welcome back little sis' ▬ CALLIOPE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
▪ messages : 80
▪ dispo pour un rp ? : Yep
▪ avatar : Mathias Lauridsen
▪ âge : 35 ans
▪ statut : Célibataire endurci
▪ occupation : Styliste / Créateur de fringues de luxe

MessageSujet: welcome back little sis' ▬ CALLIOPE   Lun 17 Avr - 13:12

C’est une journée tout ce qu’il y a de plus calme, en apparence tout du moins. Il ne travaille pas, comme bon nombre des londoniens qui célèbrent le lundi de Pâques. Un moment, un infime moment, il a même hésité à enfiler un manteau pour aller à la Messe dans une église proche – pas parce qu’il croit dur comme fer ou qu’il est pratiquant catholique, non. Parce que c’est la tradition, parce que l’ambiance à l’intérieur d’une église ne lui déplait pas et qu’il aime les souvenirs qu’il y associe – pour la plupart, exception faite du dernier enterrement en date auquel il a été contraint d’assister, d’ailleurs. C’est finalement la flemme – et la vision d’horreur sur les déferlantes de pluie s’abattant sur les fenêtres de son appartement – qui l’a retenu de mettre son envie à exécution, et le voilà installé sur son canapé, un livre sur les genoux, à somnoler comme pendant une journée de grande flemme. Il tourne machinalement les pages de son bouquin en buvant le thé à la menthe fumant posé à côté de lui et soupire doucement, réalisant subitement, sur les coups de 17h, qu’il a passé sa journée à ne rien faire, que le frigo est vide et que demain, il faut retourner travailler. Il s’étire et se redresse pour partir à la recherche d’un dépliant – le dépliant-menu du restaurant japonais qui fait le coin de quelques rues plus loin. Il est excellent et vraiment très utile en période de flemme aiguë, comme maintenant. Quand il met la main dessus, il s’en empare tout en attrapant le téléphone et retourne occuper le canapé – mais quelqu’un frappe. Un moment – d’absence, c’est évident – il se demande si c’est le livreur, avant de se souvenir qu’il n’a même pas encore choisi et qu’il est vraiment dans le gaz.

Sans réellement savoir pourquoi, Léandre est habité d’un léger pincement au cœur quand il abandonne sa place à nouveau pour s’avancer vers la porte d’entrée. Il s’approche, pour observer l’identité de la personne qui trouble sa quiétude par le petit trou – et recule presque aussitôt. Ciel, comme il aimerait faire semblant de ne pas être là, de ne pas avoir entendu ces quelques coups donnés à sa porte. Il pose ses mains sur la structure en fer et son front sur le métal glacé, reprenant calmement sa respiration. Ce jour devait arriver ; il était prévenu. Il ne pensait pas que Callie viendrait le trouver sur le pas de sa porte, cela dit. Il pensait, naïvement sans doute, qu’elle ferait ses armes dans les rues de Londres et qu’il finirait par se trouver confronté à elle par le plus grand des hasards. Ou alors, par le biais de leurs fréquentations communes – il pense à Tristan, notamment, il lui paraît difficilement envisageable que Calliope reste loin de Tristan si elle est de retour à Londres, ne serait-ce que parce qu’elle aura besoin d’en avoir des nouvelles.

Et quelles nouvelles d’ailleurs. L’adoption ratée, le divorce, et toutes ces choses qui laissent Tristan un peu plus vulnérable que le jeune homme veut bien le reconnaître. Ca ne le regarde pas tant que ça – mais Léandre pense tout de même que son ami a un peu besoin d’être protégé, même s’il refuserait catégoriquement l’idée s’il y était directement confronté.

De nouveau, Callie frappe, et Léandre prend une inspiration en se décollant de la porte, rassemblant tout le courage dont il dispose pour faire face à sa sœur en conservant un peu de sa dignité d’homme blessé, et de frère abandonné. Il ouvre et la dévisage sans bouger, sans l’inciter à entrer – pas pour l’instant. « Calliope », il note, sur un ton résigné – peut être défaitiste. Elle est là, et c’est bon de la voir, en forme, belle, le teint pas blanchi par la drogue ou l’abus de substances diverses. Mais le bonheur de la voir est gâché par la certitude qu’elle va finir très rapidement par repartir – il ne sait pas encore quand, il sait juste qu’elle le fera. Comme toujours. Parce qu’on ne change pas les gens, pas à ce point. « Je ne m’attendais pas à te voir si tôt », il note, un peu sarcastique – il peut bien se le permettre, après tout. « C’est mon cadeau de Pâques ? »

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
▪ messages : 27
▪ dispo pour un rp ? : Ouiiiiii
▪ avatar : Cara Delevingne
▪ âge : 28 ans
▪ statut : Fiancée
▪ occupation : Jet-setteuse

MessageSujet: Re: welcome back little sis' ▬ CALLIOPE   Lun 17 Avr - 16:39


C’était toujours pareil dans les avions, surtout pour les courts courriers. Il n’y avait pas assez de temps pour regarder un film tranquillement, pas assez court pour le passer à rien faire. Même le temps s’était allié pour que la vue depuis le hublot soit immonde. Alors Calliope avait somnolé la majeure partie du trajet. Elle avait remis son casque sur ses oreilles pour que personne ne vienne l’emmerder et elle s’était laissé aller à ses pensées. Comment serait le monde là-bas ? Il aurait forcément changé, ça faisait quatre ans après tout. Certains visages connus seraient sûrement partis, d’autres refuseront très certainement de la voir et prétendrait ne pas la connaître. Elle avait imaginé cent scénarii sur son nouveau retour en Angleterre, mais elle savait par expérience que rien ne serait comme elle l’aurait imaginé.

Elle avait rouvert son magazine sans grande conviction. Plus le monstre de fer se rapprochait de la Manche, moins l’idée d’organiser son mariage ne l’enchantait. Même ce qu’elle venait d’entourer quelques minutes plus tôt ne lui faisaient plus tellement envie. Elle le remit donc dans son sac et attendit patiemment la fin des 2h30, la peur au ventre.

Elle passa la douane sans trop d’embûche, les joies d’avoir la double nationalité. À une époque pas si lointaine, elle aurait encore pu se dire qu’elle avait de la chance d’être dans l’Union européenne, mais plus de la moitié des habitants de l’île avaient décidé de se carapater en traître. Un peu comme elle, finalement. Sauf qu’ils avaient prévenu. Elle récupéra ses deux valises – elle avait fait envoyer le reste, qui devrait arriver dans quelques jours – et marcha sans hésitation vers la sortie de cet aéroport qu’elle connaissait si bien. Comme elle s’y attendait, personne ne brandissait une pancarte avec son nom dans le hall des arrivées. Callie soupira avant de prendre la première sortie qu’elle pouvait trouver. Elle héla un taxi qui la conduisit jusqu’à l’hôtel qu’elle avait réservé le temps de retrouver un logement digne de ce nom. En quittant la capitale en 2013, elle avait par la même occasion vendu son logement, pensant qu’elle n’en aurait plus besoin de toute façon. Elle avait déjà pris contact avec de potentiels biens et avait quelques visites le lendemain.

Elle fit déposer ses valises à l’hôtel et demanda à être emmenée à Kenisington. Elle profita du chemin pour vérifier son maquillage et pour tenter d’arranger ses cheveux qui finirent en queue-de-cheval, faute d’être parvenue à les dompter. Lorsque le taxi s’arrêta devant le bâtiment en question, son cœur s’accéléra. Et si c’était une connerie ? Elle paya la course et sortit de la voiture. Le temps qu’elle parvienne à l’intérieur, de l’eau s’était abattue sur ses épaules et ses cheveux, marquant sa veste d’une traînée humide. Fichu temps de British… Elle s’arrêta ensuite devant la porte qui la concernait et hésita, le bras en l’air comme figé dans le temps. Et si c’était une grosse connerie ? Son poing frappa la structure. Trop tard pour reculer.

La blondinette soupira en se dandinant d’un pied sur l’autre. Ses mains étaient moites et sa gorge sèche. Elle avait peur. Elle attendit un peu. Pas de réponse. Elle aurait pu prendre ça pour acquis et partir. Mais à présent qu’elle avait fait ce premier pas, elle ne voulait plus reculer. Sa main rencontra la porte pour la seconde fois et la porte s’ouvrit finalement. Un moment de flottement alors qu’apparaît sous ses yeux clairs ce visage si familier. Il prononce son prénom et elle mesure presque toute la conséquence de sa vie passée. « Léandre. », lui rendit-elle en écho, en détournant brusquement le regard. À dire vrai, maintenant qu’elle l’avait en face de lui, elle ne savait pas trop quoi dire, ni faire. Son instinct lui disait d’aller se réfugier dans les bras de son grand frère. Mais sa raison – qu’elle se mettait à écouter ces temps-ci – lui suggéra d’attendre un peu avant de se lancer dans ce genre d’élan d’affection.

Il ne s’attendait pas à la voir si tôt. « Je voulais te l’annoncer dans une autre lettre, mais t’as pas répondu à la première... », répondit-elle prudemment. C’était la stricte vérité. Elle avait attendu une réponse de sa part. Par courrier, téléphone, SMS, e-mail ou même pigeon. Elle avait attendu et elle n’avait jamais eu de réponse. Elle l’aurait prévenu qu’elle comptait arriver autour de Pâques, qu’elle devait voir avec Wilhelm si tout irait bien. Mais elle ne lui avait rien dit. « Je sais pas si je peux vraiment être considérée comme un cadeau… » Après tout, elle lui en avait fait voir de toutes les couleurs. Si elle le regrettait vraiment, elle n’était pas sûre que le lui dire ainsi soit la meilleure solution. La Calliope d’avant avait laissé place à une Calliope des plus timides, de celles qui ne savaient pas quoi dire alors qu’un silence commençait à s’installer. « Je voulais juste savoir… si tu allais bien… » Elle n’avait pas d’autres idées. Elle ne pouvait décemment pas lui demander si elle pouvait rentrer chez lui, comme ça, après quatre ans sans vraiment de nouvelles.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
▪ messages : 80
▪ dispo pour un rp ? : Yep
▪ avatar : Mathias Lauridsen
▪ âge : 35 ans
▪ statut : Célibataire endurci
▪ occupation : Styliste / Créateur de fringues de luxe

MessageSujet: Re: welcome back little sis' ▬ CALLIOPE   Mer 19 Avr - 14:24

Léandre se sent un peu hypocrite, maintenant que sa sœur est là, sur le pas de la porte. Hypocrite parce que contrairement à ce qu’il a pu dire et répéter, aux autres, et à Tristan notamment, il ne se sent pas si en colère que ça. Ca le rend même plutôt triste, cette distance matérialisée par le pas de la porte qui les sépare. Il aimerait que les choses soient plus simples, qu’elles soient autrement ; il aimerait pouvoir effacer les déceptions et le reste pour ne retenir que ce lien fusionnel qui les caractérisait autrefois. Ca lui fait un peu peur, de s’engager à nouveau sans savoir si elle compte rester pour de bon ou si elle va s’échapper à nouveau dès qu’il aura guéri, quand il aura accordé sa confiance de nouveau ; mais il n’est pas si fâché. Juste un peu nostalgique, au pire. Et il a beau se dire qu’il faut garder cette façade d’imperméabilité, qu’il faut qu’il soit fort – et ferme, surtout – il pousse la porte d’entrée pour libérer l’espace et l’inviter à entrer. Il ne va pas la laisser là, sur le pas de la porte, comme une malpropre – elle reste sa sœur et malgré tous les ressentis du monde, ça ne changera jamais. « Entre », il précise comme si ça ne coulait pas de source, parce que ce n’est sans doute pas le cas, parce qu’elle aussi, elle a sans doute en mémoire ces moments difficiles. Ils ne sont jamais allés au conflit, pourtant, même si Léandre a pu se targuer de quelques remarques un peu sous-entendues sur ses départs fréquents par le passé. En même temps, le jeune homme n’est pas vraiment bagarreur de nature, c’est même plutôt l’inverse. Calme, posé, réfléchi, voilà comment on peut le définir plutôt que comme quelqu’un allant à l’affrontement.

« Je n’ai pas répondu à ta lettre parce que je ne savais pas quoi en dire », il précise en fermant la porte derrière elle et en lui montrant le porte-manteau. « Ca va », il précise en haussant une épaule, pour couper court à la conversation désagréable qui pourrait s’amorcer suite à sa reconnaissance de l’absence de réponse. Il prend une inspiration et fourre ses mains dans ses poches, machinalement. « T’es arrivée quand ? Tu as fait bon voyage ? » Il l’entraine en parlant dans la cuisine où il remet l’eau à chauffer pour préparer du thé en rab. Il se sent un peu bizarre, un peu bouleversé, aussi, par toutes ces périodes de silence et de froid qui ont terni petit à petit leurs relations. « T’es là pour combien de temps, Callie ? » il demande d’office – sans doute un peu maladroit, mais parce qu’il aime autant savoir si c’est un voyage de santé ou un retour qu’elle envisage définitif – même s’il sait, pour sa part, qu’elle ne tiendra pas, ou en tout cas, même s’il ne veut pas y croire pour ce qui le concerne. Elle va prendre la réalité de la vie londonienne dans la figure une fois de plus, elle retournera à ses mauvaises fréquentations et il la perdra à nouveau. L’optimisme est un luxe qu’il ne peut pas se permettre s’il veut être préparé à la souffrance qu’engendrera un nouveau départ. Il la dévisage un peu, au milieu de son appartement, et songe que finalement, malgré les excès et les années, elle n’a pas vraiment changé. Elle a toujours ses traits d’enfant taquine, cet air mutin. Lui vieillit plus, sans doute. « Tu veux du thé ? » il propose finalement quand la bouilloire se manifeste dans son dos.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
▪ messages : 27
▪ dispo pour un rp ? : Ouiiiiii
▪ avatar : Cara Delevingne
▪ âge : 28 ans
▪ statut : Fiancée
▪ occupation : Jet-setteuse

MessageSujet: Re: welcome back little sis' ▬ CALLIOPE   Mer 19 Avr - 16:11


En le voyant s’écarter pour la laisser rentrer, Calliope y vit là une espèce d’espoir – peut-être un peu trop d’optimisme aussi d’ailleurs. Rien n’était perdu. Peut-être qu(il lui pardonnerait (encore) de s'être comportée comme la pire des personnes au monde. Peut-être qu’ils allaient pouvoir reprendre leur relation comme avant. « Merci… », souffla-t-elle timidement alors qu’elle passait devant lui. Non, leur relation ne pourrait jamais être comme avant, pas après la manière dont elle l’avait gâchée. Mais au moins, elle espérait retrouver son grand frère.

Aïe. La réponse de Léandre sur sa non-réponse à la fameuse lettre atteignit la blondinette avec le bout pointu d’une pique qu’on lui lançait. Elle était arrivée à un stade auquel on n’accordait plus vraiment de crédit à ce qu’elle pouvait dire. Elle le savait, elle en avait parlé avec son thérapeute il y a quelques années, celui qui avait coûté des milliers d’euros, qui n’avait pas si servi que ça en y repensant, mais qui avait permis de faire germer dans l’esprit de l’Autrichienne une base d’un renouveau. Elle retira son manteau pour l’accrocher, remettant en place sa chemise par la même occasion. Les questions bateaux suivirent. « Je sais pas… deux-trois heures ? J’ai perdu la notion du temps dans le trafic londonien. Le voyage était court donc ça va, pas beaucoup de monde. » Parler de la pluie et du beau temps, cela faisait bizarre quand on savait qu’à une époque, ils partageaient bien plus que des conversations de base. Les choses avaient vraiment beaucoup changé. Et puis Léandre posa la question que la jeune femme redoutait tant. Elle s’était demandé quand il la poserait, car c’était évident qu’il allait la poser. Il la connaissait suffisamment et elle avait suffisamment fait le coup pour qu’il ne s’attende plus à grand-chose. Si l’ancienne Calliope lui aurait donné de faux espoirs pour lui faire plaisir, la nouvelle Calliope prenait le temps de considérer les choses et de les évaluer. « Honnêtement, je ne sais pas. » C’était la vérité. Techniquement, elle ne savait pas combien de temps elle resterait à Londres. Elle avait certes prévu de se procurer un endroit où vivre, mais tout était possible, encore plus avec une Von Brezen. « Ça dépendra de certaines choses, mais tu seras parmi les premiers au courant pour le coup… » Ça dépendra des envies de Wilhelm et/ou de ses opportunités. Elle aimait à penser qu’elle ne repartirait pas pour les mêmes raisons que les autres fois. Qu’elle était capable de grandir et d’évoluer. Mais elle n’avait pas la réponse à cela.

Il lui propose du thé. Le retour de la discussion banale. « Je veux bien, s’il te plaît. », accepte-t-elle avec un demi-sourire. Elle n’avait pas énormément bu depuis qu’elle était arrivée – pas du tout à vrai dire – et le vol, bien que court, l’avait assoiffée. La jeune femme porta sa main gauche à sa bouche pour mordiller les petites peaux autour de ses doigts, nerveusement. De son regard clair, elle fixait son frère. « J’ai vu ta nouvelle collection… Elle est superbe… » Évidemment que, même loin, elle avait continué à suivre l’aventure de la personne qui comptait le plus à ses yeux. Elle avait toujours eu l’habitude de le complimenter sur son travail, sauf ses quatre dernières années. Elle aurait donné beaucoup pour rattraper cela. Elle aurait donné beaucoup pour changer beaucoup de choses, à vrai dire. « Sinon, quoi de neuf ? » C’était un peu affligeant comme discussion. Callie avait l’impression d’être dans un blind date où personne ne savait quoi dire à l’autre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
▪ messages : 80
▪ dispo pour un rp ? : Yep
▪ avatar : Mathias Lauridsen
▪ âge : 35 ans
▪ statut : Célibataire endurci
▪ occupation : Styliste / Créateur de fringues de luxe

MessageSujet: Re: welcome back little sis' ▬ CALLIOPE   Sam 13 Mai - 19:44

L’idée que sa sœur vient d’arriver à Londres réconforte quelque peu Léandre, au moins cela signifie-t-il qu’elle est venue directement le voir lui, sans donner la priorité à qui que ce soit d’autre. Au moins a-t-elle conservé cet ordre de priorité là, et il s’en trouve tout aussi flatté que soulagé, d’ailleurs. Il claque la porte derrière elle, prenant une inspiration pour tenter de retrouver contenance, se demandant si Calliope compte visiter leur mère, Astrée, à un moment donné dans son escapade londonienne. Il se demande aussi ce qu’il devient, ce qu’elle fait là – mais toutes ces questions devront être remises à plus tard. Il n’a pas l’intention de la bombarder de questions, il n’a pas envie de rattraper le bon vieux temps comme si de rien n’était. Evidemment qu’il ne pourra pas l’ignorer ou lui faire la tête éternellement – il n’en n’est pas capable, de toute façon, il le sait bien. Par contre, il a le droit de la faire lutter un peu – les choses ne peuvent pas toujours être simples pour Calliope Von Brezen, même si objectivement, Léandre sait que ce n’est pas le cas.

« Excuse moi Callie mais pour ce qui est de prévenir tes départs, j’ai un peu de mal à te croire », il lance, sans langue de bois, parce qu’il n’est pas très bon au jeu de faire comme si de rien n’était. Il met l’eau à chauffer dans la bouilloire et se tourne vers elle pour la dévisager un peu. « Enfin, bon retour parmi nous, quoi qu’il arrive. Je suis flatté que tu sois venue directement, je ne pensais pas que tu le ferais », il ajoute, comme pour apaiser l’ambiance quelque peu électrique qui semble régner, tout à coup, dans son appartement. « Tu es à Londres pour une raison précise ? » il demande ensuite, en fronçant un peu le nez, sortant deux tasses pour y verser l’eau chaude, puis il lui propose le thé.

« Merci, pour la collection », il répond en hochant la tête, l’entrainant vers le salon pour qu’ils s’installent plus confortablement dans le canapé. Il prend une légère inspiration et hausse une épaule distraite. « Rien de spécial », il lance, alors que des années les séparent de leur dernière entrevue – et qu’il s’est nécessairement passé des choses, trop de choses sans doute pour qu’il ne puisse les dire comme ça, simplement. « Je travaille beaucoup. Je vois Maman, aussi, tu lui manques d’ailleurs, elle serait contente de te voir – même attend-toi tout de même à te faire hurler dessus dans un premier temps », il note, un léger sourire aux lèvres. « Sinon, rien n’a vraiment changé, ici », il explique, et puis pour tester ses intentions, pour tenter de répondre à une interrogation qu’il se pose depuis qu’il la trouvée sur le pas de sa porte, il ajoute : « Tristan a divorcé, on passe pas mal de temps ensemble ». Il avale une gorgée de thé et hausse une épaule. « Et toi ? »

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
▪ messages : 27
▪ dispo pour un rp ? : Ouiiiiii
▪ avatar : Cara Delevingne
▪ âge : 28 ans
▪ statut : Fiancée
▪ occupation : Jet-setteuse

MessageSujet: Re: welcome back little sis' ▬ CALLIOPE   Mar 16 Mai - 6:16


La réplique de Léandre heurta la blonde. Il n’avait pas tort après tout. Il était presque devenu habitué à force. « Je comprends… » Mais cette fois, c’était différent. Elle n’était plus la même, elle avait grandi. Elle avait surtout mûri et compris l’intérêt de la vie et d’arrêter ses conneries. Elle savait que même si elle lui disait cela avec toute son honnêteté, il ne la croirait pas vraiment. Elle avait déjà fait le coup, de partir sans rien dire, de revenir, de promettre que ce serait différent, et de pourrir à nouveau sa vie avant de repartir sans rien dire. Même si elle avait vraiment changé, elle savait qu’elle devrait lui prouver par ses actions et non par ses paroles qui ne valaient plus grand-chose aujourd’hui.

« Mon grand frère me manquait… », répondit-elle du tac au tac. C’était la vérité. Ils avaient toujours été particulièrement proches, malgré les années qui les séparaient. Calliope avait toujours admiré et aimé tendrement son frère qui était de loin l’un des hommes qui comptaient le plus dans sa vie, et il était probablement le dernier encore de notre monde. Elle avait conscience du mal qu’elle lui faisait à chacune de ses bêtises et, bien qu’elle souffrait de le faire souffrir, elle savait également qu’elle n’avait pas pu s’en empêcher et qu’elle aurait du mal à réparer cette relation brisée. Il lui demanda ensuite ce qu’elle faisait à Londres. La jeune femme attrapa une mèche de cheveux rebelle pour la replacer derrière son oreille avant de répondre. « Oui et non. Londres me manquait aussi… et on cherche des investissements à faire alors je me suis dit que quoi de mieux qu’être directement sur place, étant donné que je connais assez bien la ville. » D’après Will, c’était une bonne chose de pouvoir s’implanter à l’international et comme Calliope avait la double nationalité, c’était plus pratique de voir au Royaume-Uni, surtout après sa sortie de l’Union européenne. Elle attrapa la tasse en le remerciant et le suivit jusqu’au salon avant de s’installer sur le canapé.

Il n’y avait rien de spécial selon Léandre, mais Calliope avait du mal à le croire. En quatre années, il s’était forcément passé des choses. Il travaillait, il voyait leur mère. La blonde étira un petit sourire triste. Sa mère lui manquait également. « Je me doute bien… Je pense que tu pourras l’entendre depuis chez toi. J’irai la voir demain ou après-demain. » Elle s’y était préparée, mais elle espérait ne pas prendre trop cher – mais si elle savait pertinemment qu’elle allait se prendre de longues minutes de blâme.

Et puis la sœur Von Brezen se figea un instant face à la nouvelle annoncée par son frère. « Oh… Je vois… », répondit-elle simplement. Elle ne savait pas trop comment prendre cette nouvelle. Bien ? Et quoi ensuite ? Ce n’était pas comme si elle était déjà engagée ailleurs… Mal ? Pour qui ? Pour Tristan ? Comment réagir convenablement ? Elle n’en avait aucune idée. « Il va bien ? » Elle voulait plus de détails, mais elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas non plus le revoir, pas pour l’instant. Pas après cette révélation. Elle n’était pas vraiment prête.

Léandre s’interrogeait sur sa situation. La jeune femme prit une profonde inspiration en gardant sa tasse sur ses cuisses, un peu nerveuse. « Eh bien… Je suis clean depuis quelques temps… » Elle avait pensé que c’était une information importante à communiquer. Son parrain aussi. Elle connaissait le nombre de jours exact mais elle ne voulait pas lui dire. Pour ne pas lui faire de faux espoirs. « J’ai fait quelques mois à Paris aussi. Une ville magnifique, mais les Parisiens sont vraiment particuliers… » Une très bonne expérience qu’elle n’oublierait pas. Puis la blondinette se mordit la lèvre inférieure en prenant une nouvelle grande inspiration. « Et comme tu parles de divorce… je vais rester un peu dans le thème je pense… », glissa-t-elle doucement en agitant son annulaire qui portait sa bague de fiançailles en or blanc et diamants pour qu’elle frappe contre la tasse pour attirer son attention.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: welcome back little sis' ▬ CALLIOPE   

Revenir en haut Aller en bas
 
welcome back little sis' ▬ CALLIOPE
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» R.M.S TITANIC IS BACK!
» Flash-Back with Hitsu [PV: Zelles Hitsugaya]
» Calliope Ningyo [Fiche Technique]
» Gloglo is back avec un diplome en poche !!!!
» Made in Flash Back

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ticket To Ride :: london, 2017 :: westbound to eastbound :: circle line :: kensington-
Sauter vers: