caraby | tell her how you must have lost your mind

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MessageSujet: caraby | tell her how you must have lost your mind   Sam 4 Nov - 13:55

Rien ne fonctionnait. Faire semblant était inutile, se changer les idées aussi. Elle avait tout essayé et, après tout, Gabrielle était une experte dans l'art de prétendre que tout allait bien. Elle avait d'abord repris le cours de sa vie, comme si rien d'important ne s'était produit, comme si trois petits mots murmurés sur son perron ne l'obsédaient pas. Elle avait travaillé, écrit beaucoup ─ beaucoup trop, jusqu'à ce que sa bosse lui demande en plaisantant si tout allait bien. Elle était sortie, s'était concentrée sur les problèmes d'autrui, sur Jon, Chris, sur Aaron, sur Jaya et ses histoires de cœur. Elle avait essayé de s'oublier à travers ses proches, essayé d'oublier ces trois mots stupides qui l'avaient bouleversé plus qu'elle n'avait bien voulu l'admettre. Elle avait essayé, vraiment. S'était refait une garde-robe, avait changé de couleur de cheveux, encore. En vain. Gabrielle avait tourné en rond, jusqu'à ce qu'elle réalise que c'était inutile. Parce qu'elle ne pouvait pas oublier, parce qu'elle ne pouvait pas tourner la page. Parce qu'elle n'en avait pas envie non plus.

Tout ça n'expliquait pas pour autant pourquoi elle était là, à vingt-deux heures passées, emmitouflée dans son manteau, à fixer une porte qu'elle ne connaissait que trop bien. Ça n'avait aucun sens ─ mais qu'est-ce qui en avait encore ? Elle avait passé les quatre dernières années à ressasser le passé, à refuser d'envisager que les choses ne s'étaient peut-être pas exactement passées comme elle les avait vécu. A refuser d'accepter qu'il y avait une autre version des événements. Égoïste, Gaby ? Non, si peu. Blessée, oui. Déstabilisée, complètement. Égoïste ? Oui, peut-être un peu, oui. Il était difficile de l'admettre, difficile d'accepter aussi qu'elle avait sa part de responsabilité dans ce qui était arrivé avec Cara, que ce soit quatre ans ou quelques jours plus tôt. Il était trop tard pour revenir là-dessus mais peut-être pas trop tard pour faire amende honorable. Et c'était bien pour ça qu'elle était là, right ? Pour demander pardon. Probablement.

Elle finit par frapper, main tremblante contre le panneau de bois. Dire qu'elle était perturbée était un doux euphémisme. Elle avait longuement bataillé avec elle-même, avait pensé rebrousser chemin vingt fois au moins, mais elle était là. Elle n'avait pas l'intention de se défiler. Elle l'avait assez fait. « Salut » lâcha-t-elle lorsqu'enfin, la porte s'ouvrit. Elle sourit nerveusement, les mots la fuyant soudain. Pourquoi était-là là déjà ? Ah, oui, pour parler. « Est-ce que je peux entrer ? Il faut que je te parle. Calmement, je veux dire. Je- j'ai vraiment besoin de te parler » De ça et d'une foule d'autres choses qu'elle n'était pas certaine d'être prête à assumer.

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MessageSujet: Re: caraby | tell her how you must have lost your mind   Sam 4 Nov - 20:45

Cara aurait aimé prétendre que sa vie était aussi lisse et joyeuse que les lignes écrites dans les magazines people. Le temps des scandales la concernant paraissait désormais révolu, et elle avait bel et bien réussi à se faire une place au soleil, d’après les médias qui s’étaient intéressés à elle. Pourtant, la dernière fois où elle s’était sentie aussi creuse, c’était l’époque où elle cherchait ardemment sa mère, s’accrochant au même indice parfois complètement faussé. Elle était soulagée, c’est vrai, d’avoir révélé ses sentiments toujours vivants vis à vis de Gabrielle, car au moins, ils ne la rongeaient plus de l’intérieur, et ainsi, Cara pouvait également cesser de se mentir à elle même, une fois ses émotions clairement formulées. Cela n’avait pourtant pas complètement réglé le problème. Elle allait vivre avec, oui, parce qu’elle n’avait pas le choix, c’était peut-être même le début de la renaissance, parce qu’elle gardait une place bien au chaud à ce passé qui l’avait fait souffrir mais fait rayonner. Elle ne pouvait plus l’ignorer, très bien, mais ne pouvait pas non plus continuer d’évoluer en fonction de ; les doutes n’étaient plus permis à ce sujet. Elle était en train de relire la proposition qu’elle avait reçu le jour même, un vrai rôle de cinéma, une fois de plus à l’autre bout du globe, complètement alléchante, mais qui allait peut-être impliquer de laisser tomber son personnage de GA, ce dont elle n’était pas sûre d’avoir envie. Elle ne s’étonna pas des coups frappés à la porte, puisque ses sushis la faisaient poireauter depuis plus d’une bonne heure, et elle regretta d’avoir attendu d’être affamée en premier lieu, pour passer sa commande. Elle rabattit sa robe de chambre légère, sûrement pas en tenue pour accueillir le livreur, mais paradoxalement trop paresseuse à l’idée de devoir enfiler tee shirt et jeans pour recevoir son butin. Son estomac se noua pourtant lorsqu’elle découvrit son invitée surprise en ouvrant la porte, l’idée d’avaler quoi que ce soit lui donnant la nausée.

Non, elle ne s’était pas attendue de revoir Gabrielle un jour, s’étant fait la promesse, par respect, et pour éviter tout autre psychodrame, de la recroiser un jour. Cela ne l’avait pas empêché de rêver d’un contexte comme celui-ci - elle faisait souvent des rêves où Gaby et elle étaient les héroïnes, soit dans une confrontation dont l’issue était heureuse, ou alors comme si elles étaient ensemble depuis toujours. Les matins étaient toujours étranges ensuite, à la fois enveloppés d’une chaleur agréable car encore peu consciente qu’elle n’évoluait pas dans la bonne réalité. Ensuite venait cette tristesse du retour à la case départ. Qu’événement pareil se produise, ce n’était que dans les films dans lesquels elle jouait que cela arrivait. Leur dispute de l’autre soir en était bien la preuve flagrante, et lui avait appris cette douloureuse leçon. Cara sentit l’ensemble de son corps fourmiller, une forme de décharge électrique laissant chacun de ses membres pourtant engourdis et figés, tandis que Gaby se présentait sur le seuil de sa maison. Elle comprit qu’elle avait la main, contrairement à la dernière fois. Elle pouvait simplement lui claquer la porte au nez, ignorer la fébrilité de Gabrielle, la dévisager de haut et avec dédain, comme elle pouvait se laisser croire qu’elle le méritait. Ses oreilles bourdonnèrent face à ces simples explications, et Cara réalisa qu’elle avait laissé s’écouler trop de temps pour que l’échange paraisse naturel. « Je ne veux pas faire d’histoires. » prévint-elle faiblement. Gaby non plus, c’était ce qu’elle disait, mais elle avait encore trop en tête leur dernier échange, pour ne pas prendre les devants. Elle ne chercha pas non plus à cacher son trouble, à quoi bon ? Elle savait qu’elle n’avait pas cette crédibilité, prise de court, comme elle l’était. L’heure des faux semblants était révolue, depuis ce qu’elle lui avait admis ce soir-là. « Entre. » Elle s’effaça pour la laisser passer plus par automatisme que comme si elle l’avait réellement décidé, ses jambes et ses bras refusant de faire la connexion avec son cerveau désormais. Elle ne comprenait pas. Et comme elle ne comprenait pas, cela la poussait à agir bizarrement et à faire n’importe quoi. Comme laisser entrer chez elle celle qui la détestait le plus dans tout Londres. « Donne moi ton manteau. » dit-elle d’une voix blanche, en tendant la main pour qu’elle puisse le déposer sur un cintre, comme pour retarder ce dénouement auquel elle ne savait pas à quoi s’attendre. Elle aurait sûrement dû lui proposer quelque chose à boire, de s’asseoir dans le salon peut-être, afin de remplir complètement son rôle d’hôte bien élevée, et lui demander de préciser la nature de ce qu’elle avait à lui dire comme elle le lui avait annoncé, mais elle en était incapable. C’était déjà trop d’informations qui lui donnaient le vertige.  « Tu as besoin de quelque chose ? » couina t-elle de cette petite voix aigue qu’elle ne reconnut même pas comme étant la sienne, celle que l’on emprunte généralement, lorsqu’on va poser au vendeur de supermarché, lorsqu’on ne sait pas dans quel rayon se trouve sa boîte de conserve. Quels étaient les éléments de réponses que Gabrielle avait subitement décidé de lui apporter ?

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MessageSujet: Re: caraby | tell her how you must have lost your mind   Dim 5 Nov - 0:56

La vulnérabilité n'était pas une sensation que Gabrielle gérait facilement. Il était bien plus facile de se cacher derrière un masque de cynisme froid, masque qui lui allait d'ailleurs douloureusement bien. Mais elle n'était plus une enfant et, une fois n'est pas coutume, elle avait décidé de se comporter en adulte. D'affronter ses craintes et ses doutes pour mettre les choses à plat, ou quelque chose comme ça. Jaya serait fière d'elle, vraiment, surtout après sa propre confrontation avec son ex. Toutefois, Gaby ne lui avait pas fait part de ses plans, tant parce que ça lui avait permis, jusque-là, d'envisager encore l'option de reculer comme possible, que parce qu'elle craignait que sa meilleure amie ne cherche à la décourager. A lui expliquer, à juste titre, qu'elle en avait déjà bien assez fait et qu'il fallait laisser Cara tranquille. Mais, égoïstement, Gabrielle n'en avait pas envie. Pour tourner vraiment la page ou pour en écrire une nouvelle, elle n'était pas certaine ─ mais à ce stade-là, toute certitude l'avait abandonnée. Elle savait simplement qu'elle n'était pas là pour faire une scène et elle hocha d'ailleurs la tête avec un discret « moi non plus » lorsque Cara lui fit savoir son désir de discrétion. Se donner en spectacle devant ses certainement prestigieux voisins n'était pas du tout dans ses plans.

C'était un miracle qu'elle la laisse entrer et, ce faisant, Gaby se fit la réflexion qu'elle ne lui aurait probablement pas accordé la même clémence si leurs places avaient été inversé. Elle l'aurait fixé avec hauteur avant de lui demander de partir, voire lui aurait probablement claqué la porte au nez avec beaucoup de maturité. Mais Cara avait toujours été la meilleure d'elles deux et elle le démontrait à nouveau. Cette fois, Gabrielle, à sa propre surprise, ne se vexa pas, même pas une seconde. Elle lui abandonna son manteau avec raideur, un peu gênée, et ne put s'empêcher de jeter un coup d'oeil autour d'elle, en quête de changements. Bien sûr qu'il y avait eu des changements, elle n'avait pas mis les pieds ici en près de quatre ans. Elle s'éclaircit la gorge, mal à l'aise, et croisa les bras, se sentant soudainement petite et ridicule. Ce qui, du haut de son mètre quatre-vingt, n'était pas une mince affaire. « Je, mh, je ne suis pas sûre » murmura-t-elle, sans oser regarder son ex. Elle n'était pas certaine d'être capable de conserver son calme, ni même de pouvoir rassembler ses idées si elle croisait son regard. « Enfin, si. Je, j'aimerais te présenter des excuses. Pour la dernière fois » précisa-t-elle, comme si c'était utile. Ce n'était toutefois pas les seules excuses qu'elle avait à faire. « Et pour les sms aussi, je suppose. Pour tout ce que j'ai pu faire jusqu'à présent en fait » ajouta-t-elle, la gorge serrée par l'émotion. Reconnaître ses torts n'était pas exactement son fort et elle en ressentait rarement le besoin. « J'ai passé tellement de tant à nier ton existence qu'y être confrontée m'a fait péter les plombs, reprit-elle, se décidant finalement à lui faire face. Et, vraiment, j'ai fait tout ce qu'il fallait. J'ai même arrêté de regarder Grey's Anatomy, ce qui, entre nous, a été vraiment difficile. C'est un show terrible et même si j'étais encore furieuse à l'époque, je, je sais pas, ça ne m'a pas empêché d'être fière. De toi, je veux dire » Elle baissa les yeux, se sentant rougir. « Mais c'était trop dur. De te voir partout. Et quand j'ai appris que tu étais revenue, je sais pas, j'ai eu l'impression d'être prise au piège » Elle aurait probablement dû comprendre plus tôt qu'une discussion était nécessaire. Sans doute, oui, mais encore une fois, Gabrielle était loin d'être une experte lorsqu'il s'agissait de gérer correctement ses sentiments. « Et quand Jaya t'a ramenée chez nous, je- enfin, tu étais là, tu t'en souviens, marmonna-t-elle, honteuse. Ce que je veux dire, c'est que tu as débarqué et tu étais, tu es toujours, well, toi. Et j'ai réalisé que j'étais toujours le même échec ambulant qu'il y a quatre ans et peut-être que tu as eu raison de me quitter à l'époque. Et, bon, on ne peut pas dire que tu sois arrivée au meilleur moment. Je suis- j'ai été une épave pendant un bon moment » Entre la perte de son job chez Buzzfeed, la maladie d'Adrian et la disparition de Noah, Gaby avait coulé, lentement mais sûrement. Se retrouver confrontée à Cara, si débordante de succès, avait porté un sérieux coup à son ego. « Mais ça ne justifie rien, évidemment, ce n'est pas ce que je veux te faire croire. Bien sûr que non. Juste... je suis désolée » articula-t-elle, fébrile. Elle sourit nerveusement, baissant à nouveau les yeux, de peur d'éclater en larmes si par malheur elle la regardait.

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MessageSujet: Re: caraby | tell her how you must have lost your mind   Sam 11 Nov - 15:53

Entre ses périodes de hauts et de bas, de rumeurs, et autres petites sympathies à son égard, Cara avait appris à se protéger dans ce métier qui ne laissait pas la place aux caractères faibles. Confrontée à toutes sortes de situations diverses, elle savait à présent se cacher derrière un masque de suffisance, de la désinvolture, de l’assurance. Et pourtant, tandis qu’elle était en terrain conquis dans cet appartement qui était le sien, elle ne s’était jamais sentie autant à découvert face à Gabrielle, dont le tempérament sulfureux qui l’avait fait craquer, la laissait aussi plus vulnérable. Les vapeurs du parfum de son ex se répandirent lorsqu’elle attrapa son manteau, ce qui manqua de la faire vaciller de nouveau, tant ils étaient synonymes de souvenirs, et à l’effet enivrant sur elle. Si elle lui confiait ses vêtements, cela ne serait sûrement pas une visite éclair. La suite allait préciser s’il s’agissait d’une bonne ou mauvaise chose... Il lui fallait une position de replis, qu’elle choisit vers l’un des coins de la table de la cuisine ouverte sur le salon, tout en écoutant Gaby se lancer. Elle comprit les paroles au fur et à mesure que ces dernières s’expliquaient, détournant le regard, quand la bonde cherchait maladroitement le sien, cherchant pourtant ses yeux, lorsque celle-ci ne l’observait plus. L’impact des mots eu réellement lieu lorsqu’elle termina avec ses excuses inespérées… au vu des échecs cuisants de leurs précédentes entrevues, Cara n’était plus sûre et certaine de savoir lire entre les lignes à ce sujet.

Toutes ces révélations eurent toutefois un sentiment libérateur chez cette dernière, après tout, ce n’était qu’une réaction logique. Voir Gabrielle fragile comme elle le laissait entrevoir pour la première fois depuis bien longtemps lui donnait uniquement l’envie de la prendre dans ses bras et la consoler, lui expliquant que si elles ne pouvaient rien de tout ça, elles pouvaient toujours se rattraper, ou en tout cas essayer. Se confondre en lamentations elle aussi, car toutes ces explications faisaient remonter sa propre culpabilité. Oh, pourquoi y avait-il fallait qu’elles en arrivent là ? Elle tenta de relâcher ses doigts crispés sur la table, consciente malgré tout que c’était maintenant ou jamais que tout se jouait. « Je n’aurais jamais dû partir comme je l’ai fait Gabrielle. » elle fut surprise par le calme de sa propre voix, alors qu’elle était tiraillée entre la honte et en même temps cette frustration de n’avoir jamais pu avoir le beurre et l’argent du beurre. « L’occasion s’est présentée là bas de prendre un nouveau tournant dans mon métier, mais ça n’a jamais été l’objectif, enfin, à quoi ça sert d’avoir de belles choses pour ne les partager avec personne ? Quand j’ai enfin eu cette piste sérieuse pour partir à la recherche de ma mère… mais tu le sais de toute façon. » remuer le couteau dans la plaie étaient une tentative malhabile de donner des justifications. « J’ai juste été lâche, tu sais. Parce que c’était plus facile de te laisser derrière et ne plus m’inquiéter pour toi. Seulement j’ai vite compris que ça n’avait pas marché, c’était même pire, parce que c’était avoir toi que j’avais envie de partager mes victoires, mes découvertes, tout ce soutien que tu m’as apporté à ce sujet. En fait la vérité, c’était que je ne voulais plus avoir à culpabiliser de te mettre à l’écart à cause de cette obsession de la vérité de savoir qui était maman, cet égoïsme de ne chercher que ça. » Ca ne servait à rien de lutter, autant l’admettre, puisqu’elle n’avait pas été capable d’être la bonne copine pour Gabrielle et qu’elle l’avait fait souffrir, même si ça n’avait jamais été volontairement. « Du coup, je savais que si je t’en parlais… tu m’aurais convaincu de partir aussi avec moi, et tout ça, ça aurait été juste pour te desservir. Je n’aurais pas pu te résister, jamais. » finit-elle alors que son timbre était en train de se perdre dans sa gorge. « Je savais que tu n’apprécierais pas, mais j’ai été trop conne de croire que ça ne te ferait pas de mal comme ça… » elle trouvait ça maintenant encore d’autant plus idiot au vu des propres peines qu’elle avait à supporter. Comment cela n’aurait été t-il pas le cas pour Gaby ? « Excuse-moi. » souffla t-elle. Elle aurait aimé faire les derniers mètres qui les séparaient pour l’enserrer comme elle l’avait songé tout à l’heure, en déclarant que tout ça était terminé, qu’enfin elles allaient aller mieux. Elle resta prostrée à la place.

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MessageSujet: Re: caraby | tell her how you must have lost your mind   Mar 5 Déc - 0:46

Elle ne savait pas vraiment où elle allait, avec ses excuses. Elle savait que c'était un peu tard, trop tard peut-être, qu'elle avait gâché sa chance d'arranger les choses quand elle avait opté pour la colère plutôt que pour le pardon. Le pardon, un concept si étranger pour Gaby. Elle ignorait comment pardonner, n'avait jamais vraiment réussi à le faire et, jusqu'à présent, avait toujours préféré ricaner quand on lui en comptait les bienfaits. Elle était trop fière, trop butée aussi pour se laisser séduire par la facilité du pardon. Parce que ça semblait si simple, après tout, d'oublier et de tourner la page. Non, Gaby préférait relire encore et encore les erreurs et les blessures, parce qu'elle ne voulait pas ─ ne pouvait pas ? ─ se laisser aller à ce genre de faiblesses. Pourtant, tout ça, toute sa philosophie de vie, toutes ces promesses qu'elle s'était faite plus jeune ─ quand Aaron avait fait entrer son horrible femme dans leurs vies à tous par exemple ─ toutes ces promesses semblaient si idiotes soudain. Parce qu'elles l'empêchaient non seulement d'avancer mais avaient très certainement ruiné ses chances d'être réellement heureuse.

Interdite, elle resta plantée là, à écouter des explications qu'elle s'était un jour promis de ne jamais, ô grand jamais accepter. Parce qu'elles arriveraient forcément trop tard ou, en tout cas, c'est ce qu'elle s'était dit et répété pendant plusieurs mois. Elle était parvenue à s'en convaincre, sans beaucoup de difficultés, mais les entendre aujourd'hui avait des airs de violente gifle. Elle encaissa, sans broncher, sans oser regarder Cara non plus. Au bout d'une minute ou deux de silence, Gaby réalisa que sa vue s'était brouillée, floue de larmes amères. Regrets et soulagement se mêlaient, et avec eux, la fatigue de plusieurs années passées à ressasser et songer à ce qu'elle aurait pu dire, à ce qu'elle aurait pu faire. Elle se laissa aller à un franc sanglot, bruyant et salvateur, et tenta d'essuyer ses joues inondées. « Excuse-moi » fit-elle à son tour, comme le pathétique écho de Cara. Elle ferma les yeux, tâchant tant bien que mal de reprendre son calme. Peine perdue, sans doute. Entendre tout ça avait ouvert les valves, à pleine puissance, et elle se laissa glisser sur le canapé, enfouissant son visage dans ses mains. « P-pardon, je suis vraiment désolée, je- » Elle se tut, secouée par une nouvelle vague de sanglots. Quelle idiote, vraiment. « Je suis tellement fatiguée de t'en vouloir » confessa-t-elle à travers ses larmes, tout bas. La fierté et l'obstination étaient bien loin maintenant. Difficile de croire qu'elle avait un jour réussi à se convaincre que la situation ne l'atteignait pas.

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