Life is simple, it's just not easy Ϟ TRISTAN.

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MessageSujet: Life is simple, it's just not easy Ϟ TRISTAN.   Mer 18 Mai - 1:36

Sac, clés, pull. J’attrape mes affaires dispersées aux quatre coins de ma chambre quand ma soirée passe de glande tranquille à débauche philosophique, sur simple proposition du seul avec lequel ladite débauche philosophique est possiblement envisageable. J’attrape tout en vrac, passe prévenir Liam de mon départ précipité auquel il semble très réceptif, et hurle à mon taré de père, qui commente déjà ma page facebook comme me l’indique très gentiment mon téléphone, qu’il a intérêt à se modérer ce soir. Il faut bien un être responsable dans la maison au moins, et ce soir j’ai décidé de faire défaut. Je pique une bouteille de vin dans la cave, hors de prix mais que je sais très bon et que mon père fait venir de je ne sais plus trop quel pays pour son plaisir personnel et sa collection de professionnel, plus pour la forme car je doute que Tristan s’inquiète du fait que je débarque les mains vides. Je gagne ma voiture en envoyant le message qui m’offrira un itinéraire, et laisse tomber mes affaires sur le siège passager. Ca n’est qu’une fois dans la voiture que je prends cinq minutes pour souffler, quand vient la réponse qui m’indique de prendre le chemin de chez lui. Je pose mon téléphone et démarre, enclenche. Le cliché parfait de l’alcoolique, je suis la cible parfaite de tout flic qui me demanderait éventuellement de m’arrêter. Sauf que je suis parfaitement sobre, pour quelques minutes encore du moins. Le trajet est rapide, même si je dois m’arrêter un instant pour m’assurer que je suis sur la bonne voie. L’immeuble des Faure ne manque pas de charme et de prestance, et je sais que l’intérieur est d’autant plus chic que les français ne manquent en général pas de goût. Je me suis garée à côté, et j’ai fourré la bouteille et les clés dans mon sac pour aller sonner à l’interphone, signaler ma présence divine.

Il m’indique le troisième étage, je ne me fais pas prier. La porte s’ouvre, et je m’engouffre. Je sais que je passerai une bonne soirée, sans doute moins chaotique que la plupart des mes virées en solitaire, à chercher désespérément quelque chose qu’apparemment je ne trouve pas. Je monte les escaliers jusqu'au troisième. La porte est déjà ouverte, et il se détache dans son encadrement. Je sors la bouteille de vin de mon sac comme unique cérémonie, me dirigeant vers la porte. « Alors comme ça, tu connais un besoin urgent de réflexion teintée d’alcool ? » Je souris, amusée, m’arrêtant à quelques centimètres de l’entrée. Je me laisse finalement entrainer à l’intérieur de l’appartement, ou le stock d’alcool nous attend déjà, royal. Boire de l’alcool de qualité pour se rendre ivre est encore plus agréable que de boire ces trucs bons marchés qui vous bourrent aussi rapidement que faire se peut. Tout est dans la finesse et la légèreté, et à la possibilité de lier l’utile et l’agréable. « Je suis une manipulatrice, fais attention que je n’abuse pas de ma capacité à t’utiliser quand tu auras deux verres dans le nez. » Je lui adresse un clin d’œil amusé en déposant mes affaires sur un fauteuil, allusion décalée aux différentes rumeurs de guerre qui courent à mon sujet. Je m’en fiche pas mal et ne m’en embarrasserait certainement pas. « Sans rire, quel problème profondément dérangeant peut-il déclencher en toi un soudain besoin si criant de ma personne ? »

J’attrape la coupe qu’il me tend, appréciant particulièrement le champagne en bonne fille de spécialiste que je suis. Mais je ne doute surtout pas que le champagne vraisemblablement français des Faure soit encore meilleur que ceux que l’on trouve ici. « C’est vrai, je n’oublie pas cette fâcheuse tendance que tu as. Mais en admettant que tu aies effectivement coupé mon verre, mon état semi-comatique qui suivra l’ingurgitation de la coupe ne te permettra pas de faire grand-chose d’intéressant, hormis peut être de me faire manquer une journée de travail. Je doute que ce soit là le but que tu poursuis. » Je souris un peu, amusée, avalant une première gorgée de champagne. Je n’ai absolument pas peur de ce qui pourrait trainer dans mon verre, bien entendu.

Nouvelle gorgée, petit toast, je l’approuve d’un signe de tête. « Je ne crois effectivement pas être le genre de fille qu’il faut droguer. » Non pas que l’idée m’enchanterait, mais la drogue ne serait finalement qu’un moyen inutile de compliquer les choses, ou au mieux de m’assommer complètement. Je ne pense pas être venue ici pour m’échouer sur un canapé, la question est donc résolue. « Pourquoi Tristan Faure a-t-il si subitement abandonné ce qu’il croyait au sujet du contrôle ? Tu te défendais avec passion pourtant, si je me souviens bien. » De nouveau, je bois une gorgée de ma coupe, fronçant légèrement les sourcils. « Je suis déçue que tu aies changé d’avis tout seul alors que j’avais tant tenté de te convaincre moi-même. » Sourire pour adoucir la réflexion, mais je reprends rapidement : « Ceci dit, ta façon de voir les choses t’était personnelle et doit le rester. Ne te laisse pas abattre par des éléments passagers qui faussent ton jugement. »

UC


Dernière édition par Blair V. Hastings-Bass le Mer 18 Mai - 1:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Life is simple, it's just not easy Ϟ TRISTAN.   Mer 18 Mai - 1:39

La soirée n'avait pas particulièrement été agréable, qu'on se le dise si il y a des choses que je ne supporte pas c'est bien le jugement. Ceux qui me connaissent et constituent mon entourage le plus proche savent qu'il s'agit là d'un point d'honneur à ne pas transgresser pour conserver mon affection. Bien entendu mon comportement laisse parfois à désirer et je ne nierais jamais qu'il est parfois quelque peu excessif, mais je n'ai jamais eu besoin dans ma vie de relations ou l'un doit changer l'autre pour subsister et si c'est ce que veux Carolyn, nul doute qu'elle ne trouvera jamais son compte à me fréquenter. Ni elle ni moi n'avons besoin d'influer sur l'autre, et s'il s'avère que réside là une incompatibilité que l'un de nous ne serait pas capable de gérer, mieux vaudra sans doute encore mettre un terme à cette mascarade avant que tout cela prenne une ampleur non souhaitable. Je soupire alors que j'abrège la conversation avec Léandre. Il voudrait que je lui parle, je ne suis pas certain qu'il y ai grand chose à dire et je n'ai certainement pas envie de sombrer dans le tragico-mièvre, ayant par ailleurs ma dose avec l'histoire de Calliope.

L'absence de sincérité de Carolyn a le don de m'agacer autant que ses leçon de morale, les deux n'étant avouons le pas réellement compatibles. Je ne blâme pas la manipulation et le calcul, les deux étant chez moi considéré comme des instruments parfaitement utiles pour se donner les moyens d'obtenir ce que l'on veut, ne pas assumer les conséquences d'un tel et jeu en revanche en se donnant des airs de ste n'attire pas mes grâces. Alors que je jette un coup d'œil à la porte close de Laureline l'étudiante végétative pré-partiels, j'envoie un rapide texto à Blair que j'ai prévu de voir ce soir. Bien que peu de gens seraient en mesure de comprendre ce qui nous relie, je sais que sa présence philosophique débauchée est tout ce qui pourrait me calmer ce soir. Pas moins d'une demi heure plus tard, l'interphone sonne. « 3ème étageee. » Je raccroche et ouvre la porte avant de m'accouder contre le mur. Lorsqu'elle arrive, je souris en laissant mon regard se poser sur la bouteille. Dans une révérence théâtrale je la laisse entrer avant de refermer la porte derrière nous.

« Effectivement je crois avoir besoin de tes lumières, ou alors d'un verre sans avoir à culpabiliser de boire seul, comme j'imagine que c'est également ton cas, se servir de l'un et de l'autre aussi sciemment n'est pas une si mauvaise chose. » Je laisse échapper un rire avant de l'entraîner vers le salon ou trône déjà une bouteille de champagne, tout cela faisant d'ailleurs affreusement soirée étudiantes. Elle avoue être une manipulatrice, et je lui souris, amusé de l'ironie de la déclaration lorsqu'on se penche sur ma dernière dérivation à ce sujet. Je nous sert de coupe, aimant commencer la dégustation par mon alcool préféré et également tellement caractéristique. « Je pense pouvoir faire face, étant moi même particulièrement calculateur, cela étant tu devrais tout de même faire attention à ton verre, je suis réputé pour les couper avec du GHB. » Sombre référence à notre conversation, ou elle a notamment appris une des choses dont je suis le moins fier en somme. Elle ne semble pas s'en offusquer et ose même en plaisanter ce qui adoucit quelque peu mon humeur. Je ne sais si c'est grave ou appréciable, mais sa capacité de compréhension est d'une qualité suffisamment rare pour être notée. J'imagine que c'est le niveau qu'on atteint lorsque l'on fait descendre l'espèce humaine de son piédestal à grand renfort de lucidité. « Pas vraiment en effet, et nous ne pourrions plus philosopher, ce que ta désinhibition partielle rend tout à fait possible et pas seulement.. » J'apporte ma coupe à ma lèvre après avoir trinqué avec elle. « Je crois finalement m'être rangé à ta cause, malgré tout ce que j'ai pu dire, sur l'intérêt de ces ressentis, le contrôle est finalement tout à fait plaisant et bien moins dangereux. »

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