wildest dreams ~ part 3

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MessageSujet: wildest dreams ~ part 3   Mer 13 Sep - 4:37

fabien albatross hepburn
résumé
Back in London… Ce devrait être le nom de son autobiographie. Il part, revient, s’égare, sans cesse. Est-il de retour pour de bon? Difficile à dire, surement pas. Il retournera peut-être au Canada où il est né. Ou peut-être bien ailleurs en Great Britain, île sur laquelle il a roulé pendant six mois, avant de passer le reste de son année sabbatique en Irlande où il vient de vagabonder sur son voilier. Chose certaine, ses souvenirs de cette cité sont vifs, précis. Des souvenirs du Sixth Form college qu’il fréquentait, ou encore de Cambridge, puis de Westminster. Et là, avocat de formation sans emploi, il a sorti son premier bouquin, qui va devenir un movie.


quick info
▬ âge : 24
▬ nationalité : Du Canada, en passant par la Norvège et l'Irlande.
▬ métier : C'est compliqué
▬ habite à : Haringey, un flat de trois étages et trop de flatmates
▬ orientation sexuelle : C'est un humain, pas une route ! (bi)
▬ statut : Libre
▬ groupe : Oyster Card
▬ avatar : Evan Peters
say you'll see me again even if it's just in your wildest dreams
un marché ou un pari?

Fab s’installe sur son lit à la recherche de la position la plus confortable. Celle qui lui glissera les mots à l’oreille, soufflé de la craque entre deux oreillers. Ses cheveux blonds tombent devant ses yeux et son nez comme il bouge, s’allonge ici et là. Inlassablement, il les déplace à leur tour, mais ils cherchent à s’égarer et Fab ne peut leur en vouloir pour cela. Il est le premier à vouloir le faire.

Quelqu’un frappe à sa porte. Fab lève la tête, comme interrompu dans sa recherche. C’est Jack, qui appuie son flanc contre le cadre de porte, les bras croisés et l’air taquin. Il rigole doucement, comme en est son habitude, puis vient se jeter à plat ventre sur le matelas, rebondissant doucement. Il s’étire et se déplace sur son flanc, son bras redressé vers son corps, la tête déposée dans sa main.

« Qu’est-ce que tu fais? »

« J’écris. »

Ça faisait un moment que Fab n’avait pas dit cela. Plus jeune, il le répétait tout le temps, chaque fois qu’on l’interrompait, avec la gêne de celui qui se prétend auteur. Maintenant, ces paroles prennent un tout autre sens.

« Enfin, j’essaie. Mais je trouve pas de position… »

« Pourtant, c’est toi qui a le matelas le plus confortable de tout le flat ! »

Prouvant son point, l’Américain se fout sur le dos, raidit ces jambes vers le ciel, les doigts tendus vers ses orteils. Fab rigole, ses boucles blondes lui chatouillant les yeux. Jack retrouve sa position, souriant doucement.

« Écoute… il faut je te confie un truc. »

Fab sourcille.

« Quoi? »

« J’ai reçu, enfin, plutôt j’avais postulé pour un emploi. J’ai passé l’entrevue et là les patrons me veulent. Le salaire est… dément. »

« C’est génial, Jack ! »

« C’est… à New York. »

« Oh. »

Le visage de Jack change, comme si la tempête y était passé. Fab ne dit rien.

« J’hésite parce… »

« Vas-y. » le coupe sec Fab. « Tu dois y aller. C’est ton rêve quoi. »

« Okay. » répond-t-il, souriant un peu.

« L’Amérique manque à l’Américain. »

« Ou au Canadien. »

« Ou au Canadien. » confirme Fab.

« Viens à New York, Fab. »

« Soit pas con. »

« On se trouvera un appart minuscule, on vivra dans un tiny bunkbed, fuck it ! »


Fab se tait, il réfléchit. Après tout, rien ne le retient à Londres, la ville à qui il a tout pris et laquelle s’est amusée à tout leur reprendre, en double avec intérêts. Il serre ses lèvres, trahi par les souvenirs d’une cité neuve et d’un jeune homme anonyme. Maintenant, la cité sent le vieux et un jeune homme qui a perdu ses visages.

« Il… Il reste des trucs que je dois… Je peux pas partir d’ici, maintenant, là, comme ça. Ça ne se fait pas. Quand j’étais kid, au BC, pendant les conférences de prévention de feux de forêts, on nous répétait toujours le danger de laisser un feu sans surveillance au coeur de la forêt. De l’éteindre avant de partir. C’est un peu comme ça, ici, pour moi. »

« C’est qui ce feu, Fab? C’est une fille? Ou un gars? »

« C’est plus une émotion, Jack… Ça s’explique mal. »

« Ineffable, c’est ça? »

Un mot parmi ceux que Fab s’était amusé à apprendre à Jack.

« J’imagine. »

« D’accord. » conclut le sourire déçu de Jack. « Alors, je te fais un marché. Tu es arrivé à Londres en décembre, il y a presque deux ans, non? Enfin, que tu t’y es installé définitivement, je veux dire, on ne compte pas quand t’as fait ton sixth-form ici. Je te laisse donc jusqu’à ce mois là. Prouve-moi que t’as une raison de rester. Met un nom sur ton émotion ou des noms même. Ça fait quelques mois qu’on se connait Fabien Albatross Hepburn et je commence à te connaître, malgré toi. T’as toujours fui d’une ville à une autre, merde, d’un océan à l’autre. A mari usque ad mare, c’est pas une excuse. Et là, t’as peur de faire la même chose encore, tellement que t’oses pas partir. Mais… enfin, merde Fab, je crois pas qu’il y ait vraiment quelque chose qui te retient. Alors, si en décembre, t’es toujours incapable de me le dire, tu ramènes ton cul à New York. Conmigo, fucking compadre! »

Les deux amis s’esclaffent un peu, puis Jack est celui qui tend la main, prêt à serrer la pince de Fab, à sceller le marché.

« Allez ! » l’empresse Jack.

« … D’accord. Je te préviens je vais pas cracher dans ma main, encore moins serrer la tienne si elle est couverte de bave! »

« T’en fais pas, je veux pas attraper l’herpès. »

« T’es si con, je t’adore. Et j’ai pas l’herpès. » souligne Fab, sentant les doigts de Jack compresser sa paume.

« Je t’adore aussi et je te crois pas une miette. » rigole Jack, avant de fuir candidement, comme Fab lui balance un oreiller qui effleure sa tête. « Je reviens dans une quinzaine avec quelques pétards, promis. »

Fab rigole et plus tard entend Jack claquer la porte. Il passe ses mains contre son visage, comme s’il tentait de l’ébouriffer. Son dos tombe contre le matelas, ses bras se glissent derrière sa tête et ses yeux fixent le plafond illuminé par les lumières de Noël. Malgré cela, ses yeux se ferment, mais il continue de voir. Le même souvenir qui se répète depuis trop de temps. Celui d’un tempête affreuse qui avait frappé la côte du BC, quand il était gosse. Un orage monstrueux. Il n’a jamais été témoin à nouveau d’un tel spectacle. Les vents étaient si bruyants que Fab ne pouvait même plus les entendre. Leur chalet avait subi de gros dégâts, la toiture s’étant presque toute arrachée. Plusieurs autres habitations aussi. Fab et sa famille avait assisté à la scène d’une falaise, où plusieurs s’étaient réfugiés.

Il se sent exactement comme à ce moment. Au beau milieu de la tempête.

behind the screen
─ pseudo/prénom : albatross (chriss) ─ âge : 21 ─ fréquence de connexion : 3-4/7, j'essaie de m'améliorer ─ comment avez-vous découvert ticket to ride et qu'en pensez-vous ? TTR is home ─ inventé ou pévario ? inventé  ─ code : okay par moi-mêmeuh (imaginez une couleur là-dessus qui rend ça officiel, j'suis trop flemmard pour la mettre) ─ crédits : puckessa
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