blame it on the alcohol. ✄ pour Tristan.

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MessageSujet: blame it on the alcohol. ✄ pour Tristan.   Ven 20 Mai - 1:08

Mini-RP

« Camiiiiiiille. » « Je sais Carooooo. 'tention à la tête. » Il pose délicatement sa main sur le haut de mon crâne pour que j'évite de me cogner à la porte du taxi. « Atteeends Camille j'ai pas dit au revoir à Melany ! MELANYYY ! » « Elle est partie Caro elle doit être avec Déééénys. Tu sais Caro Dééééénys. » « Ouais Dénys quoi. Tu veux que je lui casse la gueule ? » « Demain peut être. » Camille donne son adresse au chauffeur qui m'examine suspicieusement. « Elle va tenir le coup votre amie. » Regard furibond, je m'élance en avant pour cracher avec haine « Ecoute mon p'tit vieux, j'ai jamais vomi tu m'entends ? JAMAIS. » Et je fonds en larmes pour m'affaler sur Camille. Au fond de moi, tout au fond, j'ai parfaitement conscience du pathétisme de mon état. Et alors ? Tout le monde a droit à ses instants de faiblesse et une fois n'est pas coutume, je craque. J'innonde le tee-shirt de Camille avant de me redresser brusquement et de lui frapper le bras de mon poing. « C'est de ta faute ! Tu pouvais pas te prendre cette tasse de café en silence non ?! » Je le frappe une nouvelle fois avant de m'excuser pendant cinq bonnes minutes. Tout à coup je lance un regard vif par la fenêtre. « STOOOP ! » Le chauffeur écrase la pédale de freins en jurant. « On est où là ? C'est l'hôtel Hilton là ? » Je pointe le grand bâtiment du doigt. « C'est écrit dessus jeune fille. » « D'où vous me parlez comme ça vous ? Oh et puis vous m'énervez tous les deux. » Je fais mine d'ouvrir la portière mais je suis rapidement stoppée par Camille. « Où espères-tu aller comme ça ? » « A ton avis ? Chez ce fumier de Tristan Faure et n'espère même pas m'en empêcher. » Je sors du taxi malgré les cris de protestation de Camille. Instinctivement, mes pas m'amènent jusqu'à la façade de son immeuble.

Ouais, et maintenant ? Je prends mon téléphone dans la poche de mon pantalon. 3H17, il ne doit pas encore dormir, à moins que... Et s'il était avec Lemon ? L'affronter lui ne me pose aucun problème, mais je n'ai pas vu mon ancienne meilleure amie en face depuis... la soirée du Carling, il y a une éternité. J'hésite. Est-ce qu'il sait qui elle est vraiment ? Une petite voix dans ma tête me souffle que c'est un motif de rupture. Revigorée, je m'apprête à sonner mais un jeune couple me coupe dans mon élan. Ils ouvrent la porte et me la tiennent avec un sourire que je ne leur rends pas. Je grimpe difficilement les escaliers, trébuchant sur chaque marche, pour arriver devant sa porte sur laquelle j'abats la paume de ma main avec rage. À peine ai-je besoin d'entendre le verrou que je pousse le battant de mon propre chef. Enfin face à lui. Je reste quelques secondes sans bouger avant d'envoyer violemment ma main contre sa joue dans un claquement sec. « Connard. » Malgré la boule dans ma gorge, je me rends compte avec soulagement que les larmes ne viennent pas, toutes probablement absorbées par les vêtements de Camille.
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MessageSujet: Re: blame it on the alcohol. ✄ pour Tristan.   Ven 20 Mai - 1:32

Insomnie, comme à peut près tout les soir, je viens de me manger une méchante cuite, et j'ose encore espérer bucher pour passer le temps. La page du blog des troublemakers est ouverte au même titre que celle de facebook, une fille que je ne connais ni d'Eve ni d'adam, commente mes photos en espérant probablement instaurer comme un contact, on ne peut pas dire que je sois d'humeur spécialement sociable ce soir, la journée a été éprouvante. La page facebook de Carolyn est on ne plus explicite, mieux vaut encore que je ne tente rien pour expliquer la situation. A vrai dire il n'y a rien à expliquer, nous n'étions pas en couple, et je ne partageais pas ses sentiments; pire, elle n'ayant joué que dans l'insinuation certes explicite, et il ne m'avait pas été offert d'occasion de clarifier les choses avant...aujourd'hui. La méthode avait été radicale, m'afficher en couple, avec une blonde de réputation idiote et accroc à moi, voilà qui faisait taire tous les sondages et ce définitivement. L'arrivée d'Andréa en revanche n'était pas vraiment pour me ravir. Alors que mes pensées se contredisent et m'embrument de violents coups viennent marteler la porte d'appartement. Je sursaute avant de me demander, qui peut bien venir m'emmerder à une heure pareille manquant au passage de réveiller ma sœur et ce de la façon la moins discrète possible. L'intruse pousse le verrou et entre en furie. « Carolyn qu'est ce que tu... » excédée, elle me gifle alors en m'invectivant.

Surpris de la violence du geste, je me masse la joue avant de cracher. « Mais qu'est ce qui te prends Caro, mais t'es... » Elle empeste l'alcool, et adopte une attitude plus que désinhibée. La colère gronde, s'installe sur ses traits, les symptômes ne trompent pas. « Complétement bourrée, mais bordel, calme toi. » Une fois la douleur effacée sur ma joue une marque continue la marquer au fer rouge, mais je tente de me calmer à mon tour, conscient que je ne pourrais qu'envenimer la situation. « T'es venue m'enguirlander en profitant d'être pas fraîche pour le faire ? Mais vas y te prive pas, autant régler les choses tu as raison. » Je croise les bras en fronçant les sourcils. Oui je culpabilise et après ? Ça ne change rien, si j'avais pu changer ce que je ressentais en claquant des doigts, j'aurais probablement pris le risque, chose qui n'est malheureusement pas encore techniquement possible pour l'espèce humaine. Je ferme mon ordinateur avant qu'il ne vole pas dans la pièce et m'approche d'elle titubante, pour l'aider à s'installer sur le sofa, et ce sans grand peine puisqu'elle ne tient pas vraiment debout.
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MessageSujet: Re: blame it on the alcohol. ✄ pour Tristan.   Ven 20 Mai - 2:02

« Bourrée, c'est le moins qu'on puisse dire, ouais. » Je suis énérvée, plus que ça même. Je fais un pas en arrière. « Et ne me dis pas... Ne me dis pas de me calmer. Comment ceux-tu que je me calme ?! » J'ai haussé le ton malgré moi. Yeux fermés et sourcils froncés je mordille l'intérieur de ma joue. Je n'ai jamais perdu mon sang froid, que je sois seule où accompagnée, je suis toujours restée parfaitement calme. Même ma dernière dispute avec Paige n'a pas réussi à me faire sortir de mes gonds. J'ai été méchante, affreusement méchante avec elle, plus que je ne l'avais jamais été avec personne. Je lui ai dit des mots durs, des choses horribles et pourquoi ? Je lève la tête et scrute Tristan. C'est lui qui est la cause de mes pétages de plomb à répétition, seulement lui. Et il parle, comme si mon mal n'était du qu'à l'alcool que j'ai ingurgité. Je ne pense pas l'avoir déjà regardé avec autant de dédain. Il croise les bras, attendant je ne sais quoi, que je l'insulte une nouvelle fois où que je le frappe. Mes poings se serrent si fort que la jointure de mes doigts blanchit. Je sens mes ongles s'enfoncer douloureusement dans ma paume. Il faut me calmer, vite. Maintenant. Mes pensées sont décousues, mes yeux fixent sa joue. Est-ce que je l'ai frappé ? Oui, il le méritait. Et toujours cette voix dans ma tête qui me chuchote qu'il le mérite encore. Il me fait m'asseoir sur le canapé. Assistée. Mon sang bouillonne mais Carolyn ne s'énerve pas, elle méprise, elle se moque, elle nargue et ne perd jamais son sang froid. Alors est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi je m'approche de lui pour le repousser de toutes mes forces ?

« Je te déteste Tristan. Comment est-ce que tu fais ? Comment est-ce que tu fais pour me rendre aussi pitoyable. Tu n'as pas le droit, je me suis battue si longtemps pour plus me ressembler, comment oses-tu tout foutre en l'air avec quelques regards et autant de gestes inutiles ?! » Je mords ma langue pour ne pas le frapper encore et encore. Je tremble malgré moi alors qu'une fureur que je n'avais jusqu'alors jamais ressentie s'empare de moi. Un goût métallique innonde ma bouche. Je n'ai même pas mal tant la concentration que j'use pour ne pas céder à mes pulsions est grande. J'ai envie de pleurer mais je ne m'en sens même pas capable. Je me sens vide de tout sauf de ma colère. « Je regrette déjà, mais je sais que j'ai raison de faire ça. » Il reste calme ce qui a le dont de m'énerver encore plus. Je ne suis pas une enfant qui fait une crise de nerfs, j'ai dépassé ce stade.
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MessageSujet: Re: blame it on the alcohol. ✄ pour Tristan.   Ven 20 Mai - 2:25

En effet, c'est le moins qu'on puisse dire, et tu l'as dis. Inutile de faire un commentaire de plus là dessus, les relents d'alcool qu'elle dégage en disent suffisamment long. Jamais je ne l'ai vu dans un tel état. Toujours elle avait été cette fille douce et mesurée qui répondait toujours par l'humour et le flegme, ce soir c'est une toute autre personne, que la souffrance dicte indéniablement. Je me sens dos au mur, sachant que je suis la cause de cette scène, mais également que tout dépend entièrement de mes sentiments. Si je les avais partagé, tout aurait été bien plus simple, si j'avais su le feindre pour en tirer salement avantage j'aurais été un salaud. J'ai choisis de lui faire arrêter les frais, je ne sais pas à quoi je m'attendais, qu'elle me dise merci peut être ? Quelle connerie, l'honnêteté ne paye pas dans ce genre de cas. « Si tu ne te calmes pas tu vas le regretter demain Carolyn. Et ça tu le sais très bien. » Mon ton est sec, mais mes gestes restent doux, je l'aide à s'installer alors qu'elle s'approche de moi pour ensuite me rejeter visiblement perdue. Je tente d'adopter l'attitude la plus transparente possible pour ne pas envenimer les choses. Le mieux serait d'ailleurs qu'elle quitte l'appartement. Nul besoin d'avoir fait cinq ans d'études en psychologie pour savoir que ce genre de discussions à l'heure actuelle est stérile, et que quoi qu'il advienne, sa place est ailleurs qu'ici. Lorsqu'elle aura cuver tout l'alcool qui circule dans son système sanguin, il y a faure à parier qu'elle mourra de honte à l'idée même d'avoir osé franchir cette porte. Bien sur s'il s'était agi de Paige j'aurais pu m'en amuser comme jamais, mais entre les deux jeunes femmes réside une différence fondamentale, j'estime Carolyn assez pour tenter de lui épargner ça. « Donne moi le numéro de Camille Caro. »

Alors qu'elle se met à parler, je me tourne vers elle la laissant irrémédiablement finir. Culpabiliser plus, ce n'est déjà plus possible, alors je me contente de soupirer et de répondre d'une voix plus douce.

« Je n'ai pas cherché à ce que ça arrive, on a joué un jeu, on transgressé une limite, ça n'arrivera plus, mais ça ne doit pas remettre en cause ce que tu es. Ne cherche pas à te battre contre toi même, on a déjà suffisamment à faire avec les autres crois moi. Allez viens là. » Je lui attrape la main et l'emmène vers la salle de bain non sans l'aider à marcher et tenter de faire le moins de boucan possible. Je prend un gant, d'eau tiède que je passe sur son visage avant de lui offrir une serviette. « Si tu veux vomir, je peux toujours te tenir les cheveux tu sais... » Et bien évidemment je n'ai pas le numéro de ce fichu Camille, comme c'est étonnant d'ailleurs pour une fois qu'il aurait pu s'avérer utile. Je pense alors à cette ignominie de glee club et je songe que Laureline doit effectivement avoir le castrat dans ses contacts. Une chance. Je m'absente de la salle de bain pour empoigner le téléphone de ma sœur et composer le numéro de Camille. Répondeur, cet abruti a éteint son téléphone, très malin. Je laisse un message assez explicite, lui demandant de venir chercher Caro, qui avec la chance que j'ai ne parviendra à son destinataire que le lendemain matin. Je raccroche et m'approche de Carolyn. « Camille est sur messagerie, tu vas devoir rester là, je doute que ta mère apprécie que tu rentres dans un état aussi lamentable, pendant la semaine d'examens. » Je lui sers un verre d'eau.
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MessageSujet: Re: blame it on the alcohol. ✄ pour Tristan.   Ven 20 Mai - 2:52

Le numéro de Camille, mais bien sûr. Je plisse les yeux et pince les lèvres. « Franchement, entre nous, tu crois pas que tu lui en fais déjà suffisamment à Camille. T'imagines quand même pas que je vais te filer son numéro ? Ca reviendrait à être complice de son futur suicide ça. » Ma voix est redevenue posée. Glaciale et tendue, certes, mais posée. Je pose la main sur ma cuisse, sur ma poche pour être précise, histoire de m'assurer qu'il ne tentera pas de subtiliser mon téléphone à l'aide d'une énième fourberie. La raideur qui habitait ma nuque depuis le début de la soirée semble se dissiper mais je reste tout de même sur mes gardes, non pas que je doute de lui mais un simple regard pourrait me forcer à m'excuser, à appeler moi-même Camille et à m'en aller comme si de rien était. Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de persuasion d'un Faure.

Il parle toujours, à croire qu'il ne sait faire que ça. « Et qu'est-ce que je suis ? » Ces mots se sont échappés dans un soupir, je ne suis même pas sûre qu'il les ait entendus. Peu importe, ils ne lui étaient pas destinés. Un rôle, une illusion, un personnage, une fiction, je suis un mensonge à moi toute seule, pire que Lemon. Je ne sais même pas qui je suis. Freija, Carolyn, un entre-deux ? Je me laisse trainer vers la salle de bain le regard vide. Sans le voir, je sens Tristan me passer de l'eau sur le visage avec douceur. A cette pensée, je sens mes yeux s'embuer mais je refoule mes larmes sans difficulté. Des années d'entrainement. Quelques mots encore je m'autorise un sourire narquois. « Pour qui tu me prends ? J'ai de l'expérience tu sais. » J'accepte la serviette qu'il me tend et tamponne ma peau. Je sens ma volonté flancher et mon corps se détendre. Non, pas encore, il est trop tôt. Je renforce ma détermination. Tristan quitte la pièce quelques secondes, le temps pour moi de m'examiner dans le miroir. Ca pourrait être pire vraiment, mes cheveux sont ébouriffés et mes yeux rouges mais dans l'ensemble c'est correct, à moins que ma vue ne me joue des tours ce qui est fort possible. J'entends Tristan parler, à Laureline ? Impossible à cette heure-ci. Il revient un portable à la main et un verre dans l'autre. Alors qu'il remplit ce dernier, je lève les yeux au ciel. « Je n'ose pas imaginer le sien d'état, mais ok. » Je ne me sens pas vraiment fatiguée mais j'ai conscience d'en avoir trop fait, sans pour autant avoir été totalement sincère. Avec le temps, j'oublie comment on fait pour l'être.
Je trempe mes lèvres dans l'eau tout en regardant Tristan par en dessous. Il semble calme, un peu détaché. La fatigue peut-être ? Et autre chose que mon esprit embrumé n'arrive pas à distinguer. Les mots de Lancelot me reviennent à l'esprit. Sur le coup ils semblaient logiques, Tristan se foutait de moi, c'était indéniable. Tout à l'heure encore, je ne pouvais pas douter de leur véracité. Mais et maintenant qu'il était face à moi ? « Regarde-moi Tristan. »


Dernière édition par F. Carolyn Stowe le Ven 20 Mai - 3:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: blame it on the alcohol. ✄ pour Tristan.   Ven 20 Mai - 3:09

Qui elle est ? Elle même peut le savoir, ca prend souvent, du temps, des heures d'introspection pas forcément heureuses, on en vient tous souvent à la même conclusion, on est humain, rien de spécial et rien de plus qu'un être humain, tenant de se frayer une place au milieux des autres. Pour ce qui est de l'unicité je pense pas qu'il faille trop compter dessus. Je suis pour ma part rien de plus que Tristan Faure, un étudiant paumé en philosophie, qui ne sait ni ce qu'il veut, ni ce qu'il compte faire de sa vie. Je pourrais laisser fleurir des projets que je ne serais même pas certain de les concrétiser. Comme tous le monde j'ai eu et j'ai encore des rêves qui s'effondrent les uns après les autres dans un mouvement perpétuel. La vie c'est pas censé être juste, on fait juste ce qu'on peut pour limiter les conneries, arrêter cette relation dangereuse pour Carolyn en est la plus parfaite illustration, je n'ai pas pour ambition première d'être un connard, mais je maîtrise pas toujours le résultat malheureusement. « C'est pas une question à laquelle je peux répondre pour toi. » Alors que je l'aide à essuyer son visage, elle me réponds sèchement ce que je ne prends par ailleurs pas vraiment au sérieux dans son état actuel. Incapable de marcher ou presque. « L'expérience change rien au fait que si je te lâche, il y a de grande chances que tu te mange le sol ou un mur, tu marches plus droit. » Je lui rétorque, avant de secouer la tête. Lorsqu'elle réapparaît, elle me répond qu'elle ne préfère même pas imaginer l'état de sa mère, ce qui me ne me décide pas pourtant à la raccompagner. Moi même ayant encore quelques vestiges de ma soirée avec Elixir dans le sang, je ne voudrais pas produire un drame en prenant la route.

Alors qu'elle plonge ses lèvres vers le verre d'eau que je lui ai servis, je l'observe avec douceur. Christine et ses lendemains de fêtes n'étaient pas si loin de moi et aussi loin que je me souvienne j'avais toujours joué le rôle de l'adulte responsable au sein de la famille, lorsqu'elle n'était plus capable de tenir le cap. Je n'ai jamais jugé ma mère mais encore aujourd'hui, j'ai ce côté protecteur proprement antagonique lorsqu'on me connait de l'extérieur qui refait parfois surface lorsqu'on ne s'y attend pas vraiment. Elle me coupe dans mon silence en me demandant de la regarder, je lève la tête et heurte son regard, interrogateur ? Je soupire puis décide d'afficher un sourire triste, vestige sans doute de la journée affreuse que je viens de passer. « J'ai laissé un message à Camille tu penseras à le rappeler demain, en attendant tu devrais peut être aller te coucher. Je te laisse ma chambre, j'ai encore du travail ce soir. » D'un vague coup de tête, je lui indique la porte de ma chambre, qui a l'extrême avantage d'avoir subi comme un élan de maniaquerie de ma part récemment.

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MessageSujet: Re: blame it on the alcohol. ✄ pour Tristan.   Ven 20 Mai - 3:25

« L'expérience dit juste que je suis incapable de vomir, même volontairement. » Mon sourire s'efface quand il lève la tête vers moi. Lancelot qui ? Arrête Carolyn, concentre-toi. Est-ce que ça vaut vraiment la peine de te ruiner la santé pour ce type ? Ne réponds pas oui de suite, prends le temps de réfléchir. Oui. Je me gifle mentalement, me blâmant d'être aussi stupide. Je répète une dernière fois que je n'ai jamais été ainsi. J'ai toujours su ce que je voulais et ce que je pensais, indéstabilisable, réfléchie, mature. Et tout avait été chamboulé en moins de deux mois : ma confiance en moi, mon assurance, ma résistance... Le pire, c'est que c'est à cause d'un garçon. Impensable. ''Un garçon comme lui ne vaut pas la peine d'être connu.'' Mais qu'est-ce qu'il en sait lui au fait, il ne lui a jamais parlé, tout ce qu'il connaît de Tristan c'est ce que je lui en ai dit. Tout y est passé, mes passions, mes espoirs, mes désirs, mes déceptions. Jamais rien d'impartial, Lancelot ne fait que me dire ce que je veux entendre. Qu'est-ce que je veux entendre là, tout de suite ? Mon coeur se serre et pour la première fois depuis que je suis sortie du taxi je renifle. Je sais et je ne veux pas admettre, parce que c'est puéril et bête. J'ouvre la bouche, la referme et l'ouvre de nouveau. J'étouffe, je dois le dire mais je n'y arrive pas. Trois mots, sept lettres. C'est trop dur. « Excuse-moi de t'avoir frappé. » C'est pas tout à fait ça.
J'avance vers la porte comme si de rien était, fait demi-tour et dis d'une traite « Excuse-moi. Ca ne change rien tout ça, je... je peux juste... pas arrêter. C'est tout. C'est plus fort que moi. Mais je vais m'effacer t'en fais pas, j'ai l'habitude. Faut juste que tu saches que si un jour je dis un truc de travers qui semble bizarre c'est involontaire, sache d'avance que j'en suis désolée. » Je respire. Encore un tout petit peu... « Et je... » Dis-le putain. L'air me manque et je sais que je ne vais pas y arriver. Ca me tue. Sois forte Caro, sois courageuse, tu l'as toujours été pour tout le monde pense à toi pour une fois. « Je t'aime. » J'hausse les épaules, un sourire aux lèvres. « J'y peux rien, pardonne-moi. C'est dit maintenant, je suis parfaitement lucide, je vais pas essayer de t'embobiner demain en te disant que je ne me souviens de rien. Et je n'attends aucune réponse, aucun effort de ta part. Je veux juste que tu saches que tu peux asperger Camille autant de fois que tu le souhaites, tu peux te montrer immature ou méchant, ça changera jamais ça. C'est tout. » Je soupire et recule vers la chambre. « Maintenant je vais redevenir l'amie exemplaire que j'ai toujours été. Je vais te souhaiter tout le bonheur du monde et te dire que si tu veux parler de ce truc qui te pèse depuis tout à l'heure, tu sais où je suis. Je ne t'y force pas, c'est une proposition. » Je fais un pas dans la pièce et ravale mes sanglots. Tout ira bien.
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MessageSujet: Re: blame it on the alcohol. ✄ pour Tristan.   Ven 20 Mai - 16:02

Elle s'excuse, et je me contente de sourire doucement, je ne crois pas qu'elle ait réellement à excuser son comportement, avouons le légitime; j'imagine que j'ai ma part de responsabilités dans ce qu'elle ressent. Au début, j'en ai joué tout comme elle, notre relation n'était qu'un jeu de séduction particulièrement amusant, Paige au milieu rageait en prime de voir que sa propre meilleure amie puisse ainsi pactiser avec celui qu'elle aurait eu raison de considérer comme le diable. Tout aurait pu s'arrêter là sans conséquences, mais c'était bien devenu une habitude à laquelle était venue s'emmêler une amitié sincère naissante. Carolyn et moi nous entendions bien, en dehors des commentaires facebook qui nous avaient rapproché. On a commencé à se voir, à partager nos goûts, nos délires idiots, sans pourtant quitter la ligne directrice de notre relation. On jouait toujours, avec les mots, avec tout. Je ne me rendais pas compte que j'en étais venu à avoir un réel effet sur elle jusqu'à récemment. Bien sur le réaliser était couteux, je savais en autre, que nous devrions changer nos habitudes pourtant si plaisantes. Je savais qu'elle n'en avait pas plus envie que moi, ça me suffisait pour renoncer à l'idée d'arrêter. J'attendais un signe, qui serait cette fois explicite, ma conversation avec Léandre m'a fait réaliser que je ne pouvais plus vivre ainsi dans le déni. Des signes j'en avais eu, je les avais volontairement ignorés. Dos au mur, nous n'avons plus qu'à faire face, peut important qu'aucun de nous deux n'ait réellement envie de voir cette relation s'arrêter. Quand on apprécie réellement une personne, je suppose qu'il faut savoir mettre de côté son égoïsme naturel au profit de l'autre.

Elle parle, marque des hésitations, mais ne s'arrête pas. Je reste figé, impassible, mais pas moins angoissé à l'idée de ce qu'elle pourrait me dire. Ces mots, je les redoute, je ne veux même pas qu'elle les dise, ça ne changerait rien, si ce n'est le fait qu'on ne pourra bientôt plus revenir en arrière. Le contenu est manifeste, mais m'angoisse, elle dépasse grandement la limite, je n'ai pas envie d'en entendre davantage. Je ne sais pas pourquoi elle me dit tout ça, ou devrais-je dire, je ne sais pas pourquoi elle se l'autorise. Elle m'impressionne autant qu'elle m'effare par son courage suicidaire. Et elle le fait, et je lui en veux de me mettre dans une position si délicate. « Caro. » J'hésite à poursuivre, toujours déchiré entre deux options fondamentalement contraires. « Je ne partage pas tes sentiments. Je pense que dans l'état actuel des choses, il vaut mieux que tu cesses de jouer le rôle de l'amie exemplaire avec moi, comme te l'ont conseillé tes proches. Autant Camille est tout ce que je déteste, je sais en revanche, qu'il tient à toi et qu'il est de bon conseil dans cette situation. Si ce que tu ressens pour moi est réel, je ne dois pas l'entretenir ni même te forcer à faire semblant que tout est normal. Fais juste pas la même connerie que moi. » Je lui adresse un regard triste avant de la laisser passer la porte de ma chambre. Je me laisse tomber sur le sofa puis soupire, tout en sachant que c'était probablement la meilleure chose à faire, mais pas non plus certain que ce soit suffisant pour autant.

Huit, heure, je n'ai pas réussi à m'endormir, seulement à ruminer tout en lisant vision brouillée, mes notes de cours. Alors qu'elle dort encore, je prépare son petit déjeuner sur la table, puis un mot, préférant partir en avance plutôt que de la forcer à assumer la situation suffisamment pénible de la veille. « Laureline n'a pas cours ce matin, tu n'aura qu'à prendre ton petit déjeuner et fermer la porte en partant, Camille, a dit qu'il t'appellerait avant de venir te chercher. -Tristan. »


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MessageSujet: Re: blame it on the alcohol. ✄ pour Tristan.   Ven 20 Mai - 21:20

Non ça n'irait pas. Le dos tourné je l'écoute discourir. Rien de bien nouveau n'en sort, pourtant j'ai l'impression que mon coeur se déchire. Arrête Carolyn, tu savais très bien ce qu'il en était. Je ferme mes yeux le plus fort possible, retenant mon souffle jusqu'à ce qu'il se taise. Machoire crispée, je le salue d'une voix presque normale avant de fermer la porte. Je m'avance vers le lit, incapable de voir autre chose, et me glisse dedans après m'être déshabillée non sans mal. Je ne pleure pas, ma tristesse est au-delà de ça. Je plonge mon visage dans l'oreiller pour ne plus m'entendre penser. Dans son oreiller. Je hoquette et sens malgré tout mes larmes couler sans pouvoir les en empêcher. J'enfonce mon nez dans le coussin à ne plus pouvoir respirer et reste comme ça plusieurs dizaines de secondes, j'ai l'impression que mes poumons vont exploser dans ma poitrine secouée de spasmes. Ca semble si doux. Mais l'instinct de survie reprend le dessus, comme toujours, alors je me redresse rapidement, prenant une longue inspiration, le coeur battant à cent à l'heure. Je ne dois pas faiblir. Le fait d'être venue ici cette nuit est déjà bien suffisant, et pour rien en plus. Je me relève les yeux embués et m'approche de la fenêtre que j'ouvre. Le vent sèche mes larmes tandis que je me perds dans la contemplation de la rue qui s'étend plus bas. Non je n'ai pas l'intention de me foutre en l'air, je ne suis pas égoïste à ce point. « Tu m'en devras une Camile. » J'approche la chaise du bureau de la fenêtre, m'assoie et pose ma tête sur mes bras, eux même appuyés à la rembarde. Je n'ai pas le courage de retourner dans ce lit, c'est au dessus de mes forces.

J'ouvre les yeux alors que le soleil commence à briller. Eblouie, je mets un instant à me souvenir d'où je suis et de ce que j'ai fait pour m'y trouver. Je pousse un soupir à fendre l'âme, m'habille et sors silencieusement de la chambre. Le salon est désert, sur la table repose un petit déjeuner ainsi qu'un mot que je glisse dans mon sac pour le remplacer par un second, couvert d'une écriture identique à celle de Tristan « Cadeau ! Passe une bonne journée. » Hors de question que je ne mange quoique ce soit, autant laisser ceci à Laureline pour bien faire démarrer sa journée. Camille m'appelle. Je me compose une mine fatiguée mais heureuse avant de sortir et de fermer la porte. Le mensonge continue. Arrivée dehors, je vois Camille m'attendre près d'un taxi. Je souris et m'approche de lui, faussement joyeuse. « Salut ça va ? Merci d'être venu ! » Je l'embrasse sur la joue et sors le mot de Tristan pour le rouler en boule et le jeter dans une poubelle avant de monter dans le taxi tout en évitant soigneusement le regard de mon meilleur ami. Je suis préparée à agir comme ça même si j'ai l'impression de mourir un peu plus à chaque sourire que j'adresse à Camille. Carolyn est simplement de retour après une soirée un peu trop arrosée, il n'y a rien à en dire.
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