Home is people. Not a place. ◊ Bryan

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MessageSujet: Home is people. Not a place. ◊ Bryan   Mar 17 Oct - 15:14

C’était pour ce genre de détails que Casey resterait Casey. En proposant à Bryan une rencontre, elle avait eu la diplomatie de ne pas lui dire de venir directement à la maison, ce qui somme toute aurait été le plus pratique. Avec l’ombre de Daniel Saylor planant dans toute la maison, bien que sa chambre étant sa cage favorite, elle savait que cette tension invisible allait poser problème. Un lieu neutre semblait alors bien plus indiqué. Un café dans le centre ville, laissant une ouverture à tous les badinages possibles. Impossible de déterminer quelle était la dernière fois qu’elle avait vu son cousin, et cette impossibilité à mesurer le temps ne voulait dire qu’une chose : qu’il s’était écoulé trop de temps, depuis la fois précédente. Elle ne s’inquiéta pas néanmoins. Pas besoin de briser la glace comme avec une connaissance de longue date, que l’on a pas vu depuis plusieurs années – cette angoisse de n’avoir plus rien à se dire, ne pas savoir par où commencer, marcher sur des substances jaunes dégoulinantes sur les cheveux de Caro à propos d’une séparation douloureuse, qu’on a appris par le biais d’un autre ami. Lorsque Bryan et Casey étaient ensemble, c’était comme s’ils redevenaient ces adolescents vivant sous le même toit depuis des lustres, mais avec des conversations d’adulte.

Arrivée à destination, Casey ôta ses lunettes de soleil, la ville de Londres étaient exceptionnellement ensoleillée aujourd’hui, l’occasion étant trop bonne pour utiliser cet accessoire. Elle observa rapidement les alentours, et constata qu’il n’y avait Bryan pour l’attendre nul part. Elle en conclut qu’elle était la première, et se glissa dans la boutique. One latte with semi skimmed milk please, commanda t-elle d’office, elle paya sa consommation et alla s’installer sur l’une des tables proche des vitrines. Ainsi, elle vit Bryan arriver peu de temps ensuite, sans qu’il ne la remarque cependant, probablement perdu dans ses pensées. Bryan, I’m just here, signala t-elle en l’interpelant, lorsqu’il fut dans le café à son tour. I’m so happy to see you, look at you, you’re look great. I hope you’re not just here because you want I give you money, because you’re totally wrong in that case, rigola t-elle, mais pas tant que ça. Les galères d’argent, ils connaissaient ça, ce qui était d’ailleurs la cause principale de sa boutade.

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MessageSujet: Re: Home is people. Not a place. ◊ Bryan   Mar 31 Oct - 23:48

Bryan avance sur les trottoirs, la tête en l’air, l’esprit un peu égaré. Ses idées viennent et partent, fourmillent dans le désordre. C’est peut-être son côté américain un peu rêveur, un peu naïf qui lui inspire toujours ce genre de dérives. Il marche au bord de la Tamise, une telle chaleur le surprenant à ce moment-ci de l’année. Il avait bien connu les étés indiens au Canada, avant que sa mère ne l’abandonne à Londres il y a de cela bientôt douze ans. Depuis, sa vie avait pris une tournure beaucoup plus orageuse, bien qu’il ne puisse prétendre que sa vie d’avant n’était pas mouvementée avec Marina Saylor pour mère. Ces parents étaient de trop jeunes amoureux qui avait eu un bébé trop tôt. Son enfance se composait essentiellement de road-trips, de fêtes, d’appartements crasseux, de sacs de chips pour déjeuner et il en passe. Même si tout n’avait pas été la joie avec les Saylors, au moins avait-il pu faire confiance en ces cousins, surtout Casey. Casey rentrait toujours le soir, pas comme Marina et son père qui pouvaient s’absenter plus de 24 heures, forçant Bryan à aller cogner aux portes des appartements voisins, demander aux vieilles locataires de lui faire à manger. Il leva les yeux en l’air, secouant ses souvenirs.

Une heure plus tard, il se rend au petit café où Casey et lui s’était donné rendez-vous. La fatigue le tiraille un peu, il a passé la nuit à faire rugir ses sirènes en faisant zigzaguer son ambulance d’un coin à un autre de Londres, intervenant tout à l’heure dans un bataille de bar, à un autre moment dans le flat d’une pauvre dame à moitié sénile. À nouveau perdu dans sa cervelle, c’est Casey qui l’aperçoit et l’interpelle. Il vient la prendre dans ses bras, il est encore en train de s’habituer de ne pas la voir tous les jours.

« No worries, I just got a paycheck yesterday. Things are looking great for now, wait until I get sacked for whatever reasons. »

Il sourit, comme il le faisait toujours en présence sa sœur-cousine. Ensemble, ils ne partageaient aucun jugement et s’adoraient pour qui ils étaient. Bryan, avec ses problèmes d’attachement assez compréhensibles, avait peu de gens comme Casey dans sa vie.

« So. What’s new back home? »
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MessageSujet: Re: Home is people. Not a place. ◊ Bryan   Mer 1 Nov - 14:54

Casey n’avait pas immédiatement réalisé le poids qui s’était abattu sur ses épaules lorsque sa mère avait quitté le domicile familial. Au départ, elle se chargeait seulement de rappeler à son père qu’il avait oublié d’aller chercher le plus jeune à la sortie de l’école où qu’il fallait qui prenne rendez vous chez le médecin, pour un des membres de leur famille. Puis c’était elle qui machinalement avait commencé par les petits déjeuners le matin et vérifiait les devoirs de ses frères et sœurs. Lorsque ses copines évoquaient leurs peines de cœur où les premières sorties dans les boîtes, Casey vérifiait des calculs de maths, ce qui s’avérait plutôt pratique lorsqu’il s’agissait de regarder si les factures avaient toutes été payées en temps et en heure – ce qui avait valut le droit à quelques surprises, dans les débuts. Elle n’avait aucune idée de comment ils avaient réussi pour ne pas se faire flanquer à la porte de leur propre demeure, ni retrouver un de ses frangins morts dans un coin du caniveau de Londres, et rien qu’à cette idée, elle se sentit frissonner.

L’inquiétude qui pesait comme un vilain nuage d’orage au dessus de la tête de Bryan s’était volatilisé lorsqu’il lui avait appris qu’il s’était dégoté un emploi stable, qui lui valait un revenu tous les mois, sans pour cela user de diverses combines et magouilles. Elle s’était bien inquiétée de savoir au départ s’il n’allait pas causer des accidents, plutôt que sauver des vies – ses craintes n’étaient pas infondées – mais jusque ici, elle n’avait eu aucun appel pouvant confirmer ses doutes, ce qui la rassurait, à ce niveau. « Don’t tell bullshit like this Bryan. You want to keep this job, right ? » il ne manquait plus que celui-ci manque de se saborder. Si elle posait la question, ce n’était pas de façon innocente, puisqu’elle le savait tout à fait capable de recourir à de tels extrêmes, et elle n’était pas spécialement emballée par l’idée. « It sounds like old news. The house is totally empty now, it’s weird. Well… I don’t tkink dad counts anyway. A poltergeist would be more fun, if you want to know. » Casey ne regarda pas directement Bryan dans les yeux, préférant laisser son index courir sur le rebord de son gobelet. Elle ne pouvait pas faire l’impasse sur leurs histoires de famille, et pourtant c’était ces dernières qui les avaient tous fragilisés, mais paradoxalement, rendant leurs liens plus forts. « He looks like better sometimes. » précisa t-elle, comme pour donner du crédit à son père dont le surendettement en terme affectif n’était plus à mettre en avant.

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