« but when he's near me »

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MessageSujet: « but when he's near me »    Mar 28 Mar - 21:51

il connait chaque note qu'il entend ici. chaque note qui résonne dans l'appartement. le leur. c'est qu'aussi bien isolée que la salle de répétition, salle de travail puisse être, la porte n'ouverte n'aide en rien à sauvegarder les sons. c'est lui qui a laissé la porte ouverte. parce qu'à une heure pareille ils ne pourraient déranger personne. pluriel inutile. il ne joue pas lui. plus. mais il n'y pense pas. surtout pas là. et aucune note ne pourrait être fausse, même sans personne pour l'observer. tout est millimétré, et il y a quelque chose de beau dans chaque note, chaque silence, chaque geste. et il le connait plus lui qu'aucun autre. ses doigts courent sur une reliure en cuir dans la pièce attenante. chaque chose à sa place. reliure ancienne. et il reste en place un instant, respire comme un métronome, écoute juste. rien d'autre, avant de tourner les talons. avant de s'en retourner, pas bien loin, juste vers la pièce d'à côté. sans un bruit de plus, peut-être trop à l'écoute. et ses bras s'enroulent autour du cou de son amant, juste à la dernière seconde, juste à la dernière mesure. un sourire, rien de plus simple. rien dans le viseur, dans le futur, et c'est certain, il ne compte pas le laisser répéter beaucoup plus longtemps. pas ce soir. peut-être pas pour un moment. rien de bien grave, quand sa carrière est au plus haut. mais il faut bien prendre soin de lui aussi. de l'homme, plus que du musicien. de son homme à lui. « toujours aussi beau. » c'est qu'il est bon. il aurait pu en être jaloux, à une époque. mais non, pas de lui, jamais. lui il veut seulement le voir monter plus haut, toujours, jusqu'à toucher les étoiles. « tu penses que bach m'en voudrait si je t'empruntais un peu ? » et ce sourire au bord des lèvres, toujours. et une main sur sa joue pour l'embrasser. rien de prévu pour les jours à venir. il n'y aurait pas de meilleur moment pour un instant à deux. ou plusieurs. peut-être quelque chose de plus ou moins prévu, vague surprise à venir. mais il faudrait déjà qu'il arrive à détacher nathaniel de son piano.
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MessageSujet: Re: « but when he's near me »    Mer 29 Mar - 17:11

Il répète tellement qu’il ne se rend même plus compte qu’il a chaud, ou mal. Mal aux mains, mal au dos d’être penché comme ça sur les notes d’ivoire. Mal à la tête de la musique qui résonne. La douleur fait partie du quotidien mais la beauté de la musique et les applaudissements d’un public lui font oublier les désagréments du métier. Il se souvient de son professeur, au conservatoire, qui lui disait autrefois qu’être pianiste, c’est comme être un sportif de haut niveau. Ca se travaille. Le corps se travaille, se façonne pour supporter une position particulière, une intensité particulière. Il a une hygiène de vie proche de celle d’un coureur de haut niveau, outre quelques extras de temps en temps, parce qu’il faut bien vivre quand même, profiter de l’argent, profiter du vin et du reste.

Sa répétition s’achève dans les dernières mesures d’un concerto pour piano de Bach. A peine ses doigts quittent-ils l’ivoire blanc et noir qu’il sent des bras qui entourent ses épaules et une odeur familière vient chatouiller ses narines. Il s’arme d’un sourire, même si son esprit vagabonde et prend soudainement consciente de la chaleur qui l’a envahit tandis qu’il enchainait le morceau pour la troisième fois. « Tu penses que bach m'en voudrait si je t'empruntais un peu ? » Leurs lèvres se joignent et il caresse sa langue avec tendresse, avec habitude, mais avec envie, aussi. Jouer le met presque en transe – retourner à la réalité de leur appartement d’un baiser lui fait bizarre. « Je pense qu’il te pardonnera », il répond simplement, amusé, souriant. Ravi. Il est bon – jamais parfait, mais comme on lui disait à l’époque, la perfection n’est pas enviable, c’est tenter de l’atteindre qui l’est. « Tu as une idée derrière la tête ? » suggère-t-il en retirant ses mains du piano pour pivoter, faisant face à Arthur dont il attrape les mains.
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MessageSujet: Re: « but when he's near me »    Mer 29 Mar - 19:30

il y a quelque chose d'irréel qui s'installe à chaque fois qu'il joue. quelque chose d'étrange, qui a toujours captivé arthur, dès la première fois qu'il l'a vu. la première fois qu'il l'a entendu. quelque chose qui ne le rend que plus exigeant, ou peut-être est-ce simplement qu'il ne veut pas faire de favoritisme. il le poussera toujours plus qu'un autre, même si au fond, ce n'est pas nécessaire. le nécessaire est fait, sans que rien ne soit dit, et il sait que nate se tuerait au piano certaines fois, sans personne derrière lui pour l'arrêter. la perfection est un idéal, dans les yeux d'arthur, il l'atteint déjà, à chaque fois, chaque essai, même si pas techniquement parfait. c'est qu'il sait qu'il y met tout ce qu'il à, et c'est peut-être ce qu'il y a de plus beau dans tout cela. une âme à nu, pour les notes d'un autre. n'importe quel compositeur s'en verrait flatté. il l'aurait été, dans une autre vie, mais ses vieilles partitions sont scotchés, bien au sol, dans une mallette, sous clé, sous un lit, quelque part, à prendre la poussière. et pourtant il réussit à oublier tout ça, en se noyant dans des yeux trop bleus. et il est heureux. ils le sont tout les deux, ou au moins, il l'espère.

et il ne perdrait pour rien au monde ce sourire à ses lèvres. l'heure de le faire revenir à la réalité son homme, une qu'il veut aussi douce pour lui que possible, au moins un moment. et ses mains dans les siennes, il sait qu'il a son attention. pour le mieux. pour l'instant. « déjà un verre d'eau, tu es en nage. et puis, on peut commander à manger ? » il se courbe, juste assez pour embrasser ses mains, trop tendre peut-être, toujours. mais il faut l'être parfois. souvent. et il est toujours sous le charme. il lui semble presque qu'il ne pourra jamais sortir de cet émerveillement, malgré le temps qu'ils ont pu passer ensemble ces dernières années. malgré qu'ils vivent ensemble même maintenant. ou peut-être qu'il est juste un peu vieux jeu. mais qui lui en voudrait ? ça doit faire partie de son charme à lui. « ou on peut sortir. mais à choisir je préférerais rester ce soir, je ne pense pas qu'on se lèvera trop tard demain... » bien que rien ne soit vraiment prévu, officiellement, et son sourire se fait mutin. il les aura mérité ces quelques jours, s'il les accepte au moins. loin de londres, loin du piano même, juste eux. et peut-être qu'il y aura quelque chose de bien aussi, dans un moment ou il n'aura pas à partager son homme avec sa musique. quelque chose d'un peu égoïste. mais il le veut tout à lui. et il se penche, juste un autre baiser volé, moins passionné peut-être, du bout des lèvres, tout aussi amoureux. ses lèvres même là restent scellé sur quelque secret idiot qu'il découvrira bien assez tôt.
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MessageSujet: Re: « but when he's near me »    Dim 2 Avr - 19:47

Il délaisse le piano et reporte son attention sur Arthur tandis que la musique s’épuise entre les murs de la pièce insonorisée – du moins, autant insonorisée que possible compte tenu de la qualité du seul piano qui l’habite. Ça lui a couté une fortune, cette pièce. Il a fait venir des architectes spécialistes de l’acoustique pour tester la musicalité et il doit bien admettre qu’il est plutôt satisfait. Il fallait bien un si beau piano pour habiller une pièce pareille, pour habiller sa vie d’artiste, aussi. Il laisse aller sa tête contre celle d’Arthur qui le couvre et le couve et sourit. « Un verre d’eau, bonne idée », il réplique, prenant seulement conscience de la sueur qui lui dégouline le long de la tempe et qui trempe son dos. C’est aussi sportif qu’une course à pieds. Voire plus, presque. Il est assez musclé d’ailleurs, malgré l’absence de pratique d’un sport dans sa vie – c’est révélateur. Nate se redresse un peu et étire ses bras en les tendant devant lui.

« Ah ? On se lève demain ? » il interroge en tournant une tête curieuse. « Et pour aller où ? » il demande, impatient, comme un gosse qui ne peut pas attendre. Il aime les surprises mais il aime aussi les découvrir avant de les vivre. Une déformation de ses années d’enfant, sans doute. Il espère qu’ils ne partent pas trop longtemps, ce Bach est loin d’être parfait. Mais il sait aussi que l’homme qui partage sa vie a besoin de le retrouver de temps en temps, en tête à tête, qu’il lui manque et que le piano ne doit pas se mettre entre eux, dans leur amour. Il les unit mais Nate n’a pas envie que le piano le sépare de l’homme qu’il aimerait épouser un jour. Alors il hoche la tête, docile, embrasse les lèvres qui lui sont présentées et se lève, gardant la main d’Arthur dans la sienne dont il caresse la paume, d’ailleurs. « Tu veux un thé ? » il propose en gagnant la cuisine.
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MessageSujet: Re: « but when he's near me »    Dim 2 Avr - 20:50

c'est qu'il faut prendre soin d'un artiste comme ça. d'un homme si passionné qu'il y laisserait peut-être trop si on lui laissait le choix, qui y laisserait la santé. il ne le sait que trop arthur, il a été de ceux-là. mais depuis il est devenu quelqu'un d'autre, il est devenu raisonnable, et il est devenu celui qui prends soin de terminer une séance pareille. il ne s'en plaindrait jamais. pas quand la musique est toujours dans sa vie, dans la leur. pas quand il peut l'entendre ainsi. son sourire reste figé, et aucun son n'en sort. secret encore, déjà presque percé à jour. c'est qu'il est peut-être un peu prévisible. c'est que ce n'est pas trop difficile. il hésite une seconde, à l'arrêter, l'attirer dans ses bras, l'embrasser encore, toujours, mais ce ne serait que peu raisonnable. il faut au moins le laisser respirer un peu. et ce n'est probablement pas le meilleur endroit pour. pas la pièce de leur appartement la plus confortable, quoi qu'elle ait le mérite de faire ce qu'on lui demande, d'être parfaite en tout point quant à cela. et il suit le mouvement, sans autre remarque, pour s'adosser contre un plan de travail, laissant s'envoler une main qu'il aurait bien gardé un peu plus longtemps, douce sensation. mais c'est qu'il en a probablement besoin.

et son téléphone se fait entendre. encore. à croire qu'il est indispensable. quelque vague coup d'oeil à l'expéditeur, pour une fois pas le travail. « si tu en fais je ne dirais pas non. qu'est-ce que tu veux pour ce soir ? » les sms s’enchaînent, toujours ce bruit insupportable, sans réponse. le clapet du téléphone se referme une fois passé en silencieux. « fais moi penser à acheter un dictionnaire à mon frère. enfin. oui, on se lève, si je ne m'abuse. » et il revient à une réalité toute autre, toute éphémère, une qui ne leur appartient qu'à eux, sans interruption possible. une qui durera peut-être quelques jours avec un peu de chances, au moins quelques heures. plus longtemps, c'est certain, si son téléphone est oublié, par mégarde, à l'appartement. et il se perds une seconde à le regarder encore. quelque chose dont il ne semble pas se lasser, jamais vraiment. c'est que nate ne perds jamais de sa beauté, d'une certaine prestance, à son piano ou pas, chemise trempée ou pas. mais il le laisse vaquer à son thé. il a passé l'âge de l'empêcher de vivre pour quémander juste un autre baiser. il peut bien être patient, même quelques instants. juste le temps de chercher dans la poche intérieure de sa veste - toujours trop habillé, même quand il a passé l'après-midi à lire. à croire que le costume est une seconde peau chez lui. une enveloppe, juste un nom dessus, le sien, bien entendu. aller retour pour venise. pas de décalage horaire trop important, pas si loin non plus, juste quelques jours loin de tout, sans conséquences. de ces jours ou il pourra se permettre d'oublier qu'il est trop vieux pour vouloir accaparer toute son attention, pour vouloir l'embrasser à tout moment. quelques jours à eux, à deux. et il laisse l'enveloppe à côté de lui, sur le plan de travail, aussi facile à trouver qu'à ouvrir, avant de croiser ses bras, sans retenir une remarque - peut-être idiote, mais vraie. « t'es vraiment beau, tu sais ? » parce que c'est une oeuvre d'art cet homme, il en est certain. il ne fait pas qu'en produire. ou peut-être est-ce lui, juste un peu trop amoureux. même les années n'y changeront rien, il en est persuadé. il est bien avec lui, vraiment. il est bien, et le temps ne sait pas amoindrir ses sentiments. plutôt le contraire. il aime l'écouter, le voir jouer, mais avant tout il l'aime lui, dans leur quotidien, l'admirer, se dire qu'il a de la chance, à chaque seconde, toujours le désirer plus, toujours le vouloir plus près, sa respiration, leurs discussions, son intelligence, plus que son talent, se réveiller près de lui, sa voix et tout ce qu'il est. il a trop tendance à se laisser tomber corps et âme dans ce qu'il aime, peut-être, à en devenir trop dépendant d'un autre cœur, parce que c'est ce qu'il a de parfait. mais il s'en fout au fond. parce qu'il est heureux avec lui. vraiment. et il ne saurait se montrer avare en mots tendres. au diable les convenances alors, comme il attrape sa manche pour l'attirer plus près, l'embrasser encore. « je t'aime. » l'eau peut bien attendre un peu pour bouillir, il y a des choses qu'il ne veut plus attendre pour dire, même un instant. il en rougirait presque, comportement de gamin. mais il se le permet, avec lui. rien à se faire pardonner, juste pour le dire. et puis au final, l'enveloppe est mieux donnée ainsi, en main propre, glissée entre ses doigts. « et voilà ou on va. surprise ? »
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MessageSujet: Re: « but when he's near me »    Sam 15 Avr - 20:45

Il paraît qu’ils se lèvent, et il suffit de cette annonce pour que Nate s’écarte du piano, son attention toute captivée par les mots qui passent les lèvres d’Arthur. Il lui offre un sourire et penche un peu la tête, rougissant sous l’effet du compliment – excessif, bien entendu – qu’il lui assène. Nate roule des yeux et caresse sa joue. « Tu racontes n’importe quoi », il murmure, presque sur un ton de reproche – mais pas un reproche méchant, un reproche taquin et tendre, plutôt. Le voilà qui embrasse ses lèvres, aussi furtivement que légèrement, et qui le fixe, le dévisage. Lui aussi, il est beau, mais Nate ne lui rend pas son compliment parce qu’il pourrait avoir l’impression qu’il le fait par obligation, qu’il le retourne par politesse, alors qu’il en pense tous les mots. C’est l’homme de sa vie – il est sûr. Ses mains gagnent ses hanches et il le pousse légèrement, pour le taquiner, observant l’enveloppe qu’Arthur lui glisse entre les mains, sur laquelle elle inscrit son seul prénom.

« Moi aussi je t’aime », il murmure, l’enveloppe entre ses mains un peu tremblante, d’excitation, d’appréhension. Ça lui fait toujours peur de partir à courte distance d’un concert important – il n’a jamais vraiment l’impression d’être prêt de toute façon. Et en même temps, il accueille l’occasion presque avec soulagement. Il a besoin de sortir de cette pièce, de cet appartement aussi, besoin de prendre l’air, et de se changer les idées. Il répètera plus tard, la semaine prochaine, quand il aurait passé un week-end à se ressourcer avec l’homme qu’il aime. Le voilà qui ouvre l’enveloppe lentement, pour découvrir des billets d’avion pour l’Italie – Venise, plus exactement. Il se mord la lèvre et l’observe du coin de l’œil, un peu ému. La seule fois où il est allé à Venise, c’était pour jouer – et ça n’a pas duré très longtemps, pas suffisamment pour qu’il en profite comme il l’aurait souhaité, en tout cas. « T’es un grand romantique », il note dans un murmure tendre, quittant définitivement son tabouret de pianiste pour se lever et lui faire face. Ses bras encadrent ses épaules et il l’attire contre ses lèvres pour l’embrasser, d’un baiser plus profond, plus passionné. « Merci. J’ai vraiment hâte », il note en déposant ses lèvres contre sa nuque.
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MessageSujet: Re: « but when he's near me »    Sam 15 Avr - 21:30

il ne sait pas vraiment, au fond, ne sait plus, comment il a pu vivre sans lui. sans le tirer de son piano, c'est une chose, c'est certain, il a pu faire sans, il se souvient d'une vie sans. sans autant de musique. il se souvient d'une vie sans lui tout court, mais il se demande surtout comment il a pu la vivre complètement sans l'avoir près. sans tendresse. sans quelqu'un a surprendre. et il ne peut s'empêcher de sourire. il est bien là. il est bien tant qu'il l'a. et il ne s'imagine pas dans une situation pareille avec quelqu'un d'autre. à le surprendre, a la romance. des choses qui sont peut-être à un million de couples, mais qui au fond, ici, ne sont qu'à eux.  « absolument pas, tu le sais très bien, je ne mens jamais. surtout pas pour te flatter. »  et il rit, parce qu'il ne pourrait s'imaginer être plus heureux que dans des moments comme ça, se délecte de chaque sensation, de sa main sur sa joue, de ses mots aussi.

et de son regard, de chaque expression. c'était une idée stupide, peut-être, ces billets d'avions, un coup de tête, envie de dernière minute, et il est souvent trop raisonnable pour s'écouter quand il veut quelque chose. mais rien n'est trop beau quand il faut le surprendre, le chérir, aussi. il peut répéter à d'autres moments, nate, il est déjà tout a son art. et il a bien spécifié, au bureau, qu'il serait injoignable pour le week-end. ils ont besoin de moments comme ca aussi. juste à eux. sans interférences intempestives. c'est qu'il y en a trop. et il ne peut que lui rendre son baiser, nouant son bras autour de sa taille. peut-être qu'il le pousserait contre le piano, a un autre moment. mais le moment est trop tendre. « tout appris dans les livres » et il a toujours ce sourire au coin des lèvres. toujours ce moment, presque parfait, qu'il refuse de lâcher. « puis, on y est pas encore, attends un peu avant de dire ça... » certes, le voyage a été prévu juste un peu au dernier moment, mais ça ne l'a pas empêché de le vouloir parfait. il garde encore ses secrets pour quelques temps. et même s'il pense réussir à tenir sa langue sur les détails jusqu'à ce qu'ils arrivent, ils ont encore le temps d'arriver. « mais moi aussi j'ai hâte. je suis content que l'idée te plaise, et je pense qu'on le mérite ce break. toi, surtout. tu bosses trop nate. quoiqu'il parait que je ne devrais pas dire ça. » une main trouve son chemin vers sa nuque, se perds dans ses cheveux. il ne pourrait être plus heureux que là, avec son homme si près, dans ses bras. même s'il lui fait juste un peu la morale, le contraire de ce que son job devrait lui demander. et il pose ses lèvres contre sa tempe, juste un instant. retour a l'heureuse banalité d'une soirée juste à eux. doux prélude a un week-end loin du monde, ou dans un autre. « enfin. dîner ? »


Dernière édition par Arthur Hennings le Dim 16 Avr - 11:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « but when he's near me »    Sam 15 Avr - 23:47

Nate rit un peu, et son rire emplit la pièce complètement acoustique qui accueille habituellement les notes de son piano hors de prix, son fidèle compagnon de toujours. Il se rappelle de ses cours de conservatoire et de son coup de foudre avec le piano. De la musique qui retentissait dans la pièce de chez lui, de sa mère allongée sur le gros tapis gris, la cigarette en bord des lèvres, les yeux rivés sur un plafond de marbre, à écouter la musique tellement fort qu’elle finissait par vous faire mal au crâne. Sa mère s’allongeait là des heures durant, à enchainer les cigarettes en repassant ces musiques qui ont bercé son enfance. A certains moments, des larmes s’échappaient de ses yeux – à d’autre, elle était prise d’un fou rire. Des sautes d’humeur dignes des personnes les plus folles que Nate admirait roulé en boule dans un gros canapé en cuir qui avalait sa ligne d’enfant. Il se souvenait être tombé amoureux du piano une après-midi d’automne, Bach en fond sonore. Elle pleurait, ce jour là, inconsolable, et la musique passait et repassait, et lui, il s’imaginait installé devant un piano à jour ces notes merveilleuses pour sa mère émue aux larmes. C’est là qu’il a quitté le canapé pour lui réclamer des cours, et il a cru qu’elle allait mourir de bonheur.

Il se souvient de son coup de foudre pour Arthur comme de quelque chose d’un peu similaire. Une après midi passé à observer, à écouter, et à tomber amoureux petit à petit. Sans vouloir faire dans le cliché ou dans le mielleux, parce que ce n’est pas son genre, Nate est à peu près persuadé que ça c’est produit le jour où il l’a rencontré. Et la façon qu’Arthur a de s’occuper de lui depuis toujours, ça a achevé de le faire tomber amoureux. Et pendant des moments comme ce soir là, il comprend d’autant plus pourquoi il l’aime. Ses mains caressent ses hanches tendrement et il le garde contre lui, à proximité de ses lèvres comme pour pouvoir les récupérer facilement s’il en exprime le besoin. « Venise, c’est romantique. Peu importe ce qu’on fait sur place, c’est la destination des amoureux », il note en chatouillant sa nuque de ses lèvres, un peu taquin. « Je ne travaille pas trop, je veux juste être parfait », il marmonne en faisant un peu la moue, comme un enfant. « Oui, dîner », il murmure ensuite en essuyant son front d’un revers de manche. « On commande italien pour se mettre dans l’ambiance ? » il demande en jetant un œil au piano qu’il ferme – non sans un pincement au cœur et une pointe d’angoisse qu’il chasse aussi rapidement de son esprit. « Il faut que je prenne une douche », il ajoute en entrainant Arthur en dehors de la salle qu’il ferme derrière eux. Retour à la vie réelle.
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MessageSujet: Re: « but when he's near me »    Dim 16 Avr - 20:31

cet appartement à eux, cette vie à deux. c'est quelque chose qu'il n'échangerait pour rien au monde. c'est un futur. une chance d'avoir quelque chose qu'il ne pensait pas avoir. c'est drôle comme avant lui il n'a jamais vraiment été amoureux, comme il n'a jamais vraiment su s'imaginer avec qui que ce soit. mais les choses sont tombées sous le sens avec lui, qu'il aurait pourtant pu tant jalouser, et se sont faites le plus naturellement du monde. il ne s'est pas posé de question. il est juste tombé sous le charme. tombé amoureux simplement, comme on glisserait entre ses draps le soir, pour s'y sentir bien, pour s'y sentir chez soi, et vivant, quoi qu'il advienne. finalement, il a quelque chose à lui, quelque chose d'absolument réussi. leur histoire, tout bêtement. il a réussi a se faire une place dans son cœur, dans sa vie, et il a appris à être heureux avec ce qu'ils s'étaient construit. certes, ce n'est pas exactement ses vieux rêves de gamin. c'en sont d'autres. les leurs. et ils n'en sont que plus beaux.

le sentir si près, il ne s'y habituera jamais. c'est drôle comme c'est simple et pourtant, ne manque jamais de lui faire de l'effet. il est dans l'instant dans ses bras, il ne se laisse pas trop penser, parce qu'il n'arrive à penser à rien d'autre qu'à lui, ses bras, son odeur, ses lèvres, son souffle contre sa peau. c'en est addictif, et il ne peut plus s'en passer, du calme qui vient avec ce sentiment qu'il ne saurait décrire, saurait nommer. mais c'est bien dans ses bras qu'il a appris que les histoire d'amours de ses précieux livres pouvaient bien être vraies. et il ne le lâche pas, laisse sa main dans ses cheveux, tout sourire, toujours. « mh, et moi qui croyais que c'était paris, la ville des amoureux... » on pourrait questionner son humour, un peu, mais l'emmener à paris aurait été stupide, après tout, il connait la ville. venise semblait mieux. les deux ont leur idée de la romance, bien particulière. et au fond, ou ils vont est bien joli, mais ce qui lui importe le plus reste qu'ils soient ensemble - même si voir quelques belles choses ne peut se refuser. il lui vole un autre baiser, sans rien à demander. « tu es parfait. tu n'as pas besoin de travail pour ça. le petit-ami qui parle, pas l'agent. celui-là dirait que tu es prodigieux, mais que personne ne peut atteindre la perfection. » il en sait quelque chose lui-même. « c'est ce qui rend la musique plus belle encore. qu'un humain la joue, avec ses faiblesses, plutôt qu'un robot qui pourrait nous générer n'importe quelle mélodie. parfaite, mais creuse. » il ne comprend que trop qu'il court après la perfection ainsi. une main sur sa joue, un autre baiser au coin de ses lèvres. il a été pareil, a une époque. sans grand succès. peut-être parce qu'il n'avait pas son talent. ou qu'il a réussi a s'en convaincre. mais quoi qu'il dise, il voudrait pouvoir le convaincre qu'il n'a pas se tuer à la tâche, pas pour lui, pas pour sa mère. le travail est une chose, mais il y a des extrêmes en tout, et il n'a pas besoin d'aller jusque là. mais il l'aime aussi comme ça, perfectionniste. et les corps se détachent, se délassent. c'est son regard qui ne perds pas un geste. c'est son sourire qui ne faiblirait en rien. sourire qui se fait presque mutin. « bonne idée. vas-y. je t'aurais bien rejoint, mais je vais les appeler. » c'est qu'il mérite de se détendre un peu. pas de ne plus penser au piano, il sait bien qu'il l'aura toujours en tête. mais juste un break. il le lâche, enfin. pas pour longtemps.
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MessageSujet: Re: « but when he's near me »    Jeu 11 Mai - 15:44

Parfait. Le mot retentit à ses oreilles comme un compliment merveilleux, mais son esprit sait l’apprécier avec toute la réserve qui se doit. Non, il n’est pas parfait. Peut-être pour son petit-ami, oui, peut-être pour ses proches – sa mère par exemple. Il ne doute pas que ce soit impressionnant de le voir jouer, parfois durant une heure trente. En plein concerto de Beethov, les fausses notes ne résonnent pas, perdues au milieu des autres, pour les oreilles qui ne sont pas habituées à les chercher. Lui, il sait quand son doigt tape sur un ré plutôt qu’un dos – il l’entend, le ressent aussi. Il met souvent plusieurs secondes avant d’être réellement dans ce qu’il joue, dans une espèce de transe étrange qu’il n’explique pas vraiment. Les maladresses, les passages où il est moins sûr de lui, sont autant de moment qui le déstabilise et il déteste être déstabilisé pendant qu’il joue. Il ne pense pas être parfait, mais il voit ce qu’Arthur veut dire. Ce sont les émotions d’un homme, qui font que certains passages sont pour lui plus beaux que d’autres, qui font la beauté du pianiste et son talent aussi. Il ne le nie pas – simplement, il ne peut pas s’empêcher de courir derrière la perfection. « La perfection peut être accompagnée d’émotions », il note en haussant une épaule. La mélodie parfaite, le morceau parfait, l’émotion parfaite de l’instant, la justesse des notes et des nuances, autant de subtilités qui font lever une salle. Il esquisse un haussement d’épaules et embrasse à nouveau les lèvres d’Arthur, glissant sa main dans la sienne. Il n’a pas envie de parler piano – pour une fois. Il ferme la conversation comme il a fermé la porte de la pièce insonorisée.

« Non, viens avec moi », il murmure en penchant un peu la tête d’un air entendu. « On commandera après », il suggère en déposant ses lèvres contre l’épaule d’Arthur, suggestif. Il est fou, parfois, Nathaniel, et il le sait. Mais il aime son petit-ami plus qu’il n’a jamais aimé qui que ce soit d’autre. A sa façon, maladroite souvent, envahie par la musique, le piano et ces éléments qui composent son quotidien, mais de manière exclusive et profonde tout de même. Il tire sa main et l’entraine avec lui vers la salle de bain sans lui donner le temps de répliquer – ils ne risquent pas de mourir de faim, après tout.
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MessageSujet: Re: « but when he's near me »    

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