C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy

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MessageSujet: Re: C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy   Dim 27 Mar - 3:08

Une fois au bar, je laisse Ludwig être tout simplement Ludwig. Il cause à Dénys ou je ne sais quoi alors que j'essaie de me remettre de l'humiliation. Va savoir, peut être que personne n'a remarqué. Mais avec ma chance, tout le monde a dû remarquer. Il me semble apercevoir de dos la tignasse blonde d'Alice, mais je la perds rapidement de vue. Je reporte mon regard sur le comptoir qui me fait face. Je me sens idiote à rester plantée là mais je ne sais pas pour autant quoi faire. On dirait une fille qui n'est jamais allée à une seule fête. Je savais que c'était une mauvaise idée de venir ici mais je ne pouvais décemment pas refuser le faire. J'observe les bouteilles alignées en face de moi comme si elles avaient été la chose la plus intéressante au monde puis décide d'au moins commander quelque chose. Je ne bois pas vraiment mais on me voit certainement un verre à la main pendant les fêtes.

UCEY. SOON, SOON, SOOOOOOON.
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MessageSujet: Re: C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy   Dim 27 Mar - 12:42

    Il n'a fallu que quelques minutes de geekage intensif (même la grande Erin Ridgeway passe des heures devant son écran, triste destin) pour que je sois au courant d'une fête au Carling. Je quitte à la hâte mes révisions entamées depuis tôt le matin, pour m'habiller. Pas besoin de faire de grands efforts, la majorité des invités sera bourrée au bout d'une trentaine de minutes (moi y compris). J'enfile une robe en liberty, et sors de chez moi. Un grand sourire aux lèvres, je marche, tellement joyeuse que je me fais peur à moi même (depuis quand je suis sensible à des occupations aussi versatiles?) vers le Carling. J'entre dans le club, et je constate que l'invitation facebook a bien marché. Trop bien même. Il y a un monde de dingue, je ne reconnais personne, pour le moment. En plus de cela, une musique assourdissante qui va probablement laisser des séquelles dans mon esprit. Ok, va falloir que je fasse monter mon taux d'alcoolémie. Je me dirige vers le bar, commande une tequila sunrise, en regardant autour de moi. Le petit Jiminy Crickett juché au fin fond de ma conscience semble me dire "Erin, tu sais bien que l'alcool ne te réussit pas". Pas faux. Un peu comme au casino de l'autre fois, je risque d'être tellement pétée que je vais chanter Justin Bieber ou Taylor Swift. J'hésite encore. J'enlève la paille du verre, optant pour une solution plus radicale. Je bois une longue gorgée, quand je manque de m'étouffer, en voyant, non loin de moi, William et l'artisto qui m'a bien énervée l'autre fois. Quel était son nom déjà ? Un truc Shakespearien. Mais impossible de me souvenir. Ce n'est pas comme si c'était important. Ce n'est pas que je sois jalouse de sa relation avec William, c'est juste que je déteste le fait d'avoir été prise de haut par elle. Comme si un titre justifiait autant de mépris. Je suis une contestatrice, une révolutionnaire professionnelle, bref, tous les gens se croyant supérieurs, tout cela parce qu'ils sont de pseudo aristocrates, ont tendance à m'énerver.

    J'hésite entre deux options. Espionner la conversation ou bien interrompre complètement leur petite discussion. Je ne suis pas du genre à foutre la merde, pour parler prosaïquement. Mais ce soir, j'ai bien envie de ne pas rester dans mon coin à boire tequila sunrise sur tequila sunrise. Bref, incognito (ou presque), je tente d'entendre leurs paroles. Sauf que mon esprit est déjà brouillé par l'alcool (je vous l'avais dit, je ne tiens pas la boisson) et qu'il y a un tel boucan que leurs paroles me semblent totalement incohérentes. La Duchesse de truc muche parle avec une serveuse. William semble être en pleine séance de drague. Je laisse échapper un petit gloussement fort peu discret. Note : il faut vraiment que j'arrête de boire. La prochaine fois, j'prendrais un ice-tea. La situation m'amuse au plus haut point. Cette soirée est un vrai melting pot. Je regarde les autres autour de moi, aperçois Tristan au loin, d'un autre côté Rose. Ah, mes comparses ! C'est assez drôle de voir tous ces gens feindre de s'aimer, se jeter des regards en coin, se détester en silence d'autres semblent complètement déprimés. J'observe, en silence, tout ce petit monde. Il y a des étudiants, des gens à qui je ne parle que sur facebook, d'autres parfaits inconnus. Alors que je sombre dans mes rêveries, j'entends quelqu'un me parler. Oh merde, moi qui croyait être tranquille. J'ai le cerveau dans un piteux état, et je mets plusieurs secondes à comprendre qui me parle. Ironie du sort, c'est William.
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MessageSujet: Re: C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy   Dim 27 Mar - 12:44

    Dire que sa tête ne me revient pas est un euphémisme, et d'un autre côté, je suis heureuse de me retrouver face à elle. Face à Lemon. Nous étions une bonne centaine à cette fête, quelles étaient les probabilités pour qu'on se retrouve face à face ? Je ne sais pas ce que je dois faire. Lui crier dessus ou laisser tomber. Tout le monde nous regarde avec amusement. « Oopsy! Vous inquiétez pas les gens, tout va bien, je suis en vie! J'ai juste un peu trop bu, DEJA!! » dit-elle en riant. On se désintéresse vite de nous. Je l'examine du regard, attendant des excuses qui je le sais ne mettront pas longtemps à arriver. J'ai eu beau l'ignorer pendant plusieurs années, je sais parfaitement comment elle est. Comme pour me donner raison, elle enchaîne « Trop trop désolée Frei' - j'veux dire Carolyn - j'ai pas du tout fait exprès. Tu sais que si je voulais le faire, je me serais pas gênée et n'aurais pas attendu un accident. » Oui, je le sais. C'est pourquoi je hoche la tête, signe que c'est pardonné mais elle ne me voit pas. Un garçon plutôt mignon s'approche d'elle et ils discutent un peu tandis que je commande un autre verre. Le temps que je le finisse Lemon revient vers moi. « Carolyn, m'en veux pas d'accord? Je peux pas t'arranger ta robe et d'toutes façons elle est noire, ça se voit pas. Alors je t'offre un verre. Une envie particulière? Et toi donc Seb'? Les gens c'est la fête, relaaaaaax. » Ca se voit pas ? Exact, mais ça aurait pu. Enfin bon, pas besoin de faire de scandale, c'est toujours avec le sourire que je la suis, accompagnée de l'inconnu, vers sa table d'amis. Que je suis Lemon à sa table d'amis. Cherchez l'erreur. Je connais du monde, de vue surtout. Je les salue du bout des lèvres. Notre compagnon me paraît bien silencieux, en même temps je dois faire un peu peur, c'est vrai. Il ouvre enfin la bouche : « Je m’appelle Sebastian, au fait. On a pas été présenté. Tu es étudiante ? Parce que moi, oui, à Oxford même. C’est de là que je connais Lemon » Je lui souris et réponds : « Carolyn, enchantée. Oui je suis étudiante en arts dramatiques, et toi ? Laisse-moi deviner ... T'es un littéraire déjà non ? » Intuition féminine qui peut très bien me tromper vu l'état d'ébriété avancé dans lequel je suis.


Dernière édition par F. Carolyn Stowe le Dim 27 Mar - 21:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy   Dim 27 Mar - 18:02

Un évènement facebook. Une fête au Carling. Parfait. Justement je n’avais rien prévu ce soir là et pourtant très envie de finir un peu bourrée. Et puis de jouer un peu de musique aussi. Alors que je commençais à me préparer, Apollon arriva en trombe chez moi, me donna Jameson et repartit avant que je n’ai eu le temps de protester. Au temps pour la soirée. Je couchais l’enfant en lui chantant une ou deux berceuses et me connectait sur facebook. Caroll-Ann Jenzell allait au Carling. Avec Apollon. Pendant que je gardais le gamin. C’était bien mal me connaitre. Je me levais, allais dans ma chambre et attrapais une petite robe noire au hasard. Une séquence maquillage, une paire d’escarpins et une paire de boucles d’oreille plus tard, j’étais fin prête. J’habillais chaudement Jameson.

« Tu vas aller faire un tour chez Hannah mon petit ! »

Hannah, une de mes rares amies qui n’avait pas facebook et qui ne serait donc pas au courant pour la soirée. Parfait. Elle fut en effet très heureuse de l’accueillir. Je lui donnais le numéro du papa au cas où et me dépêchais de grimper dans un taxi. Un quart d’heure plus tard j’arrivais au Carling. La salle était noire de monde, j’en connaissais certains, d’autres non. J’allais voir le patron du bar, que je connaissais et qui me dit que je pouvais jouer à minuit et demi. Nickel. En attendant, j’avançais vers le bar et commandais une Margarita, mon cocktail préféré. La soirée ne faisait que commencer pour moi, mais manifestement pas pour les autres, plus bourrés les uns que les autres.
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MessageSujet: Re: C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy   Lun 28 Mar - 23:22

Party ?
Tonight ?

EVERYBODY



Ah Oxford. Voilà quatre mois que j'étais partie. Et je ne comptais pas revenir de sitôt mais bon, disons que mes amis restant dans cette ville de merde ont réussi à me faire faire un comeback de grande ampleur en puissance fois dix. C'est donc sans grande conviction et dans le taxi qui me menait de l'aéroport à chez moi que je checkai mes mails pour si j'avais des messages. Une soirée au Carling. Ce nom de bar trop moche qui me faisait penser au Curling. Je soupirai en passant une main dans ma tignasse emmêlée. Bon j'allais arriver en retard mais quoi de mieux que se faire remarquer dans ce cas. En plus je suis certaine qu'il serait là le salaud qui avait pris ma virginité. Je levai grandement les yeux au ciel avant de descendre de la voiture et de me diriger vers l'immeuble rénovée qui trônait devant moi. Finalement, j'avais accepté l'argent de mes parents. Pourquoi travailler dur quand on peut avoir les choses gratuitement ? J'ai donc déménagé de ma merde minuscule pour emménager dans le centre. Mais bon, j'entrai dedans et fus saluer chaleureusement par le vieux portier décrépi qui ne m'avait vu qu'une ou deux fois. De toute manière, je débarquai complètement mais je ne comptais pas revenir en ayant les cheveux tirés en arrière et des lunettes noires, non! Je revenais la tête haute. En digne conquérante des petites queues françaises. Après tout, j'avais été dépucelé par un français alors que je continuai dans ma lancée.

Une fois rentrée dans l'appartement, je cours dans la salle de bains en me séparant de mes Jimmy Choo pour enfiler une robe Prada, me coiffer en quatrième vitesse et me maquiller à la one again pour repartir comme j'étais venue. En coup de vent. Je décidai de prendre la voiture que ma mère avait amenée pour moi avant de me raviser. Et si j'étais bourrée ? Comment allais-je revenir ? Du coup, je me contentai de rappeler un taxi et d'indiquer l'adresse du Carling au chauffeur avant de glisser sur la banquette arrière. J'avais l'air d'une star. Je souriais en regardant mon reflet dans la vitre avant de me plonger dans mes réflexions à la con. Seraient-ils tous contents de me revoir ? Certains seraient-ils tristes ? Oui, the bitch is back! Et j'en suis fière. Ni une ni deux, je postais un message sur le tumblr des TM pour annoncer mon retour et avec une belle photo en plus. Puis, j'entrepris de descendre de la voiture sans me casser la gueule dans le caniveau. Ça serait kitch. Ensuite, j'entrepris de me frayer un chemin dans le bar pour voir que la place était pleine. De gens que je connaissais pas et d'autres têtes connues. Forcément, je remarquai Carolyn qui était avec Lemon. Tiens elles s'étaient rabibochées ces deux là ? Vu la tronche de ma meilleure amie, je dirai que non. Je riais intérieurement. Puis, je passai mon chemin pour voir un mec avec un tuba dans un coin. Bizarre. Puis, je ne pus que la remarquer... Caroll-Ann accompagnée de... d'Apollon MCNEIL ? What ? Je fis les gros yeux avant de me diriger vers le bar et de m'accouder au comptoir en regardant Dénys et Alice servir. J'en sifflai un avant de commander. « Un Cosmo s'il te plaît et n'hésites pas sur l'alcool. Je sens que je vais en avoir besoin pour revoir tous ces imbéciles. » Je lui fis un sourire extra colgate méga blancheur effet 24h avant de prendre mon verre et de le siroter. J'aurais tué quelqu'un pour une cigarette. Mais je savais que je n'avais pas besoin d'un manque de nicotine pour assassiner quelqu'un. D'ailleurs, j'avais une cible tout définie.
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MessageSujet: Re: C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy   Mar 29 Mar - 20:14

Facebook, réseau social connu dans le monde entier ou application sans grand intérêt, du moins selon moi. Si ma sœur ne m'y avait pas inscrit de force et s'il ne constituait pas, en soit, l'un des uniques moyens me permettant encore de rester en contact avec ma famille et mes amis ( - restés en Italie - ) je ne l'utiliserai probablement pas. Or, il m'était utile, du moins partiellement. Aussi avais-je décidé de conserver mon compte, me prenant à l'occasion aux jeux de celui-ci. Pourtant, ce genre de phénomènes m'écœurait. Au plus haut point. Quand on y réfléchissait un peu, combien de nos amis facebook nous connaissaient vraiment ? Nous appréciaient vraiment ? Mais plus encore combien nous côtoyaient vraiment ? La moitié ? Le quart d'entre eux ? Peut-être moins encore ? Ce réseau transpirait l'hypocrisie de toute façon ! Il suffisait de jeter un coup d'œil à ma liste d'amis. La moitié de mes contacts me détestaient ou s'étaient déjà disputés avec moi auparavant. Vous me direz, rien ne me forçait à les ajouter alors ? Vous marquez un point. Seulement et, une fois la machine lancée, difficile de l'arrêter. Puis honnêtement, je n'avais aucune envie de m'en tracasser. La moitié d'Oxford avait eu vent de mes ( - désastreuses - ) histoires d'amours passées de toute façon, alors une humiliation de plus ou de moins, je n'étais pas à ça près. D'ailleurs et en y repensant, je devais être un semblant masochiste pour me rendre au Carling ce soir. Ma dernière visite là-bas laissant un souvenir encore cuisant dans les esprits. Dans le mien plus que dans celui de quiconque j'en avais conscience, mais je ne pensais pas que les gens présents ce soir-là aient pu l'oublier. Un scandale pareil ? Une dispute pareille ? Comment l'oublier ? Les gens avaient jubilé, ris, ils s'étaient amusés et qu'ils le veuillent ou non, ils en avaient parlé. Passer au centre de leurs conversations ? Je m'en moquais alors, que bien trop préoccupée par mon petit coeur brisé. Coeur brisé et douleur atroce que j'avais su réprimer, au fil des semaines, préférant alors la compagnie de la haine, du dégoût et de la colère. Mes meilleurs amis désormais.

Pendant longtemps, j'avais été ridicule, stupide, pathétique. J'avais longtemps fuis la vie et tout ce qui va avec, préférant m'enfermer dans mon appartement et pleurer toutes les larmes de mon corps. Les semaines passant, j'en étais finalement arrivé à la conclusion que je n'avais que bien trop pleurer pour lui ! Alexander Anderson n'en valait pas la peine et il m'avait suffisamment gâché la vie. Aussi avais-je décidé de l'oublier, sans aucune autre forme de procès. Aussi tachais-je de le faire. La décision étant prise, je m'étais involontairement retrouvé à lâcher un message SOS à mes amis facebookiens ( - un truc du genre : Bella est déprimée. Elle ne sort plus et commence à ressembler à mémé germaine. Aidez-là s'il vous plaît - ) qui s'étaient empressés de me convier à cette petite sauterie, à laquelle, ma foi, j'avais accepté de participer. La perspective et le désir de l'amusement, constituant, en soi, une part de guérison non ? Qu'on soit d'accord ou pas avec ça, je l'avais pensé et m'y étais tenu, m'empressant de me mettre sur mon 31 ( - maquillage, bijoux, talons et belle robe y compris - ), une première depuis plusieurs semaines et de sauter dans le premier taxi en direction du Carling. Bien évidemment et une fois installée à l'arrière du véhicule, je paniquais un peu; appréhendant la manière dont allait se dérouler la soirée, mais plus encore la liste de ses invités. Je n'étais pas l'une des conviées les plus appréciées, aussi était-ce légitime de m'en inquiéter. Quoi qu'il en soit et pour faciliter un peu la soirée, avais-je ressortis la fiole de mon grand-père, dans laquelle j'avais versé un peu de vodka. L'alcool ne pouvant qu'aider à me décontracter, pensais-je alors.

Quelques gorgées et plusieurs feux rouges plus tard, j'arrivais à destination. Le cœur battant, je sortais du taxi, payais rapidement ma course, et glissant ma fiole dans la poche de mon manteau, je décidais de rejoindre l'entrée. Entrée parfaitement discrète effectuée ( - à mon plus grand soulagement - ) je m'avançais timidement dans la pièce, croisant bons nombres de visages familiers tels Alice, Paige ou Laureline, que je m'empressais de saluer d'un signe de main ou que je gratifiais d'un sourire, ou non. Tout dépendait en fait des affinités développées.

Cinq minutes passèrent, puis dix. Elles me parurent longues, infiniment longues, pour ne pas dire interminables. Les sourires et brèves banalités échangés avec de parfaits inconnus ou presque ne m'ayant en aucun cas distraite. Je ne savais plus quoi faire; je mourrais d'ennui. Moi qui comptais m'amuser ce soir, ça semblait mal partie. Aussi et désespérée par ma présente solitude ( - était-ce diable possible d'être autant évitée ?! - ) décidais-je finalement de me rendre au bar, où je commandais « Une vodka. Double ! »; juste avant de me retourner et d'apercevoir ( - non sans une certaine contrariété - ) le visage de Tristan Faure, figure que j'exécrais. Il regardait brièvement en ma direction, amusé. D'ors et déjà exaspérée ( - nous n'avions jamais pu nous supporter - ) je soupirais bruyamment, enfilant mon verre d'une traite, puis m'empressais d'en commander un second; espérant de tout cœur qu'il n'est pas la mauvaise idée de venir m'accoster.

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MessageSujet: Re: C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy   Mar 29 Mar - 22:54

Le Carling, avait dit Erin, sans préciser d’adresse puisqu’il connaîtrait l’endroit, forcément. Et par un hasard plutôt bien foutu – un concert, un groupe quelconque dont il ne se souvenait plus du nom – il connaissait en effet le Carling et ne crachait pas sur une invitation de dernière minute. Surtout après une journée double à dormir en amphi et à se les cailler sur un aviron qu’un abruti s’était amusé à retourner en début d’entraînement. Un peu de monde, un peu de bruit, un peu d’alcool, l’idée lui plaisait bien et, en plus, ça se passait tout près de l’université : pratique pour lui qui sortait à peine des vestiaires mais aussi pour les dizaines d’étudiants qui habitaient dans le coin. Chester se débarrassa du costume de Tom, réenfila ses vêtements du jour et fila jusqu’au point de rendez-vous, le compteur enflammé. Le peu de voitures garées dans le coin contrastant avec la foule à l’entrée lui donna un premier indice sur l’état final de la soirée, mais c’est en se faufilant à l’intérieur qu’il comprit que quelque chose clochait. Soit un groupe particulièrement connu se produisait dans dix minutes – auquel cas l’entrée était ridiculement peu chère – soit on avait organisé des retrouvailles de la promo 2008 et il n’avait pas été invité, lui, vioc appartenant à celle de 2004. Loin de se vexer car réconforté par le futur verre qu’il aurait bientôt dans la main, il se glissa à travers les accolades, bises et autres cris de retrouvailles aigus, essayant de retrouver Erin parmi la foule. Elle n’était pas difficile à repérer d’habitude, mais il ne voyait rien, n’entendait rien, alors pourquoi ne pas faire une halte au bar avant d’exiger quelques explications ? S’il était censé retrouver des connaissances dans le tas, c’était raté. Les prénoms qu’on hurlait par-dessus la musique ne lui disaient absolument rien, les têtes entraperçues entre deux spots non plus, Erin was still missing et le bar affichait une jolie douzaine de cocktails maison qui le suppliaient de les tester. Soit, les cocktails gagnèrent rapidement la bataille.

La commande lancée, un coup d’œil sur la gauche lui renvoya l’image d’une petite blonde qui avait tout sauf l’air de s’amuser, le regard vide et le nez dans son verre. Elle faisait presque tâche dans ce rassemblement où les sourires flottaient sur toutes les lèvres. Gonflé par une bonté soudaine – et parce qu’elle était loin d’être le vilain petit canard de la bande, voyez-vous – Chester eut envie de venir à sa rescousse. Oui, ça arrive. Il attrapa donc le verre qu’on venait de lui faire glisser sur le comptoir, se tourna un peu trop vite sur sa gauche en feignant d’être pressé – j’ai des amis qui m’attendent depuis dix minutes – et en renversa un bon quart sur la dernière de la classe (répondant au doux nom de Light, l’apprendrait-il peut-être plus tard). Dosé et subtil. Il prit l’air mi-horrifié mi-gêné de celui qui s’apprête à se confondre en excuses, ce qu’il ne tarda pas à faire pour rester crédible : « Je suis teeeeellement désolé ! Ça va ? Rien de cassé ? » Oups, défaut professionnel. Il se pencha sur le bar pour attraper quelques serviettes volantes, déversant tout à fait accidentellement un autre quart de son verre au passage sur sa pauvre victime. Confus, il s’appliqua à choisir un rire nerveux. « C’est pas vrai… je suis vraiment désolé. Vraiment, vraiment, vraiment désolé. (mon œil) J’ai encore rien bu pourtant, je le jure ! Ça tâche pas, si ? » Finalement, il allait bien s’amuser.
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MessageSujet: Re: C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy   Mer 30 Mar - 15:35

    Rose n'est peut-être pas très à son aise au milieu du brouhaha et de l'agitation, de la sueur et de la foule qui s'entremêle... Ou peut-être que si justement, que c'est là qu'elle s'épanouit, oublie un peu sa vie, sa famille et s'amuse. En tout cas, elle a bel et bien prévu de s'amuser, ça c'est une chose que l'on peut établir avec certitude. Quant au reste, ce n'est ni le moment, ni le lieu pour y songer, mais si elle avait à le faire -et avec honnêteté- elle serait forcé d'admettre qu'elle éprouve a priori plus de plaisir ici qu'à lire Jane Austen. Mais si ça se joue contre Hamlet, la balance pourrait être corrigée...

    Toutefois, elle est loin de ces doctes pensées, serrant simplement sa blonde et pétillante amie dans ses bras. Mine de rien, Lemon lui a vraiment manqué, elle a l'impression de ne pas lui avoir parlé depuis... très longtemps ! La jeune Foster sourit donc avec une sincérité étonnante et répond, enthousiaste:
    - Oh la routine, la routine ma belle... Mais, venons-en à l'essentiel comment va Pancakes?

    Elles rient, un peu bruyamment et s'attirent quelques regards réprobateurs, ce qui ne les fait fait que glousser de plus belle. La brunette reprend néanmoins le fil de la discussion, tout en étudiant les personnes alentours qu'elle avait jusqu'alors royalement ignorées ou presque:
    - Faudra qu'on se revoit en tête à tête pour parler un peu sérieusement. Ce soir, on fait la fête et je t'offre un verre !

    Rose attrape un serveur au vol et lui commande deux mojitos, qui mettent moins de temps à arriver qu'elle ne l'aurait pensé, au vu de l'affluence. Ses yeux se posent alors sur une silhouette reconnaissable entre mille: la longiligne stature de Carolyn Stowe. L'étudiante en histoire ne veut pas créer d'esclandre, surtout pas en présence de Lemon. Et puis, c'est une jeune femme civilisée. Elle salue donc la belle latino-américaine quand leurs regards se croisent, mais se détourne assez vite pour tomber sur une bouille qui lui inspire bien plus de sympathie:
    - Sebastiiaaan ! Como estas? J'ai vu que tu venais sur Facebook, ça me fait vachement plaisir de te voir !

    Rose lui adresse un clin d'oeil, mais ne s'immisce pas plus dans la discussion, préférant éviter de froisser Carolyn. On ne sait jamais. Aussi préfère-t-elle reporter son attention sur miss Mitchell et adresser un compliment aussi spontané qu'inutile sur ses chaussures, laissant leur flot de paroles commun les entraîner sur un terrain banal et donc sûr...
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MessageSujet: Re: C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy   Mer 30 Mar - 19:20

Cela fait des minutes que j'attends. J'ai déjà fini un verre et en ai commandé un autre qui est déjà à moitié vide. J'ai compris, Adriel ne viendra pas. Il a disparu depuis tellement longtemps. Il a simplement dû se tromper de destinataire, il parlait d'un autre Carling et je simplement une petite idiote qui aurait mieux fait de rester chez elle, ce soir comme tous les autres. J'ai vingt et un ans mais je ne vis pas comme tous les autres, je n'aurais pas du essayer, je ne suis pas de ce monde. Moi je vais voir un psy toutes les semaines, je participe à des séances d'aide pour personne qui ont vécu la même chose que moi... Déprimant. Je ne danse plus, je ne prends plus de photo. Light est morte. D'ailleurs je me demandais pourquoi ça n'était pas arrivé, ça aurait été mieux pour moi, moins de soucis... Ma vie ne vaut plus rien aujourd'hui.

Mon regard dans mon verre, je ressassais les moments que j'avais vécu avec Adriel. Pourquoi m'avait-il abandonné lui qui était le seul avec qui j'arrivais encore à être un peu normal ? Qu'avais-je fais... Je fermais les yeux une seconde. Lorsque je l'ai rouvrais, c'était parce quelqu'un venait de renverser son verre sur moi. Je ne pus m'empêcher de laisser un léger bruit, exprimant ma surprise. Ce fut la seule chose que je fus capable de faire, paralysée, comme toujours lorsqu'on me parlait. « Je suis teeeeellement désolé ! Ça va ? Rien de cassé ? » Je le regarde à peine, sans un mot. Je le regarde prendre des serviettes et n'ai pas le temps d'éviter une deuxième inondation. Génial. J'attrape les serviettes qu'il tient dans la main dans un geste que je contrôle à peine. Je commence à m'essuyer. « C’est pas vrai… je suis vraiment désolé. Vraiment, vraiment, vraiment désolé. J’ai encore rien bu pourtant, je le jure ! Ça tâche pas, si ? » Cette fois je le regarde, pas dans les yeux, certes mais presque. « Maintenant j'ai la jambe à moitié mouillée, ça ne sert plus à rien de vous excuser, sauf si cela peut permettre à mon pantalon de sécher plus vite ou dans l'instant. Même si j'échappe à la tâche je suis bonne pour sentir l'alcool. » D'un geste distrait, je remet ma mèche derrière les oreilles avant de regarder le jeune homme du coin de l'oeil. Il s'était trompé en pensant pouvoir discuter avec moi. Je commande un autre verre puis le regarde franchement. Je ne sais pas ce qui me prends, un élan de courage venu de je ne sais où. « Vider un verre sur la jambe d'une fille, ça vaut bien le fait de lui payer son prochain verre non ? »
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MessageSujet: Re: C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy   Mer 30 Mar - 20:21

Je souris à la jeune femme qui me répond aimablement, souriante elle aussi. « Tu as vu juste, j’étudie les langues. Pourquoi j’ai une tête de littéraire là, direct ? » J’hausse un sourcil curieux, un peu amusé, me détendant légèrement. Il faut comprendre, dans la mesure du possible, que mes seules relations sociales du moment sont essentiellement centrées sur Victor et que donc partant de ce fait relativement triste il n’est pas très facile de tenir une conversation avec des adultes dotés de raisonnement et de vocabulaire. Je plaisante, bien entendu, quoi que ce ne soit qu’une légère exagération de la vérité.
« C‘est pas trop difficile, les arts dramatiques, comme étude ? Tu veux faire quoi plus tard ? » J’enchaine les sujets inutiles, de cours, dépourvu d’inspiration. J’espère qu’elle me le pardonnera, et je lui offre un sourire contrit et désolé.

« Hola Rose ! » Je souris en voyant la jeune femme. Je ne sais pas ce qui se trâme entre ces trois là mais l’histoire à l’air conséquente. « Ca va et toi ? Ca me fait plaisir aussi, de te voir. Et de sortir un peu de mon appart. » Rose retourne à sa conversation animée avec Lemon, et je réavise ma voisine de discussion : « Je viens de débarquer à Oxford, il y a peu. Je ne sors pas souvent ». Je ne m’étale pas sur les raisons de peur de l’ennuyer, me contentant plutôt d’avaler une gorgée conséquente de mon verre.
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MessageSujet: Re: C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy   Mer 30 Mar - 20:54

    Sebastian me sourit tout en répondant « Tu as vu juste, j’étudie les langues. Pourquoi j’ai une tête de littéraire là, direct ? » Apparemment, j'ai raison, comme d'habitude. Je ne saurais dire ce qui m'a amenée à deviner son domaine d'étude, intuition féminine sans doute. Ce que je réponds : « Va savoir... Je vise souvent en plein dans le mille, j'ai un bon instinct. » et il enchaine : « C‘est pas trop difficile, les arts dramatiques, comme étude ? Tu veux faire quoi plus tard ? » Bien, je crois que ce garçon est aussi à l'aise que moi. J'entame une réponse quand Rose Foster se penche vers mon interlocuteur et le salue avec enthousiasme. Ils échangent quelques mots pendant que je balaye une nouvelle fois la salle du regard. Je souris à plusieurs têtes connues, fait un signe de main à Léandre qui semble en proie à une profonde anxiété -sans doute due à la présence de Laureline face à lui- et vois pour la première fois celle que je m'attendais le moins à croiser ici. Paige Garner, ma meilleure amie, est accoudée au bar en compagnie d'un jeune homme que je ne connais pas, mais dont je ne doute pas de l'identité. J'hésite à aller la voir, mais Sebastian revient vers moi et poursuit notre conversation « Je viens de débarquer à Oxford, il y a peu. Je ne sors pas souvent ». Ce qui explique sûrement son peu de relations. Quoiqu'avec Lemon, il va sans doute connaître beaucoup de gens d'ici la fin de la soirée et si je peux l'aider un peu, pourquoi pas ? Je me penche vers lui pour poursuivre la conversation « Tu sais tout le monde est cool ici. Enfin du moins ceux que je connais. Si tu veux je peux te présenter quelques personnes, ça serait toujours ça. Et puis il faut que tu sortes ! C'est comme ça qu'on se fait des connaissances. » Je lui souris encore, signe qu'il n'y a vraiment pas de grands méchants loups ici, à part les deux personnes qu'il connait déjà.


Dernière édition par F. Carolyn Stowe le Dim 10 Avr - 1:51, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy   Mer 30 Mar - 21:33

J'en veux un aussi pour après xD Arrow
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MessageSujet: Re: C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy   Jeu 31 Mar - 16:14

Le petit chien de Lemon s’ennuyait tout seul dans la maison, en plus sa maîtresse avait laissé la fenêtre ouverte, comme ils n’étaient qu’au premier étage le chien pu aisément sauter par celle-ci. Reniflant le parfum de sa maîtresse, tout en ayant un sens de l’orientation vraiment au point, Pancakes, arriva au Carling. Déjouer la sécurité ne fut pas évident, mais Pancakes était un chien très agile, et il se faufila entre les jambes du gros vigil, qui tomba à la renverse en se fracassant le coxis. Pancakes aboya pour signaler sa présence avant de se ruer sur Lemon pour lui témoigner son mécontentement. Comment avait elle osé le laisser tout seul pendant qu’elle s’amusait avec d’autres humains. Pas vraiment rancunier Pancakes lui fit la fête.
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MessageSujet: Re: C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy   Jeu 31 Mar - 18:15

H-J : Dans l'intérêt de la rapidité de cette intrigue et que tout le monde puisse poster, veuillez penser à maîtriser la longueur de vos posts, nous avons dit 20/30 lignes, comme ça, ca reste rapide à écrire, et ca reste actif, car depuis que nos post ont repris une taille normale, ca n'avance plus tellement et j'imagine que c'est sans doute du au fait que tout le monde se sent obligé d'allonger les posts Smile Have fun ! Et parce que le Sergent Pepper vous aime, il vous ajoute une panne de courant générale dans le Carling !
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MessageSujet: Re: C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy   Ven 1 Avr - 21:42

Rappellez-moi ce que je fichais ici? Ah si, ça me revient... les yeux de Paige s'étaient littéralement enflammés après qu'elle soit passée vérifier ses mails dans le taxi et j'avais comme l'impression que madame avait des comptes à régler à une soirée qui se déroulait quelque part en ville. Personnellement, je n'avais pas très envie de sortir après le trajet qu'on s'était tapé, mais j'pouvais pas non plus me résoudre à laisser la jeune femme aller toute seule dans un lieu où il y aurait de l'alcool et toute une foule de gens que je ne connaissais pas forcément (ou alors peu pour certains proches de P). Bien... en fait, il s'agirait surtout de contrôler un mininum ce qui se passerait là-bas. Une fois à l'appartement, nous nous débarrassâmes de toutes les affaires encombrantes avant de nous changer pour repartir en vitesse. La seule chose que je demandais... c'était que les gens me fichent la paix et évitent de me coller pour me demander des photos avec eux toute la soirée. Ouais, d'accord, artiste international blablabla, mais artiste qui vient de rentrer et qui a encore le bourdonnement de groupies au fond des oreilles. À m'entendre, j'ai l'impression de ne pas aimer mon public alors que ce n'est absolument pas le cas. Comment dire... 21H30, après deux heures de route et pas de temps pour revenir au calme, c'était juste pas le bon moment de me rappeller que j'étais connu.

Je suivis Paige calmement jusque dans la grande salle et tournais les yeux systématiquement dans la même direction qu'elle pour voir qui elle observait. Quelques visages me revenaient, comme celui d'Erin que je croisais régulièrement en compagnie de mon... amie à l'université, ou alors celui qui ressemblait appartenir à un bébé golden retriever. Attendez... nom de dieu, QUOI?! Hahahaha, bon, on va pas chercher plus loin. Je ne comptais pas interpeller qui que ce soit par contre, il s'agissait juste de faire du repérage et comprendre un peu mieux qui étaient ces gens qui avaient fait décamper ma colocataire de ce pays il y a environ quatre mois. Une fois au bar, je pris la même commande que la brunette, et c'est au moment de tremper les lèvres dans la boisson que les lumières eurent la bonne idée de s'éteindre simultanément, en plus de la musique. Ne restaient plus que les veilleuses verdâtres des sorties de secours. Sur le coup, je ne trouvais rien de mieux à faire que d'éclater de rire parce que c'était vraiment l'un des meilleurs clichés possibles à ce genre de fêtes. Ou alors attendez! En fait, quelqu'un va sortir d'une porte au fond avec un gateau criblé de bougies, puis tout le monde se mettra à chanter joyeux anniversaire en anglais.
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MessageSujet: Re: C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy   Ven 1 Avr - 21:55

UCEEEEY
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MessageSujet: Re: C'EST LA FEEEEEEEEEETE ! | Everybodyyy   Ven 1 Avr - 22:27

La jeune femme du bar, a qui je venais de proposer de lui offrir un verre, eu un long moment d'hésitation, comme si elle doutait que mes paroles lui étaient adressées. Au bout d'un temps qui me parut plutôt long mais qui me permit de faire une petite pause dans toute cette folie, elle finit par me répondre. Ce que nous avions de meilleur ? J'avais bien envie de lui proposer un orgasme mais je doutait de la pertinence et du bien tombé de ma réplique, je me contentais donc de lui faire un clin d'oeil et répondant « Dénys, à votre service, mademoiselle ! ». Je m'atteler donc à ma tâche, sachant déjà qu'elle cocktail j'allais concocter à la jolie rêveuse. Un Frozen Strawberry : tequila, liqueur de fraise, jus de citron et, en option, un belle fraise. J'adorais offrir ce genre de cocktail aux femmes, ça faisait toujours un bon effet. Du genre du connaisseur...
De son côté, Alice semblait elle aussi débordée. Le plus difficile, pour elle comme pour moi, était que nous connaissions la grande majorité de la clientèle. C'étaient généralement des amis, des collègues, des camarades de classes et ils n'hésitaient pas à discuter avec nous, nous charrier, nous embêter gentiment ou autres choses dont ils n'avaient pas forcement conscience mais qui nous ralentissaient considérablement ou nous faisaient faire des conneries ou commettre des maladresses. Tel était le cas d'Alice lorsque je me tournais vers elle en finissant mon cocktail. Elle me frappe gentiment avec son torchon. « Mais non, voyons ! Si je me plaignais et qu'on te virais, on se rendrait compte que je n'en fous pas plus que toi... » lui répondis-je avec un clin d'œil et m'esquivant légèrement, évitant peut-être par là un second coup de torchon un peu moins amical. Je fixais ma fraise et me retournait vers ma rêveuse. « Voilà pour vous, mademoiselle ! Je suis sûr que ça va vous plaire... ». J'en profitais ensuite pour servir les quelques clients autour d'elle, pouvant ainsi observer du coin de l'œil si mon cocktail spécial femme en détresse lui plaisait... Et par la même occasion, la mater mais, ça, ça reste entre nous... Il y avait notamment Ludwig, un type sympa mais un peu étrange, voire carrément barge que je connaissais surtout par le biais des fêtes et autres soirées de bar. Il me regarda droit dans les yeux avec beaucoup de sérieux et je ne pus m'empêcher de rire. « Tu ne vends pas de batons de la mort. » Je posais un verre devant lui. « Non, mon gas, désolé ! Mais je peux te servir un verre, c'est davantage dans mon domaine ! » A ces mots, je lui préparais rapidement un mojito avec des glaçons et le lui tendais...
J'étais ensuite sur le point de revenir vers ma future nouvelle conquête pour savoir ce qu'elle en pensait lorsque, brusquement, le Carling se retrouva dans le noir. Je mis un certain temps à comprendre ce qui venait de se passer. Je pensais que mon cerveau et ma vue n'étaient plus en contact l'un avec l'autre mais, en réalité, ce n'était qu'une coupure de courant... « Putain, Alice, c'est quoi ce bordel !? » lançais-je à ma collègue d'amour en essayant de la retrouver à tâtons, mes yeux mettant toujours un certain temps à s'habituer au noir soudain... Je faisais cingler mon propre torchon sur le comptoir, me demandant si un des types de la sécurité ou de l'entrée allait avoir la jugeote d'aller voir ce qu'il se passait ou si j'allais devoir le faire moi-même. Ce qui n'était pas mais, pas du tout dans mes compétences !


Dernière édition par Dénys Allan Sykes le Sam 2 Avr - 14:01, édité 3 fois
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