we're not in kansas anymore

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MessageSujet: we're not in kansas anymore    Mar 31 Oct - 23:35

Les yeux encore empreints de sommeil, je m'étire paresseusement et constate que Jason a profité de l'avancée de la nuit pour se défaire de notre étreinte et s'étaler un peu de son côté du grand lit. Ce motel donne un peu l'impression qu'on va s'y faire assassiner par un adolescent with mommy issues quand on y arrive de nuit, mais il s'avère que c'est un endroit plus hipster que vraiment old school. La chambre maritale - comme l'a ironiquement appelée la pimpante jeune fille qui nous a fait visiter, ses authentiques bottes de cow-boy claquant sur le parquet - comprend un lit king size et une baignoire dans laquelle je pourrais rentrer trois fois. Toujours est-il que, perdus au bord de cette route poussiéreuse au fond de je ne sais plus quel état, il n'y a pas grand chose à faire d'autre qu'une grasse matinée.

Le radio-réveil, très 80s, indique 10h15. Je suis au bureau depuis un moment à cette heure là, normalement. Je n'ai pas autant dormi. Je ne suis pas aussi physiquement détendue. Mais mon cerveau ne tourne pas autant non plus. L'avantage d'être un bourreau de travail, c'est qu'on a pas franchement le temps de penser à autre chose. Ou l'inconvénient, ça dépend comme on voit les choses je suppose. Disons que ça fait quelques années que je n'ai pas eu l'occasion de m'allonger dans un lit aux draps frais à 9h passées. Je me tourne un peu, observe le visage de Jason tourné vers moi. Il a l'air de dormir paisiblement. Depuis qu'on est arrivés en territoire américain, il recommence à ressembler à l'homme que je connais. Moins taciturne, moins nerveux, moins songeur. Ca doit encore cogiter dans sa jolie caboche, je doute qu'il ai complètement digéré cette histoire de bague. Mais bon, on ne me demande pas en mariage. C'est si évident que je n'en ai jamais parlé. On aurait clairement dû. Ce trajet n'a cependant pas pour but de ressasser encore une fois cette débandade spectaculaire. Non, on prend des vacances, on se ressource, on se retrouve. Or whatever hippie bullshit people do to get their relationships back on track. Puis, cela faisait longtemps que l'on parlait de ce road trip à travers les Etats-Unis, qu'il me fasse découvrir ce pays absurde dont j'aime tant me moquer et que je rencontre son immense famille. Je suis à peu près certaine que tous les "cousins" que nous avons rencontrés jusqu'à maintenant ne passeraient pas de test ADN. Mais, je suis bien placée pour savoir que la famille, ça se choisit plus qu'autre chose.

Je passe doucement la main sur sa joue et il bouge à peine. J'esquisse un sourire et décide de le laisser dormir encore un peu. Je file donc sous la douche, puis passe un petit coup de fil à la réception. Oui, évidemment, nous offrons le room service. Et oui, on peut vous apporter un petit déjeuner, d'ici 20 minutes. These uncultured swines can't make an English breakfast to save their lives, but the girl said there would be scrambled eggs and pancakes. Ca devra bien faire l'affaire. Assise au bord du lot, encore enroulée dans ma serviette de bains, je lance un nouveau regard à Jason. J'hésite et finalement dépose un baiser sur sa joue, puis son nez, son autre joue. Il s'agite un peu et mes lèvres trouvent les siennes, un instant. Il commence à émerger. « Morning sunshine. Hope you slept well, room service is on the way. » Ma manière à moi d'offrir un petit déjeuner au lit. Il ne faudrait pas croire que je vais cuisiner non plus. « How are you today? » Nouvelle habitude de ce petit voyage, je lui pose cette question tous les matins, sur le même ton léger et charmant. Attendant le jour où il cédera enfin et m'expliquera que la mascarade a assez duré, qu'il rentre à New-York, que c'en est assez. Sans être dramatique, bien sûr.

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Dernière édition par Rose M. Foster le Sam 18 Nov - 16:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: we're not in kansas anymore    Sam 4 Nov - 15:04

Nul besoin d'être tout à fait réveillé pour réaliser qu'il n'était pas dans son lit, à Kensington, mais sur un matelas bien moins confortable et que ce n'était pas l'une des cinq alarmes enregistrées dans son portable qui l'arrachait doucement mais sûrement au sommeil mais bien Foster. Jason ouvrit donc un œil, reconnaissant sans trop de mal la chambre qu'on leur avait assigné la veille et sa petite-amie assise là, qui détonnait toujours autant avec l'endroit. Il esquissa un sourire et s'étira avec un grognement, avant d'enrouler un bras autour de sa taille.  « Morning, marmonna-t-il, les yeux clos à nouveau ─ après tout, pourquoi se lever ? 'm fine. You? » C'était nouveau, cette manie de prendre de ses nouvelles avant autant d'enthousiasme. Il était à peu près certain qu'elle se forçait à le faire, une fois sur deux, mais il n'avait pas encore eu le courage de lui demander pourquoi, exactement, il lui semblait si important de lui demander chaque matin comment il se sentait. Ils avaient traversé quelques difficultés ─ ah, l'euphémisme ─ ces derniers mois mais les choses étaient rentrées dans l'ordre. Non ? Ou était-ce pour ça qu'elle avait finalement accepté de faire le faire, ce roadtrip ? Il devait certainement y avoir un peu de ça. Difficile d'imaginer Rose Foster sillonnant les routes poussiéreuses d'un pays qu'elle mettait un point d'honneur à mépriser sans une bonne raison. Probablement était-il plus simple pour elle de leur consacrer un été, à sa famille et lui, plutôt que d'accepter de l'épouser. Et, vraiment, Jason avait compris que ça n'arriverait pas, qu'elle n'en avait pas envie et qu'il avait royalement merdé. Il s'était même promis de revendre cette stupide bague, histoire de réellement tourner la page. Toutefois, parfois, il avait l'impression que c'était elle qui refusait d'avancer. Ou qui avait peur d'avancer ? Comme si elle craignait qu'il se réveille un matin, secoué par des regrets tardifs, et ne prenne la poudre d'escampette. Peut-être que c'était pour ça qu'elle l'assaillait de questions au saut du lit. « You know I'd tell you if something was wrong, right? » fit-il en se redressant. Il était capable d'apprendre de ses erreurs après tout, il savait qu'ils avaient besoin de communiquer. Because you don't propose just because you want to and all that. « And, actually, something's wrong, you shouda woken me up before your shower, we coulda share and save water babe » ajouta-t-il, dans un souci d'alléger l'atmosphère. Parce que non, tout n'était pas tout à fait rentré dans l'ordre. Il y avait encore des instants de flottement, des fragilités here and there mais ils pouvaient s'en sortir. Après tout, elle ne l'avait pas encore étranglé après une demande en mariage ratée et les heures de country qu'il lui avait imposé depuis le début du voyage. Ce n'était pas un vague malaise qui allait ruiner quoi que ce soit, pas après tout ce qu'ils avaient traversé. « That's too bad for the planet, I guess » conclut-il en déposant un baiser sur son front. The planet could freeze for all he cared, du moment que Rose restait à ses côtés.

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MessageSujet: Re: we're not in kansas anymore    Sam 18 Nov - 16:12

No I don't know that, that's the whole issue. Les mots franchissent presque mes lèvres, entre-ouvertes, sur le point de bouger plus vite que mon cerveau. Mais je m'abstiens. Renforçant sans doute le problème que je m'apprêtais à soulever. Il y a une ironie merveilleuse à notre cercle de communication vicieux. Nous ne disons pas les choses, craignant de créer des disputes, de blesser, de se perdre. Alors tout se putréfie lentement, le stress devient insoutenable, tout explose, nous nous balançons des vérités plus cruelles que jamais, manquons de tout faire foirer - encore - regrettons - toujours - et recommençons du début. C'est bien beau de vouloir être positive, de me préoccuper de son bien-être, mais si je ne dis pas ce que j'ai sur le coeur, ce qui me tracasse vraiment, on en arrivera toujours au même point. Mais si je suis brillante académiquement, je n'ai jamais appris bien vite socialement. Oh, manipuler, faire des ronds de jambe et des sourires polis pour parvenir à mes fins, ça je maîtrise depuis un certain temps. Mais les vraies interactions sociales, celles fondées sur le respect et la franchise, les démonstrations d'affection sincères et pures, ça, je ne sais pas faire. Rien que d'y penser, je sens mes épaules se tendre et ma mâchoire se crisper.

Alors, je ne dis rien, laisse passer l'instant parfait pour parler, pour de vrai. Je me contente de discrètement expirer l'air que je contenais dans mes poumons et sourire doucement. Je secoue un peu la tête face à son petit speech environment-friendly et laisse échapper un petit rire. Idiot. Taquine, je tente mon plus bel accent du Sud et réplique « Well, we ain't gonna save the planet down here in Alabama darling, ya gotta just enjoy the ride. » Sourire en coin, je l'embrasse, légèrement d'abord puis avec un peu plus d'ardeur. La serviette de bains se détache un peu, alors qu'il se retrouve à nouveau affalé sur le dos. Je me blottis contre lui, glisse ma jambe autour de sa taille et cherche son regard. « Room service won't be here for another 20 minutes though, so you have plenty of time to shower. Or do other things. » Up to you mate.

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MessageSujet: Re: we're not in kansas anymore    Mar 5 Déc - 3:29

De toute évidence, malgré toute la bonne volonté du monde, ils étaient toujours bloqués dans cet entre-deux, encore marqués par le souvenir de cette stupide bague et de la soirée désastreuse qui les avait conduit à se séparer ─ temporairement, thanks fuck ─ mais désireux de tourner la page. Il la connaissait assez pour se rendre compte facilement qu'elle avait des choses à dire mais si Rose Foster avait décidé de se taire, inutile d'essayer de la faire changer d'avis. Jason retint à grand mal un soupir irrité, préférant toutefois se concentrer sur le positif. Ce voyage, ce réveil jusque-là agréable, leurs projets. Parce qu'ils en avaient, même à court terme. Plutôt à court terme, en fait, et ça n'était certainement pas anodin mais Jason ne comptait pas se laisser arrêter par ce genre de détails. Ils étaient là pour se retrouver, parce que c'était bien là le but de ce voyage. La thérapie de couple, en moins glamour, en plus poussiéreux et rustique. Et elle semblait prête à faire des efforts, à en croire cette piètre imitation d'accent. Il éclata de rire, bon public. « That's terrible babe, really terrible. Kinda hot though » ajouta-t-il, après un instant de réflexion, avant qu'elle ne l'embrasse. Oh, yes, definitely hot. Il l'aurait volontiers débarrassé de cette serviette de bain et était prêt à parier qu'elle n'y verrait aucun inconvénient mais c'était bien là tout le problème. Il se laissait facilement distraire et convaincre que c'était leur seule manière de régler leurs problèmes. Et des problèmes, ils en avaient encore, prétendre le contraire était une erreur. Il soupira, caressant sa cuisse sans s'en rendre vraiment compte. « Great, we can talk then, lâcha-t-il, starting with that weird "how are you" ritual you started since we got here. Do you think being here is gonna make me realize it's home or something? » It wasn't, hadn't been in a very, very long time mais si elle avait besoin de l'entendre, très bien, il allait le dire. « Because it's not. Not anymore, reprit-il, résistant à l'envie de détourner le regard, you're home to me. I meant it when I told you I wanna spend my life with you, I'm not gonna change my mind Rose » Ring or not, married or not. Cette partie-là, il préféra la garder pour lui. Il était encore un peu tôt pour ce genre de références, pour lui comme pour elle certainement.

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MessageSujet: Re: we're not in kansas anymore    Jeu 14 Déc - 17:19

Il a beau ricaner, mon accent du Sud a clairement progressé. Et je maîtrise plutôt bien l'accent New-Yorkais, Thomas m'a même fait remarquer qu'il se glissait dans certains de mes mots, de temps en temps. Ce fichu pays a clairement une mauvaise influence sur moi et je devrais m'enfermer dans un magasin d'antiquités d'Oxford pour retrouver mon phrasé naturel de nice Southern posh girl. Southern being a very different thing to us Brits. Je remets à plus tard mes considérations linguistiques et me contente d'un sourire séducteur, tout à fait encline à suivre notre procédure habituelle en cas de conflit latent. Eviter le sujet et s'envoyer en l'air. C'est une politique peu efficace sur le long terme, j'en ai bien conscience, mais c'est beaucoup plus agréable sur l'instant.

Toutefois, Jason a apparemment décidé de prendre sa demande ratée comme une leçon de vie et de gagner en maturité. C'est bien ma veine. Il a beau laissé sa main vagabonder sous ma légère serviette de bains, c'est loin de me faire l'effet que j'aimerais. Nothing kills the mood like a good ole "we gotta talk." Je lève les yeux au ciel, me redresse contre la pile d'oreilles, un peu bougonne. Ce n'était pas tout à fait ce que j'avais en tête et je suis du genre à mal vivre la frustration. C'est ça, d'avoir toujours eu ce qu'on voulait dans la vie. Je sais néanmoins qu'il a raison et je l'écoute donc attentivement, jouant distraitement avec ses cheveux ébouriffés. Je suis un peu piquée par sa question, ne peut-il simplement pas penser que je m'intéresse à ses états d'âme, que j'essaie d'être plus à l'écoute? Dois-je forcément avoir une arrière pensée ou des inquiétudes? Evidemment, j'en ai, pas là n'est pas la question, il devrait faire preuve d'un peu plus d'optimisme à mon égard.

Bêtement, ses mots, simples et francs, me rassurent. Nous avons beaucoup joué, Jason et moi, au fil des années. A se titiller, se chamailler, se courir après pour mieux s'éloigner, se retrouver et recommencer. Un pas en avant, trois pas en arrière, notre relation a stagné dans un entre-deux flou et émotionnellement épuisant pendant bien longtemps. Principalement à cause de mon incapacité à exprimer mes émotions et m'engager. Aussi parce que c'est une tête de mule qui n'a que récemment appris à formuler une pensée cohérente. Et après un bref équilibre, nous revoilà en position délicate, toujours à se rattraper aux branches et se tenir désespérément la main pendant la chute. Mais on a fini par atterrir, juste un peu cabossés et maintenant, il faut repartir fermement sur nos deux pieds. Et c'est ça le plus difficile. Les situations de crise, les conflits, ça me connaît. J'ai beau le nier, I live for the drama and I'm great at it. Practice makes perfect. Mais nous sommes des adultes et j'aimerais être quelqu'un de sain, normal. Pour voir.

Je soupire donc un peu et lève enfin les yeux vers lui, visiblement gênée par cette sincérité et cette pureté de sentiments. Je ne peux pas répondre par le sarcasme, cela m'enlève donc toutes mes réactions premières. « I don't know. I just... I feel like I missed something, before. That you were saying or trying to say things, giving me signs I missed because I'm fucking terrible at communicating with human beings, unless I work with them or want something from them. So, I don't know, it's bloody stupid but I guess I wanted to make sure I wasn't missing anything, that you were okay and not pretending to be. » Les mots ont du mal à sortir, mais maintenant que je suis lancée, je n'arrive pas à contenir ce flot de paroles douces-amères. « Because you've done that before, you've said you were okay with how we were and then decided you wanted more or left or proposed out of the blue, expecting me to understand or feel things I didn't know I was supposed to. I'm not a people's person but I want to be a... Ugh, I was going to say your person but that sounds like a fucking Grey's Anatomy episode. » Je souris un peu, amusée à ma stupidité comme à mes références culturelles plus ou moins assumées. « But it's true, I guess. I want to be with you and I want you to be happy and I'm still not sure those two things work together, in the long term. And I didn't necessarily want to talk about it, because it's easier not to and just take it as far as we can before it goes to shit, like we've always done. » J'hausse une épaule, reprenant un peu de ma verve habituelle. « And you know, not quite the peaceful holiday mood I was going for to re-evaluate our relationship first thing in the morning. »

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