Once upon a time (Queen Zoai)

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MessageSujet: Once upon a time (Queen Zoai)   Sam 4 Mar - 12:02

A l’école, un type nommé Tony avec qui Elliot était vaguement pote répétait sans cesse que devenir musicien à Londres était un jeu d’enfant. A l’entendre, la capitale anglaise était peuplée de potentiels fans avides de CDs, et les guitaristes étaient considérés comme des quasi-divinités croulant sous les offres de concerts.
Tony, c’était le type qui avait voyagé dans le monde entier et que tout le monde écoutait avec un filet de bave envieux au coin des lèvres. D’après les rumeurs, il parlait couramment quatre langues et qu’il avait vécu sur tous les continents. Mêmes les professeurs semblaient l’adorer.
Du haut de sa naïveté d’enfant et des frontières de sa banlieue natale, Elliot l’avait pris au mot. Le mois suivant, il commençait la guitare en se rêvant déjà rock star.

Forcément, peu de temps après qu’un bus l’avait abandonné à la gare de Paddington, il était tombé de haut. Les pubs n’acceptaient pas les mineurs, les radios lui barraient l’entrée, les maisons de disques renvoyaient les types sans maquettes, les salles de concert rigolaient de ses visites. Seule restait la rue. Mais figurez-vous qu’elle n’était pas pleine de mélomanes en manque mais de passants qui l’ignoraient. Les londoniens entendent de la musique partout et puis ils sont pressés, ils ont du travail. Ils se fichent éperdument d’un gamin maigrichon mis à la porte de chez lui qui essaie de percer avec un instrument aux cordes rouillées.
Ce n’était pas par abandon de ses rêves qu’il avait accepté un petit boulot de barman à sa majorité. C’était avant tout pour satisfaire ses besoins primaires : boire, manger et dormir sous un toit. N’allez pas croire que son SMIC de bartender lui permettait de vivre. Il survivait, tout au plus, mais avait au moins la fierté d’avoir des cordes neuves sur sa guitare. Quelques fois, son patron le laissait même monter sur la petite scène du pub lorsque les artistes du soir annulaient, ou étaient trop ivres pour jouer correctement. C’était l’unique raison pour laquelle il s’accrochait à ce poste sous-payé, en jonglant de collocations en auberges de jeunesse, d’où il finissait toujours par se faire mettre à la porte faute de ressources financières.

Le groupe d’habitués prévu aujourd’hui avait eu un impératif et ne pouvait pas venir ce soir. Il y avait bien eu de l’hésitation dans les yeux du propriétaire des lieux. Il s’était demandé si le gosse pâlichon à l’air affamé n’allait pas lui couler son bar en une nuit. Puis il s’était remémoré toutes ces fois où il lui avait ordonné de monter sur scène à la dernière minute. A chaque fois, il assurait. Sans réfléchir, il attrapait sa guitare, planquée dans la réserve, et un micro. Alors les reprises célèbres fusaient. « Pas de composition. » fut la seule consigne qu’il lui donnait. Il n’avait jamais dérogé à la règle, et l’homme rabougri d’un certain âge devait le reconnaître, le petit d’1,90m avait le sens du rythme, une voix enfantine entrainante et cet air angélique qui ralliaient le public à sa cause. Enfin, comme un soir de semaine digne de ce nom, c’est-à-dire où les buveurs écoutaient distraitement autour d’un verre en applaudissant machinalement entre deux gammes d’accords. Sauf qu’aujourd’hui, on était vendredi. Ce n’était pas samedi, certes, mais c’était tout de même vendredi. La fréquentation était nettement plus jeune le vendredi, mais presque équivalente à celle du lendemain. L’important était qu’il aurait véritablement du public et que c’était la première fois qu’on l’autorisait à jouer le weekend. Les clients veulent danser le vendredi. Les clients veulent boire pour oublier le vendredi. Les clients ne lui feront pas de cadeaux un vendredi.
Observant son domaine encore vide de consommateurs, le chef avait pianoté nerveusement sur le comptoir. Brusquement, il avait tapé un coup sec pour capter l’attention, ou plutôt réveiller son employé le plus proche, censé passer le balai mais trop occupé à somnoler debout, en équilibre entre le mur et son accessoire. Le bout de bois tomba dans un bruit sourd quand il ouvrit les yeux en sursaut, mais déjà la voix forte couvrit le tout « Barclays, t’es de scène jusqu’à 1h. ».
Elliot aurait pu répliquer, une fois de plus, que son nom n’était pas similaire à celui de la banque, mais bien Barckley. Avec un e et sans s. Peut-être qu’il s’était tu parce qu’il était en train de dormir sur son lieu de travail ? Le gérant au visage éternellement fermé aurait tout aussi bien pu lui annoncer son renvoi, parfaitement mérité. Mais son annonce fut celle du miracle. Il s’échappa de sa torpeur et mima un balayement efficace même s’il n’avait jamais vraiment su faire. Le type rabougri lui hurla alors dessus avant de le faire dégager dans la réserve en l’attrapant par le col « Sale loque, tu dégages de ma vue, tu fais ce que tu veux, un verre, un médoc ou une sieste mais dans une demi-heure tu reviens en tenant sur tes jambes ! ».

Il était parti dormir une demi-heure, roulé en boule sur quelques cartons sur le sol de la réserve. Puis profitant de sa solitude dans ce lieu sacré, il avait fouillé tous les sacs non cadenassés de ses collègues à la recherche de quelques cigarettes, herbe et pièces de monnaie. Puis il avait délesté un carton d’une bouteille de vodka, qu’il avait ouvert pour boire plusieurs gorgées du liquide transparent au goulot avant de la glisser au fond de son sac. Finalement, il avait pris le temps d’échanger sa chemise sale pour une, presque propre, à carreaux, négligemment « empruntée » à un ancien amant, dont les manches étaient un peu courtes.
Dans la salle voisine, les bouteilles et les porte-monnaie se vidaient tandis que les tables et la caisse se remplissaient. Puis ce fut l’heure de monter sur scène – enfin sur l’estrade – et de faire son show. Elliot réajusta son chapeau, régla la sangle de sa guitare et enjamba ce qui séparait l’élu du jour du reste des buveurs. Le brouhaha ambiant s’amplifia instantanément. Peut-être se demandaient-ils ce que faisait un mineur sur la scène de ce pub relativement réputé ? Mais, bande de connards, il était majeur, et il avait plus de talent que vous tous réuni. Il allait vous le prouver. Deux de ses doigts tapotèrent le micro pour vérifier son fonctionnement et il attaqua sans aucun préliminaire. Les accords agressifs d’un célèbre titre des Sex Pistols vantant un système parfaitement décousu résonnèrent avec une énergie décadente. Si Anarchy in the UK surprit les visiteurs quelques secondes, il eut le privilège d’obtenir d’entrée de jeu l’attention de son public. Malgré les apparences, il jouait bien du rock, et non du country de boys band.
Allumant sa première cigarette, il se contenta d’un « Hi guys » avant d’enchaîner la suite des titres. Au détour d’une chanson de Queen, qui annonçait la fin de sa session comme le voulait la tradition, il entama un air que personne ne pouvait reconnaître. « Pas de composition. » Conquis, les spectateurs recommencèrent rapidement à se déhancher et sautiller en rythme, l’accompagnant de frappements de mains alors que le patron lui jetait des éclairs. « Pas de composition, fais pas le con. » lui répétait la voix dans sa tête, tout en attaquant son refrain « Cause I’m so clever but clever ain’t wise ». C’est le sourire aux lèvres qu’il ajouta « Fuck Forever ». Ce fut son instant de gloire, avant qu’il ne regagne les « coulisses » pendant que la majorité des visiteurs se ruaient au comptoir pour reprendre un verre ou à l’extérieur pour fumer une cigarette en attendant le prochain musicien.
Elliot rigolait dans l’arrière-salle. Le propriétaire nettement moins. Ce dernier l’attrapa, pour changer, par le col de sa chemise et lui envoya une bonne droite en plein visage « Tu crois que tu peux pourrir mon pub avec tes merdes de chansons, pauvre petit branleur ?! ». L’employé, tempe en sang, fut trainé sur quelques mètres par ses cheveux en pétard pour être jeté sur le trottoir par la porte de derrière « Demain tu astiques tout le bar tout seul, crétin, moi aussi je vais te niquer, t’inquiètes pas. ».

A genoux sur le bitume inhospitalier, à côté du local à poubelles de l’immeuble voisin, un œil à moitié ouvert et la pommette ruisselante, le musicien se releva à la hâte, s’essuyant sur sa manche. Tremblant de tous ses membres, encore sonné par le coup, il chancela jusqu’à la rue principale. Perdu dans le brouillard de son esprit et la fumée des cigarettes, il heurta involontairement un premier client. En se retournant pour marmonner un mot d’excuse, il se prit une autre personne. On le bouscula contre le mur voisin. Il inspira à fond, se tourna vers la silhouette la plus proche.

« T’aurais pas une clope par hasard ? »


Dernière édition par Elliot J. Barckley le Dim 19 Mar - 23:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Once upon a time (Queen Zoai)   Sam 4 Mar - 16:46



Elle ferma sa valise d'un coup de zip et jeta un coup d’œil circulaire dans la pièce, pour vérifier qu'elle n'avait rien oublié, et se traîna dans le salon, en enfilant sa veste et son sac à dos. Dans le salon, sa mère regardait la télé à fond, mais entendit tout de même les roulettes de la valise de Zoey.
-Tu fais quoi ? Dit-elle immédiatement.
Zoey enfila une botte, puis l'autre. Elle commença à faire les lacets de la botte droite.
-Zoey ! Fit sa mère un peu plus fort.
La seule raison pour laquelle elle n'était pas déjà en train de crier était parce que Matt était en train de dormir dans la chambre au bout du couloir. Idée stupide. Si la première dispute qu'elle avaient eu il y a à peine une demi-heure ne l'avait pas réveillé, la télé à plein volume avait sûrement fait le boulot.
-A ton avis ? Rétorqua enfin Zoey.
Elle abandonna l'idée de lacer ses bottes. La fureur faisait trembler ses mains et elle avait même du mal à attraper les lacets et les serrer sans qu'ils glissent entre ses doigts. Zoey poussa un grognement d'énervement, reprit sa valise et sortit en tâchant de ne pas trébucher sur ses lacets. Elle entendit sa mère se remettre à crier, mais ne se laissa pas le temps d'écouter et claqua la porte.
Ayant peur que sa mère ne la poursuive dans les escaliers, ce qui était déjà arrivé à plusieurs reprises, elle saisit sa valise dans ses bras et descendit les escaliers en courant. Trois étages plus bas, elle entendit la porte s'ouvrir, puis se refermer sans but. Peut-être que ce n'était pas sa mère et qu'elle s'était fait peur pour rien, finalement.
Descendue dans la rue, elle décida de s'éloigner définitivement de l'appartement, pour ne pas être tentée de revenir avant son départ le lendemain. Heureusement que la station de métro n'était pas loin. Elle galérait à chaque trottoir avec sa vieille valise, et l'état de colère dans lequel elle se trouvait ne l'aidait pas à aller plus vite. Ça valait bien le coup de prendre des vacances et de se déplacer jusqu'ici simplement pour se faire crier dessus pour des futilités, tiens. Elle arrivait pas à croire qu'elle avait été assez bête pour dépenser un tiers de son salaire mensuel pour des billets de train, ou pour penser que sa mère allait enfin la traiter comme un être humain intelligent. Sauf qu'elle avait littéralement attendu tout le week-end la bonne occasion pour faire une remarque, une de ces remarques dont elle avait le secret, et qui faisaient partir Zoey au quart de tour.
once upon a time
+ elliot & zoey

Et d'abord, comment osait-elle faire une remarque sur le fait qu'elle avait fait exprès de prendre un travail qui l'éloignait de Chiswick ? Bien sûr que Zoey allait saisir la première occasion pour partir de la maison, sa mère semblait toujours s'être donné un mal fou pour qu'elle s'y sente le plus mal possible. Et puis elle pouvait toujours parler, c'était pas la faute de Zoey si elle était coincé dans le même boulot nul depuis quarante ans et qu'elle refusait de se faire au fait que c'était ça ou le chômage.
Dans la station, elle grimpa dans le premier train qui passait, prit le premier siège libre, et se rattaqua à ses lacets avant toute chose. Elle les serra à fond sans même y faire attention, avant de sortir son portable. Elle reprenait un train le lendemain, à dix heures, pour aller reprendre le travail, et même dans d'autres circonstances ça aurait pu l'amuser, elle n'avait pas envie de passer la nuit dehors avec sa valise. Elle leva les yeux et lut la destination vers laquelle se dirigeait le métro. Camden Town. Dieu merci, un nom remonta tout de suite à la surface du cerveau de Zoey. Une fille qui habitait déjà en colocation là-bas depuis que Zoey avait quitté Londres, qu'elle avait connue durant son apprentissage.
Zoey sortit son portable et lui envoya un rapide message lui demandant son adresse, et si elle pouvait venir passer chez elle, mais ne s'attendait pas à une réponse. Elle se souvenait encore de son adresse, et maintenant qu'elle était sur ce train, elle était décidée à y rester jusqu'au bout. Son portable rangé,  elle se remit à ressasser les éléments de la dispute de la soirée, un peu plus calmement cette fois-ci. Ses yeux suivaient inconsciemment les mouvements des gens sur les quais et les lumières filant dans les voies, et elle conclut comme elle concluait toujours les disputes avec sa mère : en se disant que sa mère était jalouse, tout simplement. C'était une façon de penser extrêmement orgueilleuse, mais ça l'aidait toujours à se calmer -puis tant qu'elle ne faisait part de cette conclusion à personne, elle n'avait pas à s'inquiéter d'être jugée.
Au bout d'un temps qui parut étonnamment court à Zoey, le train parvint à Camden Town, ce qui la prit tant de court qu'elle faillit manquer la station. Heureusement, ça n'arriva pas. En montant les escaliers pour parvenir à la surface, elle jeta un nouveau coup d’œil à son portable ; toujours pas de réponse. En haussant les épaules, elle commença à marcher en regardant à gauche et à droite comme une touriste, le temps de retrouver ses marques. La colocation de son amie était éloigné d'à peine cinq minutes de marche avec la station. Comme quoi, Zoey et sa mère avaient tout de même parfaitement choisi leur timing ; si elles s'étaient disputées deux jours plus tôt ou cinq minutes plus tard, ça aurait rendu la fin de congé de Zoey mille fois plus désagréable.
Parvenue au pied de l'appartement dont elle se souvenait comme étant celui de son amie, elle chercha son nom sur l'interphone et sonna une première fois, sans recevoir de réponse. Un second appui, plus long, et toujours personne pour lui répondre. Zoey sortit son portable et tenta d’appeler son amie. Bien sûr qu'elle répondait pas, parce que Zoey avait vraiment besoin de ça, en plus. Elle ramena sa valise vers elle en la tirant d'un grand coup, et s'assit sur le palier en essayant de respirer deux minutes et de calmer la fureur qui montait en elle.
Elle avait besoin de se calmer. Sérieusement besoin. En se retenant de donner des coups de pied dans sa valise qui avait assez souffert pour la soirée, elle retenta d'appeler son amie, plusieurs fois, sans succès. Soit elle la boudait, soit elle était tout bêtement occupée ; dans les deux cas, ça voulait dire que Zoey serait forcée de passer sa nuit dehors. Elle ne se souvenait de personne d'autre habitant dans Camden. Personne assez proche pour pouvoir simplement se montrer et espérer avoir un lit ou un canapé sur lequel dormir jusqu'à reprendre son train demain. Elle pouvait juste traîner dans la rue jusqu'à ce que la gare ouvre -de toute façon elle n'avait pas d'autre solution. Avec sa valise, en plus. Ridicule.
Au moins elle n'aurait pas à repayer un nouveau billet de métro, d'ici elle pouvait marcher tranquillement jusqu'à Charing Cross, et elle avait largement le temps pour une petite marche. Zoey se releva, épousseta son jean qu'elle avait enfilé par-dessus son pantalon de pyjama -ce qui n'était pas particulièrement confortable ou classe, mais elle ne regrettait pas parce qu'au moins elle avait chaud. Sa valise toujours à la main, elle commença à descendre la rue à la recherche d'un bar ou d'un seul endroit encore ouvert, dans lequel elle pourrait traîner jusqu'à la fermeture au moins. Cinq minutes de marche plus tard, elle se retrouva effectivement devant un bar encore plutôt rempli ; assez pour qu'elle aie du mal à se frayer un chemin jusqu'au comptoir avec sa valise pour commander.
Dès qu'elle fut servie elle ressortit immédiatement avec son verre ; le brouhaha ambiant couvert par la musique médiocre lâchée par des hauts-parleurs était assez pour lui causer une migraine si elle restait à l'intérieur. De toute façon elle n'espérait pas récupérer une place assise, avec le monde qu'il y avait, et sa valise. Dehors elle commença à siroter son verre, et s'apprêtait à sortir son portable pour vérifier si elle n'avait pas eu de nouvelles de la part de son ami, lorsqu'un type sembla s'adresser à elle :
-T'aurais pas une clope par hasard ?
Instinctivement Zoey ramena sa valise à elle, mais ouvrit tout de même son sac et en sortit un paquet de cigarettes tout écrasé, qu'elle tendit ouvert au type qui avait un air pitoyable. Elle se garda bien de le faire remarquer cependant, puisqu'à force de scruter son visage par simple curiosité, elle comprit finalement ce qui la gênait, à l'exception de la tempe ensanglantée du gars :
-Tu jouais tout à l'heure, non ?

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MessageSujet: Re: Once upon a time (Queen Zoai)   Sam 11 Mar - 21:19

La silhouette la plus proche était celle d’une nana. Elle avait l’air plus âgé que lui, mais ils devaient probablement avoir le même âge. Elle avait l’air de sale humeur, tirant la gueule sans décocher un sourire. Et puis elle était seule, avec dans une main un verre plein, de l’autre un paquet de cigarettes qu’elle lui présentait ouvert. Il l’aimait déjà. Les doigts fins du musicien se saisirent d’un bâton de nicotine qu’il coinça entre ses dents, avant d’essuyer le sang qui perlait de sa tempe avec la manche de sa chemise. De toute façon, même les clés de chez lui étaient dans la réserve, alors il ne risquait pas d’avoir un mouchoir ou quoi que ce soit pour s’essuyer. Ni de feu, d’ailleurs. D’un geste, il mima l’allumage de sa cigarette et tendit la main, avant de réellement pouvoir en brûler l’embout.

« T’en as pensé quoi ? J’espère que t’as mieux aimé que le patron ? »

Son œil enflait à vue d’œil, et son sens associé baissait naturellement. Ça ne l’empêcha cependant pas de remarquer l’énorme valise qu’elle traînait, ni à quel point la fille était jolie. Il n’était pas si pressé après tout, rien ni personne ne l’attendait chez lui. De la fumée s’échappa de ses lèvres gercées quand il reprit d’un signe de tête.

« J’ai rarement vu quelqu’un sortir avec un si gros sac. »

Adossé au mur, il soupira en se frottant la tête de ses mains, à peu près certain que son visage était en train d’enfler et qu’il n’aurait bientôt plus une seule goutte de sang dans son organisme si sa tempe ne cessait pas rapidement de couler.

« J’vais pas t’la tirer ta valise, hein. »

Son geste lui arracha un sourire. Elle ne se trompait pas vraiment sur son compte, mais il fut presque surprit qu’elle craigne son air angélique.

« T’aurais pas un médoc de fille dans ton sac, assez fort pour que j’m’endorme ici ? J'vais crever là. »
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MessageSujet: Re: Once upon a time (Queen Zoai)   Dim 12 Mar - 19:30

Il fit un geste afin de quémander du feu. Elle devinait déjà que demander un « s'il te plaît » au lieu d'un simple geste sec serait vain, et rouvrit son sac à main pour chercher son briquet. Ouais, peut-être qu'elle s'entendait mal avec sa mère mais au moins elle avait eu tout juste le temps d'apprendre de bonne manière, contrairement à d'autres. Enfin. Elle avait vu pire, et au moins un peu de conversation aurait le mérite de lui changer les idées. Surtout avec un type comme ça. Zoey avait l'impression d'être déjà retournée au boulot -il puait le musicos désabusé à plein nez, ce qui en soit ne la gênait pas, puisque la majorité de ses fréquentations étaient du même acabit. Tout en poursuivant la recherche de son briquet, elle répondit :
-C'était médiocre. La sono était réglée avec les pieds et la setlist n'avait aucune originalité, à part peut-être la dernière chanson, commenta-t-elle en souriant.
Elle ne savait pas pourquoi ça la faisait rire de lâcher une critique ainsi. C'était nerveux, probablement. Il la faisait rire, à vrai dire. Il pissait le sang pour une raison qu'elle ne connaissait pas et son premier réflexe était apparemment de fumer, et de demander des avis. Bonne capacité de gestion de problèmes. Ce fichu briquet ! Elle ne l'avait pas laissé dans le paquet ? A force d'efforts elle parvint tout de même à le retrouver
Elle tendit le bras et lui alluma sa cigarette lui-même -pas une question de politesse, c'était juste histoire d'éviter d'avoir du sang collé partout sur ses affaires.
-J’ai rarement vu quelqu’un sortir avec un si gros sac.
Elle l'ignora. Puis après une hésitation, elle s'alluma à son tour une cigarette. Elle pouvait finir son paquet ce soir, de toute façon dans son souvenir c'était moins cher là où elle allait.
-Je doute qu'un Spasfon fasse grand-chose pour ce que t'as. Après, j'ai sûrement des trucs pas de fille, mais le mieux reste encore d'attendre ou d'aller à l'hosto.
Elle tira une bouffée de sa cigarette et se tut une seconde. Vu la dose d'alcool qu'il avait dans le peu de sang qui pouvait encore circuler dans ses veines, lui filer des médocs n'allait sûrement pas arranger son cas.

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MessageSujet: Re: Once upon a time (Queen Zoai)   Dim 12 Mar - 23:11

Le jeune musicien, la cigarette toujours coincée entre les lèvres, les yeux rivés sur la main qui farfouillait dans le sac, se contenta d’abord d’articuler un simple « Je t’emmerde ». Sa curiosité était cependant bien réelle quand il ne put se retenir de commenter la fin de sa phrase.

« Et du coup la dernière chanson, t’en as pensé quoi ? »

En gentlewoman, elle lui alluma sa cigarette. Enfin, celle qui était à elle et qu'elle lui avait passé. Peut-être qu’elle le fuyait tout simplement ? Après tout, il s’en foutait, il avait une clope et du feu, c’était tout ce dont il avait besoin. Avec de quoi s’assommer.

« Je vote pour la première option »

Un large sourire éclairait maintenant son visage déformé. Il n’avait évidemment pas de quoi payer les urgences, surtout au tarif de nuit. Et attendre ? C’était un mec, il ne pouvait pas souffrir sans se plaindre, avec ou sans alcool dans le sang. De toute façon, il n’avait absolument rien à faire de sa nuit maintenant. Du moins, à part rentrer par la fenêtre chez lui et dormir, mais c’était un programme ennuyeux qui ne lui ressemblait pas. Et puis soyons honnêtes, quand une fille comme ça ne te tourne pas le dos et te sourit même, en te descendant dans ses propos certes, tu ne peux pas rentrer chez toi seul comme un idiot.

« Je suppose que t’as nulle part où aller, nan ? Sinon tu traînerais pas ce machin...»

Il désigna machinalement l’objet encombrant qui prouvait qu'elle n'était que de passage, avant de lui faire un sourire idiot, comme s’il essayait de lui inspirer une confiance surréaliste.

« Tu veux venir chez moi ? J’habite à genre 200 mètres... »

Ok, peut-être un peu plus que 200 mètres, il n’avait pas les moyens pour vivre sur un grand axe. Mais elle n’allait pas être si regardante une fois sur le chemin.

« J’te paye à boire si tu me donnes des médocs magiques. J’porte même ta valise. »

Il reprit avec une petite moue implorante. Franchement, qui pourrait avoir peur d’un type qui semblait sur le point de se casser en mille morceaux à la première pichenette?

« Aller, je te proposerais bien de changer de bar mais toute ma thune est dans mon sac à l’intérieur sans que j’puisse retourner la chercher, et si j’fous pas d'la glace sur ma tronche, elle va exploser j’pense. »

Avec un signe de tête et un dernier sourire encourageant révélant sa dentition irrégulière, il tendit la main vers la poignée du bagage, prêt à le traîner derrière lui.

« Fais-moi plaisir, vole le verre. »
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MessageSujet: Re: Once upon a time (Queen Zoai)   Ven 17 Mar - 22:41

Son insulte fit lâcher à Zoey un petit éclat de rire. Ce n’était pas la faute de Zoey si sa setlist était basique au possible, peut-être même pas celle du type ; les clients n’était visiblement pas venus ici pour chercher une révélation, boire et discuter bruyamment par dessus les chansons qui ne leurs plaisaient pas leur convenait assez bien.
-J’t’avoue que la sono me permettait pas de distinguer grand chose. C’est une composition à toi, c’est ça ? D’ici, je dirais que ça mérite peut-être des réecritures.
Zoey devinait bien à l’air du type qu’il était pas affligé qu’elle aie distingué la chanson des autres.
Il lui lâcha un sourire à la Bossu de Notre-Dame. Elle devinait bien qu’il n’avait pas assez pour les urgences. À son place, elle non plus n’aurait pas pu -elle aurait peut-être tenté d’aller au NHS, mais ça ne devait pas être ouvert.
-Non.
Elle savait que si elle s’étendait sur le sujet, elle allait s’énerver à nouveau.
Il lui tira à nouveau un sourire d’éclopé. Elle lui rendit d’instinct -l’attitude du type la faisait rire, à vrai dire.
-Tu veux venir chez moi ? J’habite à genre 200 mètres…
Zoey écarquilla les yeux, se fichant de signifier son étonnement. Un don de cigarette, deux mots échangés, et ça proposait déjà de monter chez soi.
Il était au-delà de l’inoffensif, dans cet état-là ; un petit high kick bien placé aurait eu raison de lui -si Zoey avait été assez souple.
Aussi décida-t-elle d’accepter ; l’appartement miteux dont il n’était probablement pas propriétaire serait toujours mieux que la rue, elle aimait bien son attitude et ça acheverait de lui changer les idées, c’était sûr.
Elle haussa les épaules :
-D’accord. Mais je peux porter ma valise toute seule. Et…
Elle leva son verre et le vida d’une traite, avant de lui tendre.
-Si tu tiens vraiment à le voler.

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MessageSujet: Re: Once upon a time (Queen Zoai)   Jeu 23 Mar - 0:17

Il ne pouvait s’empêcher de sourire quand elle riait, et que ce soit pour se moquer de lui importait peu. Ses pommettes relevées lui donnaient un air enfantin qui jurait avec les substances toxiques coincées entre ses doigts.
Quelle connasse. Il aimait bien ça. Elle l’enfonçait et lui restait stupidement debout, bras ballants, visage sanglant. Il avait le mérite d’avoir réussi à l’attendrir. Enfin, d’abord elle avait été surprise, faut dire que l’approche était un peu directe. Ce n'était pas tous les jours qu'un type dont tu ne connais même pas le prénom t'invitait chez lui. Mais la situation ne pouvait pas mieux s’y prêter : elle n’avait visiblement nulle part où dormir, lui allait bientôt mourir s’il ne faisait rien pour sa face qui doublait de volume, et il avait le mérite de vivre à un petit kilomètre d’ici. Son sourire s’étira encore plus largement, ce qui lui arracha une grimace de douleur. A deux bras, il attira à lui la valise dont il sortit la poignée pour la faire rouler, prêt à la traîner tout du long pour ne pas qu’elle l’envoie chier pour son mensonge sur la distance.
Il fit rouler entre ses doigts le verre qu’elle lui tendit avant de le jeter nonchalamment dans son dos en ricanant, couvrant le bruit cristallin que fit le récipient en s’explosant en mille morceaux sur le bitume londonien.

« C’est la rue là-bas »

Ils suivirent la direction indiquée d’un signe de tête, traversant entre les phares des voitures pour s’engager dans un labyrinthe de ruelles désertes. Enfin presque, sur le chemin ils croisèrent quelques types assis dans la rue, une bouteille ou non aux lèvres, qu’Elliot saluait d’une poignée de main amicale en venant brièvement aux nouvelles. Depuis qu’il avait un job et un appart, il était presque une star dans le coin.
Ils s’arrêtèrent devant la porte d’un immeuble qui ne s’ouvrait vraisemblablement pas sans clé.

« Ok… Bouge pas. »

Lâchant la valise, il sauta pour se saisir d’une gouttière à la troisième tentative, et remua ses jambes jusqu’à ce que ses pieds se coincent suffisamment pour le hisser à hauteur du premier étage. Le bout brisé de la fenêtre lui facilita grandement la tâche pour passer le bras à travers et se créer un accès dans lequel il s’engouffra. Il disparut quelques instants avant de revenir et ouvrir fièrement la porte à sa nouvelle amie. Une chance que son appart puisse s'ouvrir de l'intérieur.

« Après vous, madame »

Un signe de main gentleman l’invita à entrer, monter les quelques marches et pénétrer dans la chambre qui lui servait de domicile. Un lit défait occupé par une guitare, un pull et un chapeau, un évier avec une tasse sale et un cendrier, deux planches en guise de placard vaguement remplies de quelques t-shirts. Une porte semblant donner sur un placard s’ouvrait sur une pièce minuscule comportant des toilettes et un pommeau de douche. Tout ce qui détonnait était la bouilloire flambant neuve à même le sol, qui avait meilleure allure que le minuscule frigo et le vieux micro-onde qui n’inspirait pas confiance. Bref, il y avait presque l’essentiel, si ce n’était de la peinture sur les quatre murs.

« J’te laisse mon lit si tu veux »

En disant cela, il s’écroula au sol appuyé contre le mur en sortant un paquet de frites surgelées et des bières, posant l’un sur son œil amoché et tendant les autres à la visiteuse.
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MessageSujet: Re: Once upon a time (Queen Zoai)   Mer 29 Mar - 23:21

Sans prévenir il lui arracha sa valise des mains. Zoey allait riposter, mais encore une fois se rappella qu'il était parfaitement inoffensif. Pour l'instant il n'avait pas l'air de tenter de taper un sprint avec la valise derrière lui, alors elle pouvait laisser passer. Puis c'était toujours une charge de moins, son épaule commençait à se faire douloureuse. Elle retint un sursaut quant il jeta le verre par terre, mais ne dit rien ; après tout maintenant elle était obligée de se casser d'ici, à part si elle était vraiment motivée pour payer un verre afin d'améliorer le bilan de cette nuit. Et faute d'une meilleure solution, elle le suivit lui.
L'appartement susdit était situé dans une rue attenante à la grande avenue -c'était une petite arnaque, ça. Face à la porte, il tenta la poignée, mais ne sortit pas ses clés. Zoey pria pour qu'il n'aie pas oublié son adresse ou ses clés dans la rue. Le pire c'était qu'elle avait déjà été dans une situation similaire.
Mais avant qu'elle ne puisse protester, il s'accrocha à une gouttière et se mit à jouer les Spiderman. Drôle de délire, même pour un type torché. Elle pouvait juste visualiser le type ouvrir une fenêtre qui n'était pas la sienne, passer sa tête sous la guillotine, faire une grimace d'autant plus comique dû à l'état de son visage en voyant les habitants de l'appart bien au chaud à l'intérieur, et tenter de repartir comme si de rien n'était pour laisser les occupants en paix. Ou bien simplement qu'il se casse la gueule du haut du troisième étage, ce qui était l'hypothèse la plus réaliste. Qu'il le veuille oui ou non, avec de telles pulsions Zoey était persuadé qu'il trouverait bien un moyen de terminer à l'hôpital avant qu'elle ne quitte Londres.
Aussi fut-elle assez surprise quant il reparut par la porter pour l'inviter très courtoisement à entrer. A croire que même ceux qui paraissaient les moins fortunés avaient une bonne étoile pour s'inquiéter un peu pour eux. Bon, l'étoile en question avait visiblement eu un problème de réveil, mais il n'était jamais trop tard. Elle récupéra sa valise et entra avec un énième haussement d'épaules.
-Tellement poli.
Un vrai prince charmant, hein ? Elle gloussa à sa propre blague en retirant ses chaussures, comme elle avait l'habitude de le faire chez elle. En délaçant sa botte elle se dit qu'elle n'aimerait peut-être pas marcher en chaussettes sur ce sol probablement pas lavé depuis le dernier emménagement, mais c'était trop tard. Elle saisit la bière qu'il lui tendit et alla s'asseoir en tailleur sur le lit.
Et ils se regardèrent de longues secondes sans trop savoir pourquoi dire un instant. Elle le dévisagea un peu dubitative, après tout maintenant qu'elle avait l'occasion de le voir dans une lumière à peu près correcte, autant fallait-il en profiter. Le paquet de frites cachait une bonne partie de sa figure, mais avait au moins le mérite de donner une petit attitude « tout frais sorti du Fight Club » au type. Ou pas. Puis il n'avait visiblement pas passé ses premiers secours, c'était pas très brillant de mettre du froid directement sur une plaie ensanglantée. Mais, il avait le mérite d'être drôle, de l'héberger et n'avait pas l'air totalement arriéré, et elle ne pouvait pas non plus s'empêcher de remarquer que le seul objet qui semblait gardé en état était la guitare à côté d'elle. Et il n'était pas aussi crasseux que ce à quoi Zoey s'attendait en entendant son ton rocailleux dans la rue. Seulement, aussi intéressante cette contemplation était-elle, elle se décida à briser ce silence qui devenait gênant.
-Bon. Rappelle-moi ton prénom ?

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MessageSujet: Re: Once upon a time (Queen Zoai)   Dim 16 Avr - 21:08

Elle n'avait pas de raison de se plaindre, jusqu'à maintenant, il avait été un parfait gentleman. Il lui avait proposé un hébergement pour la nuit et s'était empressé de lourdement traîner ses bagages. Bon, parfait était un peu exagéré pour quelqu'un qui cassait les verres au lieu de les payer, et qui passait par la fenêtre pour inviter des gens à entrer chez lui. Mais l'intention y était.
Il ne savait pas quoi penser d'elle. Si elle l'avait suivit, c'est qu'il devait quand même avoir ses chances, mais son haussement d'épaules nonchalant n'annonçait rien de bon. Même être couvert de sang ne l'avait pas motivé à se changer. Il prenait d'abord le temps d'essayer de calmer le gonflement de son œil. À défaut de retrouver une tête normale, il pourrait peut-être revoir quelque chose d'ici la fin de la nuit. Elle si soignée sur le lit, lui si négligé au sol, ils n'eurent pendant un moment gênant que l'acte de porter une bouteille verte à leurs lèvres en commun.

"Je te l'ai pas dit. Elliot, Zoey, Zoey, Elliot. Elliot Barckley. Bientôt tout le monde connaîtra ce nom."

En disant cela, il leva vaguement la main en guise de salut. Le prénom de la demoiselle ? Il était inscrit sur l'étiquette de sa valise: Zoey Vander quelque chose.

"Qu'est-ce que tu fiches si loin de chez toi? Tu t'es tirée de chez maman et papa?"

Un sourire moqueur se dessina sur son visage enfantin. Un petit con de 19 ans, qui a l'air d'en avoir bien deux ou trois de moins malgré ses traits abîmés, en train de se battre avec les boutons de sa chemise.

"Je t'ai promis des bières, t'as promis autre chose j'te rappelle."

Ouvrant le frigo à portée de main, il en sortit une nouvelle bouteille qu'il jeta au niveau du lit.

"On t'a jamais dit de pas accepter d'invitations d'inconnus comme ça?"
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MessageSujet: Re: Once upon a time (Queen Zoai)   Sam 29 Avr - 16:15

Elle lui rendit son léger geste de la main et but une nouvelle gorgée de sa bière. Barckley. Au moins ce serait facile de s'en souvenir pour tout le monde et pour elle, c'était presque comme la banque.
-Mmmmh. J'vois déjà les gros titres des journaux. « Elliot Barckley, cet abruti, s'est encore fait battre à mort après avoir ruiné un titre des Sex Pistols ».
C'était inutilement insultant, mais c'était comme ça que Zoey interagissait avec les gens la plupart du temps. Au moins ça lui permettait de facilement trier ses relations ; dépendant de leur réaction, elle savait presque immédiatement s'ils sauraient s'entendre ou non. Jusqu'ici, il avait quasiment ignoré toute ses piques ; mais il fallait aussi noter qu'il n'était pas vraiment dans son état normal.
-J'peux te retourner la question, répondit Zoey en fronçant furtivement les sourcils.
Vu à l'état de cet appartement, il était évident qu'un adulte n'était pas passé dans la vie d'Elliot depuis un certain temps. Comme moyen de repli, c'était lâche, mais elle s'en fichait pas mal.
-Je t'ai promis des bières, t'as promis autre chose j'te rappelle.
Il fallut une seconde à Zoey pour se rappeler de ce qu'il parlait. Lorsque que ça lui revint, elle se pencha pour atteindre la poignée de sa valise et la ramener à elle.
-J'aimerais signaler avant de te filer quoi que ça soit que je ne suis pas médecin. Si tu meurs, j'suis pas responsable.
Elle défit tous ses vêtements durement pliés pour tirer sa trousse de toilette. Elle n'était pas du genre mom friend, à balader une trousse à pharmacie partout où elle allait, et elle n'aurait sûrement pas quelque chose d'assez fort pour ce dont il avait besoin, mais tant pis. Elle fouilla un temps avant de mettre à jour une plaque de comprimé, qu'elle lui lança à travers la pièce. La plaquette atterrit dans l'évier.
-Va falloir travailler ses réflexes, jeune homme.
Puis, après une pause :
-Prends-en deux.
Elle replia la notice, la rangea dans la boîte, qu'elle rangea dans sa trousse de toilette, qu'elle rangea dans sa valise, qu'elle tenta de fermer, mais maintenant qu'elle avait tout mis sens-dessus-dessous, c'était peine perdue. Elle reposa simplement le couvercle et la poussa à un bout du lit.
-Oh, si, mais on va dire que c'est pas mon fort.
Elle ne dit pas que l'autre façon de le dire était qu'elle était têtue et stupide, bien que cette option-là était plus proche de la réalité. A nouveau elle but un peu de sa bière, en jaugeant encore une fois du regard l'appart d'Elliot. Elle ne savait pas exactement ce qu'elle cherchait, peut-être une nouvelle excuse pour se montrer méchante, ou bien un simple sujet de conversation. Ses yeux retombèrent sur la guitare à côté d'elle, et Zoey trouva enfin ce qu'elle cherchait :
-J'vais paraître très insultante, mais je suis sérieuse ; t'espère sérieusement percer dans la musique ici ? Tu te rends pas compte que le marché est totalement saturé ?

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MessageSujet: Re: Once upon a time (Queen Zoai)   Jeu 4 Mai - 12:43

Les yeux d'Elliot pointèrent instinctivement vers le ciel à l'entente du commentaire de la visiteuse inopinée.

« J'ai tout appris aux Pistols ! »

Pour sa défense, c'était l'un des premiers titres qu'il avait appris, un de ceux qui lui avait donné envie de se lancer dans la musique. Elle était en train de critiquer une vieille relation que même son lui dans un état bancal ne pouvait laisser passer sans relever. C'était un peu comme si elle venait de dire que son partenaire de longue date était un connard. A peine personnel, mais fortement vexant.

« Je serais habillé aussi bien que toi si j'avais des parents, princesse. »

D'un hochement d'épaules, il réfuta l'argument en portant sa bière à ses lèvres. Il ne pouvait dignement pas considérer son enculé de paternel, qui l'avait chassé de chez lui avant sa majorité, comme son dernier parent. Mais il était loin de le prendre mal, il s'était fait à l'idée il y a bien longtemps, et pour rien au monde il ne retournerait dans le foyer familial. Enfin, sauf les nuits d'hiver où il était obligé de dormir dehors, là il chouinait volontiers pour retourner dans un lit douillet.

« Tu vas bien quelque part avec ta putain de valise super lourde »

Il ricana à sa mise en garde en la regardant ouvrir ses affaires. Elle avait plus de vêtements et matériel de toilettes dans son sac de voyage qu'Elliot en possédait dans tout son appartement.

« Tu diras ça aux flics s'ils retrouvent mon cadavre avec tes empreintes »

La main tendue, il manqua l'attrapage d'une plaquette de médicaments, celle-ci saluant vaguement ses doigts avant de croiser le fer avec son évier. Docilement, il ramassa bravement l'assortiment de gellules dont il en goba trois sans eau avant qu'elle n'ait eu le temps de finir de lire les recommandations et autres effets secondaires. Le peu qu'il restait vola en sens inverse à travers la pièce.

« Je pensais que t'avais de la beuh, tu gères trop pas. »

Néanmoins, il se cala un peu plus confortablement contre le mur qui lui servait de fauteuil, ôtant sa cigarette de ses lèvres du bout des doigts.
C'était sa chance qu'elle ne soit pas très pointilleuse sur les coûtumes et usages de la jeune femme idéale. Elle n'avait de toute façon pas vraiment l'air d'être le stéréotype de la belle-fille idéale.

« Tu crois que je vais rester défigurer toute ma vie ? On a l'air d'être de la même famille comme ça. »

Un sourire niais, sa main portée à son front, il attendait en réponse le prochain pic qui sortirait de la bouche de sa camarade d'un soir.
Il prit tout de même un peu de temps pour réfléchir à sa qustion ouvertement agressive. Avait-il véritablement ses chances de percer à Londres ? Il faut dire qu'il avait bien remarqué la difficulté d'être musicien dans la capitale britannique. Même si les opportunités sont plus conséquentes que dans la majorité du monde, la concurrence est également plus rude que nulle part ailleurs.

« On perce n'importe où quand on a le talent. »

Il ne croyait pas un mot de ce qu'il disait. C'était ridicule. Ancien élève d'école privée, il avait bien conscience de l'inégalité des chances, et ce dans tous les domaines. Chance, piston et argent étaient ce qui permettait de réussir, le talent n'était qu'un détail superflu. Encore aurait-il fallu qu'il en ait. Dans un soupir, il écrasa sa cigarette roulée pour se relever, chopa deux bières dans le frigo, en tendit une et prit une place en tailleur au bord du lit.

« Tu connais quoi à la musique, au juste ? »

Se faisant, il coinça sa bouteille d'Heineken entre ses dents pour lui tendre la guitare.

« Tu joues au moins ? »

Dans un mouvement d'épaule nonchalant, et avec plusieurs gorgées d'alcool, il se laissa tomber sur le dos au pied du lit dans lequel il s'était invité, fixant le plafond qui tournait lentement.

« J'ai juste nulle part ailleurs où aller »
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MessageSujet: Re: Once upon a time (Queen Zoai)   Sam 13 Mai - 18:18

Elle ne répondit pas, sentant bien qu'elle avait touché une corde sensible en s'attaquant aux références du jeune homme. Néanmoins, elle était contente d'avoir enfin une réaction de la part d'Elliot -surtout une qui lui permettait de cerner une partie de ses goûts musicaux, étant donné que sa setlist commençait déjà à s'effacer dans son esprit.
-Je suis bien habillée ? Wow, merci.
Quand à la partie sur les parents, elle n'essaya pas de corriger ce qu'il venait de dire ; ce n'était pas le débat, et dans tous les cas, il l'avait toujours pire qu'elle, ça ne changeait pas ce qu'il voulait dire. Il reposa une question quasi-identique à la précédente, et elle se décida enfin à répondre :
-Je vais à Berlin. Je prends un train demain matin.
La dernière étape de la tournée européenne que faisait le groupe avec qui elle bossait comportait trois dates dans l'Est de l'Europe ; après ça elle aurait droit à une semaine de battement avant de devoir prendre un avion et partir aux États-Unis. Bref, elle allait encore voyager -c'était un de ses aspects préférés du métier. Elle le regarda rire en souriant simplement, et répondit :
-Je m'arrangerais pour être pas là si les flics arrivent. Faudrait déjà qu'ils retrouvent ton corps dans tout ce bazar, en plus.
Il renvoya la plaquette de pilules dans l'autre sens et elle la rata aussi -mais il ne sembla pas le remarquer. Trop lasse pour tout rouvrir et remettre les médicaments à leur place, elle les fourra simplement à l'intérieur de la valise sans y repenser. Puis elle reprit une ou deux gorgées de bière et lâcha un léger soupir :
-On me michtonne pas ma beuh aussi facilement, très cher, lança-t-elle avec un sourire.
Elle n'allait pas faire la charité au premier venu qui lui ouvrait sa porte, elle était gentille mais il ne fallait pas non plus la prendre pour Mère Teresa. Heureusement pour lui, parce que les médicaments lui ferait sûrement plus de bien qu'un joint, sur le court terme en tout cas. Il lui répondit d'une pique :
-Tu crois que je vais rester défigurer toute ma vie ? On a l'air d'être de la même famille comme ça.

Elle ne répondit pas, voyant qu'il essayait de la prendre à son propre jeu. Puis ils restèrent en silence encore un moment -Zoey devina que sa question avait fait son effet. Après un temps d'introspection, il réussit tout de même à lui sortir l'une des phrases les plus clichées du monde. De sa part, elle s'attendait à mieux. Ou à plus cynique.
-Bien évidemment, dit-elle en retenant un éclat de rire.
Zoey ne s'embêta même pas à expliquer à quel point cet état d'esprit était stupide ; son ton disait tout. Même lui semblait ne pas y croire. Les problèmes d'artistes. Sur ce point-là, Zoey n'avait jamais eu à se plaindre ; elle ne s'était jamais trouvé de talents ou de passion particulière. Elle naviguait tranquillement en se laissant faire par les activités qu'elle aimait passablement. Jusqu'ici le plus gros amour qu'elle s'était trouvé c'était la musique, et tout le monde aimait la musique, elle n'était pas spéciale. Enfin. Elle aimait ça juste assez pour accepter le salaire en-dessous des efforts et les lits inconfortables -par contre elle aurait été incapable de quitter sa famille et de vivre dans un tel taudis simplement pour essayer de se faire un nom. Il devait bien avoir d'autres motivations couplées à la passion, mais ça n'empêcha pas Zoey d'admirer Elliot au moins une milliseconde.
-Je travaille dedans, figure-toi, fit-elle en le pointant du doigt, bière à la main. Et c'est pas avec ces jolies pensées que tu vas percer, je te l'assure.
En le regardant dans les yeux, elle saisit la guitare et la reposa sur le lit, à côté d'elle.
-Non. Pas de la guitare.
Même pas une question de modestie, elle ne savait juste pas en jouer -si seulement elle aurait su en jouer, elle aurait pu lui clouer le bec plus efficacement. Quand il se laissa tomber par terre, elle pria une seconde pour qu'il ne soit pas tombé raide mort, mais non, il parla à nouveau. Sans quitter le lit, elle se pencha pour pouvoir le regarder lorsqu'elle lui parlait ;
-J'ai envie de te dire que l'immobilier est quand même mille fois moins cher dès que tu sors de Londres, mais j'imagine que c'est pas le genre de conseils que tu recherches.
Autant elle aimait prétendre qu'elle n'avait pas d'âme, ça lui faisait un peu mal de voir ce type amoché devoir dormir sur le sol.
-T'es sûr que tu veux pas ton lit ? Demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

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MessageSujet: Re: Once upon a time (Queen Zoai)   Lun 29 Mai - 20:31

Oui, elle était bien habillée. Par là, il voulait dire qu'elle avait au moins le mérite de porter des vêtements propres, et de les accorder les uns avec les autres. D'accord, personne ne viendrait l'arrêter par hasard dans la rue pour lui demander où elle avait acheté ce petit pull, et il ne l'inviterait pas non plus à fouler un tapis rouge ainsi pour peu qu'il y soit convié un jour, mais l'ensemble était tout à fait harmonieux.

Berlin. Qu'allait-elle bien faire dans la capitale allemande à part bouffer du bretzel et boire de la bière? Il l'ignorait mais il n'osa pas poser la question immédiatement. Avoir répondu à la première avait déjà eu l'air de lui demander beaucoup d'efforts, et elle ne tarderait pas à lui somer peu poliment d'aller se faire foutre s'il continuait à être aussi lourd.
De toute façon, l'info importante était qu'elle comptait visiblement passer la nuit ici. Il ne put retenir un sourire en même temps qu'elle, même si les raisons étaient différentes.

"Et puis faut pas qu'ils confondent avec les cadavres des filles que j'ai proposé d'héberger le reste de la semaine."

Elle cachait donc bien de l'herbe quelque part, mais était assez égoïste pour tout garder. Quelle connasse. Il leva les yeux au ciel avec une moue affligée.

"T'abuses, je t'héberge et ni on fume quelque chose de décent, ni on baise."

Sa classe naturelle et son côté gentleman revenaient au galop à chaque fois qu'il buvait de trop et cessait de réfléchir à ce qu'il disait. C'était le cas quand il se sentait comme chez lui... et vu qu'il y avait effectivement son nom sur la boîte aux lettres...
Ils avaient quelque chose en commun. Ça aurait pu paraître évident vu que leur discussion tournait, entre deux attaques gratuites, autour de la musique, mais tout le monde parlait de ce qu'ils entendaient, volontairement ou non, dans la rue, à la radio, dans la chambre de leur insupportable adolescente, ça n'en faisaient pas pour autant des spécialistes.

"Merci, j'ai pas du tout eu le temps de le remarquer comme tu peux le constater au vue du luxe de ma villa trois pièces avec piscine."

D'un signe de tête, il désigna la pièce autour d'eux, qui ressemblait plus à un squat passager qu'à un véritable lieu de vie. Cet endroit était un confort assez récent pour le musicien en devenir, il n'avait pas eu grand chose d'autre que la rue comme lit pendant un bon moment. Et puis, il n'était pas complètement stupide, il voyait bien qui perçait en général dans la musique: les filles et fils de, les belles gueules et ceux qui avaient de quoi intéresser financièrement des maisons de disques à leur entrée dans le bureau. Les autres n'avaient qu'à aller se faire foutre.
Lui aussi connaissait la musique, mais il voulait en jouer, putain.

"Super, je vais aller devenir une star à Brixton."

Il se redressa lentement, se tenant déjà le dos d'inconfort.

"On peut peut-être partager..."

Avec une imitation grossière d'un chat et la légèreté d'un troupeau d'éléphants, il bondit sur le lit dont les lattes ne cassèrent pas par miracle, et s'étala sur le deuxième oreiller. D'accord, il attendait cette invitation.

"Je me doute que tu crois pas en moi, mais un jour je sortirais un putain d'album que tout le monde aimera. Même toi."

Il reprit en fronçant les sourcils:

"Me manque juste encore un peu d'entraînement... Tu fais quoi au fait dans la musique? Ça paye bien? Pas assez pour poser ton joint?"

Sourire aux lèvres, tourné vers elle avec une bouille angélique.

"Je souffre"
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MessageSujet: Re: Once upon a time (Queen Zoai)   Jeu 6 Juil - 21:24

Il ne lui demanda pas pourquoi elle allait à Berlin, ce qui étonna Zoey étant donné qu'il s'était montré assez curieux jusque-là. Ceci dit, tant mieux, elle n'aurait pas non plus à raconter sa vie. Elle sourit quand il poursuivit sa pique.
-Tu ranges même pas les cadavres de tes victimes, t'as vraiment aucun respect pour ton proprio.
Un réel scandale -il avait à peine la moitié de la classe d'un réel serial killer, de toute façon, fallait pas s'attendre à moins. Il enchaîne d'ailleurs avec une de ces répliques exceptionnellement élégantes dont il semblait être expert. Ce gars était vraiment la classe incarnée -sur tous les gentlemen qu’abritait la riante cité de Londres elle était définitivement tombée sur celui au sommet de la liste. Elle ne comptait pas céder, alors elle lui répondit après vaguement pouffé de rire :
-Pour ce niveau d'hébergement, tout ce à quoi t'aurais droit ce serait un bisou sur la joue, répondit-elle, toujours souriante. Et encore, ce serait cher payé.
C'était mal de se moquer, surtout que ni sa chambre ni son lit superposé ne pouvaient prétendre être immaculé. Ça bien sûr, Elliot ne pouvait pas le savoir, que Zoey était au moins à moitié aussi bordélique que lui. Surtout que sa valise rangée selon un ordre militaire indiquait le contraire. Il était forcé d’en dévoiler plus qu’elle et c’était pas fair-play de retourner son hospitalité contre lui. La conversation n'avait de cesse de tourner autour de la musique ou de l'appart d'Elliot, deux sujets plutôt divertissants. Zoey avait déjà pas mal roulé sa bosse et vu autant de situations que d'endroits bizarres, mais un tel taudis l'impressionnait tout autant. Elle rit du sarcasme du musicien :
-T'as une piscine ? Tu m'as pas montré la piscine.
Ses paroles rappelèrent à Zoey qu’il avait salué ces types dans la soirée -sous tous aspects des clochards. Mince, s’il en avait fait partie c’était vraiment mauvais de sa part de s’attaquer à son squat appartement.
Il avait raison de répondre ainsi à sa réplique, venant de quelqu'un d'autre qu'un agent immobilier c'était une remarque pour le moins incongrue.
-C'est pas David Bowie qui est né à Brixton ? Vous faites pas exactement dans le même style mais bon.
Promis celle-là c’était la dernière. Elle rit tout seule de sa comparaison, et se retint d'imaginer Elliot dans une tenue semblable -elle s'était déjà assez moqué de lui pour la soirée, et puis ce serait irrespectueux vis-à-vis de Bowie, tout de même.
-On peut peut-être partager...
Sans attendre son veto, il sauta sur le lit et s'allongea à côté d'elle. Vu l'état du reste du mobilier elle se mit à se demander quelles seraient ses chances de survie si le lit se cassait en deux sous leur poids.
Il lui annonça de façon très candide vu ce qu'ils venaient de se dire qu'il persévérerait dans ses tentatives de percer. Zoey espérait que jouer dans un bar à peine côté n'était pas la seule étape sur son plan d'action, mais admirait néanmoins sa détermination. Elle s'apprêta à lui faire remarquer que ce n'aurait été une victoire de lui faire aimer son album -et elle ne lui aurait pas menti, pour une technicienne en son elle était exceptionnellement peu difficile en matière de musique. Elle écoutait avec plaisir n'importe quel truc un tant soit peu mélodieux. Mais vu le ton soudainement solennel d'Elliot, elle se dit que ç'aurait été vraiment dépasser les limites de sa patience que de l'attaquer à nouveau.
-Et Fuck Forever en fera partie, c'est ça ? C'est distingué, j'achèterai.
Pas exactement un compliment, mais Zoey se dit que c'était déjà moins insultant que ce à quoi elle avait pensé au début.
Il finit par rebondir sur l'allusion de son Zoey à son travail, et elle répondit sur un ton désinvolte.
-Technicienne en son itinérante -ce qui t'explique la valise et Berlin. Et pour la paye, c'est définitivement pas assez. Mais on se débrouille comme on peut.
En un temps de silence, elle se retrouva à fixer le plafond les yeux écarquillés, et elle avait l'impression de se réveiller après une cuite -crevée, pas dans son lit et à côté d'un inconnu dans un état pire qu'elle.
Elle se tortilla dans le lit en priant que les lattes ne cèdent pas sous ce mouvement et s’allongea sur ses côtes, pour pouvoir regarder Elliot quand elle lui parlait. Ce qui en soi n’était pas un plaisir, étant donné que le sachet de frites surgelées n’avaient pas fait grand-chose et qu’il était toujours à peu près dans le même état pitoyable sous lequel il s’était présenté au bar. Cependant, c’était la moindre des politesses à faire à un tel gentleman, n’est-ce pas ?
-Tu sais, jusqu'ici tu m'as plus donné envie d'abréger tes souffrances que d'y remédier, déclara-t-elle.
Elle se rendit compte en le disant que c’était stupide de dire ça, parce qu’après tout faire passer un peu plus de drogues dans son organisme déjà saturé serait un excellent moyen de rapprocher Elliot de son trépas.
-Bref, arrête ça.
Zoey parlait presque dans un murmure, en le regardant dans les yeux.
-Tu me soutireras pas ce qui me reste en faisant marcher ton facteur pathétique.

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