it's like... hazy days, you know? [fabien & ira]

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MessageSujet: it's like... hazy days, you know? [fabien & ira]   Mer 1 Mar - 4:44

it's like... hazy days, you know?

Des rires fusillent le pavé et les murs de Londres, comme une bande de jeunes s'y élance tels des gitans enivrés. Les bruits de leurs voix qui s'esclaffent rebondissent contre les surfaces et l'écho mitraille leurs oreilles. Les drogues fustigent les pensées de Fab, qui rigole de sa propre confusion. Les jeunes avaient ballé toute la nuit, couru dans les rues, détruit des meubles, hooked up dans les parcs. Il s'était égaré jusqu'aux recoins les plus méconnus de Londres, dans l'ombre de la cité où les loups rôdent dès le crépuscule. Trop saouls, trop drogués. Fab réalise, à travers les duperies de l'ivresse, la vérité.

Ils se sont perdus au milieu de la nuit. Chaque détour, faiblement éclairé, voit la pénombre s'agiter davantage, pourtant, les ados n'ont pas peur, surtout pas Fab. Au contraire, ils crient, se marrent, se bousculent. Le natif du Nouveau Monde lance un dernier regard à sa bouteille de rhum avant de fourrer le bec entre ses lèvres. Les saveurs du sud dégringolent la gorge effritée, puis sa main se resserre contre le verre durci de la bouteille. Son corps au complet s'élance, comme Fab lance la bouteille contre le mur d'une bâtisse. Le verre éclate, les morceaux sont innombrables, mais le son de la destruction se fige un instant, quelques secondes. Les jeunes profitent de cette musique qu'eux seuls entendent. Avide, les autres se mettent à balancer leurs propres bouteilles contre les murs et le fracas rappelle à Fab les effrénées partitions qu'il joue au piano. Soudain, la mélopée familière des sirènes retentit et les gosses saisissent qu'ils seront punis pour leur crime, à moins qu'ils déguerpissent. Fab fout le camp, détalant à toute vitesse. Il court dans la nuit et s'égare entre des ruelles anonymes. Il perd de vue ses camarades d'infortune. Après une longue course, le cri des sirènes est maintenant loin et le regard du garçon croise l'allure courbée de dizaines d'arbres, perdus dans les ténèbres. Il s'approche du parc, au fond duquel vacille une lumière. Il se rend au pied du réverbère, s'allume son dernière pétard, le feu de celui-ci brisant la solitude de l'ampoule. Étudiant les formes tapies dans l'obscurité, il remarque à quelques mètres de lui un étang qui, sous le ciel sans étoile, lui parait d'ébène.

Une dizaine de minutes plus tard, Fab aspire une dernière bouffée, avant de jeter son pétard dans l'herbe. Comme il se lève, sa vision s'emmêlent et la lumière du réverbère s'irise, se multiplient. Tentant de fuir le regard lumineux, Fab recule, cache ses yeux avec ses mains, mais ce faisant, tombe dans l'étang. Malgré tout, le garçon sent rapidement son torse se serrer vu le choc du froid. La panique s'en prend de lui, comme ses bras frappent l'eau afin de sortir sa tête de l'étang. Il nage avec la maladresse du soûlon vers la rive. Il grelotte un peu, par chance, les nuits se réchauffent. Il tente de son mieux d'essorer ses vêtements, puis découvre que son cellulaire est kaputt. En errant dans le parc, il heurte un banc, sur lequel il s'installe et tente de sommeiller.

Plus tard, il ne saurait dire combien de minutes, il rouvre les yeux, incertain si les bras de Morphée l'ont bien happé ou non. Néanmoins, de faibles rayons amorcent leur apparition et Fab saisit qu'il peut maintenant retrouver son chemin. Toutefois, comme il se lève, il remarque que le froid est plus présent qu'il l'eut cru. Comme il serre sa veste de jeans contre lui, tremblotant, il quitte le parc et arpente les rues, à la recherche d'un nom familier, d'une adresse ou d'un indice. Après une bonne demi-heure de vagabondage, ne trouvant qu'une station-service oubliée, il s'en approche. Il glisse les quelques pounds et pennies qu'il déniche dans les poches de son pantalon dans un téléphone public et hésite avant de composer un numéro. Ni Wolfgang, ni aucun autre de ses potes ne lui seraient utiles… d'autant plus qu'ils étaient tous à la fête le soir dernier et sont probablement toujours endormis… Pas question qu'il téléphone les parents de Wolfgang, aussi bien dire adieu à Londres immédiatement. Reste ses cousins. Il hésite, mais juge qu'il a moins de chance d'être dénoncé par Ira.

« Answer… please… Ira ? Ira ! It's Fab… I'm lost, I don't know where I am… Can you come help me please? My phone's broken and I don't think there a subway station anywhere near. And I need clothes, I fell into a pond, I'm shivering… »
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