chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)

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MessageSujet: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Dim 5 Mar - 17:20

Shit, shit, shit. Shit. « Shit » grogna Gaby, pour faire bonne mesure. Sa main quitta la porte pour retrouver sa poche droite, serrée en un poing rageur. L'irritation tordait ses sourcils et un pli amer déformait sa bouche. Ça n'allait pas, ça n'allait vraiment, vraiment pas. Toute cette semaine avait été une longue suite d'emmerdements, empilés les uns sur les autres, et son retour à Londres semblait en être le point culminant. Elle avait finalement eu les résultats de ses examens mardi après-midi ─ pour apprendre qu'elle en avait raté la moitié, l'attente n'en valait vraiment pas la peine ─ pour ensuite se prendre la tête avec Jaya le lendemain. Le vendredi, elle avait manqué d'étrangler son manager après avoir senti ses mains baladeuses approcher les coutures de son jean d'un peu trop près. Elle était rentrée ─ bien sûr qu'elle était rentrée. L'indépendance avait du bon mais la maison lui manquait, sa famille lui manquait, aussi bruyante et envahissante était-elle.

Et évidemment, parce que Gaby était dotée d'une chance incroyable cette semaine ─ voire ce mois-ci, voire même cette année ─ personne n'était là. Or, en prenant en compte le nombre de Graysons résidant encore là et tous leurs emplois du temps généralement très hasardeux, il y avait généralement toujours quelqu'un à la maison. Mais personne n'était venu lui ouvrir ─ parce que bien sûr, ses clés étaient restées à Oxford et aurait-elle tenté de le faire exprès qu'elle n'aurait pas pu rendre cette semaine plus pourrie, vraiment. Personne ne lui avait ouvert et elle en était réduite à fixer la porte d'entrée avec une moue furieuse, la bandoulière de son sac de voyage lui entamant l'épaule à travers son manteau.

Fermant les yeux, Gaby se força à inspirer et expirer profondément tout en comptant jusqu'à dix. Tout allait bien, tout allait bien ─ ou plutôt, tout irait bien, une fois que l'un ou l'autre de ses frères et sœurs, ou même ses parents, viendrait lui ouvrir. Ou un voisin. Vraiment, elle n'était pas exigeante dans l'immédiat.

Une goutte s'écrasa sur son nez, ultime provocation, et elle se crispa, serrant un peu plus les poings. Avec un sanglot à peine dissimulé, Gaby glissa sur les marches du perron, son sac sur les genoux et sa dignité enfouie tout au fond, sous trois kilos de vêtements sales qui puaient la vie étudiante bien moins glorieuse que prévue.

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Lun 6 Mar - 15:47

Chris a promis de garder le chien pendant le petit week end en amoureux des parents avec au programme plage nudiste, cocktails et on ne veut pas savoir quoi d'autre. Il n'a pas précisé qu'il passerait la soirée bien sagement devant la télévision et au téléphone avec Adrian. Le tournage étant en stand by cette semaine, Chris en a profité pour sortir, boire trop, et retourner à sa vie de jeune homme plein d'énergie qui ne va pas se coucher avant six heures du matin. Mode de vie qui n'a rien de franchement sain, et qui induit généralement une énorme grasse matinée le lendemain matin. C'est donc pour cette raison qu'après avoir sorti le chien en rentrant à moitié titubant, il a passé le plus clair de sa journée sous les couvertures dans sa chambre d'ado encore recouverte de posters de groupe de rock en tout genre, et d'affiches de comédies musicales. La maison familiale Grayson reste et restera le bercail pour toutes les petites têtes blondes qui l'ont un jour habitée, et puis on est jamais à cours de doliprane là bas, la maison connait bien ses habitants. Aussi, il aurait dû se douter qu'une visite surprise viendrait interrompre une rêverie érotique particulièrement plaisante pour un samedi matin. Les relations longue distance ont ce pouvoir incroyable de développer l'imagination. Alors Chris bougonne et sort du lit, enfilant le premier t-shirt Pink Floyd qu'il trouve dans son armoire -un peu serré, il a pris en muscles depuis-, et un jean, troué très rock'n roll, mais propre. Pas pressé, il descend les escaliers pour ouvrir la porte et trouver une Gaby visiblement à cran. « Reste pas là il pleut. J'allais justement faire une lessive, tu tombes bien. » D’où le style d'ado tout droit sorti de son armoire des années 90. « Ça va pas ? »

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Mer 8 Mar - 15:43

La porte finit par s'ouvrir, au grand étonnement de Gaby qui ravala ses larmes sous le regard de Chris, l'un de ses frères et visiblement seul membre de la famille à daigner se traîner jusqu'à la porte. Elle renifla et, se redressant, passa la bandoulière de son sac sur son épaule. Chris était sans aucun doute la meilleure personne, après leur mère, pour gérer la situation. Ou la gérer, elle, surtout. C'était étrange, de ne plus vivre ensemble, de ne plus pouvoir débarquer dans sa chambre à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit ─ au risque de le trouver dans une position délicate mais Gaby aimait vivre dangereusement ─ pour discuter ou lui exposer ses problèmes existentiels. « Tu t'es habillé dans le noir ou tu as juste plus rien à te mettre ? » fit-elle, ignorant sa question pour le moment. Si elle commençait tout de suite à lui déballer ses problèmes, elle risquait d'éclater en sanglots sur le perron et la dernière chose qu'elle souhaitait, c'était entendre sa mère lui dire que la voisine d'à côté, commère invétérée lui avait rapporté sa petite crise de nerfs. Elle referma la porte derrière eux d'un coup de pieds, sale habitude dont elle n'avait jamais vraiment réussi à se débarrasser, et abandonna veste et écharpe sur le porte-manteau d'habitude bien trop chargé. « Personne n'est là ? Qu'est-ce qui se passe ? » demanda-t-elle en fronçant les sourcils. Que la maison soit si silencieuse et vide tenait du miracle. Ou témoignait d'une catastrophe, tout dépendait du point de vue. Gaby soupira, lâchant son sac sur le sol. Peut-être que ce n'était pas plus mal, au final, que toute la tribu ait déserté.

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Sam 11 Mar - 21:03

Chris doit bien l'admettre ce n'est pas le style qu'il arbore d'habitude. Non le t-shirt pink floyd date d'un petit moment et à en juger par la couleur de son jean, le pantalon est lui aussi vieux de quelques centaines de lessives. Mais il a fait un choix. Sortir et boire jusqu'à l'aube, le genre de décision qu'on a pas vraiment d'autres choix que d'assumer le lendemain matin avec un bon doliprane et une cafetière en état de marche. Par chance celle-ci est particulièrement performante, c'est d'ailleurs un cadeau des enfants Grayson pour l'anniversaire de mariage de leurs parents, qui contrairement à des gens normaux s'aiment toujours pour on ne saurait dire quelle raison bizarre. Suffisamment en tout cas pour se payer des vacances dans un camp nudistes tout inclus. « J'ai plus rien à me mettre, allez entre vu ton sac, on faire tourner la machine à plein régime. Les grand esprit se rencontrent c'est ce qu'on dit non ? » Les Graysons ont pris l'habitude d'être les uns sur les autres. L'indépendance, c'est tout un concept pour ces gamins là. Gaby s'étonne de ne voir personne et Chris sourit. « Non étrange concours de circonstances, quoi que non au final toi et moi on est là. Je sais pas si tu as reçu le mail de Maman, mais ils ont l'air de s'éclater là bas. Je garde le chien, et je profite du sèche linge. » Il sourit. Il n'a pas tellement commencé à profiter du sèche linge, mais il y songe. Sa sœur n'a vraiment pas l'air dans son assiette cela dit. « Je te fais un latte ? » Chris est le barrista de la maisonnée.

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Sam 11 Mar - 22:13

Chris, flottant dans un vieux tee-shirt et un jean qui avait connu des jours meilleurs, avait quelque chose de suffisamment familier pour être rassurant et Gaby se surprit à sourire, à vraiment sourire pour la première fois de la journée. Elle était à la maison et c'était tout ce qui comptait, right ? Seulement le souvenir d'Oxford, de l'ambiance tendue à l'appartement et en classe, planait encore, lourde sur son épaule. Ah, le sac. Right. Gaby serra les dents et acquiesça avec un haussement de sourcils. « Ouais, c'est ce qu'on dit » marmonna-t-elle, s'efforçant de continuer à sourire. Elle pouvait compter sur Chris, évidemment, comme sur le reste de la maisonnée ─ à une ou deux exceptions près, age related ─ mais admettre qu'elle fonçait dans le mur n'était pas si facile que ça à admettre. Même à quelqu'un qui la connaissait par cœur ─ surtout à quelqu'un qui la connaissait par cœur, en fait. Qu'il l'ait senti ou non, Chris parvint une fois de plus à lui arracher un sourire avec de simples explications. « Je ne lis plus les mails de Maman, Chris, pas depuis qu'elle m'a envoyé des photos, la dernière fois. Il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas savoir. Ou ne pas voir, en fait » Papa et Maman Grayson étaient peut-être portés sur le naturisme et leurs amis aussi mais Gaby n'avait vraiment, vraiment pas besoin d'avoir des preuves dans les pièces jointes. Elle dégrafa sa veste en tentant d'effacer le douloureux souvenir de ce fameux mail de sa mémoire. « Oh god yes. Avec une tonne de sucre, au moins, fit-elle avec un soupir à l'évocation d'un latte confectionné par les savantes mains de son frère, j'ai juste avalé un thé ce matin. J'ai cru que Jaya allait m'égorger si je restais plus longtemps à l'appart, donc » Donc ça n'allait pas. Elle avait faim, elle avait soif, elle avait envie de pleurer et d'entendre quelqu'un ─ de préférence blond et fortement porté sur l'optimisme ─ lui dire que tout irait bien.

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Sam 11 Mar - 22:27

Il est vrai que lire les mails de leurs parents relève un peu de l'opération commando, il ne faut pas être choqué de les voir nus, ou au mieux avec une feuille de vigne pour cacher leurs parties intimes, ni s'attendre à ce qu'il fasse preuve de la moindre pudeur en ajoutant des pièces jointes dans leurs petits billets internetiques. Chris culpabilise presque de les avoir ouverts d'ailleurs. Peut être qu'il a trop longtemps vécu avec eux et que plus rien ne le choque. C'est quelque chose dont tout Grayson devrait se méfier. Il sourit cependant, étrangement à l'aise dans son vieux t-shirt Pink Floyd et son jean complètement avachi. La mode des années 90 voire même des années 2000, c'est pas vraiment une mode à laquelle on peut se fier, mais au moins ça a la mérite d'être confortable. Pas de problème pour traîner dans la maison comme ça donc. Et puis ça ne l'empêche pas de faire un bon café à Gaby qui en meurt d'envie apparemment. « Plus rien ne me choque venant d'eux, peut être que je devrais m'inquiéter. » Il sourit et s'approche de la cafetière pour préparer le café de sa sœur avec toute l'expertise apportée par son job de coffee man officiel du cast de Leavesden. « Qu'est-ce qui s'est passé avec Jaya ? » Il demande en ajoutant les shot d'espresso et la tonne de sucre demandée à la mousse de lait qu'il vient de réaliser pour enfin tendre la préparation à sa petite sœur. « Tiens, c'est chaud. »

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Lun 13 Mar - 17:23

Les Graysons étaient du genre excentriques et ça ne surprenait plus personne, à commencer par eux-mêmes. Si généralement Gaby répugnait à parler des habitudes de leurs parents et de leur total manque de respect pour sa sensibilité, imaginer sa mère se livrant à un photo-documentaire de leurs vacances naturistes parvint à lui remonter un peu le moral. Ce qui était certainement une preuve en soi de son état. Elle se traîna jusqu'à la cuisine, suivant Chris de près, vieille habitude qui remontait certainement à l'enfance. Fût un temps où elle lui exposait tous ses soucis sans y penser à deux fois mais elle n'avait plus quatorze ans et ce n'était plus de son crush de collège dont il était question, mais bien de la perspective de l'échec, chaque jour plus proche. Elle avait quitté la maison pleine de confiance, convaincue que la vie d'adulte serait un jeu d'enfant ─ how bloody ironic ─ et qu'elle réussirait tout ce qu'elle entreprendrait, naïve qu'elle était. Avouer que la réalité était bien loin de ses espérances était difficile, même à son frère. « Merci, souffla-t-elle en récupérant la tasse de café amplement méritée, elle a perdu son père il y a deux ans et je pensais que ça allait mieux mais en fin de compte, faut croire que tu ne connais réellement les gens qu'une fois que tu vis avec eux. Et c'est ma meilleure amie, ça craint » Le deuil était une affaire mystérieuse pour Gaby, suffisamment pour qu'elle se soit convaincue que Jaya allait mieux. « Et en plus de ça, elle sort avec un abruti. J'avais rien dit jusque-là mais je sais pas, elle m'a pris la tête ce matin avec les exams et j'ai pas pu m'en empêcher, c'est sorti tout seul » marmonna-t-elle, le nez dans son café. Elle avait bien fait de rentrer.

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Dim 2 Avr - 12:02

Gaby débite à un rythme impressionnant sur des petits soucis de la vie, parle de Jaya pour justifier son humeur, mais si Chris l'écoute jusqu'au bout sans l'interrompre en se servant lui aussi un café, il sait que sa petite sœur n'utilise qu'un prétexte pour ne pas parler directement de ce qui la met réellement dans cet état. Le copain de Jaya est une chose, l'humeur de Gabrielle une autre. Alors Chris tire une chaise pour qu'elle s'assoit et vide son panier de linge sale pour le mettre dans la machine à laver. Leur conversation fraternelle risque de prendre un moment, autant avancer dans la lessive par la même occasion. Après avoir mis en route la bête, il tire donc lui aussi une chaise pour prendre place aux côté de sa sœur, l'air concerné. Et lorsque Gaby s'interrompt, Chris lui offre un sourire bienveillant avant de tenter une approche délicate. « T'es sûre que c'est à propos de Jaya ? T'as pas l'air dans ton assiette en ce moment. » Tout ça venant ironiquement d'un mec avec la gueule de bois. Si quelqu'un a vraiment une sale mine aujourd’hui, c'est bien Chris, et le café ne règle pas tous les problèmes, même si on peut reconnaître à la boissons quelques vertus. « Je suis là tu sais, avec la gueule de bois, mais je suis là. » Il tapote affectueusement son dos.

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Ven 14 Avr - 11:12

Le problème d'une discussion avec Chris ─ ou n'importe quel membre de leur grande tribu mais surtout, surtout avec Chris ─ c'est qu'il réussissait généralement à mettre le doigt juste là où ça faisait mal. Well, au sens figuré en tout cas. Le sujet Jaya était un brin sensible, certes, mais ce n'était pas le fond du problème. Une conséquence désastreuse, oui, un symptôme flagrant, oui, oui, mais pas le problème en lui-même. Et, évidemment, son frère le remarqua. Gaby soupira et s'affaissa légèrement sur son siège. Evidemment qu'il allait le remarquer. Ils avaient grandi ensemble, il la connaissait mieux que personne. Fût un temps où elle pensait même qu'ils avaient la solution à tous les soucis possibles et imaginables, Jane et lui. Mais Gaby n'avait plus cinq ans et elle n'était pas là pour évoquer sa poupée coincée sous son lit. « Jaya est un problème, insista-t-elle, par pur esprit de contradiction, c'est juste pas tout le problème » marmonna-t-elle, tandis qu'il s'occupait de son linge. C'était si bizarre de rentrer et de le trouver là, le nez dans la machine à laver. Enfin, concrètement, non, ça n'avait rien d'étrange, elle avait déjà vu son frère faire la lessive en quelques vingt ans d'existence ─ une ou deux fois au moins ─ mais c'était si, well, normal. En partant à Oxford, Gaby s'était dit que plus rien ne serait comme avant, que les choses allaient changer. And change they did. Juste, pas de la manière qu'elle attendait. « C'est juste que, je ne sais pas. Je sais pas, répéta-t-elle en haussant les épaules, les doigts crispés sur sa tasse, je sais pas où je vais et tout le monde a l'air d'avoir compris des trucs que moi, j'arrive pas à voir. Je sais pas ce que je fais de ma vie et j'en ai marre. J'ai l'impression de tout faire de travers » ajouta-t-elle avec une grimace. Elle détestait ce ton-là, plaintif, geignard, le ton de la gamine perpétuellement insatisfaite qui agaçait tout le monde, mais c'était sans doute approprié.

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Ven 14 Avr - 11:56

Bien évidemment que Jaya n'est pas tout le problème. Chris déteste se disputer avec ses potes comme n'importe qui de normalement constitué, il déteste aussi faire la gueule à Aaron parce qu'il a choisi la pire femme au monde avec qui faire sa vie, mais ça ne le met pas non plus dans tous ses états, c'est juste triste et agaçant de ne rien pouvoir y faire. Gaby ne va pas très bien, et ça fait d'ailleurs quelques temps. Avant il ne disait rien parce que Gaby faisait son possible pour ne pas le montrer et ne pas aborder la conversation, mais si elle revient à la villa Grayson à deux doigts de la crise de nerfs alors il n'a pas vraiment d'autre choix que d'enfiler sa combinaison de superbro. C'est comme ça chez les Grayson. Et puis lorsque le tout est accompagné d'un bon latte ça rend parfois les sujets les plus délicats moins difficiles à aborder. « Hey. » Chris l'interrompt avant qu'elle ne dise d'autres trucs pas vrais du tout. « Tu fais pas tout de travers okay. T'essayes de tracer ton propre chemin et c'est tout à ton honneur. Tous mes premiers jobs je les ai eu grâce à maman. C'est pas ton cas, t'as toujours voulu te débrouiller, alors parfois ça tourne pas forcément comme tu l'aurais voulu, mais tu n'abandonnes jamais ce qui fait de toi quelqu'un de beaucoup plus courageux que moi par exemple. » Chris assure en attirant sa sœur dans ses bras pour un câlin réconfortant. « Tu vas trouver ta voie, parfois ça prend du temps. Et t'étais vraiment cool dans les misérables. Je me rappelle quand on répétait tous les deux et qu'on beuglait dans ta chambre. »

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Ven 19 Mai - 15:40

Elle se sentait vaguement minable de se pointer là, avec ses petits problèmes et son envie de se plaindre plus ou moins assumé. Le dialogue avec Jaya était difficile ces derniers temps, cerise pourrie sur le gâteau de ses emmerdements. Elle aurait pu se contenter de prendre le téléphone pour appeler Chris ─ ou, like, leur mère, tout à fait apte à remonter le moral, parfois même sans le vouloir ─ mais avec Jaya, si peu réceptive d'un côté, et Oxford, imposante et étouffante, elle n'avait eu d'autre choix que de sauter dans un train pour Londres. Rentrer à la maison faisait du bien et face à Chris, dans pareil accoutrement, investi de la mission de la faire sourire, elle se sentait un peu moins mal. Bien sûr, énumérer la longue, très longue liste de ses ennuis n'aidait pas et Chris, bless his soul, l'arrêta. Elle esquissa un bref sourire, plus convaincue par son pep talk qu'elle ne voulait bien l'admettre. Néanmoins elle s'abandonna une seconde à son étreinte, ricanant lorsqu'il évoqua leurs concerts improvisés. « On devrait se refaire un karaoké, ça me manque » souffla-t-elle. Chanter était agréable, sure, et elle n'était pas complètement mauvaise mais en faire son métier ? Gamine, elle en avait rêvé mais la réalité avait terni ses ambitions enfantines. Courir les auditions et vivre chez ses parents jusqu'à trente-cinq ans en attendant the big break ? No, thanks. « Ceci dit, je crois que je vais demander un coup de main à maman pour cet été. Hors de question d'aller pleurer chez McDo pour un entretien qui déboucherait sur de la cuisson de frites » Elle s'en était contentée l'été dernier, plus par fierté qu'autre chose mais à force de sourires forcés pour des clients indifférents et de courbatures, Gaby avait fini par comprendre qu'il valait mieux mettre son ego de côté parfois. « See, pas si courageuse que ça, marmonna-t-elle en retrouvant son café. Par contre, si tu cherches à te reconvertir, ne cherches plus, ouvre un café. Tu ferais fortune » Elle leva sa tasse avec un sourire, plus détendu celui-là. Reprendre confiance prendrait du temps mais avec Chris pour lui remonter le moral sur commande ou presque, elle était plutôt bien partie.

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Jeu 1 Juin - 21:02

Se refaire un karaoké un de ces quatre était une top priorité en effet. Et en ébruitant un peu l'envie formulée, le karaoké pourrait se transformer en une petite soirée sympa en famille accompagnée d'un take away et de plusieurs mojitos. Rien d'étouffant, mais de quoi s'égosiller entre les murs de la maison familiale sans embêter les voisins puisque la maison Grayson est somme toute bien isolée. Ils sont comme ça les Graysons, ils ont besoin des uns des autres. Discuter n'est finalement pas aussi réconfortant qu'un vrai moment passé ensemble. Mais pour l'heure, le café fumant fait bien l'affaire. « Un karaoké avec Jane et maman. Beaucoup de mojitos, toi et moi en duo sur le musical de ton choix. » Il lui offre un sourire bienveillant et l'écoute bifurquer sur le sujet de son travail qui semble la préoccuper beaucoup en ce moment. Chris n'a jamais travaillé chez McDonald, et il respecte totalement ceux qui l'ont déjà fait, mais il n'irait pas jusqu'à prétendre qu'il ne ferait pas tout pour éviter ce genre de petit job tant qu'à faire. Les frites, tout le monde aime les manger, mais personne n'aime en prendre l'odeur. « C'est vrai qu'avant de penser aux frites, tu peux toujours demander de l'aide à maman. Ou à Granny. » L'intégralité de la famille a des boulots plutôt cool, et bien souvent ils se trouvent en haut de l'échelle ce qui leur permet aisément de dénicher un petit CDD bien payé qui n'implique pas d'avoir à mettre des frites dans l'huile. Chris sourit amusé à sa remarque. « Je fais beaucoup de cafés au travail, ça doit être ça. Il a fallu que j'apprenne les préférences de tout le monde. C'est une grosse partie de mon job entre 6h et 8h. Si je me reconvertis, je t'apprendrais. On fera fortune. » Il lui destine un petit clin d'oeil complice.

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Jeu 22 Juin - 11:23

Vivre sur le campus n'était pas aussi merveilleux que Gaby l'avait imaginé, en grande partie parce que sa tribu lui manquait terriblement, ses parents les premiers, eux qu'elle avait longtemps trouvé trop excentriques et un rien envahissants, comportement typique de l'adolescent qui veut couper le cordon probablement. Mais ils lui manquaient, tous, et avec Chris elle retrouvait un peu de ce joyeux bordel qu'était leur maison. « Un seul duo ? C'est mal me connaître pouffa-t-elle à l'évocation d'un potentiel karaoké le lendemain. Ugh, I miss mum » ajouta-t-elle, plus bas. L'aveu que, vraiment, elle n'avait pas envie de faire. Elle avait dix-neuf ans, elle était adulte, presque indépendante mais elle n'en avait pas vraiment envie, en fait. Et tout le monde avait besoin d'un Chris dans sa vie, c'était certain, elle la première. Especially for days like this, entre déprime et décisions difficiles pour l'ego. Utiliser les relations familiales n'avait jamais séduit Gaby, trop têtue et sans doute un peu trop fière aussi pour ne pas tenter de réussir par elle-même d'abord. Mais après près d'un an à passer ses soirées à essuyer des tables collantes de bières et à supporter les réflexions misogynes et offensantes de son patron et des clients, elle était prête à jeter l'éponge. Thank God, Chris ne lui renvoya pas son obstination en pleine figure, ever the kind soul. Elle eut un sourire aux airs de grimaces. Clairement, non, elle n'avait pas envie de demander de l'aide à leur mère, ni même à leur grand-mère mais elle n'avait plus vraiment le choix. C'était ravaler son ego et passer un été plutôt agréable ou passer des semaines à s'arracher les cheveux et à se plaindre. Une décision difficile, oui, mais vite prise et heureusement, son frère était là pour l'empêcher de se morfondre. « Pas sûre qu'on fasse fortune, je serais horrible avec les clients. Il nous faudrait un panneau à l'entrée, like "if you're rude, sexist, racist, homophobic or any kind of asshole, just leave or you better like it hot in the face" » Ça ne sentait absolument pas le vécu, pas du tout. Elle ne croisait absolument pas ce genre d'abrutis à Oxford, nope. « Au fait, aucun rapport mais, mh, comment va Adrian ? » Question délicate. Gaby n'était pas sûre de comprendre comment fonctionnait toute leur affaire de longue distance mais après tout, Chris était un grand garçon. Ca n'empêchait personne de s'inquiéter un peu, ceci dit.

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Lun 26 Juin - 11:08

Chris ne peut pas s'empêcher de sourire. C'est vrai que quand ces deux là sont lancés sur les duos (la plupart issus de grands classiques de Broadway), ils s'arrêtent rarement à une seule chanson. Chris sourit d'ailleurs affectueusement à sa sœur, en s'imaginant déjà avec quelques verres et le micro en main. C'est tout ce dont ils ont besoin à vrai dire. Il comprend les doutes de Gaby, même si lui s'est docilement mis à suivre les traces de papa Grayson finalement. « Tu devrais passer un peu de temps ici pendant les vacances, ils seraient ravis tu sais. » Surtout Lizzie et Jon, les deux terreurs, qui apprécient toujours lorsqu'ils ont un frère ou une sœur à prendre à parti dans leurs querelles incessantes de jumeaux trop gâtés. « Tu pourrais aller chercher Lizzie et Jon au lycée et les empêcher de se battre pendant plus d'une demi heure. Ils finissent l'école tellement tard. » En juillet, les pauvres élèves planchent toujours sur leurs cours d'anglais et de science. Leur discussion sur l'ouverture potentielle d'un café le fait rire cela dit et il sourit de bon cœur. « En effet, je pense pas être bien plus tolérant que toi sur le sujet. Est-ce qu'on parle seulement de la fiancée d'Aaron ? » Il demande sachant très bien ce que Gabrielle en pense. Lorsque la conversation dévie sur Adrian, Chris hausse une épaule. « C'est compliqué. Il finit bientôt la fac, on est censé se marier ensuite, et c'est à peine si il assume d'être en couple avec moi lorsque je vais le voir. Ce qui arrive en prime pas très souvent. » Il préfère d'ailleurs quand c'est Adrian qui rentre à Londres, l'ambiance à Oxford est bizarre, il a l'impression qu'Adrian tient vraiment à compartimenter les deux mondes, même si paradoxalement il a très envie qu'il vienne aussi.

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Dim 16 Juil - 23:03

Elle était rentrée depuis moins d'une heure et, ok, ses problèmes n'étaient peut-être pas réglés, ses examens pas oubliés et sa lessive pas faite, mais elle se sentait déjà mieux et c'était entièrement grâce à Chris. Pourquoi ne pouvait-elle pas emporter un peu de chaque membre de sa tribu avec elle quand elle partait pour Oxford déjà ? Parce que c'était physiquement compliqué ? Balivernes. Partir lui avait fait du bien, oui, mais rentrer était un plaisir dont elle ne lassait pas, même s'il s'agissait de passer des jours sans un moment de calme. « Tu cherches à me refiler la corvée de babysitting en fait ? » Elle ricana, parfaitement consciente qu'elle ne refuserait pour rien au monde. « Ne parlons pas de la fiancée d'Aaron, fit-elle, tout enthousiasme douché. Je savais déjà qu'il avait des goûts un peu spéciaux mais là, il a tapé fort et il a l'air de s'accrocher » On ne pouvait pas s'entendre avec tout le monde, certes, mais leur aîné semblait l'avoir fait exprès. Et le pire, c'est qu'il semblait vraiment amoureux. Gaby n'avait pas spécialement envie de s'attarder là-dessus. Et peut-être qu'Adrian n'était pas aussi extraverti et haut en couleurs qu'ils pouvaient l'être, dans la famille, mais il avait sa place parmi eux, lui. Du moins l'avait-elle pensé jusque-là. « Il a honte tu crois ? » Elle fronça les sourcils, vaguement inquiète. Qu'Aaron se soit dégoté une copine bigote ne l'étonnait pas plus que ça ; que les choses n'aillent pas parfaitement entre Chris et Adrian, en revanche, c'était une autre histoire. « Tu sais que tu peux me parler, hein ? Même si les exams me prennent la tête ou je ne sais quoi. Ou on peut ne pas en parler et aller manger un truc. J'ai super envie d'une gaufre, là tout de suite. Si tu assumes de sortir comme ça, that is » ajouta-t-elle avec un coup d'oeil pour le tee-shirt qui en horrifierait plus d'une paire d'yeux. Ce n'était pas exactement la meilleure solution et encore moins la plus mature mais Gaby était douée pour fuir les problèmes. Ou les écraser sous la nourriture. « Allez, let's go, c'est moi qui régale, ok ? Et qu'on organise un mariage ou l'assassinat de la copine d'Aaron, on a besoin de carburants. Et plus j'en parle, plus j'ai envie de cette gaufre en fait » Avec trois tonnes de chantilly, quelques fruits et un coulis. Chocolat ou caramel, ça n'avait pas d'importance, tant que Chris était là. Tant qu'elle se savait aimée et soutenue, no matter what.

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Lun 24 Juil - 14:10

Chris ricane lorsqu'elle l'accuse de vouloir lui refiler la corvée du babysitting. Il est vrai que les deux jumeau sont des tempêtes et pas facile à garder. Inutile de dire que se poser simplement devant la télévision avec son téléphone portable n'est une option viable avec ces deux là. Mais ces deux petits démons ont également leur petit soupçon de cuteness qu'il ne faudrait pas négliger. Quant à la fiancée d'Aaron, Chris tout comme Gaby aurait bien des choses à dire sur le sujet, mais le blond se dit que s'abstenir a tout l'air d'une bonne idée en fin de compte. En réalité, il est déçu par son frère. Le choc culturel a d'ailleurs été tellement immense, qu'il a bien eu du mal à accuser le coup pour tout dire. C'est probablement exagéré de sa part, mais il a l'impression que son grand frère lui a donné un grand coup de poignard dans le dos en s'amourachant d'une homophobe à mille lieues des valeurs de leur famille. Chris aurait pu s'attendre à tout sauf à ça de la part d'un membre de sa famille. Il sait qu'il ne devrait pas le prendre aussi personnellement, mais venant de quelqu'un qui sait tout de son combat quotidien contre l'homophobie, il ne peut pas s'empêcher de prendre ça comme une trahison. « Je ne comprends pas Gaby, vraiment pas. » Se contente t-il donc d'ajouter avant de revenir sur un sujet qui au final lui pose tout autant de soucis actuellement. « Il a peur du regard des autres. Je crois qu'il a envie d'être tranquille aussi. Avec ce qu'il s'est passé au lycée, il a envie de faire profil bas, ce que je comprends, mais... » Mais ce n'est pas facile, vraiment pas facile de l'accompagner aux événements importants en tant que son meilleur ami et s'empêcher de lui tenir la main devant ses « amis ». « Parfois, j'ai juste envie de l'embrasser et de lui tenir la main sans faire attention à qui pourrait nous voir comme au lycée… » Il explique avant d'ajouter l'air contrarié. « La distance n'arrange rien en plus. Quand je viens le voir à Oxford, c'est pas pour passer mon week end à éviter de le toucher... » Il sait qu'il doit se montrer plus compréhensif avec Adrian. Il ne leur reste qu'une petite année ou deux à tenir, mais il faut reconnaître que la situation n'est pas idéale. « J'en ai marre de ma cacher. On se voit pas beaucoup et ça devient dur de ne pas pouvoir vivre notre relation comme je le voudrais. Je sais qu'on est deux dans cette relation, mais c'est pas évident tous les jours. » Il hésite un peu, puis se lance, après tout, Gabrielle est sa sœur, celle dont il s'est toujours senti le plus proche depuis qu'ils ont l'âge de vider des verres de vodka orange. « Je vis à Soho, je suis invité à plein de soirées, et il y a beaucoup de mecs qui s'intéréssent à moi. J'aime Adrian, et j'ai aucune envie de lui faire du mal, mais c'est vraiment pas facile tu comprends ? » Il explique se sentant misérable et honteux à l'idée d'être parfois attiré par d'autres garçons, plus disponibles et plus libres aussi.

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Mar 15 Aoû - 1:30

Aaron était une affaire délicate dans la famille et si Gaby prétendait que sa relation avec cette affreuse bigote ne l'atteignait pas plus que ça, elle ne pouvait nier que l'évoquer à voix haute la mettait mal à l'aise. Elle savait qu'il n'était pas aussi, well, déluré que le reste de la fratrie mais de là à fréquenter une femme qui représentait tout ce contre quoi Jane, Chris et elle luttaient au quotidien ? Fréquenter quelqu'un qui les considérait, elle et la quasi-totalité de sa famille comme des dégénérés ? C'était stupide et elle était rassurée de voir que Chris ne saisissait pas plus qu'elle comment Aaron avait pu se mettre dans une telle situation. Il pouvait prétendre qu'elle était polie et bien élevée, ils savaient tous très bien ce qu'elle pensait, elle ne cherchait pas vraiment à s'en cacher. Peut-être que ce n'était pas plus mal, au final. Au moins, ils avaient su tout de suite à qui ils avaient affaire. Avaient compris immédiatement qu'elle ne ferait jamais vraiment partie de la famille, pas avec de telles opinions. Mais ce n'était pas leur problème, pas vraiment. Pas maintenant en tout cas. Il ne l'avait pas encore épousé, il restait de l'espoir et pour l'heure, Gaby préférait se concentrer sur Chris. Et Adrian, par extension, avec qui les choses ne semblaient pas aller aussi bien qu'elle l'avait cru. Elle tendit la main pour prendre celle de son frère, écoutant, peinée, le récit de ses mésaventures oxfordiennes. La longue distance était un concept qu'elle avait du mal à saisir et elle admirait profondément son frère et Adrian d'avoir eu le courage de l'essayer. « Je comprends » fit-elle doucement. Peut-être pas totalement, non, mais elle voyait assez bien dans quelle situation se trouvait son aîné. « Vous en avez parlé ? Je sais que c'est dur pour lui mais tu ne dois pas te laisser étouffer par ses problèmes. Enfin, ce que je veux dire, c'est qu'il doit entendre les tiens, comme tu entends les siens. Peut-être pas concernant les mecs que tu rencontres ici, non. Mais nous, ici, on peut tout entendre » S'il y avait bien quelque chose que leurs parents leur avaient correctement enseigné, c'était bien de n'émettre aucun jugement, en quelque situation que ce soit ─ tant que les choses restaient respectueuses et consensuelles, évidemment. « Tu as déjà, tu sais, pensé à aller voir ailleurs ? Concrètement je veux dire ? Et attention, je n'essaye pas de t'encourager ou quoi que ce soit, je veux juste... Comprendre, I guess » Comprendre et l'aider, surtout. Ah, il lui semblait bien dérisoires, ses petits problèmes d'étudiante paumée, face au mal-être évident de son frère.

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Jeu 12 Oct - 15:33

Le problème dans toute cette histoire, c'est bien la base de leur relation. C'est un problème qui n'en est pas vraiment un, puisque globalement ça a toujours fonctionné, mais la distance complique la donne, indéniablement. Depuis toujours ou presque, Adrian s'est battu contre des problèmes d'anxiété et de confiance en lui. C'est donc tout naturellement que Chris qui n'a jamais eu à faire face à ce genre de difficultés auparavant s'est un peu posé en rocher pour le rouquin qui s'est rattaché à lui et a bénéficié de son aide pendant de nombreuses années maintenant. Inévitablement, Chris ne peut pat se permettre de devenir une source d'anxiété pour son meilleur ami et amant à qui il s'imagine bien mal faire subir ses propres angoisses, lui qui se bat quotidiennement contre les siennes. On pourrait penser que cette relation est déséquilibrée, mais si Chris éprouve quelques difficultés, il sait qu'il peut toujours compter sur ses nombreux frères et sœurs ce qui n'est pas forcément le cas d'Adrian qui lui a offert toute sa confiance en même temps que son cœur. De plus, prendre soin d'Adrian a toujours rendu Chris heureux et fier, ce qui explique sûrement qu'il n'ait pas forcément besoin qu'Adrian lui apporte la même chose en somme. Ce qu'il lui offre est finalement bien différent, mais pas moins précieux pour le Grayson. Adrian lui apporte un sens des réalité qui lui fait défaut, la stabilité émotionnelle dont il a besoin pour être vraiment lui même aussi. Ils ont passé leur vie ensemble, se séparer maintenant serait sans doute catastrophique. Chris n'est pas certains qu'ils soient capable de vivre l'un sans l'autre. Pas de la manière dont il le souhaitent en tout cas. Alors lorsque Gaby lui suggère de parler de ses problèmes il secoue la tête. « Je ne veux pas le forcer à faire son coming out si il ne se sent pas prêt. Je pense que ça l'aiderait beaucoup mais je ne peux pas le forcer. C'est plus difficile pour lui, and I get it really... C'est juste dur ? Lui en parler ça l'angoisserait juste encore plus et nobody wants Adrian to freak out. » Chris répond avec une tendresse triste. Ce n'est pas ce qu'il veut lui non plus. Il aimerait que les années à Oxford de son meilleur ami se passent le mieux possible qu'il réussisse à devenir l'adulte qu'il a toujours voulu être. « I just want him to have a chance to be himself and happy. But high school broke him and that's just not something only my love can fix. It needs time, and clearly not me being another problem to him. » Il soupire un peu. « It's fine really because I know hes's the one. I've never been so sure of anything else in my life. and it does makes things easier but... I miss him and yes I'm not completly impervious to guys flirting with me. I'm not hideous so it does happen that guys come to me flirting. It's just I like it and I feel guilty afterwards. I don't want to cheat on him Gaby, but I almost did once yes. At least I really feel like I wanted to even if thanks god my dear brain was able to stop me, this time. »

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MessageSujet: Re: chris / home is wherever my crazy siblings are (but no one's home, so)   Lun 23 Oct - 2:49

Si on lui avait dit que son retour inopiné se transformerait en véritable pity party, Gaby ne l'aurait pas cru. Parce que les probabilités pour que plusieurs Graysons aient le moral au plus bas en même temps et se retrouvent au même endroit, au même moment et, qui plus est, seuls étaient incroyablement faibles. Surtout lorsque les Graysons en question se trouvaient être Chris et Gaby. But, hey, there was a first time for everything, right? Elle s'appuya contre le plan de travail, coudes en avant, menton dans ses paumes. Remonter le moral de Chris n'était pas aussi évident que ça. Il pouvait suffire d'un karaoke improvisé ou d'un film particulièrement intéressant pour lui changer les idées, oui. Quand il se sentait vraiment mal, en revanche, la tâche était plus difficile. Et Gaby l'aimait trop pour le laisser dans cet état. Était-elle la mieux placée pour l'aider, c'était une autre question. A l'instinct, elle sentait bien que, non, Chris lui exposait là des soucis qu'elle n'était pas à même de gérer mais for once, it was only her so she'd have to do. « Babe, I really think you should talk. If not to him, then, dunno, maybe to a shrink? » Elle haussa les épaules, l'indécision faite femme. Où était Jane quand on avait besoin d'elle ? C'était elle, la sœur pleine de bon sens et de maturité. « The thing is, clearly, you're not happy and I haven't seen him in a while but it doesn't sound like he's happy either. I know that, like, coming out can be really scary and rough and shitty. We've been lucky, clearly, but do you think he'll be ready some day? Because, and love, I hate to say this, but in the long run, it's not gonna be fair to you. You can't ask him to come out for you, he gotta do it on his own terms, for himself, but he also can't ask you to, like, hide yourself indefinitely. You'd probably end up resenting him and I know you don't want that. No one does, trust me » Elle avait vu leur complicité se former et même si elle avait du mal à croire en ce genre de choses en règle générale, Gaby était intimement convaincue qu'ils étaient faits l'un pour l'autre, comme la plupart des gens après avoir passé cinq minutes en leur compagnie. « What if you tried to spend more time with him? Obviously without telling him why » Parce que ce serait vraiment contre-productif. « And what if... you and me, a pub, tonight? After you change, obviously, because I'm not going out with you wearing that » Elle désigna son tee-shirt d'un signe de tête, la mine dédaigneuse. Elle l'aimait, oui, mais il y avait des limites quand même.

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