Carolyn & Paige - Je croyais qu'on était amies... Mais visiblement non.

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MessageSujet: Carolyn & Paige - Je croyais qu'on était amies... Mais visiblement non.    Mer 6 Avr - 16:43

Tu t'es bien foutue de ma gueule
Maintenant c'est fini!

C A R O L Y N & P A I G E




Les jours s'étaient succédés se ressemblant étrangement. Je ne voulais plus sortir de mon appartement. Pour croiser qui ? Tristan ? Sacha ? Non merci. Tout le monde me sortait par les yeux. Mais surtout tout le monde se foutait de ma gueule et je sentais la rage monter prête à jaillir. J'avais encore quelques comptes à régler et je repartirai surement en France pour ne plus remettre les pieds dans cette ville de malheur qui ne comptait plus pour moi. Quelle folie que d'être revenue. La recherche de cette sœur jumelle et enfin, pourquoi ai-je écouter cette fille qui se prend pour ma meilleure amie ? Des années d'amitié foutues en l'air parce qu'elle m'avait menti, omis des détails qui étaient d'une importance capitale pour la poursuite des évènements. Devrais-je rester avec elle malgré le fait qu'elle trainait avec cette fouine de Faure ? Qu'elle me dupait en venant me dire des méchancetés sur Sacha ? C'est donc dans un appel au secours – quoiqu'un peu déguisé puisque je comptais lui foutre ma main dans la tronche – que je me rendis chez elle. Passer dans le vestibule au risque de croiser Sacha ? Non merci. Je décidai donc de passer par la fenêtre sans me poser plus de questions. Je l'avais fait tellement de fois pour aller picoler en douce dans les bars que cela ne me gênait nullement. Vêtue d'un jean noir et d'un tee-shirt de Sacha, je décidai de me rendre chez ma future ex-meilleure amie dans l'espoir de régler des comptes. J'avais déjà trop essuyé de trahisons et de coups bas de la part de ce peuple oxfordien que je songeai carrément à déménager à Londres avec ou sans Sacha et d'y refaire ma vie comme bon l'entendait. Je ne sais pas, la philosophie bien que cela me passionnait n'était pas un très bon choix de carrière et j'étais certaine de trouver un travail une fois ma licence obtenue.

L'air grave, la clope au bec et le sac de cadeaux dans la main, je me rendis d'un pas décidé chez Freija. L'appeler Carolyn, cette identité de pétasse me faisait mal au cœur. Je n'avais pas changé de nom moi. Je ne me faisais pas appeler Maya. Je soupirai en traversant le peu de distance qui me séparait de chez elle avant de me poser contre le mur et d'essayer de réfléchir à ce que j'avais dire. Lui rentrer dedans directement non ? Ou voir le jeu d'hypocrisie qu'elle avait bâti s'effondrer à la moindre affirmation ? Après tout, je ne faisais jamais dans la dentelle. Je ne l'avais jamais réellement fait. Déjà que je ne supportais pas des masses d'être la remplacante de Lemon, la roue de secours en quelque sorte mais en plus qu'elle traine avec ce gros connard de Faure me donnait envie de lui cracher à la figure. Je ne lui donnerai pas le temps de choisir. Cela ne serait pas Tristan ou moi ? Je savais très bien qui elle choisirait. Cette connasse de Tristan. Lui j'allais aller lui casser la gueule, une bonne fois pour toute aussi. Lui mettre mon poing dans la gueule me fera du bien. Je jetai mon mégot de cigarettes avant de penser à Sacha. Il fallait que j'arrive en pleurs chez elle. Sinon si je venais et que je lui balançai le sac dans la gueule en lui disant « Tiens, c'est cadeau. Au revoir. » J'avais trop souvent été la cinquième roue du carrosse. C'est vrai que briser plus de dix ans d'amitié comme ça me faisait mal au coeur mais c'était mieux. Elle se foutait de ma gueule depuis des années. Je ne me forgerai plus jamais une personnalité sur la sienne.

Lentement, je pivotai sur moi-même pour me rapprocher de sa porte et de sonner. J'attendis ensuite qu'elle m'ouvre, nonchalante. Allez tous vous faire foutre. Tristan Faure, Freija Stowe et enfin Lemon Mitchell. S'il le fallait, je vous écraserai un à un mais j'allais déjà commencé par la personne qui ne comptait plus à mes yeux. La salope qui s'était jouée de moi en me faisant croire que je comptais pour elle.
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MessageSujet: Re: Carolyn & Paige - Je croyais qu'on était amies... Mais visiblement non.    Jeu 7 Avr - 22:51

Allongée sur mon lit, je fixe le plafond. Mes yeux parcourent les imperfections du bois cherchant diverses formes. Mes doigts tapottent ma cuisses au rythme de la musique que mes écouteurs diffusent.

« ...need you there when I cry. And the days feel like years when I'm alone... »

Mes paupières se ferment doucement, laissant quelques larmes se suspendre à mes cils. Je les sens ensuite couler sur mes joues puis à l'arrière de mon cou pour mourir sur mon oreiller. Mes lèvres s'entrouvrent pour laisser passer un soupir avant de murmurer les paroles de la chanson. « When you're gone, the pieces of my heart are missing you... » J'ouvre les yeux et me redresse sur mon lit, la respiration coupée. Je sanglotte silencieusement tout en me traînant jusqu'à mon bureau. Une feuille et un stylo. J'essuie mes larmes d'une main et commence à écrire de l'autre :

    Iona, ma Iona si tu savais à quel point tu me manques. Rien n'est aussi facile que chez nous ici, j'ai pas mal de soucis ces derniers temps. Enfin, comme d'habitude en somme, et je ne suis pas la seule, même si j'ai l'impression d'être la plus horrible des filles d'Oxford. Je voudrais tellement te parler de vive voix mais je ne peux pas revenir avant les vancances d'été. Tu ne pourrais pas prendre quelques jours de congé et venir ici ? Non, oublie ça. Je me sens horrible mais en même temps je ne suis pas si malheureuse. Des histoires d'ados je suppose mais il faudrait que je songe à grandir pas vrai.
    Lemon va bientôt fêter son anniversaire ce qui me fait prendre conscience que nous vieillissons tous et je n'ai pas l'impression de mûrir. Il faut que je fasse face à mes responsabilités maintenant, et pas plus tard que tout à l'heure. Paige va venir me voir, elle ne va pas bien en ce moment et je crois bien que j'y suis pour quelque chose. Il va falloir qu'on parle de ça. Oh, mais je dois t'affoler Iona, ne t'en fais pas, ta petite soeur n'est pas embarquée dans des affaires de drogues ou quelque chose dans ce genre. Des histoires d'ados comme je t'ai dit. Je t'ai écrit ce billet pour que tu saches que je ne t'oublie pas malgré les kilomètres qui nous séparent. Embrasse papa de ma part, je t'aime, Freija
    .


Je me lève en laissant ma lettre sur mon bureau et me dirige vers ma salle de bain, enlève mes vêtements et me glisse sous la douche où je m'amuse avec la température de l'eau. Brûlante, glacée, brûlante... je finis de me laver et sors de la cabine la peau rougie pour m'enrouler dans la première serviette qui me tombe sous la main. Je souris en me rendant compte de son origine. Je me brosse les dents, essore mes cheveux et retourne dans ma chambre où je mets un peu d'ordre. Vêtements sur le sol, assiette sur la table de nuit, lit défait... Je me demande comment je peux rester dans ce capharnaum. Une fois le ménage fait, je balance la serviette sur mon lit, m'habille et allume mon ordinateur. Facebook. Quatre notifications : Tristan Faure et Lucy Juliet Thompson aiment votre statut, Tristan Faure a commenté votre statut, Lemon Mitchell a commenté votre statut et Léandre T. Von Brezen a commenté son statut. Je réponds à tous ces messages quand j'entends quelqu'un taper à la porte. Je m'y précipite en criant « Laisse maman ! C'est pour moi ! ». J'ouvre la porte à la volée pour découvrir Paige en larmes derrière. « Oh... Paige... » Je m'écarte pour la laisser passer en silence et la suit jusqu'à ma chambre. Je suis vraiment nulle dans ce genre de situation. Dès que j'ouvre la bouche, c'est pour m'enfoncer. C'est pourquoi je la laisse s'installer et m'expliquer la situation en premier lieu.


Dernière édition par F. Carolyn Stowe le Mar 10 Mai - 4:36, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Carolyn & Paige - Je croyais qu'on était amies... Mais visiblement non.    Mar 10 Mai - 0:43

Après des secondes qui me parurent interminables, elle vint m'ouvrir la porte. Bah ça va, t'as pris ton temps. Bitch va! Je rentre en posant mes affaires sur la petite table prévue à cet effet et je me tourne vers elle en larmes. Elle murmure quelque chose, faussement compatissant. Ha, pétasse va! Crève charogne. Dix ans, voire même plus de dix ans foutus en l'air pour une amourette qui n'était même pas réciproque en plus. Non mais, où va le monde ai-je envie de dire. Elle se foutait de ma gueule. J'avais déjà été la cinquième roue du carrosse avec la tarte au citron meringuée, plus cette histoire avec Tristan. Je pourrais me la jouer faussement gentille, compatissante et la regarder avec un sourire désolé 'Caroooooo, Sachaaaaa, il m'a briséééé le coeur sur Facebook' mais y'a un jour où il faut grandir. Je sors une cigarette histoire de me calmer et je me jette comme une grosse merde dans son sofa, laissant mon regard se perdre dans le vide. Qu'allais-je lui dire ? Au fond, ça me faisait chier de foutre dix ans d'amitié en l'air comme ça mais avais-je réellement le choix ? Pouvais-je la laisser continuer son double jeu comme ça ou aurais-je des couilles ?

Je me redressai et tapotai une cigarette nerveusement sur la table. « Franchement, je t'admire Carolyn. » Un ton froid, cassant qui se voulait presque mélo dramatique. Je lui souris plantant mon regard dans le sien. « Comment peux tu arriver à te regarder en face dans le miroir ? » Devais-je me lever ? Tourner autour d'elle comme un vautour ? Ou juste croiser les jambes et passer la main dans ma tignasse. Seconde option. J'avais mal aux pieds. Je détourne le regard doucement et me mets à scruter la fenêtre. « Tu sais, le pire... C'est que je t'aurais pardonné si t'avais eu l'audace de m'en parler. Mais non, tu t'es contentée de... me poignarder dans le dos. » Je ris jaune, je ne la regarde pas. J'ai honte pour elle. Fraterniser avec l'ennemi. « J'ai honte pour toi, tu sais. Le pire, c'est que je te croyais mon amie. Mais en fait... » Je me levais pour m'approcher d'elle et la regarder droit dans les yeux. « Tu n'es qu'une énorme salope manipulatrice. » J'allume ma cigarette et lui souffle ma fumée de cigarette au visage. « Et le pire dans tout ça, c'est que je m'en fous. Tu m'as demandée de revenir. J'ai été une bonne poire, je suis revenue. Mais je pense que tu as assez ri. » Ma main me démange. J'ai envie de lui foutre mon poing dans la figure. Je me retourne donc, je traverse la pièce et je décide de me planter devant la fenêtre pour regarder au travers. J'étais encore trop gentille, je lui laissais le temps de s'expliquer. Je savais ce qui en découlerait mais j'en avais rien à foutre. Pour moi, cette pute ne valait pas mieux que la femme qui m'avait mise au monde. Les deux m'avaient abandonné et je ne voyais pas pourquoi je serai gentille avec elles. Allez en enfer, bitches!
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MessageSujet: Re: Carolyn & Paige - Je croyais qu'on était amies... Mais visiblement non.    Jeu 12 Mai - 4:05

La chute est courte, pourtant l'atterissage est étonnament dur. Moi qui m'attendais à une soirée à réconforter Paige de ses peines de coeur, me voilà sur le banc des accusés à me faire traiter de tous les noms. Prudente, je vais fermer la porte de ma chambre histoire que ma mère de débarque pas alarmée par les aboiements de Paige. Je mets un peu de temps à comprendre de quoi elle parle, faisant difficilement le lien entre ses phrases décousues. Puis je percute. Voilà, elle sait. Je me doutais bien qu'elle finirait par l'apprendre, mais pas aussi vite. Alors que je me demande comment elle a appris mon vilain petit secret je reçois en pleine face la fumée de sa putain de cigarette. Toujours calme, je me dirige vers ma fenêtre que j'ouvre. L'air frais me sors de la torpeur dans laquelle l'agressivité de Paige m'a plongée. Si je ne sais pas réagir au malheur des autres, il en va de même quant à leur colère, quoique j'ai récemment réalisé qu'elle ne m'atteint pas directement. Je me moque de ce que Paige ou quiconque d'autre pense de moi. Qu'elle me haïsse, qu'elle me frappe ou m'insulte, c'est le rôle que je me suis donné qui en est la cause. Je ne suis qu'un pantin mis en mouvement par la vision qu'ont les autres de moi. Je suis entièrement fausse, un trompe l'oeil, un mensonge ambulant. Une salope manipulatrice ? Oui, c'est ça. Elle le sait mieux que les autres puisqu'elle sait qui je suis vraiment.
Personne.
Apparence superficielle pour esprit fabriqué de toutes pièces. Un pantin vous dis-je. J'en ai conscience, voilà comment je peux encore me regarder dans un miroir Paige, c'est parce que je sais que ce n'est pas vraiment moi. Je fronce légèrement les sourcils en me rendant compte que si. Ce n'est pas pour donner le change que je suis stupidement tombée amoureuse de Tristan. C'est la seule chose qui soit ressortie de mon vrai moi. La seule chose depuis cinq ans. La seule chose à laquelle je tienne. Je m'affale plus que je ne m'assoie sur mon lit, perdue dans les dédales de mon esprit. Paige continue de fumer tout en me dominant de sa hauteur. Est-ce qu'elle sait qui elle est elle ?

C'est à ce moment que ma dignité ré-apparaît.
« Quel sens de l'exagération Paige. Quelle dramatisation. Je suis impressionnée. J'ai toujours su que tu aurais du me suivre dans mes études. Comme dans tout d'ailleurs. » Je me relève lentement. Pour qui se prend-elle ? Venir chez moi pour me parler comme ça. Elle non plus n'est rien, voir même encore moins, petite fille sans personnalité cherchant toujours mon approbation pour tout. Ainsi elle s'imagine qu'elle peut reprendre le dessus en un claquement de doigts, juste en feulant deux trois paroles qui se veulent blessantes ? Je la scrute froidement. Si il n'y a pas une once d'énervement chez moi, mes muscles frémissent d'appréhension. Pourtant je suis tout ce qu'il y a de plus calme, d'une inquiétante tranquilité. Elle va à la fenêtre. Je pose les yeux sur la serviette bleue. « Je n'ai rien fait de mal Paige. Je n'ai pas tué, pas volé, pas vendu de trucs illégaux. J'ai sympathisé avec quelqu'un que tu n'aimes pas. » Un bel euphémisme, mais qu'importe. Le coup de poignard dans le dos n'était pas une meilleure image. « Tu crois que j'ai ri ? Tu crois que c'était une partie de plaisir que de chercher mille-et-une excuses pour m'éclipser et aller rejoindre Tristan ? Ahah non, ce n'était pas très amusant. » Je me mets juste derrière elle et, le regard levé vers le ciel et l'ombre d'un sourire sur mes lèvres, je souffle « Mais putain que ça en valait le coup. »
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MessageSujet: Re: Carolyn & Paige - Je croyais qu'on était amies... Mais visiblement non.    Ven 13 Mai - 0:18

Je regardai la fille qui se prétendait être mon amie depuis... depuis combien de temps déjà ? Enfin peu importe. Alors, oui, j'avais un don pour la dramatisation mais c'était tellement plus drôle le drama. Ses japonais me faisaient toujours rire. Alors, je montai sur mes grands chevaux, je rigolai rarement, je la regardai les larmes aux yeux même si je n'en pensais pas un mot et enfin, je poussais un soupir. Grace Kelly n'aurait pas fait mieux. Et surtout que je voyais bien la musique. Roulements de tambours. Elle sait. Oh gosh! Paige a enfin ouvert les yeux, il était temps. Comment dire ? Ouvrir les yeux sur l'énorme mascarade qu'était tout ça. Mais je devais me calmer, ne pas lui en retourner une comme dans la saison un de GG quand Nate apprend que Chuck couchait avec Blair. Quelle horreur! En plus, j'aurais la main en sang et tout et tout. Ça tacherait mes fringues, je devrais m'en racheter alors que je ne croulais pas sous l'or. Ou alors, je devrais lui envoyer la facture de pressing. Hmm, whaille not ?! Je jetai mon mégot par la fenêtre avant de me jeter sur le sofa et de prendre la boule magique que l'on devait secouer pour avoir notre avenir. Putain, c'est moi qui lui avait offerte cette merde. Quand on était plus jeunes, on posait des questions débiles style 'est-ce que le prince Harry se mariera avec moi' et cette pute nous répondait toujours non. Tssk tssk. Grosse merde ambulante. Je la secouai. 'Est-ce que Caro et moi seront toujours amies ce soir ?' Je regardai la réponse avant de jeter la boule à travers la pièce. 'Oui'. Quelle camelote! « Ouais j'aime le mélo. T'as vu ma DVDthèque, tu devrais le savoir Caro chérie nan ? » Je lui souris de toutes mes dents. Allez Paige, reste calme. Tu risquerais de te casser un ongle.

Je l'écoutai déblatérer ses conneries en pianotant un message sur mon portable. Ouais tu parles Charles. T'as rien fait de mal. T'as pactisé avec l'ennemi. CONNASSE VA! J'aurai pu lui dire tout haut mais bon, je pense qu'elle devait le savoir elle-même. Pis visiblement, elle était amoureuse de Tristan. Décidément, celui-là, il me taperait sur les nerfs jusqu'à ma propre mort. Je soupirai avant de passer une main dans mes cheveux trop longs – j'allais les couper – et reprendre la parole. « Le fait que ce soit bon est parce que c'est interdit. C'est mieux de baiser dans une cabine en se disant qu'on peut être surpris à tout moment. L'adrénaline. En quelque sorte, le goût de péché qu'à cette chose te rend plus accro chaque minute, je me trompe non ? » Je relevai vers elle un air lassé. Je connaissais ce regard de fille amoureuse de Tristan. Non pas que j'avais le même mais la moitié des filles de ma promo l'avait. Oh mon diiiiiieu Tristaaaaaa, regaaaaardes moi. Pitoyable. Ce mec attirait les femelles comme une chienne en chaleur appâterait les mâles de son quartier. « En gros si j'te demandai de choisir entre l'homme que tu aimes et moi-même, je serai certaine de perdre. Donc, j'ai deux solutions, soit j'me casse en claquant la porte, soit je t'écoute me parler de ta relation avec Faure. Mouais. Tu sais à la limite m'en parler, ça m'aurait moins filer la gerbe que maintenant. J'pense qu'étant pas encore totalement une salope, j'aurais pu te pardonner et même t'aider à dégager les femelles qui lui courent après mais maintenant c'un peu tard pour ça non ? Bref, à moins que tu n'es autre chose à ajouter style 'Bon vent Paige' j'vois pas ce que je fous ici. » Je me levai en reprenant mes affaires mais j'attendais cependant qu'elle dise quelque chose. Je savais qu'elle ne me retiendrait pas et même si elle essayait elle n'y parviendrait pas mais qu'au moins, elle ouvre sa gueule dans sa putain de vie misérable et qu'elle arrête de faire sa salope.
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MessageSujet: Re: Carolyn & Paige - Je croyais qu'on était amies... Mais visiblement non.    Ven 13 Mai - 2:17

J'évite de justesse le projectile qu'elle envoie à l'autre bout de ma chambre avec rage. Oui, d'accord, elle devrait sérieusement songer à consulter. Une agressivité pareille peut être dangereuse pour elle et son entourage. Mais après tout, qu'est-ce que j'en ai à foutre étant donné que je n'en ferai plus partie d'ici une petite demi-heure. Je lève les yeux au ciel en entendant sa phrase sans intérêt. Caro chérie. Essaye-t-elle d'être ironique ? Ca ne marche même pas, c'est tout simplement d'une puérilité abyssale. Elle sourit, apparemment fière d'elle. Ca me rend juste perplexe, aussi je préfère ne pas répondre.

Je m'éloigne un peu d'elle et lui tourne le dos pendant qu'elle prend la parole. Je fronce les sourcils. Je ne vois pas en quoi voir Tristan est un péché, pas chez moi en tous cas. Alors soit elle exagère encore les choses, soit elle n'a pas tout à fait compris que ce que je fais avec lui n'a rien de sexuel. Je la regarde par dessus mon épaule, sa tête baissée me fait comprendre qu'elle envoie un texto. A qui peut-elle bien écrire ? Cette pensée me fait sourire. « Ce n'est pas parce que c'est interdit Paige puisque ça ne l'est pas. Tu n'est pas en mesure de m'interdire quoique ce soit et surtout pas ça. Ce n'est pas parce que c'est défendu que ça me rend accro. » C'est parce que c'est lui. Je tais ces derniers mots, consciente de leur caractère pathétique et complètement guimauve qui n'a rien a faire dans cette conversation. Elle me regarde, une expression que je n'aime pas du tout sur le visage. Elle m'observe comme si elle savait parfaitement ce que je pensais, et je ne doute pas qu'elle en ai une petite idée. L'affection que je porte à Tristan me rend complètement molle et gaga quand je pense à lui, ce que je fais actuellement.

Elle parle encore et encore. Mes points se serrent et se desserrent tout le long de son discours, j'attends qu'elle dise un mot de travers, un seul putain de mot que je puisse la démolir. Son air de celle qui sait tellement mieux que moi que ce que je ressens est d'ores et déjà voué à l'echec me donne des envies de meutre. Ma mâchoire se crispe quand elle emploie des mots si sales. Comment peut-elle avoir aussi peu de considération pour ce que je ressens ? Elle semble penser que ce n'est qu'un jeu. Elle ne me connaît pas tant que ça finalement. S'être faite larguer par un mec avant même d'avoir entamé une vraie relation avec lui ne lui donne pas le droit de dénigrer les miennes. Elle prend ses affaires et me regarde. J'ai envie de la frapper, de pleurer, de rire, de sauter par la fenêtre -non, de la pousser par la fenêtre- de crier, de m'endormir, d'être seule, de voir du monde. Je m'appuie à ma table de chevet. « Tu sais Paige, je savais que tu ferais un drame en apprenant que je vois Tristan, mais je ne te pensais pas capable de dire des choses aussi horribles. Tu te rends compte de la gaminerie dont tu fais preuve ? La vilaine Carolyn a été méchante avec toi ? Elle est tombée amoureuse du connard qui t'a dépucelée. Pauvre Paige, comme tu dois être malheureuse, comme tu dois te sentir trahie. Et en plus Sacha qui ne veut pas de ton amour. Tu n'as pas le droit de l'aimer alors Carolyn peux aimer Tristan tant qu'elle veut, quelle trainée alors cette Carolyn. L'aimer lui en plus, alors que tu lui as formellement interdit. » La méchanceté et la haine qui pointent à travers mes paroles me font frémir. Jamais personne ne m'a vue comme ça, cette facette fait partie de Freija. Carolyn est toujours si calme, en toutes circonstances. Je déteste Paige d'oser penser des choses aussi insensées. Comme si je pouvais avoir quelque chose de vrai avec Tristan. Je renifle. Qu'elle parte ou qu'elle reste c'est sans importance, je ne la vois même plus. Ironiquement, il a fallu que ce soit elle qui m'aide à m'avouer que je suis irrémédiablement amoureuse de Tristan Faure. Je ne sais pas si c'est une bonne chose au fond, ça sera encore plus difficile maintenant que j'en suis pleinement consciente. Et il a fallu que ça tombe sur lui. Masochiste jusqu'au bout.
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MessageSujet: Re: Carolyn & Paige - Je croyais qu'on était amies... Mais visiblement non.    Ven 13 Mai - 15:21

Je hausse le sourcil visiblement blasée par ses paroles. Qu'elle me traite de gamine, que veux-tu que ça me fasse ? Certes j'en étais une de ne pas la laisser vivre son grand amour avec Tristan Faure qui ne sera au grand jamais réciproque. J'avais envie de la massacrer mais elle avait raison, je devais me conduire en adulte. Avancer et ne pas regarder en arrière. Je savais par avance que j'allais quitter une fois de plus cette ville. J'y reviendrai surement pour voir mon père. Mon père d'ailleurs. On lui a diagnostiqué une maladie mais l'avais-je seulement dit à Carolyn ? Elle devait s'en foutre puisque sa relation avec Tristan l'accaparait tellement. Je m'en fichai que Sacha m'ait rejeté, j'en avais rien à faire. Il était certes beau mais je n'étais pas non plus follement amoureuse de lui au point d'en sombrer dans la folie. On pleure toujours d'un rejet par orgueil mais pas par amour. J'enviai tous mes amis qui se mettaient en couple dès un si jeune âge. Je ne saurais sans doute jamais ce que cela fait. Aimer quelqu'un. Tout ça me semblait tellement... pathétique. « Je te l'ai dit. Ce n'est pas la perspective d'une liaison avec Tristan Faure qui me gêne. Je m'en fiche. Tu peux aimer qui tu veux. Pierre, Paul, Jacques même Lemon, je ne voulais que ton bonheur Freija. Cesses donc de te cacher derrière ton second prénom, cesses donc d'être quelqu'un que tu n'es pas. Tu sais, être gentille avec tout le monde, ça va bien cinq minutes. Je peux accepter d'être la tête de turc du petit français. Pourquoi crois-tu que je n'ai rien dit pour votre pseudo mariage sur Facebook ? Tu semblais si heureuse... » Je me mis à réfléchir deux minutes à ce que j'allais dire ensuite. Je ne voulais pas foutre quinze années d'amitié en l'air pour un pénis. Certainement pas. Certes, nous ne serions plus Carolyn & Paige mais tout ça c'est dépassé. Qui a une meilleure amie de nos jours ? Personne. Je soupirai et en la voyant pleurer, j'eus un pincement au cœur.

Bonne poire et surement trop gentille, je m'approchai d'elle. Je voulais la réconforter, c'était mon devoir mais je n'en avais plus le droit désormais. Cependant, je passais quand même ma main dans son dos et la posai sans la frapper, sans la caresser juste là. « L'impulsivité conduit souvent à l'exagération. Je suis désolée Carolyn. On se connait depuis sept ans maintenant. J'ai été là quand vous vous êtes disputés avec Lemon, j'ai été là quand tu as changé comme moi et je serai là quand tu sortiras avec Tristan. Certes au loin. Mais ne perds pas de vue que si tu veux ce mec, il va falloir t'accrocher. Regardes un peu qui il a voulu dans le passé. La seule manière de l'avoir, cela va être de tout écraser sur ton passage, y compris moi-même. Il n'aime que les femmes fortes. Un peu dans le genre à Calliope. Je ne te dirai pas de devenir Queen C, ça a déjà été fait mais essaies de devenir Queen F. C'est juste un conseil. J'ai été la Pénélope de cette nana pendant trois ans, je sais comme ils fonctionnent dans leur monde. Pas de places pour les sentiments, juste pour la moquerie, la jalousie et l'argent. Si tu es pauvre, dégages. Ils te prendront pour un Dan ou une Jenny. Mais si tu es riche... Tu as tous les moyens de devenir une Blair. Rapproches toi de celle qui a été sa dernière en date. Deviens son amie et éloignes là de Tristan Faure. » J'avais dit tout ça d'une manière calme. Etais-je en train d'aider Freija à avoir Tristan Faure ? Pourquoi ? Ca, je l'ignorai encore. Je me mis à sourire tristement avant de penser à tout ce que je devrais faire. Mon shooting, arrêter mes études et quitter la ville pour retourner à Paris.

« Ne le répètes à personne ou dis le à tout le monde si tu veux, mais je repars dans deux jours. Et avec Sacha. J'ai été approché par une agence de mannequins et je commence à travailler Lundi. Je ne te demanderai qu'une chose: prends soin de mon père pendant mon absence. » L'avantage d'avoir grandi l'une avec l'autre était que je connaissais ses parents et elle, les miens. Vu le nombre de soirées pyjama que nous avions faites, je pense qu'il était normal que nos parents nous considère comme les inséparables. Le fait que mon père soit mourant n'arrange rien. Les médecins lui avaient donné six mois, il aurait donc six mois. Je devrais peut être penser à aller faire des examens moi aussi. Non pas que j'ai du souci à me faire sur l'hérédité mais le fait en est que je devais me renseigner sur mes parents biologiques. Je pris appui sur son radiateur et lui tendis un kleenex. « Pleurer fait toujours du bien. Dis toi que se disputer pour un mec est la pire des conneries. Et surtout qu'est-ce que je pourrais bien en avoir à foutre d'avec qui tu sors étant donné que j'me barre... encore une fois. Bref, ça fait du bien de gueuler, de se balancer des ignominies à la figure mais bon, en fait, j'étais venue pour ça. Maintenant que c'est fait. Je pense que la bouteille de sky que j'ai dans le sac de cadeaux. OH MAIS OUI, tes cadeaux au fait... Je pense que tu n'en voudras pas à Versace... Hmmm... Donc qu'est-ce que je disais ? AH ouais! Cette bouteille de diabolo menthe nous fera le plus grand bien eeeeeeeeet tu vas me parler de ta relation avec Tristan, de comment tu vas faire pour appater le gros matou. N'essaies pas le poisson, juste une veste Armani ou des Ray-Ban et ça fera l'affaire. »
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