, non rien.

« ENVOYEZ ! » Un coup violent au thorax, des voix autour de moi qui résonnent comme une affreuse musique que l'on déteste et qui nous obsède. Mon cœur vient de repartir, je suis revenue sur cette bonne vieille planète. Pourtant, je suis toujours plongée dans le noir, les abysses dont je ne peux pas sortir. De vagues voix, comme quoi il me faut du sang, qu'il faut continuer à me maintenir en vie. Mais, pourquoi ? Pourquoi s'entêter à vouloir me garder, je suis amochée, j'ai mal partout. Seigneur j'ai tellement mal, j'ai envie de hurler, de pleurer, mais je ne peux pas, je n'y arrive pas. Mon corps ne réagis plus. Je ne suis plus maître de rien, mon corps n'est qu'une coquille vide et moi. Moi, je suis la petite voix à l'intérieure qui hurle, qui hurle de sortir de ce corps, qui demande de l'aide, qui veux reprendre son corps en main. Je ne peux plus rien faire et eux, ont réussi à me sauver. Mais, à quoi bon ? A quoi bon me laisser en vie, si ce n'est pour être un corps vide. Une coquille sans importance ? Peut-être est-ce que je parle trop vite, pourtant je ne peux plus rien faire maintenant. Je suis faible et mon corps hurle, hurle à l'agonie. Je dois avoir quelque chose de cassé, de brisé. C'est comme être dans un mauvais rêve, me réveiller, je ne sais pas quand je le pourrais. Mais, j'ai l'impression que tout se ruine autour de moi. Non, plus d'apaisement, plus rien, juste la souffrance qui me bouffe, qui me tue au fur et à mesure. Je me souviens encore de ces voix qui résonnent autour de moi, puis plus rien. Endormis ? Possible, après tout on a surement dû m'opérer. De quoi, je n'en ai pas la moindre idée. Ce que je sais, c'est que je suis consciente. Mais mon corps ne réagit pas, ou plus. Je n'ai plus la force de rien, mais je ressens tout, j'entends tous. Le mal qu'a pu me provoquer l'opération et l'accident. Mais, le pire que je puisse entendre, est surement l'appareil qui mesure les pulsations de mon cœur. Une musique, qui va me rendre dingue, une musique que je ne supporte plus. A quoi bon être en vie, si c'est pour n'être qu'une simple coquille vide ? Dites-moi je vous en supplie, dites-moi. En un claquement de doigts, j’ai tout perdu.
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MessageSujet: Re: Un petit coup sur la tête et tu oublies tout. - Christopher.   Mer 25 Mai - 22:47


Assis dans la salle d'attente, me tortillant les mains dans tous les sens, puis me relevant, faisant les cent pas, me rasseyant et me tortillant les mains de nouveau; je ne savais plus quoi faire tant l'attente semblait interminable. Deux bonnes heures que j'étais là. Deux bonnes heures que j'attendais. Deux bonnes heures que mon cœur avait cessé de battre, en fait. Le pire dans tout ça, le pire c'est que la journée avait pourtant bien commencé. Merveilleusement bien, même. Je m'étais levé du bon pied et naturellement j'étais allé travailler. Contrairement à bon nombre d'oxfordiens, me lever pour aller bosser n'avait rien d'une corvée, il fallait dire que je m'amusais bien plus qu'autre chose. De même, je pouvais vivre de ma passion et mes partenaires de tournage étaient ( - pour la plupart du moins), absolument géniaux. Je n'avais donc aucune raison de me plaindre. Midi arrivé, j'avais déjeuné avec mon paternel et, pour la première fois depuis bien longtemps le repas était passé, sans aucun accroc. Il m'avait même complimenté sur mon dernier film, ce qui ( - je devais bien l'admettre sur le moment ) ravi mon âme de petit enfant. Au lieu d'être réprimandé, comme j'avais fini par en prendre l'habitude, papa m'avait félicité; nous faisions des progrès. Dans l'après-midi enfin, mon agent m'avait téléphoné; plus qu'heureux de m'apprendre que j'avais été choisi pour donner la réplique à ma bonne amie Amy, qui faisait dans le même temps ses premiers pas sur grand écran; en plus de cela on m'avait sélection pour être le héros d'une toute nouvelle série; dévergondée, fraîche et drôle à souhait; une série comme on les aimait, par ici. Diva dans l'âme ( - du moins c'est que Melany se plaisait à dire, lorsqu'elle me maquillait ) j'avais d'abord répondu que j'allais y réfléchir; avant de finalement rappeler mon agent et lui avouer que j'étais toute ouïe. D'un autre côté comment refuser de telles opportunités ? J'étais en quelques sortes, un nouveau né. Aussi aurait-il semblé quelque peu prétentieux de décliner. Enfin... tout ça pour dire que ma journée aurait pu être des plus parfaites, elle était même totalement idyllique en fait; du moins jusqu'à ce que ce maudit coup de téléphone ne vienne la gâcher.

FLASH BACK : Trois heures plus tôt

Je m'apprêtais à rentrer à l'hôtel, impatient à l'idée de téléphoner à Emily et lui annoncer la bonne nouvelle, ou plutôt les bonnes nouvelles; quand on me devança. Le numéro qui s'affichait sur l'écran m'était totalement inconnu, en gentleman que j'étais, je décidais pourtant de répondre. Si j'avais su ce qu'on allait m'annoncer cependant, je me serais peut-être abstenu.

« Monsieur Mac-Adam ? [...] Bonjour, ici Mironda du Whittington Hospital. Je vous appelle au sujet de votre petite amie, mademoiselle Young. Elle vient d'être admise dans notre service. [...] J'ai bien peur que ça ne soit plus grave que ça. [...] Un accident de voiture monsieur. Une opération est nécessaire; elle rentre au bloc dès à présent [...] Monsieur ? Monsieur vous êtes là ? Allô ? »

FIN DU FLASH BACK.

J'avais raccroché, abasourdi. Les mots avaient du mal à atteindre mon cerveau, je ne les comprenais pas tous; j'avais l'impression de rêver, de cauchemarder. Les consonances des mots « accident » et « Emily » me ramenèrent pourtant à la raison et je m'empressais alors de rejoindre ma voiture, direction l'hôpital. J'avais peur, terriblement peur; je crois même que j'étais terrifié. Mes mains tremblantes tournaient tant bien que mal le volant et mon inquiétude m'empêchait alors de contrôler le cadran de vitesse. Pourtant, j'allais vite; incroyablement vite. Aussi loin que je m'en souvenais je n'avais jamais conduis aussi vite et pourtant les minutes m'éloignant encore du centre de soins me semblaient interminables. Le monde autour de moi avait disparu. Je n'entendais plus rien, je ne voyais plus rien et son visage, souriant avait pris possession de tout mon être. J'avais peur. Est-ce que c'était ça au fond l'amour ? S'inquiéter pour une personne et être prêt à tout pour la garder en vie ? en sécurité ? à ses côtés ? Est-ce que ça faisait toujours aussi mal, d'aimer ? Ces questions stagnaient dans ma pauvre petite tête déglinguée tandis que je franchissais les portes de l'hôpital, inquiet à l'idée de savoir ce qu'il en était. Gentiment, on me congédiait. La salle d'attente était désormais mon seul domaine. Voilà, en quelques mots, la raison pour laquelle je me trouvais ici, au lieu de profiter du soleil et de fêter mes contrats; voilà ce qui gâchait présentement ma vie. Emily.

On m'autorisait enfin à entrer dans sa chambre, m'expliquant cependant qu'elle avait été plongée dans un coma artificiel, mais que les médecins ne savaient pas exactement quand elle se réveillerait. J'esquissais un rictus d'exaspération; amusé par leur incompétence. Comment diable pouvaient-ils ignorer l'instant de son réveil, alors qu'ils l'avaient eux-mêmes contrainte au sommeil ? Ridicule. C'était ridicule, pestais-je. Puis, timide, je pénétrais enfin dans la chambre. Comme retenu par je ne sais quelle force mystérieuse, j'hésitais d'abord à m'approcher davantage. Mais je m'y résolvais enfin; à la fois touché et désemparé de la voir dans un tel état. Puis et après avoir pris une grande inspiration, bien évidemment destinée à me donner un semblant de courage, je me lançais enfin.

« Hey Emily. C'est moi, Chris. Tu sais, c'est bizarre d'être ici, à te regarder étendue dans ce lit. Toi si pétillante, adorable et souriante. Toi, toujours pleine de vie. La seule capable de me faire rire, ou de m'extirper un sourire et cela, même quand je suis d'une humeur horrible. [...] Tu sais, quand l'hôpital m'a appelé, quand l'infirmière m'a dit qu'elle avait cherché à me joindre en particulier, parce qu'elle savait que j'étais ton petit ami, j'ai d'abord ri. J'ai ri parce que je pensais que tu étais tombée ou quelque chose du genre et que tu avais trop honte pour demander à quelqu'un d'autre de venir te chercher » à ces mots j'esquissais un rire, crispé « Mais ensuite, elle m'a parlé de l'accident et c'est comme si le temps s'était arrêté. Comme si quelque chose en moi s'était brisé. Tu sais, je ne peux vraiment expliquer ce sentiment parce que quand je te vois, dans ce lit c'est comme si je me tenais aux côtés d'un ange. Tu sembles paisiblement endormi et il y a ce merveilleux sourire sur ton visage et c'est comme si personne ne pouvait t'importuner. Comme si personne ne pouvait te tirer de ce merveilleux rêve que tu t'es créé, comme si personne ne pouvait te tirer de TA réalité. » présentement, j'avais un mal fou à contenir mon émotion. Il fallait dire que j'avais été peu de fois confronté à de telles épreuves « Mais ensuite, on repense à la situation et on se dit que bon sang ça n'a rien d'un rêve ! Le coma. Le coma est réel. C'est une putain de fatalité, mais bordel c'est réel ! Et, je ne sais pas ce que tu ressens, je ne sais pas comment c'est; ça à l'air merveilleux, apaisant, mais je ne peux pas savoir parce que je n'y ai jamais été confronté directement. Et j'espère que tu vas bien, j'espère que ce n'est pas trop douloureux, parce que je ne peux pas supporter l'idée qu'on puisse indirectement ou non te blesser. Je ne supporte pas que tu souffres, Em's. Plutôt paradoxal, quand on voit mon comportement, j'en ai conscience ». Presque malgré moi, une larme coula alors sur ma joue. « Et c'est pour ça que je suis ici. Avec mon putain de bouquet de fleurs. D'ailleurs, elles sont particulièrement immondes; tu les adorerais j'en suis convaincu » d'un geste lent, je déposais le bouquet sur la table de chevet et reprenais « Au fait, ce serait pas mal si tu pouvais te réveiller, genre... maintenant. Je ferai tout, je serai ton esclave, ton serviteur, ce que tu veux ! Tu peux même rompre avec moi en public, à une conférence, à une première, sur le tapis rouge, peu importe; vas-y ridiculise moi, traites moi de tous les noms, je ne dirais rien. Je ramperai même publiquement à tes pieds en hurlant que je suis désolé et que tu es la seule et l'unique femme qui compte à mes yeux; ce qui n'est pas totalement faux. Je le ferai, si seulement ça pouvait t'aider à t'en sortir, je te jure que je le ferai. Tu peux te réveiller et me dire que je ne suis qu'un sale petit con et que tu me détestes ! Tu peux le faire. Fais ce que tu veux de moi, mais s'il te plaît... ne me laisses pas ». Dans un geste de désespoir, j'attrapais alors sa main, la serrant de toutes mes forces. « Tu n'as pas le droit, d'accord ? Tu ne peux pas ? Ça ne serait pas juste, tu comprends ? Bon d'accord je sais que je suis plutôt mal placé pour te dire ce qui est juste ou non, parce que moi-même je ne l'ai jamais été avec toi; tout comme je n'ai jamais été totalement honnête, en fait. Mais aujourd'hui, je suis prêt à faire des efforts Em's, je suis fin prêt à être une meilleure personne. Et bien que ce soit difficile pour moi de l'admettre, bien que j'ai eu du mal à me faire à cette idée au début; je crois bien... je suis pratiquement sûr, que.... je t'aime ». Bon sang, je ne pouvais plus reculer désormais, le coma artificiel ne ferait plus effet bien longtemps, pas vrai ? Et si elle m'entendait ? « Ok. Maintenant que c'est dit, réveilles toi s'il te plaît. Frappes moi, insultes moi, dis moi de partir, mais fais quelque chose, tu veux bien ? Parce que j’en peux plus. C'est au-dessus de mes forces. Je ne supporte pas de te voir dans cet état et... rien que l'idée de te perdre, je n'ose même pas y penser... ». Faible, j'essuyais une larme captive, échappée de mes yeux humides. La tristesse, l'inquiétude et la paix intérieure n'avaient jamais été aussi grandes qu'à cet instant, et désormais je n'espérais qu'une seule chose, qu'elle se réveille.


Dernière édition par Christopher N. Mac-Adam le Dim 20 Nov - 23:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un petit coup sur la tête et tu oublies tout. - Christopher.   Sam 28 Mai - 0:05



Tout est sombre, je ne vois plus rien, je ne fais qu'entendre. Comme quoi, la vie peut prendre un tournant inconnu, mine de rien, je ne pensais pas un jour finir comme tel. Coma ou pas, réveil dans quelques secondes ou pas, ce que je sais, ce que je ressens c'est le mal. Oh oui et maintenant je sais ce que peut ressentir une personne dans un hôpital, qui ne peut ni hurler pour soulager sa souffrance. Rien. Le vide complet, comme une pièce composé d'un " rien " comme lorsque vous rêvez et que le lendemain vous ne vous souvenez de rien. Cette sensation, oh oui c'est horrible. Ils auront bon me piquer, les choses ne font qu'aller de mal en pire. Attendre, je n'ai plus que cela à faire attendre. « Hey Emily. C'est moi, Chris. Tu sais, c'est bizarre d'être ici, à te regarder étendue dans ce lit. Toi si pétillante, adorable et souriante. Toi, toujours pleine de vie. La seule capable de me faire rire, ou de m'extirper un sourire et cela, même quand je suis d'une humeur horrible. [...] Tu sais, quand l'hôpital m'a appelé, quand l'infirmière m'a dit qu'elle avait cherché à me joindre en particulier, parce qu'elle savait que j'étais ton petit ami, j'ai d'abord ri. J'ai ri parce que je pensais que tu étais tombée ou quelque chose du genre et que tu avais trop honte pour demander à quelqu'un d'autre de venir te chercher » Il est là, est-ce que c'est vraiment lui ? Ou alors une hallucination ? Non, c'est bien lui. Mes oreilles ne me trompent plus et je sens un bien être intérieur de l'entendre. Je ne peux pas l'expliquer non, pourtant j'ai envie de sortir de ce cauchemar. De me réveiller et de lui sauter dessus, tout lui balancer en plein visage. Parce que, oui, c'est arrivé une fois, ça peut arriver deux fois. Pourtant rien. Je l'entends, j'entends sa voix qui me rassure. Qui me donne un peu de chaleur dans cette grotte froide. Tout à coup, il vire dans une partie sentimentale et ça, c'est affreux. Il n'y a rien de pire pour essayer de me faire pleurer. EMILY BOUGE, cris, hurle fait quelque chose ! Réveille-toi, il le faut, je me mets une claque monumentale à l'intérieure de moi. Malgré tout, une chose me calme oui. « Et c'est pour ça que je suis ici. Avec mon putain de bouquet de fleurs. D'ailleurs, elles sont particulièrement immondes; tu les adorerais j'en suis convaincu » Cette phrase, son humour décalé. Sérieusement, il me connait bien, trop bien. S'en est presque déprimant. Plus les secondes passent, et plus je me sens mal. Je ne veux pas être responsable de sa tristesse non, responsable des larmes qui peuvent venir souiller ses joues. Rien, je ne veux pas le rendre triste. Tout sauf ça, et encore moins le faire souffrir. C'est idiot n'est-ce pas ? Idiotie divine et pourtant, je ne peux m'en empêcher. C'est affreux, c'est maladif ça fait mal et pourtant. Christopher je te jure, je me réveillerais là maintenant, je te hurlerais au visage de ne pas te faire de mourrons pour moi. Parce que je ne peux pas, je ne veux pas. « Tu n'as pas le droit, d'accord ? Tu ne peux pas ? Ça ne serait pas juste, tu comprends ? Bon d'accord je sais que je suis plutôt mal placé pour te dire ce qui est juste ou non, parce que moi-même je ne l'ai jamais été avec toi; tout comme je n'ai jamais été totalement honnête, en fait. Mais aujourd'hui, je suis prêt à faire des efforts Em's, je suis fin prêt à être une meilleure personne. Et bien que ce soit difficile pour moi de l'admettre, bien que j'ai eu du mal à me faire à cette idée au début; je crois bien... je suis pratiquement sûr, que.... je t'aime ». Tout s'arrête, tout se claque. Mon corps reste comme une coquille vide, rien ne bouge et j'entends tout. A l'intérieur tout se bouge, tout se mélange. Sérieux ? Pas sérieux ? Pourtant sa voix, oui le ton de sa voix. Il a l'air d'une sincérité à toute épreuve et là, je découvre un Christopher que je ne connais pas, ou alors que je n'ai que rarement vu. Bizarrement, je me sens heureuse, parce qu’au fond, je suis rassurée. Tout peut changer en quelques secondes, absolument tout. Je suis rassurée, je suis heureuse. Plongée dans l'obscurité, au bout du compte il y a un peu de lumière. Dans mon ombre quelque chose brille, mais je n'arrive pas à l'atteindre. J'essaie juste l’inaccessible, je me bats pour moi, pour ma vie, pour tout ce qui peut arriver.

Bizarrement, dans la vie, il y a des choses comme ça. Des miracles, et ça n'arrive que dans les films purement Américain à je ne sais combien, de millions de dollars. Certains mots peuvent vous rendre tous, certains mots peuvent vous pousser à vous battre plus que jamais et essayer d'atteindre, ce qui est inaccessible. C'est comme foncer droit dans un mur et ne pas s'arrêter, continuer, tuer l'obstacle pour se libérer et changer le cours de l'histoire. J'essaie et dieu seul sait à quel point je le veux. Si dieu existe, si dieu le veut bien, je ne demande pas la lune, juste une seconde chance. Tout est dit, tout est fait, je le veux, je le peux. Allez bouge bon dieu ! Des secondes, des minutes passent et je sens mon corps se décomposer, tomber en ruine. Parce que plus le temps avance, plus l'espoir tombe. Un, deux, trois allez ! Non, encore une fois et là c'est réussi. Mon doigt bouge, mon doigt bouge. Ce n'est pas grand-chose mais tous de même ! N'empêche oui, un film américain. Vous savez les miracles qui n'arrivent pratiquement jamais ? Et bien, la tournure qu'allait prendre mon réveil, si j'avais su, jamais je n'aurais fait autant d'effort pour me réveiller. Je me serais laissé pourrir dans ce lit à jamais. Mon doigt bouge, mon doigt bouge. Un deuxième, puis enfin la main. Plus les secondes passent et je reprends possession de mon corps, difficilement mais petit à petit. La lumière je l'ai atteinte oui, je l'ai atteinte. J'avance vers cette lumière puis, mes yeux s'ouvrent, doucement mais surement. Je pousse un vague couinement plaintif, la lumière est violente, quand on passe du temps dans le noir. Je vois flou, très flou. « Ma tête .. » Je tire une grimace vague, j'ai sérieusement mal à la tête. D'autres endroits aussi, mais surtout au crâne. Ma main se glisse lentement sur mon front. J'inspire lentement et longuement. Les lieux, mais .. Je suis où au juste ? Je papillonne des yeux et pivote ma tête. Une silhouette, que je ne vois que très peu et je papillonne pour voir plus claire. Un type, un homme, il doit avoir allez .. La vingtaine facile. Assez mignon je dois l'avouer et des cheveux tous bouclés ! Mais, c'est qui lui ? Je fronce mes sourcils, allez, ça va te revenir ! J'ai beau réfléchir, rien ne me reviens. C'est comme se prendre un gros coup sur la tête ou je ne sais quoi, c'est douloureux et réfléchir me fait mal. J'ai la voix quelque peu cassé, mais j'arrive encore à causer un tant soit peu. « Je hm. Excuse-moi mais, je suis où là ? » Rien me reviens, comme un claquement de doigt, tout est parti en fumée, comme un livre que l'on brûle. Je regarde curieusement les alentours, mais très peu, je suis pas mal fatigué tout de même. Tous du moins, je ne le quitte pas du regard, il m'intrigue. « Et excuse-moi de te poser cette question mais, tu es qui au juste ? » La vie en elle même est une tragédie et en ce moment même, je suis entrain d'en écrire une.
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MessageSujet: Re: Un petit coup sur la tête et tu oublies tout. - Christopher.   Ven 3 Juin - 0:38


J'en avais gros sur le cœur, les révélations avaient été éprouvantes, touchantes aussi. Je m'étais rarement senti plus bas que terre, mais cette fois-ci j'en étais à la limite et pourtant, je ne savais pas encore que j'allais être confronté à quelque chose de bien pire. Une souffrance j'entends, beaucoup plus grande. En fin de compte exprimer mes sentiments, les laisser sortir à haute voix et intelligiblement était une chose qui m'avait libéré, d'un poids, d'une douleur constante. Et ce, bien que je m'adressais alors à une personne inconsciente. Certains jugeront sans doute cette confession inutile, puisque ignorée de la principale intéressée; je ne dirais pas comme eux. Pour moi, Emily entendait, elle vivait et elle réagissait probablement à sa manière, j'étais simplement incapable d'en percer le mystère. Pour moi, elle était là. Seul son corps ne réagissait pas. Essuyant une énième larme, je stoppais là mes pensées, me contentant de la regarder, momentanément apaisé. Belle. Elle était belle. Incroyablement belle. LA plus belle. A la voir comme ça - et je persistais dans mon idée - on aurait dit qu'elle dormait, profondément. Et je n'avais présentement qu'une envie, l'enlacer. Après avoir tendrement et timidement baisé son front, je relâchais sa main, décidant de me lever. Trop d'émotion. J'avais besoin de me changer les idées, de prendre l'air, de me dégourdir les pattes; n'importe quoi pourvu que je sorte un moment de cette chambre, de ce cauchemar, de cette atmosphère, pesante. Pourtant et tandis que je m'apprêtais à quitter la pièce, attrapant doucement ma veste, une vision me stoppa net. Je crus d'abord rêver, tant cela semblait irréel. Emily. Elle... bougeait. Sa main fut d'abord animée d'un léger soubresaut, puis elle articula son doigt, d'abord faiblement, avec plus de conviction ensuite. Croyant pourtant rêver éveillé, je me pinçais les paupières, rouvrant les yeux presque aussitôt. Elle bougeait toujours, ce n'était pas un rêve. Et le son de sa voix vint totalement dissiper mes derniers doutes.

« Ma tête .. Je hm. Excuse-moi mais, je suis où là ? » partout sauf là où j'aurais aimé lui dire tout ça. « Et excuse-moi de te poser cette question mais, tu es qui au juste ? » La voilà, ma douleur; celle dont je vous parlais tout à l'heure. C'est drôle comme la vie peut se montrer injuste; elle peut tout vous donner, pour ensuite tout vous reprendre; comme ça sans raison, sans aucune autre forme de procès, sans aucune explication. Le pire dans tout ça ? Le pire c'est que dans ces moments on reste impuissant, on ne peut rien y faire. Abasourdi par la réaction de ma belle qui ne semblait visiblement pas plaisanter; je ne sus d'abord pas comment réagir. Ni même quelle était la réaction appropriée, ou comment me comporter. J'en voulais au monde entier. Je lui en voulais. Je m'en voulais, surtout. Et ce flot de rancœur, de tristesse et de déception, je n'arrivais pas à le gérer, je n'arrivais pas, vous comprenez ? Alors, je ne trouvais rien de mieux à faire que de me tourner vers des personnes spécialisées, en espérant que cette fois-ci, elle pourrait m'éclairer. Aussi et tout en caressant la main d'une Emily, quelques peu apeurée, j'articulais, hésitant : « Euh... tu es à l'hôpital. Tu as eu un accident... Mais ne t'inquiètes pas tout va bien. Je vais m'occuper de toi maintenant, car.... car je suis... je suis ton ami. Rien de plus que ton ami, pas vrai ? ». Question ridicule à laquelle elle ne pourrait pas répondre, question ridicule à laquelle elle n'avait jamais vraiment répondu d'ailleurs. Plus touché que j'aurais bien voulu le croire par le fait qu'elle ne me reconnaisse pas, je tentais tant bien que mal de cacher mon émotion - un peu trop débordante à mon goût - et je lui faussais piteusement compagnie, interpellant un médecin qui passait alors devant la porte.

« Excusez-moi docteur. Je peux vous parler s'il vous plaît ? » demandais-je poliment. « Bien sûr, de quoi s'agit-il ? ». De mon herpès buccal abruti ! pestais-je intérieurement, m'ordonnant dans le même temps de garder mon calme « C'est à propos de ma pe... de mon amie. Elle a été admise en début d'après-midi elle... elle a eu un grave accident, vous l'avez opéré, plongé dans un coma artificiel et... enfin elle vient de se réveiller ». Attentif, le toubib se mit subitement à rire. Il n'y avait rien de drôle, pourtant. « Pour quelqu'un dont la petite amie vient de sortir du coma, vous m'avez l'air bien maussade, jeune homme ! Pourtant et croyez-moi c'est une nouvelle formidable. Mademoiselle... attendez que je regarde sa fiche. [...] mademoiselle Young a subi une opération très lourde et à dire vrai son réveil relève presque du... miracle. Réjouissez-vous un peu, bon sang ! ». IL SE FICHAIT DE MOI ?! « Elle ne me reconnaît pas ». « Pardon ? Vous disiez ? ». J'allais vraiment finir par perdre patience, comme si ce n'était pas suffisamment difficile pour moi. « J'ai dit... qu'elle ne me RECONNAISSAIT pas ! ». « OH ! ... » reprenait-il visiblement confus « je... c'est.... je ne comprends pas ce qu'il se passe. Peut-être un... ou bien une.... Le mieux c'est de l'examiner, attendez-moi là ! ». Comme si j'avais le choix....

L'examen se prolongea sur une bonne demie-heure; ce qui me permit d'aller prendre l'air et accessoirement d'ingurgiter plusieurs cafés noirs. Vous l'aurez sans doute compris, le moment n'était pas propice à la causette, j'étais hors de moi. Indubitablement et ridiculement hors de moi. Et voilà que le toubib revenait à la charge.

« Je ne comprends pas monsieur Mac-Adam. Vraiment je ne comprends pas. Mes collègues non plus d'ailleurs. Nous pensons à une perte de mémoire passagère, dû à la fois au choc de l'accident et à l'opération, mais nous sommes perplexe. D'autant plus qu'elle... n'a pas tout oublié. Elle sait comment elle s'appelle, quel âge elle a, où elle vit. L'essentiel, si je puis dire. » C'était à mon tour de rire. Son incompétence était à vomir ! « L'essentiel ? L'essentiel ? Non mais vous vous foutez de moi là ? Elle a probablement oublié la moitié de sa vie et vous en parlez comme si c'était quelque chose de tout à fait normal ?! Vous êtes complètement c*n ou quoi ?! Et on vous prend pour le meilleur médecin de la région, chapeau ! Je vous préviens, vous avez intérêt à trouver ce qu'il se passe avec Emily, auquel cas, vous aurez de mes nouvelles ! ». A bout de nerfs, j'accompagnais mes menaces d'une bousculade modérée et je rejoignais finalement la chambre d'Emily, qui m'observait désormais, effarée. Elle avait tout entendu. Manquait plus que ça. « Tu... Tu vas bien ? Je veux dire tu te sens comment ? Ta tête ça va ? ». C'était ridicule, médiocre, impersonnel, bidon. J'en avais conscience, mais que pouvais-je lui dire d'autre ? Que pouvais-je ajouter, là maintenant ? Après m'être mis à nu ? Que pouvais-je ajouter alors que pour elle je n'étais rien de plus qu'un vulgaire inconnu.
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MessageSujet: Re: Un petit coup sur la tête et tu oublies tout. - Christopher.   Sam 6 Aoû - 22:34



C'est marrant, la vie. La vie vous donne beaucoup, mais reprend toujours à un moment ou à un autre. Mine de rien, je n'ai pas la chance de souffrir, de ressentir un mal être comme tous le monde. Non, moi j'ai simplement oubliée. J'ai oubliée quasi tout, des visages, des paroles. Comme quoi, avec un rien, on peut tout oublier. Des personnes rêvent de ça, pouvoir oublier une bonne fois pour toute. Moi, je voulais pas, et pourtant, c'est arrivé. Puis, je suis là, moi, paumé. Entrain de regarder, un frisé assis à mon chevet. J'ai la tête qui tourne, j'ai un mal de crâne de chien, pourtant, je ne peux m'empêcher de regarder les deux yeux gros comme des billes, ses deux yeux à lui. Je ne connais pas son nom, je ne sais rien. Pourtant, pourtant, je sens un truc bizarre chez lui. Un genre de ... malaise, ça se voit dans son regard, ça se voit tout simplement, y'a pas à chercher plus loin. Moi, dans tout ça, j'ai mal au coeur. Il a dû être quelqu'un d'important pour qu'il soit dans un état pareil ... Je me trompe ? Je déglutis, presque nerveuse, avant de regarder le plafond l'espace de quelques secondes. Son regard, je l'évite. Je sens un sale truc, me demandez pas pourquoi: surement l'intuition féminine. « Euh... tu es à l'hôpital. Tu as eu un accident... Mais ne t'inquiètes pas tout va bien. Je vais m'occuper de toi maintenant, car.... car je suis... je suis ton ami. Rien de plus que ton ami, pas vrai ? » Le genre de phrase qui fait tordre votre ventre, comme un chien. Le pire, c'est que je ne peux pas répondre, je ne peux que ... Le regarder avec mes yeux perdus. C'est idiot, mais je n'ai pas envie de lui répondre: Je sais pas. Je n'ai pas envie de dire une réponse, que ce type connait surement déjà. Puis, tout à coup, il se redresse. Ce visage décomposé, foutu, brisé, un visage qui me fait du mal. Je pousse un soupir, avant de me redresser faiblement. C'est pas que ça soit pas douloureux: mais un peu, quand même. Assise sur mon lit blanc, je ne peux que regarder dans les alentours. Des questions, sans réponses m'interpellent. Je sais qui je suis, je sais à peu près tout de moi, je sais ma famille. Mais, il y a des visages qui sont partit de ma mémoire, et son visage, à lui, ne me reviens pas. Je ferme mes yeux, me concentre. Je veux me souvenir, mais, rien ne viens. C'est pitoyable, c'est idiot.

Tout à coup, le médecin arrive en trombe. Me répétant sans cesse, que j'ai eu une chance incroyable et que des examens vont se faire pour moi. Histoire de vérifier, que je ne suis pas totalement amochée. Je n'ai pas vraiment le choix, je ne peux qu'accepter, en acquiesçant d'un mouvement de tête. Une demie-heure passe. Le médecin pose des questions, les infirmières vérifient des parties de mon corps. Mais, à vrai dire, je n'y prête pas vraiment attention. Mes pensées sont ailleurs. Le docteur dit, que j'ai eu de la chance. Mais, ais-je vraiment eu de la chance ? Ne plus se souvenir, est-ce vraiment de la chance ? Question stupide. Son sourire collé au visage, le médecin et toute la clique, sort de ma chambre. La porte entre-ouverte, j'entends tout dans les couloirs. Dans les couloirs, il y a de la vie, et surtout des voix. Une voix que j'ai entendue à mon réveille, une voix qui se fait forte. « (...) Non mais vous vous foutez de moi là ? Elle a probablement oublié la moitié de sa vie et vous en parlez comme si c'était quelque chose de tout à fait normal ?! Vous êtes complètement c*n ou quoi ?! Et on vous prend pour le meilleur médecin de la région, chapeau ! Je vous préviens, vous avez intérêt à trouver ce qu'il se passe avec Emily, auquel cas, vous aurez de mes nouvelles ! » Mes yeux s'écarquillent. Je comprends pas spécialement ce qui se passe. Mais c'est qui ?! C'EST QUI ?! Ouais, en faite, j'ai beau me mettre une claque mentale, ça ne me revient pas. Mais, je suis sous le choc. Pourquoi une telle défense ? Est-ce une personne de ma famille ? Un ami, ou peut-être carrément plus ? Lui, il sait tout. Lui, peut se glisser dans la peau d'un autre personnage, lui, peut cacher la vérité, parce que de toute façon: j'ai tout oublié. Le revoilà alors, il a l'air ... Je n'en sais trop rien. Trop de choses peuvent se lire sur son visage, sur tout. C'est un peu comme un cocktail explosif. « Tu... Tu vas bien ? Je veux dire tu te sens comment ? Ta tête ça va ? » Un faible sourire sur le visage, je ressens tout de même du bien à voir quelqu'un. Même si je ne sais pas qui il est exactement. Assise sur le lit, la couverture glissée sur mes jambes amochées - j'entends par là, couvertes de bleues, et encore, je n'ai pas pu voir le reste - j'hoche la tête simplement. « Je crois oui, si je suis encore en vie ... C'est que tout va bien, je pense ? » Une petite grimace sur le visage: bravo, tu lui poses le genre de question un peu bête là, enfin c'est même pas une question. EMILY ! Seigneur, tu es pitoyable. J'inspire longuement, je ne sais par où commencer, j'ai des questions, trop de questions à lui poser. « Je t'ai entendue avant, avec le médecin. Je sais que, ça peut paraître ... Enfin, je veux dire ... Bon, je vais aller loin comme ça. » Je soupire, désespérée. Je suis perdue, je culpabilise pour tout ça, même si je ne sais pas le pourquoi du comment. « Avant tout, je tiens à te dire que ... je suis désolé. Je ne sais pas qui tu as été, avant, ce truc. Mais, en vue de ce que j'ai entendue, je pense pas que cette histoire, te laisse de glace. Je me trompe ? » Les sourcils tristement haussés, maintenant je le sais. Je sais que m'excuser, ne sers à rien, je sais que c'est un peu crétin, en vue des circonstances. Mais, je dois le faire, parce que de ce que j'ai entendue, il en a mal de ça. « J'suis mal à l'aise de te demander ça, mais: comment tu t'appelle et : tu es qui pour moi ? Je suis qui pour toi ? Enfin, dans les deux sens ça marche de toute façon. » Ce sourire un peu faux au visage, j'ai peur de toucher un terrain sensible, pourtant: je ne peux pas y aller d'une manière douce, autant, poser les bonnes questions de suite.
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MessageSujet: Re: Un petit coup sur la tête et tu oublies tout. - Christopher.   

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Un petit coup sur la tête et tu oublies tout. - Christopher.
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