jonas / this is a beautiful start to a lifelong love letter

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MessageSujet: jonas / this is a beautiful start to a lifelong love letter    Ven 14 Avr - 10:44

Pour Charlie, ce tournage n'avait rien de très agréable. Il avait été très enthousiaste, la première fois qu'on lui avait parlé du projet, avait littéralement sauté au plafond lorsqu'il avait appris qu'il avait obtenu le rôle mais découvrir le crew derrière la caméra l'avait refroidi. Enfin, il n'avait de problème avec personne ou presque. C'était David, le problème. Ce type était encore là, painful reminder of what happened. De ce qui s'était passé entre eux, de ce qui s'était passé avec Nevil. Le voir quotidiennement était une source de stress et cela se ressentait sur son humeur. Il essayait de rester professionnel, de rester agréable avec tout le monde ou du moins poli mais l'exercice était difficile et il terminait chaque journée de tournage secoué d'une tension dont il ne parvenait pas à se défaire. Evidemment, il avait repris les séances avec sa thérapeute mais, fait nouveau, il n'avait pas encore réussi à évoquer la source du problème, pas cette fois. Elle ne le jugerait pas, il le savait, elle ne l'avait jamais fait et ne commencerait certainement pas maintenant. C'était son job, d'écouter, de l'aider à démêler cette pelote d'emmerdes qu'il traînait depuis la mort de Nevil ─ depuis bien avant ça, s'il était honnête. Mais il n'y arrivait pas. C'était trop difficile, trop honteux d'admettre qu'une fois de plus, il voulait fuir. Qu'une fois de plus, ce visage le hantait et accompagnait ses journées, installé dans un coin de sa tête ou près de la caméra. Il était là, partout, physiquement ou non, et Charlie avait plus que jamais envie de prendre ses jambes à son cou, d'attraper Jonas et de partir loin, très loin. Là où David Vanderberghe ne pourrait pas le suivre.

Heureusement qu'il y avait Jonas. Charlie était à peu près sûre qu'il aurait déjà explosé sans son petit-ami. Jonas qui ignorait ce qui se tramait chaque fois qu'il quittait leur appartement ─ enfin, son appartement, officiellement ─ pour rejoindre le plateau. Jonas qui n'était que tendresse et baisers, Jonas qui était la seule raison derrière ses sourires ces derniers temps. Ce n'était pas par manque de confiance que Charlie n'avait pas évoqué le régisseur avec lui, non. C'était par peur, peur qu'il ne s'en inquiète, peur de le blesser. Peur qu'il l'abandonne aussi. Peur de le perdre et de replonger dans cette spirale sombre qui l'avait secoué ces dernières années. Si le décès de Nevil et l'apparition malsaine de David l'avaient envoyé au fond du trou, le débarquement ─ parce que c'était bien ça, un débarquement et jusqu'à présent, Charlie n'avait pas trouvé meilleur terme pour qualifier leur rencontre ─ de Jonas dans sa vie lui avait permis de remonter la pente. De respirer, enfin, sans crainte. Bien sûr, il continuait de regarder par-dessus son épaule lorsqu'ils se baladaient main dans la main, bien sûr qu'il continuait à attacher de l'importance à ce que les médias avaient à dire d'eux, bien sûr qu'il avait toujours peur, d'une certaine manière. Mais Jonas l'avait libéré. Il n'était sans doute pas très sain d'attacher son bonheur à quelqu'un d'autre et Charlie travaillait là-dessus, autant avec sa thérapeute que dans la solitude de ses pensées, mais il était heureux. Vraiment heureux. Et il l'était encore, malgré David, malgré ce tournage bizarre et pesant. Il était heureux chaque fois qu'il quittait le plateau pour retrouver Camden et ce grand échalas blond au sourire captivant. Il était heureux, oui, mais il avait quitté ce état de sérénité constante. Le plus triste, dans tout ça, c'est qu'il n'en avait même pas eu conscience, de ce bonheur. Pas tout de suite, en tout cas. Il avait passé son temps à douter, à se pincer pour s'assurer que c'était bien réel, que ce type rencontré par hasard dans un avion n'était pas une illusion fabriquée par son esprit malade et avide d'affection. Il s'était contenté de regarder Jonas, incrédule, persuadé que le mirage allait s'effacer tôt ou tard. Mais n'était-ce pas là la malédiction qui accompagnait le bonheur, cette incapacité à s'en rendre compte ?

Il était nerveux, coincé dans un taxi qui n'avançait guère. Nerveux à l'idée de rentrer, de faire face à Jonas et d'oublier, une fois de plus, une autre journée ridiculement mauvaise. D'oublier et de ne pas lui parler. Il avait l'impression de lui mentir, parfois, en mettant de côté stress et sombre angoisse. Ce n'était pas intentionnel, certes, et il doutait que quiconque fut capable d'amener sur le tapis un tel sujet une fois devant son petit-ami. Jonas était lumineux, Jonas était solaire et Charlie profitait de cette chaleur sans oser la fragiliser. Restait, dans un coin de son cœur, cette crainte horrible de tout foutre en l'air en évoquant David. Il avait murmuré son histoire avec Nevil du bout des lèvres, sans mettre de noms ni de détails sur les choses, incapable d'en dire plus, d'être tout à fait honnête. C'était douloureux mais surtout, c'était du passé, un passé qu'il tâchait de refermer comme ce livre épais à la couverture qui craque au moindre mouvement. C'était du passé, certes, mais ça faisait aussi partie de lui. Jonas méritait de savoir, il le savait. Charlie soupirait et, à un énième feu rouge, se pencha en avant. « Just leave me here, ok? fit-il, las. Keep the change » ajouta-t-il, une fois la course grassement payée. Prendre un taxi après cette journée avait probablement été une mauvaise idée. Trop familier, trop malsain. L'espace d'une seconde, il se demanda quand, enfin, parviendrait-il à se débarrasser des détestables détails de ce qu'il avait pu faire en compagnie de Vanderberghe. Sans doute pas avant un moment. Une réflexion de sa thérapeute lui vint en tête alors, concernant les mauvais souvenirs. Qu'avait-elle dit déjà, exactement ? Qu'il fallait en faire de nouveaux, pour recouvrir les douloureux ? Quelque chose comme ça, certainement. Il soupira et dégaina ses lunettes de soleil malgré l'épaisse couverture nuageuse qui recouvrait le ciel londonien, espérant ne pas croiser le moindre fan. La dernière chose dont il avait besoin, c'était bien de feindre l'enthousiasme face à des visages souriants. Il ne désirait qu'un seul sourire et il se trouvait à l'abri des regards indiscrets dans son appartement.

Marcher lui fit du bien, vidant sa tête et calmant les tremblements nerveux de ses mains. Il parvint à son immeuble en une vingtaine de minutes et s'arrêta un instant sur le perron pour contempler son balcon, d'où croulait une bonne dizaine de plantes, cadeaux de ses proches se mêlant aux acquisitions farfelues de son petit-ami. Jonas avait fait son nid dans cet appartement et Charlie s'en félicitait chaque jour. Au début, il s'était émerveillé de chaque détail, d'un pull négligemment jeté sur le dossier d'une chaise, de la seconde brosse à dents qui reposait dans un verre, dans la salle de bains, du frigo qui s'était rempli de denrées parfois étranges, des livres éparpillés un peu partout, parfois posés ouverts sur l'un ou l'autre des chapitres. Il n'avait rien dit, heureux de cette installation, craignant aussi qu'une remarque ne l'arrête. Il voulait que Jonas se sente bien, autant avec lui que chez lui. Il voulait qu'il soit heureux, autant qu'il l'était lui-même. Il s'était habitué à cette douce invasion, s'était contenté de sourire devant chaque nouvelle arrivée. Il avait accueilli Jonas et son monde à bras ouverts ─ à commencer par son chat. Depuis qu'il avait quitté la maison familiale, Charlie n'avait vécu avec personne et, de temps à autre, se retrouver seul entre quatre murs, que ce soit chez lui ou dans une quelconque chambre d'hôtel pour une tournée promotionnelle, avait été difficile. Rentrer pour retrouver quelqu'un était doux et c'était une nouveauté à laquelle il n'avait eu aucun mal à se faire.

Finalement, il poussa la porte et gravit deux à deux les marches menant à son appartement avec une hâte non feinte. C'était presque drôle, cet empressement, venant de lui. Après toute cette histoire avec Jamie, puis Nevil, Charlie avait pris l'habitude de se distancer instinctivement des gens. Trop de problèmes, trop d'occasions de souffrir, de mentir, de faire du mal aux autres. Avec Jonas, il semblait abandonner tout ça. « Love, you home? » lança-t-il en refermant derrière lui. A en croire l'odeur inconnue qui flottait dans l'air, oui, Jonas était là. Ou il avait oublié son plat sur le feu et venait de partir peut-être mais Charlie en doutait. L'obsession toute neuve de son compagnon pour la cuisine ─ cuisine à prendre au sens large, très large, très international du terme, puisque non, Jonas ne se contentait pas de confectionner de fancy fish and chips ─ avait été très bien accueilli par Charlie, ravi de se mettre à table chaque fois qu'il rentrait. Même si, en l'occurrence, il n'était pas tout à fait seize heures. « Hi » souffla-t-il en le retrouvant. Sa main trouva une hanche, ses lèvres, sa peau et il ferma les yeux une seconde ou deux, simplement content de le retrouver, de le sentir contre lui. « Missed you » Les mots étaient familiers, la confession presque banale et dénuée de charme d'avoir été tant répétée. Il le disait chaque jour ou presque, chaque fois qu'il s'éloignait et revenait. On aurait pu douter de sa sincérité mais l'avouer était comme une évidence, un besoin salvateur. En quelques mois, Jonas s'était installé dans sa vie et dans son cœur, plus sûrement que n'importe qui avant lui. Peut-être que Charlie aurait dû s'en inquiéter, s'en effrayer même, mais non. Une fois la porte de l'appartement refermé et le contact de Jonas retrouvé, il oubliait le reste, ou presque. Pas aujourd'hui, toutefois. Il fallait qu'il lui parle mais pas tout de suite, pas encore. Il lui fallait d'abord savourer ce calme retrouvé et la tendresse qui avait trotté dans un coin de son esprit toute la journée.

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you can count on me ♡ If you're tossin' and you're turnin' And you just can't fall asleep, I'll sing a song beside you And if you ever forget how much you really mean to me, Every day I will remind you. Oh, We find out what we're made of When we are called to help our friends in need. You can count on me like 1, 2, 3 I'll be there And I know when I need it I can count on you like 4, 3, 2, You'll be there 'Cause that's what friends are supposed to do
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