the gang / deny the lies

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MessageSujet: the gang / deny the lies   Mer 26 Avr - 21:42

Se retrouver autour d'un verre ou d'un bon repas était une habitude qu'ils cultivaient depuis de nombreuses années et, ces derniers temps, les retrouvailles prenaient souvent place à Chiswick, chez Gaby et Jaya. L'avantage d'avoir une grande maison, certainement. Au fil des ans, les emplois du temps s'étaient étoffés, les responsabilités s'étaient alourdies mais ils prenaient toujours le temps de se voir. Enfin, ils essayaient. Parfois, certains étaient absents et plus rarement, il arrivait qu'ils se retrouvent à trois ou quatre plutôt qu'en tribu mais ce n'était pas bien grave. Ils étaient toujours restés en contact, malgré les voyages à l'autre bout du monde et les engagements divers, qu'ils fussent familiaux ou professionnels. Ils étaient restés amis depuis le lycée et ce n'était pas aujourd'hui, à la trentaine bien sonnée, que les choses allaient changer.

Se revoir tous ensemble ─ ou, en l'occurrence, en comité restreint mais c'était un détail ─ était aussi l'occasion de recharger les batteries, de se rappeler qu'il y avait des gens, dehors, qui s'aimaient et Dieu seul savait combien Gaby en avait besoin ces derniers temps. Tout allait de travers depuis quelques semaines. Bien sûr, il y avait eu de bonnes nouvelles et, évidemment, d'autres avaient la vie bien plus dure mais elle avait très nettement l'impression de perdre le contrôle. Ce dîner ne pouvait que lui faire du bien.

Après avoir fait tourné Martha en bourrique pour lui extorquer un menu grandiose mais facile ─ histoire de ne pas transformer cette soirée en pathétique spectacle sur fond d'incendie et de soldats du feu blasés par les ménagères du dimanche ─ Gaby avait passé une bonne partie de l'après-midi en cuisine. Et elle n'était pas peu fière du rendu, en toute franchise. La table était mise, son tablier était rangé et les bouteilles prêtes à être débouchonnées, ne manquait donc plus que ses invités. Elle s'apprêtait à ouvrir leur chat Facebook commun lorsque la sonnette retentit, arrêtant son geste. Toute sourire et oubliant son portable au fond de la poche de son jean, elle se précipita dans l'entrée, prête à jouer les parfaites hôtesses du jour.

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MessageSujet: Re: the gang / deny the lies   Lun 15 Mai - 18:39

Jaya adorait ces soirées de retrouvailles. C'était, à ses yeux, l'un des rares moments où elle pouvait vraiment se lâcher, vraiment être elle même et oublier le boulot. Dernièrement, à l'approche des grandes vacances, elle croulait sous les copies à corriger et les mails d'élèves inquiets. Certain la suppliait d'augmenter leur moyenne, d'autre la questionnait sur Oxford, la vie sur le campus, les cours proposés... à croire qu'elle était devenue une version humaine du site web de l'université. Elle avait besoin de souffler, de boire plus que de raison et de rire un bon coup.
Elle avait premièrement prévu de faire la cuisine cette après-midi, pour préparer un bon repas, mais elle dû revoir ses plans lorsqu'une collègue lui proposa de voir une pièce de théâtre en centre ville. Elle ne pouvait simplement pas dire non. C'est vrai qu'elle n’appréciait pas vraiment cette collègue, qu'elle la trouvait ennuyeuse à mourir, mais c'était les dernières représentation de cette pièce de théâtre, qui se disait être une interprétation moderne de Othello de Shakespeare. Elle ne pouvait pas rater ça. C'était donc presque à contre cœur qu'elle quittait la maison. Contente de sortir de chez elle pour voir cette pièce, mais déçue de devoir la voir avec cette vieille fille qui ne parlait que du boulot. (pour penser à autre chose, on repassera!) Elle avait, du coup, laissé Gabrielle seule, en priant pour qu'elle ne foute pas le feu à la maison en son absence. Puisque évidemment il allait falloir préparer un repas pour les invités et puisqu'elle passait l'après-midi en ville, cette tâche revenait à la blonde ; la même qui posait ses clés à un endroit et qui 2 minutes après ne les retrouvaient pas... C'est donc un peu préoccupée que Jaya quittait la maison pour rejoindre sa collègue en ville. Elle passa de longues heures devant cette pièce, se forçant à faire la conversation durant l'entracte, avant d'enfin laisser sa collègue derrière elle pour reprendre le bus.
Elle repoussa la porte de la maison vers dix-huit heures, presque plus fatiguée qu'elle ne l'avait quitté et retrouva Gabrielle en cuisine. Ça ne sentait pas le brûler (pour une fois) et elle avait même déjà dressé la table (so aesthetic, elle avait certainement dû poster une photo sur les réseaux sociaux). Sans rien dire, Jaya s'éclipsa à l'étage pour se changer. Alors qu'elle redescendait au rez-de-chaussée elle entendit sonner à la porte. Elle eut à peine le temps de se tourner vers cette dernière qu'une tornade blonde lui passa devant pour aller ouvrir. Elle laissa donc Gabrielle accueillir les invités, et partie en direction de la cuisine pour jouer les inspecteurs des travaux finis.

@Noah Blackwall @Souhir Haddad @Elsie Ford-Grayson @Jac Potter

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MessageSujet: Re: the gang / deny the lies   Lun 22 Mai - 23:31


Si il avait eut le choix, Noah ne serait pas allé à la soirée. Mais voilà, plus le temps passait, moins il ne l'avait. Déjà, car personne n'aurait pu dire combien de temps il lui restait, et il ne voulait pas disparaitre sans rien dire, c'était pas quelque chose qui lui ressemblait et il se l'interdisait clairement, même si son mensonge ne l'aidait pas. L'autre raison était qu'il avait déjà manqué assez d'évènements à cause de sa maladie pour qu'une nouvelle absence serait trop suspecte. Et il voulait leur dire, pas qu'ils le devinent. Et pourtant Noah n'osait pas le dire. Il le faudrait bien.
Il avait passé le weekend à l'hôpital, pour faire un bilan, essayer un nouveau traitement, entendre encore une fois que peu semblait faisable tandis que le cancer lui n'attendait pas que la science et la médecine ne le rattrapent. Cela lui avait fait manquer un moment probablement fort agréable avec Souhir et Gaby, un avant-gout de l'été qui lui aurait été bon d'avoir, étant donné qu'il ne savait même pas si il survivrait jusqu'à l'été.

Il avait pesé le pour et le contre devant son miroir, fixant ses traits fatigués. Pour la première fois en presque deux semaines, il avait eut la force de se raser. Il s'était d'ailleurs coupé mais rien de rien grave, un petit pansement pour barbus maladroits  et son visage était comme neuf. Cela dit, la mise au frai de ses joues lui donnait l'air clairement moins fatigué. Peut-être que ses amis ne verraient rien; il en doutait. Probablement pas. Sur le chemin, il s'était arrêté prendre une bouteille, histoire de ne pas venir les mains vides; il se doutait pourtant qu'ils ne manqueraient de rien une fois chez Gaby et Jaya; mais c'était tout autant une vieille habitude qu'une forme de politesse. Il lui semblait, si il ne se trompait pas, que son vieil ami Ezra habitait encore avec les deux femmes. Si il se trompait, c'est que sa mémoire était atteinte et que sa situation était peut-être plus grave encore qu'il ne le croyait.

Mais peu importe; au final la perspective de revoir son groupe, le gang, cette bande d'amis dont il ne se séparerait pour rien au monde, était un plaisir suffisant pour lui faire mettre de côté tout le reste. Avec eux, il ne se sentait pas malade, il ne voyait pas les jours qui lui restait défiler, il n'était pas le type avec un cancer, il était Noah, comme il l'avait toujours été. Et c'est pour cela qu'il s'était jusqu'à maintenant refusé de leur dire, il ne voulait pas que ça change. Mais il rangeait la question du mensonge au placard alors que la porte s'ouvrait
. "Heeey ! " Lança-t-il avec le plus grand sourire et une joie sincère, tendant sa bouteille. Pour l'instant, ce n'était pas à propos de lui, et si on lui demandait son avis, ça ne le serait jamais. C'était leurs moment, en groupe, et il ne voulait pas gâcher ça. "Je suis le premier ? Vous avez besoin d'aide pour finir les préparations ?"
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MessageSujet: Re: the gang / deny the lies   Mar 23 Mai - 2:13

J'attends cette soirée depuis le jour où on l'a planifiée. Je l'ai notée en majuscules, au feutre rouge, dans mon agenda. Pas qu'il y ait besoin de faire ressortir l'événement pour pas qu'il ne se perde dans mon planning. Ça, j'aurais pu le faire avant. Du temps où j'utilisais des posts-it et des couleurs différentes selon la nature de mes rendez-vous pour rester organisée, efficace. Depuis, j'ai laissé tomber le rose, le bleu, le violet et l'orange pour ne garder que mon crayon à papier. Mais je reste organisée et efficace. Je n'ai pas raté une seule de mes séances de sport, sorties shopping ni après-midi Starbucks. Vous savez, la vie d'une chômeuse est quand meme pas mal remplie.

Le truc, c'est que, autant j'ai hâte de retrouver mes amis, autant je crains ce moment. Avec eux, ça a toujours été simple, facile, honnête. Quand on travaille dans le monde de la finance, on apprend à mettre un masque, à calculer ses mots, ses faits et gestes, beaucoup plus dur à gérer que tous les calculs complexes qu'on fait au jour le jour avec de vrais nombres. Il faut savoir doser ce qu'on révèle, contrôler comment on se comporte, avec les clients mais surtout avec ses "amis" de travail. Parce qu'un rien peut se retourner contre soi. Mes seuls moments de répis ? Ceux passés avec mes parents et mon vieux groupe d'amis. Eux, ce sont les vrais de vrais. On se connait depuis trop longtemps pour compter les années. It's the old gang. It's safe, and warm, and nice. Et ça l'est toujours, mais ce n'est pas facile d'en profiter quand tu passes ta soirée à leur sortir de fausses anecdotes d'une vie que tu n'as plus. Que tu dois réfléchir à chaque mot qui sort de ta bouche pour ne pas te faire avoir dans ta toile de mensonges.

Et c'est donc une boule au ventre que j'avance vers la maison de Gabrielle et Jaya. Au bout du chemin qui mène à la porte d'entrée, j'aperçois une silhouette que je reconnais sans difficulté. Il s'agit du mec le plus adorable au monde. J'avance discrètement - tout un art en talons aiguilles - pour le surprendre. La porte s'ouvre et j'aperçois Gaby. Nos regards se croisent, et avant qu'elle ne réagisse, je lui intime de ne pas vendre la mèche. J'approche doucement de Noah et pose mes mains sur ses yeux. Je prends une voix grossièrement profonde qui, à mon plus grand regret, ne ressemble à celle d'aucun de nos amis.  "Guess whooo?" Je libère ses yeux et rajoute, d'une voix normale : "Et t'es arrivé le premier qu'à quelques secondes près, I'm right on time." Oui, être à l'heure est très important pour moi. Write in the calendar, respect the calendar. Un grand sourire aux lèvres, je regarde mes deux amis tour à tour. "Hi babes, how've you beeeen?" Sans attendre, je les serre dans mes bras l'un après l'autre. Et l'espace d'un instant, je me sens tranquille, légère, lie-free.

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Dernière édition par Souhir Haddad le Lun 29 Mai - 12:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: the gang / deny the lies   Lun 29 Mai - 7:10

Sorcha aurait sans doute dit à Alec que l’omelette norvégienne qu’il venait tout juste de sortir du four ressemblait drôlement à un hypothalamus, ce qui aurait dégonflé l’ego de n’importe qui s’étant cru sorti de la cuisse de Jupiter. Malgré cette ressemblance frappante avec une partie du système nerveux central, Alec restait quand même fier de son dessert, car sa préparation avait été plutôt laborieuse. En effet, dans les Sims 2 Académie, c’était quand même un plat qui requerrait un niveau certain en cuisine. À une étape du processus, Alec avait bien failli y glisser par inadvertance du piment d’Espelette (une erreur qui aurait très bien pu lui faire s’exclamer saperlipopette, pour rester poli).

Retrouver la recette de ce dessert l’avait replongé dans ses souvenirs de l’époque où il sortait avec Ingrid, puisque c’était d’elle qu’il avait hérité la recette à tel point qu’il ne lui restait désormais plus que 17 minutes, 35 secondes pour enfiler un t-shirt, un caleçon à pois rouges, un jean et des sandales. Délai raisonnable, s’il pouvait en être. Du moins, rien de catastrophique au point de dire que c’était la fin des haricots. À tout le moins, Alec espérait que cet énième retard ne serait pas la goutte qui ferait déborder le vase pour ses amis de longue date. Au pire, si la moutarde leur montait au nez,  tout serait oublié lorsqu’ils s’en jetteraient un derrière la cravate. Et si on lui faisait un procès sur son manque de ponctualité, ce ne serait rien d’unique au point que ça fasse jurisprudence dans l’histoire de leur amitié, car rien dans la charte constitutionnelle non-écrite de cette dernière ne prévoyait quoique ce soit contre des amis toujours (ou presque) en retard.

Les honneurs étaient donc saufs.

En sortant de chez lui, Alec salua son voisin taxidermiste au caractère mauvais comme la gale qui ne lui répondit guère. Qu’à cela ne tienne! Alec réussirait un jour à tirer un « bonjour » de l’homme. En attendant, Alec ne pouvait qu’émettre des hypothèses sur les raisons de ce caractère de chien, dont la plus plausible et la plus récurrente était que ça devait faire terriblement longtemps que le taxidermiste ne s’était pas trempé le biscuit.  L’utilisation de ce complément d’objet direct particulier dans cette expression avait toujours consterné Alec, car il s’agissait là d’une bien drôle de métaphore pour décrire le coït.

Riant sous cap (car ce n’était pas parce qu’on était désormais trentenaire que les blagues salaces cessaient d’être drôles), Alec prit le chemin du tube, guitare dans le dos et omelette norvégienne dans les bras.

La chaleureuse demeure de Jaya et de Gaby avait toujours eu le don de générer un sentiment de bien-être et de chaleur digne des plus agréables réunions familiales. Et c’était bien ce que ses amis étaient devenus, après près de 15 ans à les côtoyer. Une famille de cœur, une famille choisie.

Au final, il n’était en retard que de cinq minutes. Un miracle! Une journée à marquer d’une pierre blanche! On le charrierait sûrement là-dessus pendant une partie de la soirée et il rirait de bon cœur avec eux, un air faussement piteux au visage. On lui ébourifferait les cheveux (éternellement indisciplinés) et l’espace d’une soirée, ils auraient de nouveau 16 ans. Il toqua à la porte, on lui ouvrit, il pénétra dans la maison.

« Awright ya? » les salua-t-il tous de son inséparable accent écossais. Et il leur fit tous la bise, mais d’un seul côté : cette fois-ci, c’était son côté belge qui ressortait. Parlant de Belgique…

« Oooh Damnú airrrr! Forrrrgot the beerrrrs… At least I brrrrought the pudding! » Mais son expression faciale se décomposa, constatant qu’il avait les mains vides. « That I forrrrgot in the tube… » En espérant que ça ne déclencherait pas une alerte à la bombe.

[Oh putain j’ai oublié les bières! Au moins j’ai apporté le dessert! … Que j’ai oublié dans le métro]
[Sorry pour la longueur, je me suis laissée emporter par les défis XD]
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MessageSujet: Re: the gang / deny the lies   Lun 5 Juin - 17:14

Le nez au dessus d'une casserole bien remplie, Jaya reniflait son contenu, les sourcils légèrement froncés. Ce plat, non identifié, qui mijotait lentement, sentait étrangement bon que c'en était suspect. Non pas que Gabrielle soit totalement incapable de cuisiner, elle était étonnement douée parfois! Mais ce qui était étrange c'est qu'elle cuisine quelques choses qui ne soit pas … beau, pas instagram worthy. La jeune femme attrapa une cuillère la trempant dedans pour venir goûter ce qu'avait préparé son amie. Elle avait un peu de mal à savoir ce que c'était, quelque chose en sauce à première vue, mais avec beaucoup de sauce et qui manquait de sel. Elle rajusta donc sans plus attendre l’assaisonnement, se retenant d'y ajouter d'autre épices pour ne pas tuer le palet si fragile de Gabrielle, et surtout ne pas s'attirer ses foudres. Elle lui en voudrait déjà si elle apprenait qu'elle venait d'y ajouter du sel. Des voix familières raisonnant dans l'entrée, Jaya s'y aventura enfin, y retrouvant Souhir, qui enlaçait Gabrielle, ainsi que Noah qui avait apporté une bouteille. Hallelujah la soirée s'annonçait bien. Elle débarrassa ce dernier, les invitant à ne pas rester dans l'entrée tout en les prenant tour à tour dans ses bras. La porte d'entrée refermée, tout le monde s'avança dans le salon. Jaya déposa la bouteille apportée par Noah sur la table si joliment dressée, avant que l'on ne toque une nouvelle fois à la porte. Sans plus attendre elle partit ouvrir, tombant nez à nez avec Alec qui lui fit la bise, comme à son habitude avant de rejoindre les autres dans le salon pour les saluer aussi. Elle referma la porte, et suivit l'écossais dans le salon, pouffant de rire entendant qu'il avait oublié les bières, mais qu'il avait le dessert. Sachant que Jaya n'avait aucune idée de ce que Gabrielle avait prévu pour le dessert, c'était une bonne nouvelle que quelqu'un ai apporté quelques choses. Enfin, jusqu'à ce que Alec ne se rende compte qu'il avait également oublié le dessert dans métro. « Well... hopefully that'll make some homeless guy's day. » plaisanta t-elle, même si, au vu du climat actuel ça allait plutôt forcer les autorités à évacuer toute une rame de métro... pour un gâteau.

(HJ: bon je n'fais pas avancer grand chose mais je refuse de voir ce rp mourir. @Gabrielle Grayson ramène toi ! )


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MessageSujet: Re: the gang / deny the lies   Mer 21 Juin - 17:51

Retrouver toute cette joyeuse bande avait un petit goût de nostalgie pas désagréable, comme d'habitude, et parfois Gaby se demandait comment des gens si différents étaient capables de rester si proches malgré les années et, souvent, les kilomètres et les emplois du temps si chargés. Des années qu'ils se retrouvaient comme ça et ils persistaient. A croire qu'ils tenaient sérieusement les uns aux autres, right ? Et, évidemment, ce n'était pas toujours idéal, il y avait parfois de petits couacs, le retard d'untel, l'absence d'une autre ou, comme ce soir, la fatigue pour Gaby, les nerfs mis à rude épreuve par un plat raté pour Gaby ─ non, malgré ce que Martha voulait bien faire croire, tout en cuisine ne se faisait pas en deux coups de cuillère à pot. Ceci dit, la vie n'était pas vraiment un conte de fées et ils y étaient tous plus ou moins habitués, jonglaient entre les impératifs professionnels et familiaux pour se retrouver régulièrement, généralement dans l'unique but de s'en jeter un derrière la cravate. Comme des adultes responsables et conscients que l'alcool devait être consommé avec modération, évidemment. Ils n'avaient plus seize ans après tout.

La porte s'ouvrit d'abord sur Noah et une bouteille, que Gaby accueillit avec un grand sourire rassuré ─ elle s'était souvent demandée ces derniers temps s'il les ignorait mais elle se faisait manifestement des idées ─ et un hochement de tête approbateur. The more alcohol, the better, right? Enfin, presque. Souhir ne tarda pas à faire son apparition à son tour, non sans faire remarquer à Noah qu'elle n'était pas en retard, comme à son habitude. Gaby lui rendit son étreinte avec un autre sourire, une autre raison de finir la soirée avec des crampes fourmillant dans ses joues. Par-dessus l'épaule de leur amie, elle croisa le regard de Jaya qui émergeait de la cuisine et Gaby ne put retenir un haussement de sourcils vaguement craintif. Avait-elle mis le nez dans ses casseroles ? Parce que, d'accord, elle n'avait peut-être rien d'une professionnelle de assaisonnement et ne participerait sans doute pas tout de suite à The Great British Bake Off mais elle n'allait pas les empoisonner. Du moins l'espérait-elle.

A ces joyeuses retrouvailles vint s'ajouter Alec et sa bonne humeur, qui déposa sur chaque jour une bise retentissante avant d'annoncer la mauvaise nouvelle. Les bières, bien sûr qu'il avait oublié les bières. Gabrielle ne put s'empêcher de rire, attendrie. C'était bon de les revoir, imparfait mais absolument génial. Même sans dessert, ce dîner serait génial, elle se l'était promis. « There's wine and we always have beer in this house, don't worry » fit-elle, suivant la voie ouverte par Jaya, toujours si optimiste. Se concentrer sur le bon côté des choses, right ? Right. Le bon côté de cette soirée, c'est qu'ils étaient presque tous là, tous en bonne santé, tous heureux de se retrouver et, avec un peu de chance, ils mangeraient même plutôt bien. Que demander de plus ?

Pourtant, en les faisant passer à la salle à manger, Gaby ne put supprimer la vague gêne qui tâchait chaque mouvement, chaque sourire. Elle avait l'impression d'en faire trop ─ d'en faire consciemment trop, that is. Avec ses amis, elle n'avait jamais eu besoin de porter le moindre masque, ne s'était jamais sentie obligée de feindre quoi que ce soit. Ils la connaissaient, ils l'avaient acceptée adolescente, loud and annoying, l'avaient entourée, adulte et paumée. Et elle ne leur mentait pas, pas vraiment mais chaque question un peu trop personnelle était discrètement esquivée, éludée en demandant le sel ─ même si, non, rien n'avait besoin d'être resalé, tout semblait bien trop salé en fait et c'était probablement la faute de Jaya ─ ou un autre verre de vin. Elle souriait pourtant, souriait en leur proposant de passer à table, souriait en annonçant le menu, souriait en proposant à Noah de déboucher la bouteille gracieusement apportée. Elle souriait mais le cœur n'y était pas plus que ça, en fait, et elle réalisa doucement, au fur et à mesure que le repas avançait. « Quelqu'un veut du dessert ? lança-t-elle, forçant un peu trop sur l'enthousiasme once again avant de se souvenir qu'il n'y avait justement pas de dessert. Ah, oui, non. Tea then? » Le thé et qu'on en finisse, oui. C'était probablement la vibe qu'elle donnait, droite comme un i sur sa chaise, empilant toutes les assiettes qu'elle parvenait à atteindre en souriant bien trop fort. Avait-on jamais vu pire hôtesse et amie que Gaby en cet instant précis ? Probably not.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: the gang / deny the lies   Mer 28 Juin - 0:30

Alec ne tarde pas à nous rejoindre. Toujours le dernier arrivé, il s'en sort plutôt pas mal pour une fois, ce que je ne manque pas de lui faire remarquer, un sourire taquin aux lèvres : "I'm proud of you, Al'." Je jette un regard à ma montre et continue alors qu'il me fait la bise : "Only five minutes late, I guess you did miss this old bunch!" Je lui serre le bras affectueusement. Ah, j'adore ce garçon, mais de me dire que je suis sortie avec lui à un moment ne peut que me faire rire aujourd'hui. I was young, and didn't know much. J'avais cédé à la pression de la société - c'est bizarre pour une fille de ne pas avoir de petit-ami à 16 ans - à ma propre méconnaissance de qui j'étais et à l'idée que je me faisais du premier jeune homme qui avait provoqué en moins autre que de l'indifférence la plus totale. Mais je n'ai aucun regret, ça m'a permis de le connaître, et c'est lui qui m'a introduit à ceux qui sont devenus mes plus vieux et proches amis. Je souris, nostalgique. We've all come such a long way.

Autour de la table, the usual. Chacun ses anecdotes, les souvenirs, les rires, le tout en se passant les plats qu'ont préparés les uns, ramenés les autres. Mamá sera ravie de savoir qu'il n'est resté de ses enchiladas que quelques miettes. On discute, certains en disent plus sur leurs vies que d'autres. Il me semble lire une certaine gêne, un malaise, par moments, dans le comportement de certains de mes amis. Comme si eux aussi avaient des choses à cacher. Mais c'est probablement ma conscience qui me renvoie ce que je ressens moi-même. Histoire d'en mettre une couche de plus de culpabilité. Lovely.

Je suis de ceux qui parlent beaucoup ce soir, comme toujours, à vrai dire. Mais voilà plus d'un an que quand je parle durant ces retrouvailles, c'est souvent pour ne pas dire grand chose. Les histoires que je raconte sur ma vie ne manquent pas de chair, mais elles sont à 90% fausses, inspirées d'années de travail qui me semblent de plus en plus lointaines, elles ne valent rien. J'ai failli proposer à Jaya de rejoindre mon cours de danse pendant ses vacances, mais je me suis ravisée juste à temps. J'ai aussi manqué de justesse de parler de la dernière lubie de baba, qui a décidé de revoir l'architecture de la maison entière alors qu'il n'est à la retraite que depuis deux jours. "Quelqu'un veut du dessert ?", nous demande Gaby, avant de se reprendre, à la Alec, qui avait justement oublié le pudding dans le métro. Classic. "Ah, oui, non. Tea then?" Mais Gabrielle n'est pas du genre tête en l'air. Hum... Je fronce les sourcils. "Everything okay, sweets? T'as l'air préoccupée."

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MessageSujet: Re: the gang / deny the lies   Mer 28 Juin - 10:43

L'amitié, un lien unissant les âmes, les poussant à se faire confiance et à offrir une part d'elles-mêmes aux autres. En ce moment plus que jamais, Noah avait l'impression de trahir cela. De trahir ses amis, de trahir ses propres valeurs, lui qui s'était promis de toujours tout donner pour ses amis, sa véritable famille, après tout. Et il échouait. Il échouait en tant de group dad, il échouait en tant qu'ami, il échouait en tant que lui-même. Mais il ne devait pas le montrer, pas maintenant, pas devant eux, même si ça ne faisait que nourrir sa culpabilité. Embrassades, sourires, salutation. En quelques secondes se regrets étaient oubliés, dissimulés sous la joie, réelle elle, de revoir ses amis. Autant profiter de l'instant présent et de ces âmes qu'il adorait, tant qu'il en avait encore le temps.

Il y avait tant de choses qu'il appréciait chez ses amis, la liste aurait pu être très longues, entre les histoires incroyables, les accents délicieux, la cuisine parentale, les anecdotes sur des élèves, à partager avec plaisir, les derniers bottins, la tendresse généralisée qui passait entre eux. L'amitié quoi; et pourtant, malgré ce qu'il aurait voulu faire, il n'en profitait pas tant que cela. Impossible d'oublier qu'un jour ce serait fini. Mais il ne laissa rien parraitre, souriant, aimable à son habitude, racontant le peu qu'il vivait en ce moment, profitant d'une année sabbatique plus que calme, d'après ses mots, se renseignant plus sur ses amis qu'il ne donnait d'information sur lui-même. Mais au fond Noah était tendu, Noah culpabilisait, il menait ses amis en bourrique et cela lui faisait mal. Arrivé à la fin du repas, quand Gabby proposa de prendre un dessert qui n'existait pas, révélant peut-être d'une manière maladroite que Noah n'était pas forcément le seul à cacher des choses, une douleur le traversa. Pas la douleur psychique du mensonge qu'il s'offrait depuis son arrivée, non, une douleur belle et bien physique, une flèche brulante traversant son corps suivit d'une douche froide. Tant bien que mal il réprima une grimace. Il fallait qu'il fasse quelque chose avant de réellement alerter ses amis.

Il se leva un peu brutalement, au moment même où Souhir interrogeait Gabrielle. Souhir, toujours à l'écoute, si attentive au bien être de ses amis. Ô comme le mensonge de Noah allait lui faire du mal, allait tous leur faire du mal. Son intention était d'aller à la salle de bain, se passer un peu d'eau sur le visage, chasser la culpabilité et surtout ce mal-être qui le prenait. Il commençait à connaitre par coeur de genre de choses; voyages, sorties annulées à cause de malaises et faiblesses de plus en plus fréquentes. C'était exactement ce qui était en train de se passer. Il n'atteindrait jamais la salle de bain sans finir sur le sol, et ce n'était pas la bonne chose à faire; ambulance, hôpital, il refusait d'imposer cela à ses amis; alors il préféra aller s’asseoir dans l'un des grands et confortables canapés qui avaient accueillis le gang depuis des années. Y aller était un grand mot d'ailleurs, il y tituba avant de s'écrouler, le plus confortablement possible, dans un grand fauteuil, sous le regard, à ne pas en douter, inquiet de ses amis.
"Sorry guys...it's okay...i'm just tired." Oh Noah, pourquoi mentir encore ? L'esprit s'entête mais le corps crie sa vérité, où est alors la place du mensonge ?

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MessageSujet: Re: the gang / deny the lies   Mer 28 Juin - 17:12

La soirée se passait à merveille. Le repas était bon, les conversations fusaient, tout le monde semblait de bonne humeur, mais bizarrement, Jaya sentait comme une sorte de tension dans l'air. Elle partageait la vie de Gaby depuis bien trop longtemps pour ne pas sentir ce genre de chose. La blonde était tout sourire depuis le début de la soirée, si bien que, plus les heures passaient, plus elle semblait crispée, presque figée. C'était too much, Jaya le voyait bien. En faite, ça crevait les yeux. Où était la Gabrielle grognon, celle qui la fusillait du regard en constatant qu'elle avait ajouté du sel dans son plat ? Visiblement elle n'était pas là puisqu'elle n'eut droit à aucune remarque, aucun regard. Toujours ce sourire et parfois des rires qui sonnaient presque faux. Le repas touchait à sa fin et la blonde se leva, proposant du dessert avant rapidement se rattraper en se rappelant qu'il n'y avait pas de dessert (Merci Alec ! ). Elle récupéra les assiettes qui étaient à sa porter, telle une machine et Jaya se leva à son tour pour l'aider. « T'es pressée ? » demanda t-elle un peu sur le ton de la plaisanterie, comme pour ne pas l'offusquer. A la voir et à l'entendre, on avait l'impression qu'elle n'avait qu'une hâte : que la soirée se finisse et que les invités ne partent. Souhir, elle, allait droit au but, questionnant Gabrielle, alors qu'au même moment Noah se tirait brutalement de sa chaise, faisant sursauté Jaya qui était entrain de récupérer son assiette pour l’empiler sur les autres. Les yeux écarquillés elle fixait Noah qui titubait maladroitement jusqu'au canapé pour s'y laisser tomber. Et alors qu'elle était sur le point de plaisanté, pensant qu'il avait peut-être abusé sur le vin durant le repas, il expliqua être simplement fatigué. Étrange pour un gars qui était en année sabbatique. Fronçant légèrement les sourcils, Jaya regarda les autres invités, perplexe mais aussi un peu inquiète, avant de récupérer les assiettes qu'elle avait récolté pour les ramener en cuisine et les poser au fond de l'évier. Elle s'occuperait de tout ça plus tard, ou demain en faite, puisqu'elle était en vacances.

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MessageSujet: Re: the gang / deny the lies   Sam 8 Juil - 7:18

Gaby semblait étrange, un peu mal à l'aise, ce qui n'échappa pas à Alec. Mais pas moyen d'avoir une réponse franche, peu importait la question. Il n'y avait pourtant jamais eu de malaise entre eux : Alec était l'homme le plus ouvert de la Terre. Une mauvaise nouvelle peut-être? Était-ce ce qu'elle cachait? Il voulut l'intercepter, la confronter gentiment, mais Souhir fut plus rapide. Tant mieux. Sans doute qu'une vibe féminine serait plus à propos considérant la situation.

Et Noah... que dire de Noah et de ses traits tirés... De ses cheveux moins fournis qu'auparavant. Le voyant tituber, Alec fit un mouvement pour aller l'aider, mais Noah s'effondrait déjà dans un fauteuil. Alec échangea un regard avec Jaya, puis il se leva, s'accroupissant près de Noah. Avoir grandi dans une famille de médecins avait quand même ses avantages. Par conséquent, la légère protubérance à l'avant-bras de son ami ne lui échappa pas. Un pansement post-intraveineuse peut-être?

« Tu es plus blanc encore que Nick-Quasi-sans-tête. » Il espérait que sa petite référence de potterhead confirmé ferait au moins sourire son meilleur ami. « J'aimerais que tu me répondes honnêtement : ça va vieux? » Disant cela, il chercha le regard de Noah.
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MessageSujet: Re: the gang / deny the lies   Dim 9 Juil - 22:22

Elle sentait bien que l'atmosphère avait changé et qu'ils l'avaient tous remarqué, que ce soit la sollicitude de Souhir que Gaby accueillit avec un sourire forcé ou la plaisanterie légère de Jaya ─ elle la fusilla du regard sans réfléchir, détournant rapidement les yeux en rougissant, parce que non, elle n'avait rien contre Jaya et non, ce n'était pas la faute de Jaya, c'était juste cette soirée, ce stress, cet ennui latent qui s'était installé dans son quotidien depuis qu'elle avait perdu son job. Elle était fébrile et ses amis l'avaient senti. Elle s'apprêtait à les rassurer lorsque Noah, qui s'était levé, s'effondra sur l'un des fauteuils tout proche. Par réflexe, Gabrielle bondit de sa chaise mais quelque chose l'arrêta dans son élan, alors que tout lui dictait de se hâter aux côtés de son ami. Était-ce sa mine fatiguée ou l'intimité du moment que partageaient Alec et Noah, elle n'en savait rien. Elle voulut se tourner vers Jaya, trouver dans ses yeux le réconfortant tranquille qu'on y voyait souvent mais sa colocataire avait déjà disparu en cuisine, assiettes en main. Un frisson la secoua et elle croisa brièvement le regard de Souhir, secouant doucement la tête. Qu'était-elle sensée faire ? Paniquer, pleurer, appeler les pompiers ? Noah n'avait vraiment pas l'air dans son assiette et au ton d'Alec, il était tout à fait aisé de comprendre que lui aussi était inquiet. « Tu, tu as besoin de quelque chose ? De l'eau, de l'air frais ? » s'enquit-elle d'une voix légèrement tremblante, avec un nouveau regard pour la porte de la cuisine, espérant voir Jaya revenir. C'était elle, l'adulte de la maison. Elle qui savait toujours quoi faire et Gaby avait désespérément besoin de ses lumières là, tout de suite.

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MessageSujet: Re: the gang / deny the lies   Lun 10 Juil - 20:51

Tout s'enchaîne. Effet domino, à la suite d'une simple question qui a franchi mes lèvres. Le regard légèrement gêné de Gabrielle, Noah qui se lève et s'effondre. Le bruit des assiettes qui se rencontrent un peu trop brutalement alors que Jaya les empile. Alec qui se précipite à la rescousse de notre ami qui vient d'échouer sur le canapé. Gaby qui se lève aussi. Mais je reste là. Bloquée. Confuse. Choquée ? Mes membres ne coopèrent pas. Je regarde la scène, clouée à ma chaise. J'essaie de jauger et d'analyser la situation, avec autant de recul que me le permet le moment. Objectivement parlant, il n'y a rien de très grave. Il peut s'agir d'un simple tournis pour avoir trop mangé et s'être levé trop vite. Mais il ne me semble pas avoir vu Noah se goinfrer depuis un très long moment, en y repensant. Même la dernière fois, quand on est sortis manger des tueries de gâteau au chocolat - à vous donner le diabète dès que vous regardez la part, mon père contesterait cette hyperbole -, il y a à peine touché. Pourtant, l'overload de chocolat, c'est un peu notre truc. Non, c'est plus grave qu'un simple vertige. Le garçon est plus pale que jamais, comme le fait remarquer Alec avec une pointe d'humour, qui ne détend pour autant pas l'atmosphère. Les yeux de Gabrielle trouvent les miens. Elle secoue la tête. On est d'accord, il y a de quoi s'inquiéter sérieusement.

Elle propose de l'eau, de l'air, je regagne enfin le contrôle de mes muscles. Je quitte mon siège, légère, poussée par l'adrénaline qui monte, sans doute. J'attrape mon téléphone. "Calling Baba. Il pourra sans doute être là dans une petite vingtaine de minutes." Je porte l'appareil à mon oreille et rajoute : "On peut ouvrir les fenêtres pour avoir de l'air frais ? Et peut-être du sucre avec l'eau. Sait-on jamais s'il fait une hypoglycémie."  Les bases. Ça sert souvent de grandir avec un père médecin.

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MessageSujet: Re: the gang / deny the lies   Mer 12 Juil - 15:54


Noah était dos au mur, si on pouvait dire ça. Le fait d'être assis arrangeait un peu son vertige, il avait bien fait de retourner à une position qui l'éloignait d'une chute dangereuse; la tête tournait, les yeux voyaient flous, les oreilles captaient les sons comme si elles étaient sous l'eau. Forcément, son petit malaise avait créé un véritable chaos; pas seulement dans son corps et dans son ressenti physique, mais autour de lui; c'était flou, c'était rapide, tout se passait en même temps et paradoxalement, c'était aussi comme si tout était au ralenti; axé sur les battements de son cœur; Alec qui arrive, lui parle, le son de sa voix; il se doute de quelque chose; Gaby qui panique, propose mille et une choses; Souhir, qui cachait son angoisse dans des actions et appelait son père; non, pas ça. "Sou', c'est pas la peine, c'est passé;" Il ne pouvait prétendre aller mieux, ça n'irait qu'en empirant sur le long terme, mais il pouvait au moins essayer de ne pas finir la soirée à l'hôpital; ils avaient quelque chose à apprendre de ce qui venait de se passer, et c'est Noah qui devait le dire, c'était à lui et à personne d'autre. Le mensonge s'était brisé, il ne restait plus qu'à évoquer la vérité.

"Guys..." Il attend que Jaya revienne dans la pièce, il esquive les regards, n’aperçoit que les contours des visages, il serre ses mains entre elles, noeuds de doigts; il a tellement esquivé ce moment qu'il ne sait pas comment dire l'inévitable "j'aurais du vous en parler avant...je ne savais pas comment..." Il repense à toutes les occasions; à chaque fois cela aurait brisé l'instant, mais ce n'était que remettre à plus tard quelque chose qui le pourchassait sans relâche et à qui il ne pouvait échapper. "I have cancer. Terminal. Nothing to be done". Le mot lui brûle la bouche, comme les larmes accumulées dans ses yeux qui refusaient de tomber. "I'm sorry" il n'avait rien d'autre à ajouter, laissant le plomb tomber sur la pièce au son de ses paroles, tournant la tête vers la fenêtre, incapable d'affronter ses amis.
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MessageSujet: Re: the gang / deny the lies   Mer 12 Juil - 19:37

Jaya croisa le regard de Alec avant de s'éclipser brièvement en cuisine. Poussant la porte d'un coup de hanche avant de déposer les assiettes sales au fond de l'évier, elle resta quelques secondes en cuisine, le temps de souffler un coup, sentant bien que la soirée prenait une étrange tournure. Elle mit rapidement de l'eau à chauffer, se figurant qu'un bon thé leur ferait à tous du bien pour terminer ce repars. Lorsqu'elle retrouva le salon, c'était la chaos, presque pire qu'une classe de première année qu'on aurait laissé cinq minutes seule. Alec était près de Noah et l'interrogeait du regard, Gabrielle et Souhir avaient toutes les deux quitté leur siège et cette dernière venait de sortir son téléphone, visiblement pour appeler son père. Son père, médecin, donc il y avait un soucis avec Noah. Jaya croisa le regard de Gabrielle, qui semblait totalement perdue, limite paniquée, un peu comme quand elle recevait un appel de sa banque mais en pire encore, et ça confirma ses doutes. « Wow, what's going on ? » lâbritbrit t-elle à mi-voix en se rapprochant de Gaby, alors que Noah assurait à Souhir qu'elle n'avait pas besoin d'appeler son père. Une petite part de Jaya voulait croire qu'il disait vrai et qu'il allait mieux, mais son comportement criait l'inverse. Il semblait nerveux, le regard fuyant, et était sur la défensive. Il finit par reprendre la parole et l'estomac de Jaya se nouait un peu plus à chacun des mots qui franchissaient les lèvres de Noah. Un cancer ? C'était impossible, pas lui, pas si jeune. Elle restait bête, plantée à côté de Gabrielle, venant presque machinalement attraper la main de la blonde, certainement dans le but de la rassurer un peu face à ce boulet de canon que venait de lâcher Noah. Elle n'avait jamais été confrontée à une telle situation et pour le coup, elle ne savait pas quoi faire, ni quoi dire. Peine de cœur, soucis avec la banque, retard injustifié, tout ça elle savait gérer, mais un cancer... c'était too much. Pour autant elle ne pleurait pas, peut-être trop endurcis pour s'écrouler face à cette terrible nouvelle.« T'as pas à t'excuser. Surtout pas. » finit-elle par lâcher simplement. Il n'avait pas à s'en vouloir d'être malade, ni à s'en vouloir de leur avoir caché. Elle aurait certainement fait la même chose à sa place. Elle avait envie de lui demander combien de temps il avait, puisque son cancer était incurable, elle voulait savoir exactement combien de temps il lui restait à passer avec lui. Mais elle n'arrivait simplement pas à le dire de vive voix. Ça semblait encore trop irréel et cette question trop brutale.


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Dernière édition par Jaya Poddar le Dim 16 Juil - 23:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: the gang / deny the lies   Dim 16 Juil - 22:50

Noah proteste, alors que le téléphone de mon père sonne déjà. J'insiste, un poil indignée : "Si, c'est la peine. Non mais !" Jaya revient tout juste à temps de la cuisine, découvre la scène avec effroi. Et à ce même moment, la voix de mon père me parvient, de l'autre bout du fil. "Hi, habibti. Chou halek?" Mon père me demande de mes nouvelles, par réflexe, comme toujours. Et en vérité, je ne sais pas comment je vais, là, maintenant, tout de suite. Je suis un peu confuse, beaucoup dans l'urgence, et j'ai une très mauvaise impression, sans savoir pourquoi. Je recule, tourne le dos et m'accoude à l'autre bout de la table, bien loin, pour ne pas déranger. "Ahla, baba. I'm fine, it's Noah." Je me lance dans une description précise de ce qui s'est passé, et des symptômes de mon ami en un mélange d'arabe et d'anglais. Je m'interromps lorsque j'entends le concerné nous interpeller. Je me retourne et ne manque pas de remarquer sa mine grave. "Une minute, baba", dis-je à l'adresse de mon père. Je porte toute mon attention sur No'. "J'aurais dû vous en parler avant... je ne savais pas comment..." Voilà qui est rassurant comme début. Je déglutis difficilement, avec un estomac qui se noue. Ce qui ne fait pas bon ménage avec toute la nourriture que j'ai englouti ce soir. J'en ai même quelques nausées.

"I have cancer. Terminal. Nothing to be done." Il lâche les mots, sans prévenir. Et je me les prends de plein fouet, telle une claque, dans la gueule. Un saut d'eau froide à la figure. Un coup de poing à l'estomac. Un peu comme : La firme a fait faillite, prenez vos affaires. Mais en mille fois pire. Parce que ça, c'est qu'un travail. Je suis au chômage, je vis chez mes parents, mais je suis en vie et j'ai de l'espoir pour la suite. Ce n'est pas la mort. Là, si. Et plus j'arrive à cette réalisation, plus l'envie de vomir se fait forte. Je sens les larmes me monter aux yeux, mais je les bloque aussitôt. Je ne vais pas lui faire ça. Je pleurerai plus tard, toute seule, en rentrant chez moi. Je crierai ma colère, aussi, contre les arbres, contre les étoiles, contre Dieu. "I'm sorry." Je ne sais pas trop ce que je suis censée faire, dire. Mes mains deviennent moites, mon cerveau continue de s'affoler, et la nausée est toujours là. Qu'importe, je ne dois juste pas laisser transparaître tout ça. Noah n'a pas besoin de panique, mais de soutien inconditionnel. C'est tout. Je pose mon téléphone sur la table, sans même une pensée pour mon père qui attend, et avance vers mon ami. Je vois ses larmes, et mon cœur se serre. Hors de question d'en rajouter à son mal. Les premiers mots qui me viennent à l'esprit, Jaya les dit. "T'as pas à t'excuser. Surtout pas." Je pose une main que je veux rassurante sur l'épaule de mon ami, en acquiesçant. "We're here for you, babe, no matter what. C'était dans le pacte d'entrée dans la secte. Me dis pas que t'as pas lu the fine print?" Je lui souris, taquine, dans l'espoir de voir ses larmes sécher. " Qu'est-ce qu'on peut faire pour toi, right now ? Whatever you need, we'll do it. Like anything. Bon, ne demande pas littéralement la lune, parce que même si on t'aime, ça, on ne peut pas faire. Mais à part ça, tu peux."

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MessageSujet: Re: the gang / deny the lies   Mar 15 Aoû - 1:47

Jaya, thank god, finit par réapparaître et Gabrielle s'apprêtait à la rassurer, à lui dire que ce n'était probablement rien, que de toute manière Souhir avait appelé son père, que ça irait sans doute mieux dans quelques minutes ─ n'importe quoi, vraiment, plus pour la rassurer elle-même que sa meilleure amie ─ lorsque Noah reprit la parole, d'un ton qui n'annonçait rien de bon. Gaby tourna la tête si vite dans sa direction que son cou craqua, gémissant sous tant de stress. Elle se massait la nuque avec une grimace lorsqu'il annonça, finalement, ce qui se passait. Et, no. Hell no. Ce genre de choses n'arrivaient qu'aux autres. C'était toujours chez les autres que les drames se déroulaient mais ─ mais c'était déjà arrivé, avec Adrian et Chris, quelques temps plus tôt. C'était déjà arrivé et ça ne pouvait pas arriver encore. But it did et fucking hell, le destin était vraiment un connard sans pitié.

Elle mêla ses doigts à ceux de Jaya lorsque celle-ci saisit sa main, sans entendre ce qui se passait autour d'elle, sans voir non plus, les yeux embués de larmes. Non, pas lui aussi, non. Nothing to be done. Ça n'était pas possible. Elle avait envie de le dire, envie de demander si, vraiment, les médecins avaient fait leur possible, s'il n'était pas judicieux de pousser plus loin les recherches mais elle connaissait Noah. Elle savait qu'il ne le leur aurait pas annoncé sans certitude, ne le leur aurait pas dit ainsi s'il n'était pas sûr de ce qu'il avançait. Et, non, juste, non. Ce seul mot ricochait contre les parois de sa tête, massif, désespéré. Non. Le voir détourner les yeux, s'éloigner d'eux sans même bouger lui fit plus mal encore et elle ne put étouffer son sanglot cette voix. Sa main libre monta à sa bouche pour couvrir le bruit des spasmes qui la secouaient. Parce qu'il ne fallait pas craquer, parce qu'elle n'avait pas le droit de le faire, pas alors qu'il avait tant besoin d'eux, d'elle comme des autres. Elle essuya ses yeux d'un revers de poignet, geste inutile face aux larmes qui roulaient sur ses joues sans discontinuer. Souhir et Jaya, toujours si fortes, si justes, eurent les mots qui lui manquaient, poussant ses sanglots à redoubler. « Sorry, sorry » murmura-t-elle, perdue. Il fallait qu'elle se ressaisisse. Elle ne pouvait pas flancher, elle n'avait pas le droit. « Sorry, répéta-t-elle après un grand bol d'air, et évidemment qu'on est là. On ira nulle part, you're stuck with us » Elle essaya de sourire, en vain. C'était trop dur ce soir, beaucoup trop dur.

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