bloody disease ▬ graysons

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
▪ messages : 75
▪ dispo pour un rp ? : Ouiii
▪ avatar : Eddie Redmayne
▪ âge : 35 ans
▪ statut : Marié & père deux fois
▪ occupation : Professeur de littérature à Oxford, écrivain

MessageSujet: bloody disease ▬ graysons   Dim 18 Juin - 0:32

Il n’y a pas de bon moyen d’annoncer les mauvaises nouvelles. On s’imagine toujours, pourtant, que l’on va parvenir à trouver une façon particulière de formuler les choses qui les rendront moins tristes, moins horribles, moins difficiles à accepter. On pense qu’on sera capable de tout arranger avec quelques mots, d’épargner les gens, leur tristesse et le reste. Adrian n’est pas dupe. Il sait que les heures qui s’annoncent vont être pénibles, qu’il ne pourra pas faire grand chose pour empêcher les réactions émues et révoltées. Il espère juste qu’à la fin de la journée, les Grayson réaliseront que le plus important, c’est d’être là pour Chris. Chris qui est si distant, et qui lui paraît si perdu, depuis l’annonce récente de sa maladie. Adrian supporte difficilement la tristesse de son mari – et celle de sa mère, d’ailleurs. Parce qu’il se sent coupable, d’une certaine façon. Comme Lise, qui elle aussi se sent coupable. Tout le monde se sent mal, et personne ne reprend le cours normal de sa vie alors que c’est exactement ce dont Adrian a besoin, que la vie redevienne totalement normale.

Charlie et Jamie sont chez Lise, qu’Adrian a pressé de ne pas venir. Elle ne tient pas vraiment le choc et il lui semble mieux qu’elle ne soit pas là pour le moment qui s’annonce. Vivian l’appellera après, sans doute. Elle ira la voir. Elles se serreront les coudes, toutes les deux. Adrian et Chris ont fait venir les Grayson chez eux, parce qu’ils trouvaient cette option plus sage et plus simple. Adrian a mis des chips dans des saladiers, des verres sur la table, des olives dans un bol. Machinal, comme s’il ne s’agissait que d’une petite fête de famille, comme pour se raccrocher à la normalité.

Une fois toutes les têtes blondes des Grayson installées dans le salon, il s’installe sur le canapé, près de Chris, et s’empare de sa main, prenant une inspiration un peu grave pour faire cesser les conversations en vrac qui résonne dans leur salon. « J’ai besoin de vous dire quelque chose », il déclare finalement, quand les regards sont tournés vers eux, curieux, interrogatifs. Que le silence qui emplit la pièce le laisse en mesure de pouvoir s’exprimer sans hurler. Peu à peu, ils comprennent, sans doute. Ils comprennent qu’il se passe quelque chose et que ce n’est pas une bonne chose, pas comme lorsqu’Adrian & Chris ont annoncé l’arrivée de leur premier fils, ou du deuxième, ou avant ça leur mariage.

« Je suis malade », il commence, en serrant la main de Chris dans la sienne pour se donner du courage, pour lui en donner à lui aussi. « Il y a quelques semaines, je suis allé passer des examens à l’hôpital et il se trouve qu’ils m’ont diagnostiqué la Maladie de Huntington », il poursuit, sans s’arrêter sinon il a peur de ne pas pouvoir reprendre, de ne pas être assez fort pour expliquer jusqu’au bout. « C’est une maladie héréditaire que ma mère n’a pas mais qu’un grand-père avait, apparemment, » il explique en fronçant un peu le nez. Il n’est pas sûr d’avoir envie d’aborder les symptômes ici, maintenant. « Une maladie du cerveau, principalement, qui risque de me poser difficultés dans le futur pour tout ce qui… » Sa voix se brise un peu, il prend une inspiration et s’offre le luxe d’un sourire ironique. « Tout ce qui dépend du cerveau, en fait ». Voilà. La messe est dite. « Je suis pris en charge à l’hôpital et j’ai plusieurs médecins qui m’ont été conseillés pour plein de domaines différents », il murmure en regardant Vivian, qui vient de plaquer sa main contre sa bouche. « On aurait aussi dû me diagnostiquer plus tôt, le jour où j’ai eu un accident de voiture, il y a quelques années, mais le médecin n’a pas fait correctement son travail », il ajoute en haussant une épaule. Il se tourne vers Lizzie et Jon pour ajouter, doucement : « Sachez que le père de Grace va nous aider à ce niveau là », il précise, puis s’interrompt, avant d’ajouter, finalement, un peu fatigué par ces révélations, par le stress, par la peur et la tristesse, aussi : « Je suis bien pris en charge. Je vous l’annonce parce que Chris a besoin de vous, et ma mère aussi, sans doute, mais je ne veux pas que vous vous en fassiez trop, tout le monde s’occupe très bien de moi ».

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
▪ messages : 429
▪ dispo pour un rp ? : always
▪ avatar : TSwift
▪ âge : thirty one on paper, still twenty nine when asked verbally
▪ statut : casually doing her thing on Tinder, hooking up with friends and hating on her ex, basic stuff really
▪ occupation : journalist for a feminist webmagazine, blogger on the side, living the life

MessageSujet: Re: bloody disease ▬ graysons   Lun 19 Juin - 23:29

Les réunions de famille étaient toujours animées chez les Graysons, toujours joyeuses, awfully messy sometimes mais toujours joyeuses. Gaby avait pensé un moment que Chris et Adrian s'apprêtaient à leur annoncer l'arrivée d'un troisième bambin ─ parce qu'il n'y avait aucune autre raison pour organiser eux-mêmes ce genre de repas désorganisés, bruyants et fatigants. L'absence de ses neveux l'avait vaguement perturbée mais après tout, son frère et son beau-frère ne tenaient peut-être pas à avertir les enfants tout de suite. Qu'en savait-elle, elle n'était pas parent, n'aurait probablement pas d'enfant avant un long, très long moment, au rythme où allait les choses. D'un autre côté, ce n'était certainement pas une mauvaise chose ; à trente ans bien tassés ─ trente-et-un ans, en fait, but who's counting? ─ elle vivait toujours en colocation, dans une maison aux airs de véritable jungle anti-bébé, venait de perdre son job et passait la majeure partie de ses journées en pyjama, à écumer son catalogue Netflix. Pas franchement l'image de la mère idéale, encore moins maintenant, enfoncée dans le canapé, calée entre ses sœurs, le nez dans son verre, interrompant de temps à autre Jane et Lizzie.

La voix d'Adrian couvrit les leurs soudainement, sans prévenir. Intriguée, Gaby se redressa, un vague sourire aux lèvres. Difficile de prendre la parole et d'être entendu de tous dans ce genre de situations, surtout chez eux, mais Adrian avait l'habitude, après tant d'années aux côtés de Chris. Pourtant, nulle promesse de voir la famille s'agrandir ni même d'une nouvelle opportunité pour sa carrière ne franchit ses lèvres. Rien, sinon des mots que Gaby ne comprit pas tout de suite. Ses yeux glissèrent une seconde sur les mains de Chris et Adrian, mêlées ; sur son beau-frère à nouveau et son discours trouva finalement un semblant de sens. Je suis malade. Non ? Non, pas chez eux. Chez les autres, oui. Parce que ce genre de choses n'arrivaient qu'aux autres, pas vrai ? Elle déglutit avec la désagréable impression d'essayer d'avaler une montagne et, naturellement, sa main libre trouva celle de Jane, vieux réflexe de cadette face à une aînée, figure de réconfort. Vieux réflexe inutile cette fois, parce qu'il ne s'agissait pas d'une stupide rupture ni d'un énième entretien d'embauche raté. Elle n'était pas seulement touchée, elle, personnellement ; c'était toute la famille qui en prenait un coup et c'était toute la famille qui devait faire figure de réconfort. Adrian semblait vouloir montrer l'exemple ou, en tout cas, vouloir se montrer fort.

Machinalement, Gaby suivit son regard, chaque fois que ses yeux s'arrêtaient sur un visage ─ leur mère, longuement, le visage de leur tendre maman, à qui la stupeur et l'inquiétude ne seyaient guère. Chaque fois, à chaque nouveau coup d'oeil, la nouvelle semblait un peu plus réel dans l'esprit de Gaby. Je suis malade, suis malade, malade, malade. Adrian était malade et il n'y avait rien qu'ils pouvaient, right ? Un frisson la secoua et elle réalisa que sa vue s'était brouillée. Fébrile, elle termina son verre d'une traite et, après l'avoir abandonné sur la table basse, effleura le bras de Lizzie, parce que les sentir, elle et Jane, les savoir bien là, les savoir tous là était un vague réconfort. « Tu ne peux pas vraiment nous demander de ne pas trop nous en faire, tu nous connais trop pour ça, non ? On en fait toujours trop, dans l'inquiétude comme dans les fêtes d'anniversaire kitsch » Elle esquissa un sourire tordu, laissa échapper un éclat de rire qui avait de grands airs de sanglot. « On est une famille, tu en fais autant partie que n'importe qui ici. Nous aussi, on va s'occuper de toi » Du regard, elle quêta l'approbation des siens, hochant nerveusement la tête. Elle ne parvenait plus à sourire à présent, malgré toute la volonté du monde. Ne savait plus comment sourire soudainement, les lèvres coincées en une grimace peinée. Parce que ça n'arrivait pas qu'aux autres, en fait.


. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
WONDERING IF I DODGED A BULLET OR LOST THE LOVE OF MY LIFE ♡ ♡ I thought that I've been hurt before but no one's ever left me quite this sore. Your words cut deeper than a knife, now I need someone to breathe me back to life. Got a feeling that I'm going under but I know that I'll make it out alive if I quit calling you my lover. Move on?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
▪ messages : 151
▪ dispo pour un rp ? : sure babes
▪ avatar : johanna braddy
▪ âge : 36
▪ statut : very single
▪ occupation : directrice de casting

MessageSujet: Re: bloody disease ▬ graysons   Lun 26 Juin - 18:11

Pour la première fois depuis longtemps, je n'ai aucun enthousiasme à l'idée d'aller à un repas de famille. Il y en a eu des délicats, surtout après mon retour de Croatie, où j'aurais préféré être un peu seule ou ne pas tous les voir d'un coup. Quelques-uns qui se sont transformés en débats socio-politiques beaucoup trop longs pour un lundi soir. Mais je n'en ai jamais redouté comme celui-ci. Je sais pourquoi nous allons à Notting Hill. Je sais ce qu'ils vont nous annoncer. Et si une part de moi est soulagée, de ne plus avoir à porter ce secret, de pouvoir faire front avec le reste de la famille, pouvoir à nouveau puiser mon énergie chez les miens, je n'en suis pas moins anxieuse. Je crains leurs réactions, mais surtout de ne pas savoir comment réagir, de ne pas remplir mon rôle d'aînée. Sempiternel cliché de mon existence. Ma fonction de grande soeur est un pilier de ma vie, le trait majeur de ma personnalité, ce que je suis au plus profond de moi. Aussi, quand je ne peux pas remplir ce rôle correctement, quand je suis impuissante ou que j'échoue, c'est particulièrement douloureux.

Mais évidemment, il ne s'agit pas de moi. L'abnégation, voilà une autre case importante de la bonne grande soeur que je ne parviens pas toujours à cocher. J'inspire donc profondément sur le pas de la porte, puis focalise toute mon énergie sur mes frères et soeurs une fois à l'intérieur. Je m'installe près de Gabrielle sur le canapé, trouvant un certain réconfort à l'idée d'être proche d'elle et Lizzie. Je n'aurais peut-être pas les mots qu'il faut, mais je pourrais être là physiquement. Je sirote un verre de vin, l'esprit ailleurs, attendant que le couperet tombe. Finalement, Adrian se lance.

Je pose mon verre, plus attentive aux visages des autres qu'au parole de mon beau-frère. Je sais ce qu'il va dire. Et les réactions ne tardent pas, je trouve vite la main de Gaby, qui s'empresse d'annoncer que si elle va s'inquiéter, mais que nous prendrons tous soin de lui. Je hoche doucement la tête en signe d'approbation, essayant d'affichant un sourire réconfortant et de conserver mon calme. C'est plus facile que lorsque Chris m'a annoncé la nouvelle. Et rien que pour ça, je le suis reconnaissante de m'avoir parlé. Pour pouvoir être plus présente pour eux aujourd'hui, en savoir assez pour ne pas m'emporter et ajouter à la crainte et l'inconfort du couple.

Je serre la main de ma soeur un peu plus fort, lui lance un regard encourageant. « Evidemment, nous sommes tous là. Pour toi, pour Chris, pour les enfants. Que ce soit des rendez-vous médicaux, vous aider à la maison, t'emmener à Oxford ou garder les petits, on va vous aider. On fera tout pour en tout cas, tout ce dont vous avez besoin, on vous le donnera. » D'autant que le discours d'Adrian m'éclaire sur une chose : ils semblent lancer dans l'idée de poursuites judiciaires et auront donc bien du large système de soutien qu'offre le clan Grayson. Cela m'inquiète un peu et je cherche à croiser le regard de Chris, essayant de lui faire comprendre que je veux lui toucher deux mots en tête à tête. Voir ce qui a évolué depuis notre dernière conversation, ce qu'ils comptent faire concrètement. Je préfère ne pas le questionner devant les autres, qui ne comprendrait pas d'où me vient ce réalisme froid, qui ne me ressemble pas vraiment. L'important pour le moment, c'est de tous se serrer les coudes dans l'instant présent, face à cette annonce terrible. J'observe chacun d'entre eux, jaugeant leurs expressions, essayant d'interpréter leurs humeurs. Je serais là, pour eux tous. Pour faire quoi, je ne le sais pas encore, mais je serais là.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: bloody disease ▬ graysons   

Revenir en haut Aller en bas
 
bloody disease ▬ graysons
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Bloody London
» Bloody Mary
» Sunday Bloody Sunday [RPG]
» great, we're all bloody inspired + bones
» [Nuzlocke] Pokemon Bloody Platinum

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ticket To Ride :: london, 2017 :: westbound to eastbound :: circle line :: notting hill-
Sauter vers: