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 Secret Sleepover (Tris/Zazou)

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MessageSujet: Secret Sleepover (Tris/Zazou)   Sam 14 Oct - 23:05

Secret sleepover

Une odeur de fleur d’orangé dans l’air et le bruit lointain de la télévision qui hurlait dans le salon. Zahra restait allongée dans son lit, tenant son téléphone juste au-dessus d’elle, regardant sur Facebook ce que ses amis faisaient ce soir, sans elle. À première vue, ça soirée était plutôt déprimante, mais en vérité elle attendait un ami. Tristan lui avait envoyé un message la veille. Un simple texto, bourré d’abréviation, dans lequel il lui demandait s’il pouvait dormir chez elle ce soir. Evidemment elle avait accepté, elle n’était pas du genre à laisser ses amis à la rue, surtout Tristan. Seul souci, elle ne vivait pas seule, et cet appartement, qu’elle l’accepte ou non, était officiellement celui de sa mère. Alors elle avait attendu que Tristan ne la fasse sonner, comme au bon vieux temps, avant de se faufiler hors de sa chambre pour aller ouvrir la porte d’entrée. Elle retenait presque son souffle en déverrouillant la porte, avant de la refermer lentement derrière elle et de descendre quatre à quatre les escaliers pour ouvrir la porte du hall à son ami. Sans dire un mot, bien trop prise par cette mission qui demandait un peu de discrétion, Zahra fit signe à Tristan de la suivre avant de faire demi-tour. Elle était loin l’époque où Tristan venait chez elle, dans la maison où elle avait grandi à Chiswick. Quand il pouvait encore se faufiler par la fenêtre de sa chambre, en grimpant sur la glycine qui recouvrait les murs. Ici la discrétion était de mise puisqu’il fallait passer par le salon pour rejoindre sa chambre.
Une fois devant la porte d’entrée, Zahra marqua une pause et se retourna vers Tristan avant de chuchoter : « Ma mère c’est endormie devant la tv. Donc pas un bruit. Tu retiens ta respiration, tu touches rien, ne dis rien et surtout, ne fait rien tomber sur ton passage. » Les règles étaient claires, ils seraient invisibles, indétectables. Puis sans lui laisser le temps d’accepter ces conditions elle ouvrit délicatement la porte d’entrée. Elle laissa passer Tristan avant de refermer la porte lentement derrière elle, puis d’ouvrir la marche vers sa chambre. L’appartement était plutôt spacieux. L’entrée, par conte,relativement petite était encombrée d’un meuble sur lequel se trouvait un pot qui servait de vide poche et quelques photos de famille. Une voûte donnait sur un salon spacieux, ouverte sur une cuisine à l’Américaine. Aucune lumières n’étaient allumées. Seule la télévision éclairait la pièce par des flashs colorés et on pouvait voir Madame Atkins enroulée dans un plaide, endormit dans le canapé. Zahra, faisait glisser lentement ses tongs sur le parquet, passant devant la chambre de sa sœur avant de pousser la porte de la sienne. Un grand lit deux places en ferre forgé, une commode, un bureau sur lequel reposait son macbook et une vieux fauteuil dans un coin de la pièce sur lequel l'un de ses chats était endormit, c'était cosy. C’était normalement une chambre d’ami, mais depuis son retour fin août elle se l’était appropriée. Coussin au motif éthique, plaide douillet, bougies décorative et polariod de soirée entre amis épingler au mur… Bref c’était presque une chambre d’ado et c'était là que Tristan allait passer la nuit.

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MessageSujet: Re: Secret Sleepover (Tris/Zazou)   Mar 17 Oct - 5:31

Ce matin-là, Tris s’était réveillé sous des draps minces, mais douillets, dans un lit simple, chose qu’il appréciait de plus en plus, en ayant parfois assez de partager un lit double avec un nouveau gars chaque nuit. Certains soirs, il avait moins de chance et ne trouvait personne chez qui aller dormir. Ces rares amis et ces quelques connaissances tous occupés ou encore il venait de passer quelques nuits chez eux dans le dernier mois et ne voulait risquer de les importuner et qu’ils refusent à l’avenir de l’accueillir. Et ces mêmes soirs, parfois, il ne trouvait pas de quinquagénaire plein aux as à baiser en échange d’un lit dans une chambre d’hôtel. Alors, il devait trouver une solution de rechange. Cette nuit-là, il avait eu recours à l’un des YMCA du centre-ville londonien. Il était pratiquement un expert dans le domaine. Il pouvait reprocher plusieurs choses à ses parents, leur absence, leur fainéantise, leur rejet, mais son père lui avait bien appris comment trouver un toit sous lequel dormir, ne serait-ce que pour une nuit. Il se souvient, à l’âge de sept ans, alors qu’ils avaient été expulsés d’un troisième appartement ce mois-là, son père et lui déambulait dans les tunnels d’une station de métro quand son père avait eu ce qui lui semblait à ce moment l’idée du siècle. Devant un escalier de béton, il avait poussé Tris afin que celui-ci déboule les marches. Le résultat avait été au-dessus de ses attentes : un nez brisé, un bras cassé et une nuit gratuite à l’hôpital. Bien sûr, son père avait dormi dans le lit d’hôpital et Tris, lui, avait dormi sur la chaise à côté, l’un étant plus grand et étant le cerveau de l’opération. À cette époque, tout ça semblait normal pour Tris et il avait eu de la difficulté à comprendre l’air indigné des infirmières. Grâce à son père et à cette éducation, Tris aujourd’hui peut compter sur les doigts d’une main les nuits qu’il a passées sans toit par-dessus sa tête.

Ce soir-là, il s’est arrangé pour dormir chez sa vieille amie Zahra. Il s’amuse à la voir descendre les marches telle une espionne russe, cherchant à ne pas se faire prendre la main dans le sac. La subtilité et la rapidité d’exécution étant de mise, Tris se retient de prendre Zahra dans ses bras pour lui montrer qu’il s’était ennuyé. Encore aujourd’hui, il voit toujours cette amie comme la fille avec qui il faisait semblant de sortir au collège afin de dissimuler son amour pour les queues et ainsi éviter de se faire massacrer par les voyous du collège. D’autant plus que son affiliation avec les voyous lui permettait d’enchaîner les petits larcins et de se nourrir grâce aux fruits de son labeur.

Dare-dare, il retire ses vieilles chaussures de course pour une discrétion optimale. Suivant les instructions, il se précipite en silence dans l’appartement, puis ralentit son élan, marchant dans les pas de Zahra, chassant de son esprit l’idée idiote d’aller placer sous la main de Madame Atkins un bol d’eau. Une fois infiltré, il sourit à Zahra et l’attire dans ses bras.

« Tu m’as manqué toi ! Superbe la chambre, d’ailleurs. Tiens, regarde… »

Il balance son sac à dos en bas de ces épaules, en fait glisser la fermeture Éclair et en extirpe deux bouteilles de vin blanc qu’il a chopé dans un dépanneur du coin quelques minutes avant son arrivée.

« Si nous nous apprêtons à briser les règles, il faut faire ça en grand, n’est-ce pas? »

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MessageSujet: Re: Secret Sleepover (Tris/Zazou)   Mar 17 Oct - 21:47

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Dès que la porte de sa chambre fut refermée derrière elle, Zahra sentit Tristan la tirer vers lui. Elle se laissa faire, passant ses bras dans le dos de son ami, qui faisait bien une tête de plus qu'elle, pour lui indiquer qu’il lui avait également manqué. L’accolade prit rapidement fin, et le jeune homme détailla la pièce des yeux, complimentant les lieux avant de tirer son sac à dos pour l’ouvrir et en sortir deux bouteilles de vin blanc. Le ventre de Zahra se noua aussitôt et son regard se porta machinalement sur la porte de sa chambre, comme par peur que sa mère ne débarque à ce moment-là. Mais non, rien, si ce n’était le bruit lointain de la télévision et Tristan qui sortait joyeusement ses bouteilles, annonçant qu’ils allaient enfreindre les règles jusqu’au bout. Zahra resta bouche-bée avant d’échappé un petit rire. Il savait bien que chez les Atkins la religion musulmane avait une place importante, et si toute fois les femmes ne portaient pas le voile il n’était pas question de manger du porc, de boire ou de fumer. Zahra avait longtemps respecté ces règles ; pour sa mère et puis surtout pour sa foi. Mais ses convictions avaient été mises à rude épreuve. Si au collège elle avait su rester raisonnable, c’était une fois en Inde qu’elle avait rapidement craqué. Le milieu du show-business était certainement l’un des pires endroits si l’on voulait rester sobre et loin de tout vices. Elle avait tout fait, ou presque : tabac, alcools, sexe, drogues… ne lui restait que sa croyance, intacte bien qu’elle soit loin d’être la pratiquante dévouée qu’elle était autre fois. Une toute petite part d’elle voulait dire à Tristan de ranger ces bouteilles, qu’il allait lui attirer des ennuis et que ce n’était pas le moment, que ça vie était déjà assez chaotique comme ça. Mais cette petite voix était étouffée par ce terrible besoin de se mettre minable avec l’un de ses meilleurs amis. L’envie de gouter à ce vin blanc bon marché, de lâcher prise et de rire un coup. Et puis Zahra, depuis toujours aimait chercher les ennuies, vivre dangereusement. Le challenge se soir serait donc de finir bourrée, sans réveiller sa mère, ni sa sœur, et sans que Tristan ne soir repérer.
Un sourire collé au coin des lèvres elle se retourna vers la porte pour fermer cette dernière à clef. « J’ai un couteau-suisse avec un tire-bouchon dans mon sac. » Annonça t-elle tout sourire, avant de reprendre brièvement Tristan dans ses bras pour le serrer fort, comme pour le remercier d’avoir ramené à boire, puis de rejoindre son bureau pour sortir le fameux tirebouchon de son sac. « Je te laisse faire. » lâcha t-elle en lui tendant l’outil avant de se laisser tomber sur son lit. « Tu vas devoir partager mon lit, j’espère que ça t’embête pas trop. » Fit-t-elle remarquer, notant qu’elle n’avait pas prévu de second couchage pour son invité. « On aura besoin de verre ? ou c'est une bouteille chacun ? » Ajouta-t-elle tout en fixant le plafond.


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Dernière édition par Zahra Atkins le Ven 3 Nov - 12:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Secret Sleepover (Tris/Zazou)   Mer 1 Nov - 1:46

Tristan plante le tire-bouchon dans le liège du bouchon, tournant avec habitude l’outil dans la chair de cette écluse qui le sépare de sa boisson adorée. Puis, en réponse à son amie, il hausse et baisse les sourcils en regardant Zahra avec une mine amusée.

« T’en fais pas, un lit pour la nuit, c’est déjà au-dessus de mes attentes! Et du coup, il y aura autant d’action cette nuit que quand nous ‘’sortions’’ ensemble. »

Il rigole. Ça lui manque, les moments comme ça avec ces vieux amis. Sa vie s’accélère chaque jour, mais tant qu’il arrive à tenir la cadence, ça ne le dérange pas. Pourtant, il aime bien les moments comme celui-ci, où pour une fin de soirée, l’univers se détend, contraste avec ces nuits édéniques, zizaniques, à travers les bas-fonds et les gratte-ciels londoniens, selon les nuits. Sans hésiter, il tend la première bouteille à Zahra, avant d’évincer le second bouchon en utilisant de nouveau le tire-bouchon.

« Une chacune, certainement. »

Il cligne de l’œil, endiablé. Avec une force plus que nécessaire pour ce genre de geste, il tire le bouchon hors de la bouteille, le son du saut du bouchon résonnant dans la chambre. Pour Tristan, l’autorité, surtout parentale, est un concept plutôt abstrait. Dès qu’il eut atteint 10 ans, les rares fois où il croisait son père dans le domicile familial du moment, il lui montrait le doigt d’honneur et lui piquait son fric lorsqu’il s’endormait saoul sur le plancher du salon. En voyant Zahra faire de lui un passager clandestin dans sa maison afin de ne pas désobéir à ses parents, Tris n’arrive pas à faire de parallèle avec sa propre vie. Cela en disait surement beaucoup plus sur lui que sur Zahra. Il n’avait toujours connu que la liberté, alors l’idée d’obéir à quelqu’un ne lui rentrait pas vraiment dans la tête. Quand son patron lui tapait sur les nerfs, il foutait le camp ; quand un client faisait quelque chose qu’il n’aimait pas, il le frappait ou s’enfuyait ou les deux ; quand les policiers le poursuivaient, il courait plus vite qu’eux.

« Allons, trinquons à nos retrouvailles. » s’élance-t-il, entrechoquant sa bouteille à celle de Zahra, avant de s’assoir, les jambes croisées, sur le plancher de la chambre.

« Tu dois tout me raconter maintenant ! Qu’est-ce qui s’est passé en Inde? Était-ce digne de tes rêves les plus fous ! J’ai vu un de tes films d’ailleurs. Je me rappelle plus du nom… Quelque chose en hindi? Je crois qu’il y avait un énorme numéro de danse à la fin, c’est possible? C'était superbe et très bon, d'accord, c'était en hindi j'ai rien compris, mais c'est l'intention qui compte non? »

Tris mène la bouteille vers sa bouche, prenant plusieurs goulées, sans réellement goûter le vin. Il sent le liquide réchauffer son estomac, sentiment auquel il est plus qu’habitué, travaillant dans un bar. Les danseurs se font constamment offrir des breuvages, des pétards, des lignes de cocaïne et il en passe. Sa vie n’est pas qu’une longue fête sans arrêt, mais il faut avouer que ce monde, délictueux et turbulent, est ce qui ressemble le plus à une maison pour lui. Pour le moment, il s’intéresse à savoir si Zahra à trouver le sien à Bollywood.

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MessageSujet: Re: Secret Sleepover (Tris/Zazou)   Ven 3 Nov - 13:05

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« Je vais te tripoter toute la nuit. » lâcha t-elle en se redressant pour lui lancer un regard faussement aguicheur. C’est sûr qu’à l’époque où il faisait mine de sortir ensemble, ils en avaient fait des choses. Rien de sexuel, évidemment, mais juste assez pour faire croire aux autres que Tristan était hétéro. Et quelque part cette petite mise en scène, ces sorties mains dans la main et ces timides baisers avaient su renforcer leur amitié. Tristan tendit une bouteille à Zahra et elle se tira jusqu’au bord du lit pour l’attraper. Puis il déboucha la seconde bouteille, le bruit résonna dans la pièce et Zahra écarquilla les yeux avant de pouffer de rire. Petite piqure d’adrénaline, il fallait juste espérer que ça n’ait réveillé personne. Les bouteilles s’entrechoque joyeusement puis Tristan s’installe par terre alors que Zahra prendre déjà une bonne gorgée de vin. C’était pas le meilleure qu’elle ait bu, mais qu’importe, du moment qu’il y avait de l’alcool dedans. Puis Tristan reprit la parole, évoquant l’Inde, curieux d’en savoir plus sur sa vie là-bas, avant d’avouer avoir vu l’un de ses films. Zahra ne put s’empêcher de sourire en entendant ça. Savoir qu’il avait fait l’effort de regarder un film entier, donc de plus de deux heures puisque c’était la norme en Inde, le tout sans sous-titre anglais, rien que parce qu’elle jouait dedans la touchait vraiment. Ici seule sa mère, et peut-être sa sœur, semblait avoir fait l’effort de regarder ses films. Mais jamais elle n’aurait imaginé que Tristant en fasse de même. « T’as pas trouvé de version sous-titré ? ! » se moqua t-elle gentiment avant d’ajouter : « ça doit être Badrinath ki dulhania. C’est pas le meilleur mais je suis contente qu’il t’ai plu.» Effectivement ce n’était pas le film le  plus sérieux qu’elle ait pu faire. C’était un peu un film cliché de Bollywood, l’histoire d’un mec fils de mafieux, venant d’un petit village, qui tombe désespérément amoureux d’une fille de bonne famille qui se rêve hôtesse de l’air pour partir loin de ce ridicule village. Le tout avec, évidemment, des numéros dansant ici et là. Tristan aurait pu opté pour un film moins bollywoodien pour une première, mais bon, si ça lui avait plu c’était bien tout ce qui comptait. « Avant que je merde, c’était vachement bien ouais. » Elle reprit quelques gorgée de vin comme pour se donner un peu de courage, avant de poursuivre. « T’aurais vu la maison que j’avais là bas. Une villa de malaaaaade, sur les hauteurs de Mumbai. T’aurai halluciné ! » Elle avait tout laissé là bas. Sa vie, ses amis, puis surtout sa maison, ses meubles et même une partie de ses affaires. Elle avait chargé quelqu’un de vendre tout ça pour elle, ne supportant pas l’idée de le faire. En soit elle avait de quoi se payer un beau logement sur Londres aussi, mais pour le moment elle préférait rester avec sa mère, aussi chiante soit elle. Un besoin de retour aux sources si l’ont voulu. Puis Zahra était une vraie fille à maman. Quoi qu’elle en dise. « J’avais une piscine. Des gardes du corps. Un chauffeur. Une femme de ménage. Même un chef qui me faisait la cuisine.… Bref, le rêve. » Elle marqua une pause pensive avant d’ajouter en pouffant amèrement de rire. « Maintenant je suis chez ma mère, je sais pas cuisiner seule, j’ai pas le permis de conduire et je sais pas me servir d’un aspirateur. » Forcément, elle avait grandi en étant assisté. A quinze ans elle c’était retrouvé chez sa tante, qui l’avait accueilli en reine, puis très vite elle avait pressée dans le milieu. Il n’y avait pas eu de période de galère, elle n’avait pas eu à faire la manche, ou à jouer dans des bars glauques au fin fond de Mumbai. Non elle avait tout de suite trouvé des contrats dignes de ce nom, avait gagner gros et c’était payé le luxe dont elle avait rêvé. Elle prit une nouvelle gorgée de vin avant d’attraper l’un des coussins sur le lit pour le lancer à Tristan. « Et toi ? tu fais quoi de beau maintenant ? »


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MessageSujet: Re: Secret Sleepover (Tris/Zazou)   Jeu 23 Nov - 2:00

Tristan boit le vin et les paroles de Zahra. C’est à peine s’il la croit. Sa vie à lui s’est toujours résumé et limité à enchainer les boulots minables, à dormir dans des lits miteux, à faire les pires conneries pour s’en sortir un jour de plus. Il n’avait jamais vécu dans une maison, sa mère en Amérique et son père au Royaume-Uni ayant toujours vécu dans des appartements. Les seules « maisons » dans lesquelles il avait vécu, furent deux maisons de correction. La première fois, ce fut quand il s’était fait coincé à vendre de l’ecstasy à ces camarades de classe à 16 ans et la seconde fois quand il se fit prendre à tabasser un mec qui intimidait quelques rejets, après que ces derniers lui aient donné 50 £ pour lui flanquer une bonne raclée. Ah, et, pendant un moment quand il était très jeune, son père, lui et ses demi-frères et sœurs avaient squatté une maison modèle d’un projet immobilier, avant de se faire prendre la main dans le sac. Son père s’était fait arrêté, trop ivre pour déguerpir, tandis que Tristan et les autres avaient réussi à échapper aux policiers. Alors, pour lui, entendre le récit des aventures indiennes de son amie l’éblouit. Jamais, n’a-t-il rêvé ou entretenu un quelconque espoir de vivre de telles expériences un jour.

« Moi? Aujourd’hui? Eh bien, hum… »

Par où peut-il commencer?

« Mon père est mort ou en tôle ou fuit la police, je sais plus. Nous avons un peu… perdu contact après qu’il a perdu ses droits parentaux après mon deuxième séjour en maison de redressement… Ma mère, elle, est toujours en dedans au Canada, donc rien de neuf de ce côté-là. Elle est sortie de prison un peu après que tu sois partie en Inde et j’étais censé retourner vivre avec elle à Toronto, éventuellement, une fois qu’elle serait retombée sur ses pieds. Mais bon, elle s’est fait reprendre pour exactement la même infraction, c’est-à-dire trafic de cocaïne, donc le juge l’a remise en dedans pour plusieurs années encore. Et je sais pas trop où son mes demi-frères et sœurs, quand nous sommes devenus adultes, nous avons pas mal tous pris des directions différentes. Sinon, maintenant, j’ai le meilleur emploi du monde, je danse à moitié nu dans un bar, je fais des lap dance et tout, des fois je suis au bar. Tu devrais voir le fric que je me fais, c’est dingue, j’en ai jamais eu autant! Bon, je lapide pas mal tout, mais reste que pour le moment, ça va très bien pour moi. »

Il se tut. Tristan parle de tout ça avec une désinvolture et un désintérêt étonnants. Ça ne doit pas surprendre Zahra, qui avait souvent entendu les histoires débiles de la famille de Tristan. Pour lui, les ennuis avaient toujours été sa normalité.

« Et t’en fais pas, je n’ai pas de permis de conduire non plus, pour moi, cuisiner, c’est synonyme de branler un des employés d’un McDonald en échange d’un Bigmac et quelques frites, et l’aspirateur, c’est le truc que tu mets dans le bol de toilette quand il est déborde c’est ça? »

Il sourit, rigolant, renvoyant quelques gorgées de vin dans sa bouche.

« Ça nous ferait une belle activité, ça! On pourrait suivre nos cours de conduite ensemble? » s’éclate-t-il. « Mais, il y a un truc qui m’échappe. Tu ne m’as jamais vraiment dit ce qui s’est passé à Mumbai qui a tout fait foiré? »

Tristan marche sur des substances jaunes dégoulinantes sur les cheveux de Caro. Peut-être s’avère-t-il être trop tôt pour rebrasser tous ces souvenirs, mais la curiosité le pousse à lui demander. Il ne peut s’imaginer ce qu’elle a vécu. Lui qui n’a jamais vraiment rien eu, il ne peut s’imaginer la douleur de tout perdre.

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MessageSujet: Re: Secret Sleepover (Tris/Zazou)   Lun 27 Nov - 23:28

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Zahra prit une bonne gorgée de vin alors qu’elle écoutait Tristan. C’est sûr que les années étaient passées et qu’ils avaient tout les deux grandi, mais leur parcours étaient des plus différent. Pendant qu’elle signait des contrats qui valaient des millions en Inde, lui avait vu ses rêves d’un nouveau départ à Toronto partir en fumé. Il avait perdu contacte avec sa famille, et bossait à présent dans un bar. Zahra avait du mal à savoir s’il était sarcastique lorsqu’il qualifiait son job du meilleur emploi du monde. Elle avait toujours su que Tristan et elle venait de deux mondes différents. La seule chose qu’ils avaient en commun à présent était qu’ils avaient tous les deux des parents divorcés. Mise à part ça, leur vie n’avait rien à voir. Et si ce que Tristan décrivait sonnait aux oreilles de la jeune femme comme un mauvais moment à passer, une sorte de cauchemar, son ami, lui, semblait assuré que tout allait bien et qu’il n’avait jamais eu autant d’argent. Pour Tristan ça avait toujours été le nerf de la guerre et à l’époque où ils allaient en cours ensemble c’était aussi un peu le cas de Zahra. Elle venait d’un milieu modeste mais avait toujours voulu plus. Et maintenant qu’elle avait plus d’argent qu’elle n’en avait besoin, elle n’imaginait plus sa vie sans. « Donc t’es … gogo-dancer ? » Demanda t-elle, pas trop sur que le terme soit le bon. « Tu me feras une lap dance ? » ajouta t-elle et ce même sourire coquin vint étirer ses lèvres. Lap dance ou non, elle voulait le voir danser, c’était certain.
Elle pouffa de rire à ce que Tristan lâcha ensuite. Paroles rassurantes, qui quelque part effrayaient un peu Zahra. Un bigmac coutait à même pas 2£, alors à moins que l’employé du mcdo soit vraiment canon, elle osait espérer que Tristan plaisantait lorsqu’il disait ça. « Oui voilà, le truc pour déboucher les toilettes. » confirma t-elle en pouffant de rire avant de reprendre deux bonnes gorgées de vin. « Cours de conduite, toi et moi ? Il va y avoir des morts sur la route ! » lâcha t-elle en éclatant de rire. Au fond passer son permis n’était pas totalement une mauvaise idée. Puis ça occuperait ses journées que de se pencher sur la théorie. Mais dans une ville comme Londres, avec tous les métros, les bus et les taxis qui sillonnaient la ville… à quoi bon s’embêter.
La conversation était légère et agréable, mais Tristan se décida à revenir à la charge. Il voulait savoir ce qui c’était passé à Mumbai. En soit il lui aurait suffit de le googler. Le nom de Zahra était à présent suivit des termes ‘ungrateful bitch’ et il y avait tout un tas d’article qui la critiquait et relatait ses faux-pas et sa fuite. La brune grimaça un peu en entendant la question et échappa un court soupire. Elle n’aimait pas en parler. D’ailleurs depuis son retour elle n’en avait parler à personne, ou presque. Même sa mère n’avait pas osé poser de questions. Elle devait visiblement se contenter de la version des médias, ce qui quelque part était un mal pour un bien, puisque la version de Zahra n’était pas des plus glamour et décevrait certainement madame Atkins au plus haut point. Elle reprit une grosse gorgée de vin avant de se lancer : « Bon… je te fais ma version. » commença t-elle, prenant une nouvelle gorgée. « J’étais invitée dans une émission vachement sérieuse pour la promo d’un film. Et en gros, à un moment j’ai eu des propos … franchement déplacés. Genre j’ai insulté les indiens et l’Inde quoi. Je sais honnêtement plus ce que j’ai dit, parce que la vérité est que j’étais totalement défoncée ce jour-là. Genre vraiment. Donc je sais plus pourquoi j’ai dit ce que j’ai dit, mais sur le coup, ça me paraissait bien, voir drôle, tu vois ? Seulement ça l’était pas. Et ça m’est retombé dessus violemment. J’ai perdu mes sponsors, mon manager à finit par me lâcher parce que je refusais de faire des excuses publiques. Et les médias en ont rajoutés une couche avec des rumeurs et des théories bidons… Bref, voilà quoi. Un beau bordel. » Elle reprit une gorgée de vin avant d’ajouter : « J’ai finis par ravaler ma fierté et je me suis excusée mais bon, il était trop tard. Puis j’ai jamais dit que j’étais pas dans mon état normal ce jour-là. Parce que … j’veux pas que ma famille le sache tu vois ? Puis on m’aurait foutu en désintoxe à tous les coups, alors que j’ai pas de problème. Puis j’avais une réputation parfaite jusque-là. J’avais pas envie de l’entacher avec des affaires de drogues et d’alcool. Bon au final je l’ai entaché en insultant le pays qui m’a tout offert… c’est peut-être pas vraiment mieux. » Ouais au finale elle avait sacrifié sa carrière parce qu’elle avait peur que sa mère ne le lui pardonne pas si elle apprenait tout ce qu’elle avait pu faire à Mumbai, et tout ce qu’elle avait encore tendance à faire ici. Clairement son image de petite fille parfaite, mais avec un fort caractère, lui tenait trop à cœur, et l’amour de sa mère aussi. Cette dernière n’avait pas dû trouvé le manque de tact de sa fille trop étrange. Après tout, ça lui ressemblait assez de faire des remarques inconsidérées, blesser les autres avec ses mots, mettre violemment les pieds dans le plat … Elle l’avait toujours fait, donc ça n’avait pas dû choquée madame Atkins que d’entendre sa fille être aussi ingrate. Elle avait toujours eu et fait tout ce qu’elle voulait, et de ce point de vu là elle était restée fidèle à elle-même. « La version officiel c’est que : ‘je suis terriblement désolée. J’étais très fatiguée suite à une intense semaine de promotion et l’Hindi n’étant pas mal langue maternelle, j’ai pensé faire une blague un peu sarcastique mais ça a mal tourné.’ Ou un truc dans le genre. » Elle répétait ça avec une petite voix innocente et un air coupable sur la tronche, parce que clairement c’était comme ça qu’elle avait retenu ce mensonge qu’elle avait craché à la télévision pour tenter de se sauver. Certain l’avait cru. Elle n’avait pas tout perdu. Il y avait encore tout un tas de personne qui l’appréciait, l’adulait et continuait de la suivre sur les réseaux sociaux et lui demandait de refaire des films. Mais pour la plupart des indiens, elle était une honte, une opportuniste, une charmeuse diabolique, un serpent. Elle n’avait plus sa place dans leur pays et n’était en aucun cas digne de les représenter sur le grand écran.  

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